Un rétroviseur est un dispositif réfléchissant comportant un miroir (aussi appelé glace de rétroviseur) et une coque de rétroviseur, qui permet au conducteur de voir ce qu’il se passe autour du véhicule, à l’arrière ou sur le côté. Les rétroviseurs font partie des équipements obligatoires sur les véhicules à moteur.
Si son usage paraît aujourd’hui évident, l’idée n’est pas nouvelle. Dès 1909, la pilote britannique Dorothy Levitt, pionnière de l’automobile et des compétitions sportives, recommandait déjà aux conducteurs de placer un petit miroir portatif dans leur voiture pour surveiller la circulation derrière eux.
Le rétroviseur central, qui se trouve à l'intérieur du véhicule, s'est développé durant les années 30. Auparavant, les conducteurs de véhicules à moteur ne contrôlaient pas forcément ce qui se déroulait à l'arrière de leur automobile. Sans doute est-ce l’évolution des performances motrices qui ont fait évoluer les habitudes de conduite.
Au fil des décennies, le rétroviseur se perfectionne. Les années 1970 marquent une étape décisive avec l’apparition des premiers modèles réglables depuis l’habitacle. Désormais, plus besoin de descendre ou de tendre le bras pour ajuster l’angle de vision : une simple commande à l’intérieur du véhicule suffit, rendant la conduite plus pratique et plus sûre.
Dans les années suivantes, les innovations se poursuivent avec l’arrivée des rétroviseurs électrochromes.
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Aujourd’hui, l’évolution du rétroviseur se poursuit grâce aux technologies numériques. Les caméras de recul, devenues un équipement quasi-standard, complètent ou remplacent le miroir traditionnel en offrant une vision claire et élargie de l’environnement immédiat du véhicule. Ainsi, d’un simple miroir conseillé par Dorothy Levitt au début du XXᵉ siècle aux systèmes numériques sophistiqués du XXIᵉ, le rétroviseur raconte une histoire faite de progrès constants au service de la sécurité et du confort.
C'est l'article R 316-6 du Code de la route qui définit les obligations légales : « Tout véhicule à moteur, à l’exception des véhicules et appareils agricoles n’ayant pas de cabine fermée, doit être muni d’un ou de plusieurs miroirs rétroviseurs de dimensions suffisantes, disposés de façon à permettre au conducteur de surveiller de son siège la route vers l’arrière du véhicule quel que soit le chargement normal de celui-ci et dont le champ de visibilité ne comporte pas d’angle mort notable susceptible de masquer un véhicule s’apprêtant à dépasser.
Selon l’arrêté du 20 novembre 1969 relatif aux rétroviseurs des véhicules, les voitures particulières doivent être équipées d’au moins un rétroviseur intérieur et un rétroviseur extérieur gauche. Pour les breaks et les voitures à carrosserie commerciale, le rétroviseur droit est également obligatoire, ou bien lorsque le type de véhicule ne peut pas avoir de rétroviseur central. Le rétroviseur intérieur doit permettre de voir sur au moins 20 mètres de large et 60 mètres de long vers l’arrière. Il ne doit pas être masqué par des appuis-tête.
Sur les motos et cyclomoteurs, seul le rétroviseur gauche est obligatoire. Le rétroviseur droit est conseillé, mais pas obligatoire. Il permet de réduire l’angle mort et d’obtenir une visibilité optimale.
Le rétroviseur gauche est devenu obligatoire en 1972, et le rétroviseur droit, apparu sur le tard, est, lui aussi, devenu obligatoire en 1972 pour les automobiles ne comportant pas de rétroviseur central intérieur. Ce dernier est obligatoire depuis 1969.
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En réalité, cela s'applique à tous les véhicules qui sont dotés de hayons, qui quand ils sont chargés jusqu'à leur toit, rendent inefficace le rétroviseur de droite.
Parmi les équipements devenus si familiers que l’on oublie presque leur existence, le rétroviseur occupe une place de choix.
Si un véhicule ne comporte pas tous ses rétros obligatoires, l’automobiliste risque une amende de 3ᵉ classe, avec une amende forfaitaire de 68 euros (minorée à 45 euros si elle est réglée rapidement, majorée à 180 euros et jusqu’à 450 euros). L’amende n’implique pas de retrait de points.
En l'absence de miroirs rétroviseurs, le contrevenant sera sanctionné d'une contravention de classe 3 assortie d'une amende forfaitaire de 68€ (minorée à 45€ et majorée jusqu'à 450€). Par contre, cette infraction au Code de la route n'engendre pas de perte de points sur le permis de conduire.
Au-delà de la sanction financière, c'est avant tout le danger qu'un conducteur fait encourir aux passagers de son véhicule ainsi qu'aux autres usagers, qui est sanctionné. En effet, l'absence de contrôle visuel augmente considérablement le risque de collision dont les conséquences sont parfois mortelles, notamment pour les usagers vulnérables.
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À la suite d’un impact, le miroir de votre rétroviseur peut se briser, ce qui le rend évidemment inutilisable. Il est donc impératif de le changer, mais le remplacement complet du rétroviseur n’est dans ce cas-là pas nécessaire. Rappelons que le fait de conduire avec un rétroviseur hors d’usage vous expose à une contravention de troisième catégorie, c’est-à-dire 68 €, ou 45 € en cas de paiement dans les 15 jours. N’attendez donc pas pour changer la glace fissurée d’un rétroviseur.
Méthodes de remplacement de la glace :
Si le miroir n’est pas le seul élément endommagé sur votre rétroviseur, autant changer ce dernier dans son intégralité.
Compte tenu des nombreuses technologies que l’on peut retrouver sur un rétroviseur, les tarifs peuvent largement varier. Les différentes options et notamment la fonction électrochrome alourdissent d’autant plus la facture qui peut atteindre les 500 euros.
(Annexé à l'arrêté du 20 novembre 1969)
Les présentes prescriptions s'appliquent aux miroirs rétroviseurs destinés à être montés sur les véhicules à moteur.
L'homologation pourra être accordée à des systèmes optiques autres qu'un simple miroir rétroviseur s'il résulte d'une étude faite par le laboratoire agréé que ces systèmes :
Les rétroviseurs sont répartis en cinq catégories qui sont appelées "Classe I", "Classe II", "Classe III", "Classe IV", "Classe V".
Les miroirs rétroviseurs intérieurs sont rangés dans la classe I.
Les miroirs rétroviseurs extérieurs sont rangés dans les autres classes suivant les catégories de véhicules sur lesquels ils peuvent être montés.
3.1. La demande d'homologation est adressée au ministre de l'équipement et du logement par l'intermédiaire du laboratoire agréé auprès duquel le demandeur devra déposer :
3.2. Le laboratoire établit le procès-verbal des essais et l'adresse avec les dossiers au ministre de l'équipement et du logement qui statue après avis de la commission permanente de réception des projecteurs et dispositifs d'équipement pour automobiles. Un duplicata du certificat d'essais est expédié au demandeur par le laboratoire. Un échantillon des appareils soumis aux essais reste déposé au laboratoire. Il demeure gratuitement la propriété de l'administration pour servir conjointement avec le certificat d'approbation à établir ultérieurement la conformité des appareils mis sur le marché avec le modèle approuvé.
3.3. L'homologation sera attribuée au demandeur qui garde la responsabilité pour la conformité de la fabrication.
3.4. Les essais d'homologation sont à la charge du demandeur.
3.5. Si un autre dispositif utilise la même coupelle et d'autres pièces portant des numéros différents de ceux présentés à la première homologation, l'extension d'homologation sera accordée après essais complémentaires du laboratoire.
4.1. c) Du numéro d'homologation.
4.2. La marque d'homologation sera apposée d'une manière bien lisible et indélébile au moins sur la coupelle. La hauteur des lettres et chiffres sera d'au moins 3 mm.
5.1. L'écart entre les rayons de courbure principaux dans la partie centrale du miroir ne devra pas être supérieur à 25 pour 100 de la moyenne des rayons de courbure principaux.
5.2. Forme : Le contour de la surface réfléchissante devra avoir une forme géométrique simple.
5.3. Conditions annexes : Les rétroviseurs doivent être tels que le danger d'accidents corporels soit, en cas d'impact, réduit dans toute la mesure du possible. La surface réfléchissante doit être entourée d'un bord arrondi ayant au moins 3,5 mm de rayon. Les rétroviseurs des classes I, II, IIl et IV seront soumis aux essais d'effacement du support et de résistance de la coupelle décrits aux paragraphes 8 et 9 ci-après. Ceux de la classe V seront seulement soumis à l'essai d'effacement du support décrit au paragraphe 8.
7.2. Miroirs complexes :
7.2.1. Les miroirs composés de plusieurs surfaces réfléchissantes de courbure différente ou faisant entre elles un angle sont dénommés miroirs complexes.
7.2.2. Une au moins des surfaces réfléchissantes devra répondre à toutes les conditions optiques et dimensionnelles qui doivent être remplies pour permettre l'homologation du rétroviseur dans la catégorie demandée.
Les parties avant et arrière des rétroviseurs extérieurs ne doivent comporter aucune partie saillante dont le rayon de courbure soit inférieur à 3,5 mm. doit avoir un rayon d'au moins 20 mm.
8.1. Description du dispositif d'essai :
8.1.1. Le dispositif d'essai comporte un pendule composé d'un balancier terminé par un marteau. Un support rigidement fixé au bâti du pendule sert à la fixation des échantillons. (Fig. 1).
8.1.2. La face du marteau utilisée pour le choc doit avoir la forme d'une calotte sphérique de 165 mm ± 5 mm de diamètre. Elle est rigide et recouverte d'une épaisseur de 5 mm de caoutchouc de dureté Shore 50.
8.1.3. Le centre de percussion du pendule est confondu avec le centre de la calotte sphérique terminant le marteau. Sa distance à l'axe de rotation du pendule est à 1 mètre ± 10 mm. La masse totale du pendule réduite à son centre de percussion est m0 = 6,8 kg ± 50 g (m0 est relié à la masse totale m du pendule, par la relation : m0 = m x l / a, l étant la distance existant entre le centre de gravité du pendule et son axe de rotation, a étant la distance existant entre le centre de percussion du pendule et son axe de rotation).
8.2. Description de l'essai :
8.2.1. Les miroirs rétroviseurs sont fixés sur le support de telle sorte que ce dernier ne puisse s'opposer au déplacement des parties mobiles du rétroviseur. La fixation du rétroviseur sur le support de l'orientation du bras par rapport à l'embase est réalisée en utilisant le procédé préconisé par le demandeur.
8.2.2. Lorsque les rétroviseurs comportent des dispositifs de réglage en distance par rapport à l'embase, ceux-ci devront être placés à course minimale.
8.2.3. L'essai consiste à faire tomber le marteau d'une hauteur correspondant à un angle de 60° du pendule par rapport à la verticale de façon que le marteau frappe le rétroviseur au moment où le pendule arrive dans la position verticale, le point d'impact du marteau étant situé à l'horizontale du centre de percussion du pendule.
8.2.4. Les miroirs rétroviseurs seront frappés dans les différentes conditions suivantes :
8.2.4.1. Rétroviseurs intérieurs :
8.2.4.2. Rétroviseurs extérieurs :
9.1. Description de l'essai :
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