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La récente prise de contrôle de deux sites nucléaires en Ukraine par les forces russes a mis en lumière l’importance de la surveillance de ce type d’installations en temps de guerre.

Les Risques Liés aux Centrales Nucléaires en Zone de Conflit

Les centrales nucléaires qui se trouvent dans le monde entier ont été construites en temps de paix, et n’ont donc pas été conçues pour résister à tout type de bombardement. Une centrale nucléaire peut être endommagée de plusieurs façons au cours d’une guerre : des missiles peuvent atteindre des équipements essentiels pour la sûreté des réacteurs, ouvrant par exemple une brèche dans l’enceinte de confinement du réacteur et affectant les systèmes de refroidissement du cœur, ce qui provoquerait une dispersion des matières radioactives dans une vaste zone géographique.

De plus, la mise hors service de l'alimentation en électricité ou en eau d'un réacteur nucléaire peut entraîner la fusion du cœur des réacteurs nucléaires comme cela s'est produit lors de l'accident de Fukushima. Les réacteurs nucléaires contiennent du combustible usé pendant leur fonctionnement.

Le combustible usé contient quant à lui une accumulation de produits de fission hautement radioactifs, dont l’iode, le césium et le strontium. Les réacteurs nucléaires sont abrités dans des bâtiments construits avec des matériaux robustes. Ils disposent également de plusieurs systèmes de sécurité qui permettent d’assurer le refroidissement du cœur, même en cas de perte de certains réacteurs.

En Ukraine, le régulateur nucléaire du pays a informé dès les premiers jours de l’occupation l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de ses difficultés à communiquer avec le personnel de la centrale de Zaporijia (l’un des sites occupé), à la suite de la désactivation de certains réseaux mobiles et du blocage d’internet mis en place par les forces russes.

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La possibilité d’un risque nucléaire en Ukraine inquiète le Conseil de sécurité des Nations unies qui a tenu une réunion d’urgence au début du mois de mars. L’ambassadeur américain a déclaré lors de cette session que l’attaque de la centrale nucléaire de Zaporijia « constitue une menace grave pour le monde ».

En outre, le Conseil des gouverneurs de l’AIEA a adopté une résolution qui condamne l’invasion russe et demande à ce que l’Ukraine puisse reprendre le contrôle de ses installations nucléaires. Il n’existe pas, nonobstant, de traité spécifique, bien que de nombreuses attaques aient été perpétrées contre des réacteurs au cours des dernières décennies. Dès 1956, la Croix-Rouge internationale avait cependant proposé une « immunité d’attaque pour les installations », y compris les centrales nucléaires, lorsque l’attaque risque de mettre en danger les populations civiles.

Cette proposition a finalement donné lieu à un amendement au Protocole I de la Convention de Genève. L’AIEA, pour sa part, reconnaît depuis longtemps la nécessité d’interdire les attaques armées contre les installations nucléaires. En 1987, la conférence générale de l’Agence a adopté une résolution concernant la protection de ces installations. Elle a souligné que les conséquences d’un rejet radioactif seraient très étendues - littéralement - car elles impacteraient les territoires à l’intérieur et au-delà des frontières du pays attaqué.

Mesures de Protection et Prévention

Même si de nombreux spécialistes ne veulent pas être trop alarmistes, les guerres sont imprévisibles. Selon Najmedin Meshkati de l’Université de Californie du Sud, le seul moyen d’éviter une catastrophe est d’établir des zones démilitarisées autour des centrales nucléaires.

« L’AIEA, par exemple, devrait demander au pays attaquant de déclarer une zone d’interdiction de combat autour de ces installations et, surtout, permettre aux opérateurs des centrales de faire tourner leurs équipes afin qu’elles puissent se reposer - car l’erreur humaine est un facteur important dans une telle situation », explique-t-il. Veronika Ustohalova de l’Öko-Institut en Allemagne ajoute que l’alimentation électrique d’un réacteur doit être maintenue en cas d’attaque, ce qui pourrait être difficile à faire en temps de guerre, afin d’assurer le refroidissement du réacteur et ainsi éviter la fusion du cœur du réacteur.

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« Pendant un conflit la solution la plus sûre est d’arrêter tous les réacteurs nucléaires », dit-elle. « Le problème est que, dans les discussions sur la sûreté nucléaire, les conflits violents ou les guerres ont jusqu’à présent été considérés comme peu probables ou pas du tout abordés », souligne-t-elle.

Sur le plan de la sûreté nucléaire, Olivier Gupta, directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et président de l’Association des autorités de sûreté nucléaire des pays d’Europe de l’Ouest (WENRA) explique dans un article des Échos publié le 13 mars que « WENRA et d’autres instances internationales ont proposé un soutien à l’Autorité de sûreté nucléaire ukrainienne mais ce n’est pas simple à mettre en œuvre ».

Karine Herviou, Directrice générale adjointe chargée du Pôle Sûreté Nucléaire à l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) ajoute : « La plupart des réacteurs dans le monde ont été renforcés (suite à l’accident de Fukushima) en cas de perte de réseau électrique. Il existe plusieurs lignes de défense avant d’arriver à la fusion du cœur : un réacteur peut s’autoalimenter pendant un certain temps ; il existe des groupes d’électrogènes de secours - avec une autonomie d’une dizaine de jours. Certains d’entre eux sont bunkérisés - c’est-à-dire qu’ils sont protégés de l’extérieur.

« Évidemment, si l’alimentation externe ne peut être rétablie et si le site ne peut être ravitaillé en carburant, il y a un risque de fusion du cœur. Certaines centrales ukrainiennes ont toutefois un avantage par rapport à Fukushima : elles disposent de systèmes de filtration - qui filtrent les rejets, comme le radio-isotope césium, par exemple, en cas de fusion du cœur. La perte des alimentations électriques est un risque en situation de guerre qui ne peut être exclu. C’est un des risques prépondérants pour nous - la perte de l’alimentation. Et le temps nécessaire au refroidissement de la centrale en cas de coupure du réseau et pour retirer les barres et permettre l’arrêt des groupes ?

« Il faut des mois, voire même des années. La preuve en est, les assemblages déchargés, à la fin du cycle doivent être refroidis trois ans avant d’être transportables. « Une zone d’exclusion permet de ne pas exposer de populations dans les premières heures, en cas de fusion du cœur. En fonction des rejets et du rayon de la zone d’exclusion, il peut être nécessaire de prendre des actions de protection au-delà de cette zone.

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« Les conditions d’exploitation d’une centrale sont également importantes : les équipes ont besoin de sérénité pour travailler. En situation de guerre ce n’est évidemment pas le cas. C’est un autre risque majeur pour un réacteur dans un pays en guerre. »

Armes et Stratégies de Guerre en Ukraine

Les armements utilisés en Ukraine font l’objet de nombreux commentaires, mais aussi de questions qui montrent leur méconnaissance. Les Russes utilisent en Ukraine une artillerie dévastatrice, qui repose sur deux types d’armement, des canons et des lance-roquettes. Les « canons d’artillerie » propulsent des obus qui - pour simplifier - sont des bombes de 5 à 50 kg chargées d’explosifs.

Ces obus commettent des dégâts d’autant plus importants qu’ils sont tirés en salves par des « batteries d’artillerie », regroupements de 5 à 10 canons (ou mortiers) bombardant la même cible. A ce jour, aucun système ne permet d’intercepter les obus en vol. Une fois partis, la seule protection contre eux consiste à dégager de la zone ou à trouver un abri (tranchée, cave, bunker) qui permette de ne pas être soufflé, explosé ou criblé d’impacts. Ces tirs sont redoutables, relativement imprécis (de 10 à 100 m près), et avec un pouvoir de destruction important du fait de leur multitude.

Les roquettes sont des fusées non guidées qui transportent aussi une bombe. Les Russes ont développé depuis des décennies des lance-roquettes multiples qui envoient un « panier » de roquettes pratiquement en une seule salve, l’équivalent d’une batterie de canons qui tireraient quasiment en même temps. Le résultat est très impressionnant, l’arrivée des roquettes s’entend, un sifflement inquiétant, avant qu’elles ne s’écrasent en vague sur leur cible. Leur précision est inférieure aux canons car leur vol est plus lent et sans possibilité de correction de leur trajectoire.

Les HiMARS (High Mobility Artillery Rocket System) sont des lance-roquettes multiples (LRM) qui ne tirent que des missiles. Dans le cas spécifique du HIMARS, le système d’arme est monté sur un camion tandis qu’il existe en quasi équivalent sur chenilles appelé LRM dans l’artillerie française. Ces batteries d’artillerie, de canons ou de lance-roquettes, ont à peu près la même portée, quelques dizaines de km.

Techniquement, les missiles sont des roquettes guidées, c’est-à-dire que leur trajectoire est corrigée pendant le vol pour les « guider » avec beaucoup de précision sur leur cible. Les Russes ont développé toute une panoplie de missiles, tirés du sol à partir de camions, lancés de navires voire de sous-marins, ou à partir d’aéronefs (avions et hélicoptères). Au contraire des armes de saturation (canons et roquettes), les missiles sont des fusées sophistiquées qui vont chercher à détruire un objectif précis. Leur portée va de quelques km à plusieurs milliers, puisque leur système de guidage leur permet de voler sur de longues distances s’ils sont équipés du propulseur adapté.

A ce jour, il existe très peu de systèmes de protection capables d’intercepter efficacement des missiles en vol, et un peu plus de dispositifs pour brouiller leur guidage (on parle souvent de « leurrage »). La médiatisation par les Russes de l’emploi de « missiles hypersoniques », c’est-à-dire volant à des vitesses de plusieurs dizaines de fois la vitesse du son (Mach) change seulement le fait qu’ils sont encore plus difficiles à intercepter (ou à leurrer).

Les missiles GLSDB sont des bombes de 125 kg guidées et propulsées par des roquettes de HIMARS avec une portée de 150 km. Ces missiles ne nécessitent donc pas d’avions pour les lancer. Les JDAM sont en réalité des kits de guidage qui permettent de transformer une bombe classique (et peu précise) en munition guidée. Elles doivent être lancées par des avions, mais sans nécessiter de pods sophistiqués de guidage parce qu’elles sont programmées à l’avance. Elles peuvent donc être utilisées notamment par les vieux MiG 29 dont disposent les Ukrainiens.

Les roquettes comme les missiles peuvent aussi embarquer des « sous-munitions », un paquet de bombes plus petites qui sont dispersées au-dessus de la zone visée et qui sont censées exploser en grappe lorsqu’elles sont répandues. Dans la réalité, ces « sous-munitions » se transforment en mines dès lors qu’elles n’ont pas explosé immédiatement, ce qui est souvent le cas, devenant un danger permanent pour toute personne devant traverser cette zone.

Dans la guerre contre l’Ukraine, ou contre les pays qui apporteraient une aide déterminante à leur résistance, les forces russes pourraient utiliser des charges nucléaires « tactiques », c’est-à-dire destinées à faire bataille : leur puissance est alors limitée à « quelques » kilotonnes - une kilotonne équivalant tout de même à 1000 tonnes de TNT - alors que les bombes classiques les plus puissantes ne dépassent pas quelques tonnes…Une arme nucléaire tactique détruirait l’intégralité d’une base militaire, sous deux mètres de profondeur et dans un rayon de quelques km. Elle produirait en plus une pollution radioactive, là aussi « limitée », mais tout est relatif.

Les DRONES sont des aéronefs sans pilote embarqué. Les plus lourds font la taille d’un avion et disposent d’une autonomie qui n’est plus limitée par la résistance humaine : il est difficile de tenir plus que quelques heures sanglé dans un cockpit pour un pilote. Dégagés du poids que représente l’équipage et de tout l’équipement qui lui est nécessaire (de la pressurisation au siège éjectable), les drones ne transportent donc que leur charge utile, pour l’essentiel des capteurs (pour voir, nécessitant de nuit un système plus sophistiqué et donc plus lourd) et pour « délivrer » une bombe qui peut aller, selon leur taille, de l’équivalent d’une grenade (500g) jusqu’au missile tiré normalement par un avion (en centaines de kg).

Les Ukrainiens bénéficient d’une couverture cyber remarquable. Ils sont alimentés en renseignements par les moyens considérables dont disposent en particulier les Etats-Unis, leur permettant en premier lieu de localiser avec précision les forces russes et de déterminer leurs mouvements.

Ces missiles MANPADS sont légers en comparaison de leur « grands frères » qui peuvent peser plusieurs tonnes, mais ils font en général entre 15 et 20 kg avec le système de tir. Il ne s’agit donc pas, comme dans les James Bond, d’ouvrir un sac à dos pour en sortir un tube, mais plutôt d’équiper avec précaution un engin sophistiqué dont l’utilisation est loin d’être intuitive.

La Dissuasion Nucléaire Française

La dissuasion nucléaire est l’arme du Président de la République. La dissuasion a pour but de décourager tout agresseur de s’en prendre à nos intérêts vitaux au risque de « dommages absolument inacceptables sur ses centres de pouvoir », ses centres névralgiques, politiques, économiques ou militaires. En cas de méprise sur notre détermination, la France pourrait délivrer à l’éventuel agresseur un « avertissement nucléaire, unique et non renouvelable ».

Depuis 59 ans, les forces armées assurent ainsi la permanence de la dissuasion nucléaire pour garantir ultimement la souveraineté et la liberté d’action de la France. L’arme est terrifiante mais ses extrémités ont précisément pour but d’empêcher la guerre : la dissuasion a une visée exclusivement défensive. la détention par la France de l’arme nucléaire est un moyen de s’opposer à tout chantage, dans un monde marqué par le retour des confrontations brutales de puissances. Les forces nucléaires sont organisées en deux composantes : la composante océanique de la marine (la force océanique stratégique - FOST) et les FAS.

Pour garantir la crédibilité durable de sa dissuasion, la France a engagé la modernisation de ses moyens existants (ASMPA rénové, Rafale standard 4, 3e incrément du missile M51, rénovation des centres de transmission de la marine…). En outre, la France poursuit son ambitieux programme de simulation pour concevoir des têtes robustes sans recourir à aucun essai.

Strictement défensive, la dissuasion française est aussi transparente. Sa doctrine est exposée publiquement par chaque Président de la République. La France est sans doute l'État qui fait preuve de la plus grande responsabilité. Elle maintient un arsenal de moins de 300 têtes, taillé pour une stricte suffisance. La force de gouverner n’est rien sans le soutien des citoyens qui lui-même repose sur un débat éclairé, rationnel et responsable. Aussi, chacun doit se mobiliser pour participer au développement d’une culture de Défense.

Sécurité Nucléaire et Radioprotection au sein du Ministère des Armées

La sécurité nucléaire comprend la sûreté nucléaire, la radioprotection, la prévention et la lutte contre les actes de malveillance, ainsi que les actions de sécurité civile en cas d'accident. Le ministère des Armées exploite l’énergie nucléaire sur certains de ses sites dans les domaines de la propulsion des sous-marins et du porte-avions, et des armes des forces nucléaires stratégiques.

La sûreté nucléaire passe ainsi par des mesures de prévention. Sur les sites exploités, elles sont prises en compte et entretenues à deux niveaux : la formation et l’entraînement des individus ainsi que la veille permanente des défaillances techniques et humaines éventuelles et son exploitation au titre du retour d’expérience. Dans cette démarche quotidienne, le ministère des Armées agit conjointement avec l’Autorité de Sureté Nucléaire de Défense (ASND) et la Direction de l’expertise nucléaire de défense et de sécurité (DEND).

Deux principes sont appliqués pour maîtriser les risques sur les sites d'exploitation nucléaire : le confinement des matières radioactives et la défense en profondeur. Les professionnels du nucléaire sont directement impliqués dans la prévention des risques. Leur formation et leur entraînement contribuent à éviter et anticiper un accident éventuel. Les procédures appliquées font toujours l'objet d'un contrôle humain ou automatique. Toute action humaine est contrôlée en temps réel par une tierce personne.

Le ministère des Armées assure également la protection de l'environnement. La radioprotection (ou protection contre les rayonnements ionisants) est l’un des quatre aspects de la sécurité nucléaire. Le ministère des Armées prévoit et organise le dispositif à déployer en cas d’évènement pouvant entraîner une situation d’urgence radiologique pour les installations relevant de sa responsabilité. Ce dispositif est, dans son principe, le même pour tous les exploitants nucléaires français.

Armes Interdites par le Droit International Humanitaire

Le droit international humanitaire (DIH) interdit l’usage d’armes qui ne font pas de distinction entre cibles militaires et civiles. Selon le droit international humanitaire, il est interdit d’utiliser des armes qui frappent sans discrimination. Les armes non discriminées sont des armes qui par nature ne peuvent pas cibler un objectif militaire avec exactitude car elles sont imprécises et leurs effets ne peuvent être limités. La Convention de Genève interdit « les attaques dans lesquelles on utilise des méthodes ou moyens de combat qui ne peuvent pas être dirigés contre un objectif militaire ciblé », ou plus largement les armes causant des dommages indiscriminés et des souffrances inutiles.

Les bombes et les munitions à fragmentation peuvent contenir des centaines de sous-munitions, qui sont libérées dans l’air et se répandent sans discrimination sur des centaines de mètres carrés. Au moindre contact, elles mutilent, brûlent grièvement ou tuent. À Dublin, le 29 mai 2008, un texte de traité interdisant les armes à sous-munitions a été adopté. Cette Convention sur les armes à sous-munitions (aussi appelée Traité d'Oslo) est entrée en vigueur en 2010 et est devenue la norme internationale en matière d'interdiction des bombes à sous-munitions.

Les mines terrestres peuvent rester dans le sol pendant des décennies et mutiler, blesser ou tuer des personnes des années après la fin du conflit. Il est impossible de savoir combien de mines sont encore en place dans le monde car elles peuvent échapper à toute détection jusqu’à ce qu’elles explosent.

Les armes nucléaires sont les armes les plus destructrices, inhumaines et aveugles jamais créées, tant par l’ampleur de la dévastation immédiate qu’elles provoquent que par la menace de retombées radioactives particulièrement persistantes, invasives et dangereuses au plan génétique. Le 7 juillet 2017, les Nations unies ont adopté le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), qui proscrit les armes de ce type, amorçant une nouvelle ère de non-prolifération et d’abolition des armes nucléaires.

Les armes chimiques sont des produits chimiques choisis pour leur toxicité et utilisés dans le but de causer des dommages physiques ou la mort. Ces armes sont prohibées par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, entrée en vigueur en 1997.

Les robots tueurs, ou systèmes d’armes autonomes, ne sont plus du domaine de la science-fiction. Ces systèmes d’armes suscitent diverses préoccupations d’ordre moral et juridique, ainsi que des inquiétudes en matière de responsabilité et de sécurité.

Réglementation Française sur la Protection des Matières Nucléaires

Les dispositions de la présente section ont pour objet la protection des matières nucléaires et des activités associées mentionnées à l'article L. 1° Les matières nucléaires suivantes : plutonium, uranium, thorium, tritium et lithium 6, et les activités associées mentionnées à l'article L. 3° Pour ce qui concerne la protection contre les actes de malveillance, les activités associées comprennent les activités nucléaires mettant en œuvre les sources de rayonnements ionisants ou des lots de sources radioactives de catégories A, B, C ou D, définies à l'article R. 1333-14 du code de la santé publique, si elles sont réalisées dans des points d'importance vitale mentionnés au IV de l'article R.

Le ministre de la défense délivre les autorisations prévues à l'article L. 1333-2, reçoit les déclarations comptables prévues à l'article R. 1333-11 et assure le contrôle des matières nucléaires et activités associées soumises à la présente section, dans les cas suivants : 1° L'élaboration, la détention, le transfert et l'utilisation de matières nucléaires dans des établissements ou des installations placés directement sous son autorité ; 2° Les transports nationaux de matières nucléaires entre des établissements ou des installations placés directement sous son autorité ; 3° Les transports internationaux, l'importation, l'exportation de matières nucléaires à destination ou en provenance des établissements ou des installations placés directement sous son autorité ; 4° L'élaboration, la détention, le transfert, l'utilisation et les transports de munitions comportant de l'uranium appauvri.

Seuils de déclaration des matières nucléaires

Au-dessous des seuils fixés à l'article R. 1333-8, les matières nucléaires font l'objet d'une déclaration auprès du ministre compétent spécifiant les quantités et les activités concernées si les quantités d'éléments détenus ou mis en mouvement atteignent ou dépassent :

  1. Plutonium, uranium enrichi en uranium 235, uranium 233, lithium enrichi en lithium 6 : 1 g ;
  2. Uranium naturel, uranium appauvri en uranium 235 : 1 kg ;
  3. Thorium, à l'exclusion des alliages contenant moins de 5 % en masse de thorium : 1 kg ;
  4. Deutérium sous forme gazeuse, d'hydrure ou d'eau lourde : 1 kg de deutérium contenu ;
  5. Tritium : 0, 01 g.

tags: #munition #protection #nucleaire #fonctionnement

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