La question des munitions piégées utilisées par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale suscite un intérêt certain. Suite à l'achat de munition Lebel à un revendeur, il a été rapporté que lors de la dernière guerre mondiale, les Allemands larguaient volontairement des munitions alliées qui étaient piégées en insérant des explosifs dans les douilles.
Une personne a tiré en stand avec une carabine de la dernière guerre mais il avait utilisé justement de vieilles munitions et malheureusement il a tiré une munition piégée. Il a connu une personne qui tirer en stand avec une carabine de la dernière guerre mais il avait utilisé justement de vieilles munitions et malheureusement il a tiré une munition piégée. Le canon a explosé et les éclats de bois lui ont fait perdre deux doigts.
On en parle beaucoup, de ces cartouches piégées... Alors y-en a sûrement ... mais sûrement pas beaucoup ! Assurément dans la période de la guerre d'Algérie; mais la plupart ont dû rester là bas. Pour piéger correctement et assez aisément une cartouche il faut tout de même du matériel : un détonateur et du plastic à bourrer autour. Les résistants, des explosifs ils n'en avaient pas tant que ça...
Des 8X57 montées avec un détonateur à l'intérieur...(matériel échangé dans les ateliers voisins) J'ai un bouquin avec toutes sortes de sabotage du genre: chenilles trafiquées, boulons "oubliés" dans les engrenages de chars, fils de fer dans les affut de mitrailleuses etc etc Il y en a eu aussi pas mal en Afganistan... Ainsi que des armes piégées, Halo avait raconté l'anecdote de la Kalash avec une surprise dans la crosse...
La seule cartouche teutonne piégée qu'il m'a été donné de voir (chez un collectionneur, dans les années 80) était une Smk tout ce qu'il y a de plus classique avec à l'intérieur de l'étui un détonateur de grenade à manche (en alu, de mémoire) au milieu de ce qui restait de poudre. Je suppose que cela devait suffire à faire un beau "boum" !
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Piéger des munitions d'arme longue, c'est facile. On remplace la poudre par une autre, tout à fait inappropriée! :twisted: Il vaut mieux éviter de tirer d'anciennes cartouches. Ce serait quand même pas de bol, sur les millions de cartouches fabriquées, il ne devait pas y en avoir beaucoup de trafiquées. Comme le dit Verchère : avec quoi ? Du courage en tout cas car la sanction était simple: le peloton
Il y a d'autres raison de ne pas tirer d'anciennes cartouches ; collection , oxydation, etc. Bien oxydées au niveau collet/projectile ce n'est plus du sertissage, c'est de la soudure... avec fort risque de pression excessive et Kaboum en perspective.
Il semble qu'au moins l'Allemagne ait industrialisé le procédé pendant la 2e GM sur le front de l'Est. Un article assez ancien paru dans Cibles ou la Gazette me revient en mémoire. Ces munitions au calibre 7.62 Mosin, avec des marquages en cyrillique comme il faut, étaient empaquetées dans un emballage plus vrai que nature avec toutefois une étiquette qui disait en substance : "Ne pas tirer, munitions destinées à l'ennemi" et invitant également à arracher l'étiquette avant de disperser ces cartouches. Au menu : détonateur avec sa garniture de plastic. Je ne me rappelle plus s'il y avait une photo de l'emballage.
La cartouche réglementaire allemande pour arme longue en usage entre 1898 et 1945 était l’excellente cartouche de calibre 7,92 mm pour une longueur d’étui de 57 mm. Le calibre « 7,92 mm » fait référence au diamètre moyen du canon portant la munition adoptée en 1888 : dénommé «8×57 I » par la CIP, le canon est doté d’un diamètre 7,80 mm en plat de rayure et de 8.02 mm en fond de rayure pour un projectile de 8.09 mm. Celle-ci fût remplacée en 1905 par la munition dite « Spitzgeschoß » aussi appelé plus simplement « S ».
Les Allemands utilisèrent principalement trois matériaux pour fabriquer les étuis. Les projectiles eux, offrent, une multitude remarquable de variantes et de compositions, signe du dynamisme et de l’esprit fécond des ingénieurs de l’armement allemand.
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| Cartouche | Couleur Culot | Couleur Projectile | Cœur Projectile/Autre Matière | Notes |
|---|---|---|---|---|
| ss patrone | vert | jaune | plomb | lourdes |
| mkl patrone | rouge | jaune | acier/produit | traçantes |
| smk patronr | rouge | but pro.noir | acier | |
| pr patrone | noir brut et noir | phosphore |
Pour mémoire, le phosphore blanc, du grec purophoros « qui porte le feu », est un composé chimique solide dit « pyrophorique », c’est-à-dire, qui s’enflamme spontanément au contact de l’oxygène de l’air. Sa combustion dégage une très forte température (annoncée comme pouvant atteindre 2 760°C) ainsi qu’un nuage de fumée blanche très dense, ce qui lui vaut un usage fréquent pour la composition de fumigène (Fig.1).
Un manuel Français de « renseignements sur les cartouches étrangères que l’on peut rencontrer sur les champs de bataille édité le 19 mars 1920 par la section d’artillerie du ministère de la guerre » nous permet d’observer un plan en coupe de ce projectile incendiaire « S.Pr. ».
Le passage de l’ogive à travers de la masse de gaz comprimé enflamme instantanément ce dernier. (Fig.8 à 13). Ce résultat nous permet de tirer quelques conclusions intéressantes : malgré 80 ans d’âge ces cartouches sont toujours parfaitement fonctionnelles et leur pouvoir incendiaire semble intact.
L’examen raisonné de cette cartouche ramassée sur le site du crash aérien d’un Dornier DO 217 K-3 est riche d’enseignements.(Fig.14) Tout d’abord on constate que la cartouche est fortement déformée et encore chargée mais que la chemise du projectile ne s’est pas déchirée, preuve que que sa structure est suffisamment solide au regard des besoins opérationnels.
Destinée aux mitrailleuses d’aviation, la Nitropenta développe une pression (et une vitesse) nettement supérieure(s) aux munitions « ordinaires ». Les armuriers de la base aérienne de Toulouse Francazal abritant la KG 100 semblaient avoir subi des pénuries d’approvisionnement en cartouches « V » pour être contraint d’alimenter les bandes avec des cartouches moins compatibles avec le fonctionnement des mitrailleuses MG 81 et MG 15.
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Fusil et MG usent la mémé cartouche en calibre 7.92mm. Composant majeur de la philosophie de la Blitzkrieg , il portait les feux de l'artillerie bien au-delà de la ligne de front . En 1940 , le junkers JU 87 B Stuka était le principal avion d'appui tactique de la Luftwaffe.
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