Si vous avez grandi dans les années 90, alors vous avez forcement été en contact avec des tortues mutantes. Impossible à cette période, notamment en France, de ne pas croiser un produit dérivé estampillé Tortues Ninja. Les déclinaisons plastique issues de l’univers créé par Kévin Eastman et Peter Laird vont connaître un succès international assez exceptionnel.
Nous avons connu les jouets Tortues Ninja en France à partir de 1990. C’est une quasi certitude, même si l’année 1989 a parfois été évoquée, je n’ai trouvé, à ce jour, aucunes traces d’action figures Tortues Ninja dans des catalogues de jouets antérieurs à 1990. Ceci dit la prudence reste de rigueur. D’une part parce que l’histoire du jouet au sens général nous a déjà joué plus d’un tour.
La première série de jouets Tortues Ninja commercialisée aux Etats-Unis en 1988 comportera 10 action figures. Et pas des moindres puisque ce ne sont ni plus ni moins que les protagonistes principaux de l’œuvre animée.
Parmis ces personnages, il y en a un pour lequel j’ai un affect particulier. Il s’agit de Bebop, le phacochère mutant. Je trouve d’ailleurs assez audacieux d’avoir choisi un animal de cette nature pour donner naissance au Bebop muté. La licence des Cosmocats proposait déjà en 1985 des êtres anthropomorphiques originaux, avec des associations atypiques. Je pense spontanément à Jackalman, qui faisait référence à un chacal.
D’un point de vue plus technique, Bebop sous sa forme mutée ne provient pas d’une hybridation avec un sanglier comme ça a souvent été écrit. C’est bien un phacochère. La particularité biologique qui l’indique concerne les défenses qui sont plutôt massives et recourbées vers le haut. Bebop est, du point de vue de l’animation, un personnage singulier.
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Dans la série animée des Tortues Ninja, le street punk qui deviendra le phacochère mutant est noir. Cette particularité n’a pas été reproduite dans la déclinaison plastique Mutations de Bebop. On peut émettre l’hypothèse que Playmates Toys n’a pas voulu associer l’image d’un cochon à une personne de couleur.
Pour rappel, Bebop a été distribué en France par Bandai. Playmates Toys sera le fabricant officiel aux Etats-Unis. Une des rares firmes œuvrant dans le toys qui ait adhéré à l’univers de Eastman et Laird à l’époque.
J’apprécie particulièrement la déclinaison plastique du Bebop de 1988. Tout me séduit, du code couleurs jusqu’au design en passant par les accessoires. La thématique street punk est parfaitement retranscrite à travers des références culturelles marquantes. Ainsi l’anneau dans le nez/groin ou encore la crête constituent autant de codes indissociables du mouvement anarchiste.
Concernant les accessoires, Bebop n’est pas en reste avec un bouclier faisant référence à un couvercle de poubelle. Un couteau à tête d’aigle est également fourni tout comme un pistolet-perforateur. Bien d’autres points sont remarquables comme les épaulettes réalisées à base de carapaces de tortues.
Les plus aguéris d’entre vous auront certainement remarqué la teinte relative à la tête du Bebop qui illustre cette production. Celle-ci est en effet rosée. Il s’agit d’une version soft head, ou tête souple, du personnage. Ce tirage, moins courant, a été le premier commercialisé. Suivra une version hard head qui se rapprochera de la couleur marron du corps.
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Bebop est un personnage que j’apprécie beaucoup, notamment en termes d’esthétique mais également sur le plan nominatif. Son nom « sonne », avec une résonance très musicale. La déclinaison plastique de Bebop m’a accompagné au début des années 90 et j’en garde des souvenirs exceptionnels.
D’une manière plus générale, les jouets Tortues Ninja des années 80 et 90 reflètent parfaitement l’aspect fun et déluré de la série animée, par opposition au comic book de 1983. Le relief et l’originalité sont des qualités indéniables. Sans compter un rendu assez qualitatif concernant le plastique utilisé.
La série de jouets Teenage Mutant Ninja Turtles Mutations Mutatin’, lancée en 1992 par Playmates Toys, présente les célèbres Tortues Ninja et leurs ennemis sous une nouvelle forme transformable. Ces figurines fascinantes commencent comme des mortels ordinaires, mais avec quelques manipulations, elles se transforment en mutants délirants que nous connaissons et aimons.
La série Mutations Mutatin’ comprend quatre héros en carapace (Leonardo, Donatello, Raphael, et Michelangelo) qui se transforment de leurs formes d’animaux de compagnie en adolescents mutants. Les méchants emblématiques, Bebop et Rocksteady, ainsi que le maître Sensei, Hamato Yoshi, sont également inclus, mutés de leur forme humaine à leur forme mutante respective.
Les jouets Teenage Mutant Ninja Turtles sont produits par Playmates Toys depuis 1988, en collaboration avec les artistes du Mirage Studios de Northampton, Massachusetts, qui fournissent les concepts de nombreuses figurines, véhicules et ensembles de jeu. La première série de figurines comprenait Leonardo, Donatello, Raphael, Michaelangelo, Splinter, April O’Neil, Shredder, Bebop, Rocksteady et un Soldat Foot.
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Les premières séries de figurines reflétaient l’influence des bandes dessinées originales Mirage, avec des tortues sans pupilles et des muscles saillants. Chaque figurine avait au moins sept points d’articulation (cou, épaules, poignets, hanches), de nombreux accessoires, y compris l’arme signature du personnage, et une carte biographique à l’arrière de l’emballage.
En 1989, la deuxième série a introduit dix nouvelles figurines, six nouveaux véhicules/accessoires, le premier ensemble de jeu, et les ensembles de jeu de rôle Turtle Battle Fun, entre autres. Les véhicules et accessoires, inspirés par les nombreuses inventions de Donatello, jouaient un rôle clé dans cette ligne de jouets, avec des gadgets humoristiques fabriqués à partir de couvercles d’égout, de poubelles et de sièges de toilettes.
En résumé, la série de jouets Teenage Mutant Ninja Turtles Mutations Mutatin’ est un exemple remarquable de l’innovation et de l’imagination qui ont caractérisé la ligne de jouets TMNT depuis ses débuts.
Cela faisait des mois que le monstre s’attaquait au cœur de la ville pour s’emparer des machines et prendre le pouvoir pour contrôler la population. Kerma craignait qu’ils ne puissent tenir indéfiniment, d’autant plus que ses armes étaient à chaque fois plus puissantes.
Les cinq tortues partaient pour le Haut Conseil afin de discuter d’un plan conte Herman. Kerma suggérait d’utiliser l’aide des terriens pour partir sur la Terre avec leurs machines de production d’or. Les ninjas étaient surpris de cette volonté. Et les tortoïdes étaient loin de s’imaginer qu’ils seraient très mal reçus par les humains.
Donatello essayait de convaincre l’assemblée de la mauvaise idée. Il n’y avait rien à faire. La tortue affirmait que leur technologie ne fonctionnerait pas sur Terre, ce que Kerma démentait ; son vaisseau fonctionnait très bien.
Les membres du Haut Conseil, Dwork et Bork, déjà très méfiants ordonnaient que l’on mette les tortues en prison pour ce mensonge.Débarrassé des tortues, Shredder lançait l’attaque sur New York. Des modules perforaient le sol des rues et les armées se déversaient. L’homme ordonnait à ses machines et à Chrome Dome de dérober tout le fer disponible et de l’entreposer à Median Park. Les robots s’exécutaient.
Non loin de Shell-Ri-La, Dirtbag et Groundchuck sortaient de terre. Ils étaient surpris par Herman, qui avait quelque chose à leur proposer.
Les tortues se retrouvaient derrière les barreaux. Seul Donatello était tranquille, heureux de se trouver dans un univers de tortues. Il était même persuadé qu’avec le temps il parviendrait à communiquer et sortir de là. La vie terrienne ne lui manquerait clairement pas. Les tortoïdes avaient commis une terrible erreur en laissant leurs armes à leurs prisonniers.
Leonardo ouvrait une trappe au plafond et le lasso de Michaelangelo leur permettait de sortir de là sans difficulté. Les ninjas se retrouvaient dans la rue, parmi la population. Kerma, qui ne se trouvait pas loin, se réjouissait de les retrouver. Il était paniqué. Le générateur du dôme s’affaiblissait.
Il leur fallait du Trilithium, un minerai rare dont les réserves étaient presque épuisées. Pas le choix, ils allaient devoir combattre Herman. Mais cela lui semblait impossible. Son peuple était pacifique et dépourvu de la moindre arme. Raison pour laquelle celles des tortues ne leur avaient pas été confisquées en prison. Ils ne savaient pas de quoi il s’agissait.
La seule solution pour gagner le combat était de subtiliser les armes du monstre géant. Les tortues partaient pour l’est du désert à l’extérieur de la ville. Donatello resterait avec Kerma pour trouver un moyen de défendre la ville.
Après de nombreux kilomètres de marche, les trois ninjas pénétraient dans le repaire d’Herman. Il s’agissait d’une grotte sombre où étaient entreposées d’immenses armes. Les mutants n’avaient pas remarqué immédiatement qu’ils se trouvaient aux pieds d’Herman. Le monstre dormait et n’avait pas fait attention à leur présence.
Les tortues commençaient le sabotage…Du côté de Shell-Ri-La, Donatello espérait pouvoir se servir du vaisseau comme arme. Kerma ne comprenait pas sa logique. C’est alors qu’il entendit un bruit. Il s’agissait de la machine qui servait à aplatir l’or. C’était un laser pulvérisateur. Donatello avait trouvé leur arme !
C’est alors que Bork et Dwork, les deux membres du Haut Conseil qui avaient fait emprisonner les tortues, entraient dans la pièce. Ils étaient révoltés par l’évasion des visiteurs. Donatello se cachait derrière des caisses. Kerma était chargé par les deux tortues de retrouver les mutants. Plus le choix pour le ninja. Il devrait se cacher derrière un manteau pour passer inaperçu. Même sur la planète des tortues…
Dirtbag et Groundchuck se rendaient devant le dôme de Shell-Ri-La pour proposer un cristal de Trilithium aux habitants afin qu’ils puissent continuer de se protéger d’Herman. Les tortues leur ouvraient les portes. Entrant dans la ville, ils brisaient le cristal, qui s’avérait être un gros bloc de sel. Ils tiraient à tout va, faisant régner la terreur. Ils se dirigeaient vers le générateur du dôme pour permettre au monstre géant de pénétrer dans la ville.
Krang et Shredder étaient surpris de voir à quelle vitesse Chrome Dome travaillait. April n’avait pas la moindre idée de ce qui se préparait, mais le pire était à craindre.
Après quelques heures, Donatello avait terminé un laser à équiper sur un vaisseau volant. Kerma était stupéfait. Au même moment, les tortues retrouvaient leur frère dans son laboratoire improvisé. Tout était prêt. Soudain, Herman le terrible arrivait. Les sirènes retentissaient de nouveau. Le monstre déposait une mitrailleuse face au dôme. Aucune tortue ne se manifestait.
Il était temps de passer à l’attaque. Le monstre essayait de tirer, mais aucune ne fonctionnait, ou leur explosait au visage. Le sabotage était un franc succès. Le monstre jurait vengeance et de revenir une fois ses armes réparées.
C’est alors que le dôme disparut. Groundchuck et Dirtbag étaient parvenus à leurs fins. Sortant de la tour, ils étaient arrêtés par les tortues. Pas pour longtemps. Herman leur avait offert de nouveaux équipements. Michaelangelo parvenait tant bien que mal à ficeler le taureau. Raphael prenait en chasse Dirtbag dans les égouts, jusqu’à le capturer à son tour.
Hélas pour les habitants de Shell-Ri-La, le dôme avait disparu, permettant à Herman d’entrer sans problème. Les machines lui appartenaient ils ne pouvaient rien contre le monstre. Les ninjas s’interposaient. Leonardo, donnant des coups de sabres dans les jambes de la créature, s’apercevait qu’elles étaient faites de métal.
Donatello, qui allait riposter depuis les airs avec son invention, faisait feu sur le monstre qui détruisait les bâtiments. Il ne comprenait pas d’où venaient ces armes. Les tirs neutralisaient le robot, le mettant en pièces. Leonardo l’achevait, coupant les têtes de son sabre. Il sortait Bork et Dwork de la carcasse de métal. Les deux tortues voulaient se servir de l’or pour leurs objets personnels et pas uniquement comme source d’énergie.
Le danger écarté, les tortues allaient pouvoir repartir. Même Donatello, qui s’y ennuyait terriblement tout compte fait. Le vaisseau partait pour la Terre.
À Median Park, le Technodrome Mark II était prêt. Chrome Dome avait très bien travaillé. La sphère était plus petite, mais semblait menaçante. Au même moment, le vaisseau de Kerma approchait. Les tortues avaient très bien compris à quoi elles auraient à faire. Donatello se réjouissait que le laser ait été installé sur le vaisseau.
La machine s’approchait d’April, manquant de l’écraser. Les tortues arrivaient au bon moment. Le vaisseau tirait sur le Technodrome, le détruisant. Krang et Shredder avaient eu le temps de prendre la fuite. Mais Chrome Dome était toujours intacte. Utilisant ses lasers il dispersait les tortues. April connaissait son point faible. Les tortues se concentraient sur la plaque de son dos. Donatello fichait son bâton dans le point faible. Le monstre de métal n’était plus.
Kerma faisait ses adieux aux tortues, les remerciant encore pour leur aide. Son vaisseau regagnait sa planète, à présent paisible. Les ninjas pouvaient quant à eux retourner dans les égouts.
La figurine de Zarax est très massive ! Ce n’est pas sans rappeler d’ailleurs certains personnages déjà sortis dans les waves précédentes en double packs : Bebop, Rocksteady et Leatherhead. Et pour cause ! Malheureusement, ces quatre figurines ont un point commun gênant : il s’agit toutes des mêmes bases. Et NECA reprendra encore volontiers cette base par la suite… (Bunny Bebop, Bunny Rocksteady, Armaggon…). Sans oublier Zork et le soldat triceraton.
Retirez la tête. Le reste des figurines est globalement identique. Bras, jambes, torse… À cela, NECA a rajouté quelques détails permettant de différencier les figurines entre elles bien entendu.
Ce ne serait pas trop gênant si certains détails étaient effacés s’ils n’avaient pas lieu d’être. Notre triceraton possède par exemple des plis le long des cuisses. Pourquoi ? Car il s’agit des plis des pantalons de Bebop et de Rocksteady. C’est précisément cela qui me dérange. Reprendre des éléments déjà existants sans se demander s’ils sont réellement adaptés. Ou plutôt, les réadapter.
Alors bien sûr, nous pouvons dire que ce sont des blessures de guerre. Mais ces détails n’existent pas sur les personnages du dessin animé. Et comme on dit, c’est l’intention qui compte. Et une fois encore, NECA fait preuve de paresse en recyclant de la figurine…
Le détail qui me dérange le plus est la queue. Il s’agit de la même que Leatherhead. Sauf que les triceratons ne possèdent pas d’écailles sur la partie supérieure de la queue. Un recyclage paresseux que je trouve bien trop fréquent chez les figurines notamment proposées par Trevor Zammit. Le fait qu’il soit responsable de la production des figurines Tortues Ninja chez NECA l’obligerait-il à se montrer (un peu trop) avare sur les figurines proposées ? C’est vraiment dommage…
Pour un fabricant qui se glorifiait il y a quelques années d’être le seul à proposer des personnages vraiment fidèles au dessin animé ils sont tombés bien bas pour ces figurines des bêtes à cornes. Et c’est d’autant plus frustrant qu’on ne retrouve pas toujours cette paresse. Des fois NECA peut surprendre en proposant quelque chose de vraiment original et de génial (Baxter et Splinter pour ne citer qu’eux dans cette wave).
Outre ces détails qui me dérangent terriblement, et que nous retrouvons forcément chez Zork et le soldat triceraton, la figurine est très bonne. Sa tête est truffée de détails comme les différentes écailles, la collerette, les cornes, les plis de son visage… Hélas, en dehors de la collerette, le reste du visage est identique à l’autre triceraton. Au niveau du corps, notre soldat dispose d’un plastron en plastique souple et plutôt épais.
Lui aussi est très détaillé, proposant des rivets soudant les plaques d’armure ou encore une décoration au centre de celle-ci. Le plastron englobe la totalité de la figurine. En une seule pièce, nous retrouvons donc une partie avant et arrière ainsi que des épaulettes. Les flancs sont laissés nus, comme dans le dessin animé.
Pour permettre au bas du ventre de la figurine de tourner et de lui donner du mouvement, le plastron et la ceinture ne sont pas faits en une même pièce. Cela laisse entrevoir une partie de son ventre.
Taille oblige, notre bête à cornes ne dispose pas de beaucoup d’accessoires. Deux paires de mains, une troisième main droite, trois armes lasers et ses bracelets. Ces accessoires sont majoritairement à partager avec Zork. Nous les retrouvons également chez le soldat triceraton. La queue de notre dinosaure de l’espace est à fixer soi-même lors du déballage de la figurine, à l’instar de Leatherhead.
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