Les Alpes-Maritimes sont régulièrement le théâtre de faits divers tragiques impliquant des meurtres, souvent perpétrés avec des armes à feu et touchant des femmes. Plusieurs affaires récentes témoignent de cette réalité.
Le matin de Noël, une femme a été découverte dans un parc de Mougins. Le parquet de Grasse, en charge de l'enquête ouverte pour meurtre, a indiqué que la victime a été « identifiée avec quasi-certitude ». Âgée de 37 ans, elle vivait dans la région.
« La victime a été identifiée à 99,99 % et cette identification a été facilitée par des signes distinctifs que la personne portait », précise Fabienne Atzori, procureur de la République de Grasse. « Cette identification quasi certaine en l’état des éléments à disposition méritera d’être confirmée », a toutefois ajouté Fabienne Atzori.
« Il s’agit d’une femme née en 1982 et demeurant dans la région », ajoute la magistrate. Une autopsie a été pratiquée lundi.
Une perquisition a eu lieu à Cannes. Les enquêteurs cherchent à savoir « qui gravite autour de cette jeune femme ».
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Des coups de feu ont été entendus ce vendredi 2 juin dans le secteur du boulevard du Maréchal Juin à Cannes. Non loin de là, dans une voiture stationnée dans la rue, les policiers ont découvert le corps d'un homme.
À ce stade, le drame passionnel est l'une des hypothèses privilégiées par les enquêteurs. Les enfants de la femme ont précisé avoir porté plainte à de nombreuses reprises suite à des menaces portées par l'homme.
Les faits se sont produits vers 18h30, au troisième étage d’un immeuble à Cannes-La-Bocca. À l’arrivée des policiers, le corps sans vie d’un homme de 20 ans a été découvert sur le palier.
Le décès est lié à l’usage d’une arme à feu, selon les premières constatations médico-légales. Une autopsie doit confirmer ces éléments.
Un second homme, âgé de 28 ans, a été blessé par balle et admis aux urgences. Entendu par les enquêteurs, il a confirmé sa présence sur les lieux, sans être mis en cause à ce stade.
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Craignant que l’auteur soit toujours dans l’immeuble, le RAID a été mobilisé. Le suspect avait en réalité pris la fuite. Une information judiciaire contre X a été ouverte le 11 décembre pour meurtre et tentative de meurtre, et un mandat d’arrêt européen a été délivré.
Le 17 décembre, l’auteur présumé, connu des services de police, s’est présenté spontanément à la police judiciaire de Nice. Il a été mis en examen puis écroué, conformément aux réquisitions du parquet.
Un adolescent de 17 ans et un jeune homme de 18 ans ont été blessés dans la nuit du 24 au 25 août, lors d’une violente altercation dans le quartier de l’Ariane à Nice. Le parquet a ouvert une information judiciaire pour tentative d’homicide.
Un homme de 74 ans a été placé en détention provisoire, il est soupçonné d'avoir porté plusieurs coups de couteau à une femme de 47 ans lundi. Le pronostic vital de la victime n'est pas engagé. Une enquête est ouverte pour tentative de meurtre.
Le parquet de Grasse communique ce mercredi, trois jours après la mort d'un homme tué par son fils à Mouans-Sartoux. Le suspect avait un lourd passé psychiatrique. Il a été placé en détention provisoire.
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Au surlendemain du féminicide aux Moulins, le 4 novembre, le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. Le procureur de Nice détaille ce jeudi dans un communiqué le contenu des auditions lors de sa garde à vue.
Un homme de 55 ans aurait tué son épouse, ce dimanche matin, dans un appartement à Cannes. Le parquet de Grasse a ouvert une enquête pour « meurtre par conjoint ».
Les faits se sont déroulés à 4 heures dimanche matin. « Même s'il apparaît que les deux personnes n'habitaient pas au même domicile et n'étaient pas mariées, nous avons retenu la qualification de meurtre par conjoint dans la mesure où ils entretenaient une relation stable et sentimentale », a précisé la magistrate Fabienne Atzori.
L'alerte a été donnée par des voisins qui ont entendu « comme deux gros pétards ». A l'arrivée de la police et des pompiers dans l'appartement, le compagnon était prostré et semblait avoir énormément bu. Il n'aurait montré aucune opposition à son interpellation.
Sa femme, âgée de 48 ans et mère d'un enfant de 15 ans, aurait été tuée par arme à feu, un fusil semble-t-il.
Les enfants du couple, que chacun a eus de son côté, n'étaient pas là, l'appartement était vide à l'arrivée de la police. L'homme, ancien agent de sécurité, a été conduit au commissariat de Cannes. Il a été placé en dégrisement et en garde à vue. L'homme n'avait pas pu encore être entendu dans des « conditions correctes » en milieu d'après-midi dimanche.
Un homme de 50 ans a été condamné ce mercredi 24 janvier à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne. En janvier 2019, il avait tiré sur sa compagne avec un fusil à pompe.
La cour d'assises des Alpes-Maritimes a condamné ce mercredi 24 janvier un homme à 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa compagne. L'homme avait tué sa femme avec un fusil à pompe dans la nuit du 12 au 13 janvier 2019, à Cannes. L'homme de 50 ans avait été retrouvé par la police à côté du corps de la victime, riant et sanglotant à la fois. D'après les forces de l'ordre, il était manifestement ivre.
La victime est morte sur le coup, d'un tir unique par arme à feu.
Pendant ses auditions précédentes, l'accusé raconte s'être énervé car il ne trouvait pas son téléphone. Sa compagne l'a alors aidé à chercher mais ne le trouvant pas, il aurait voulu tirer sur le chat se trouvant entre les jambes de la victime mais aurait finalement porté le coup sur cette dernière. Devant la cour d'assises, l'homme a maintenu la thèse de l'accident.
Une femme de 47 ans a été tuée par arme à feu dans la nuit de samedi à dimanche dans un appartement à Cannes et son compagnon interpellé. Le parquet de Grasse a ouvert une enquête pour "meurtre par conjoint".
Les faits se sont déroulés à 4 heures dimanche matin dans l'appartement d'un immeuble situé dans un quartier résidentiel de Cannes. "Même s'il apparaît que les deux personnes n'habitaient pas au même domicile et n'étaient pas mariées, nous avons retenu la qualification de meurtre par conjoint dans la mesure où ils entretenaient une relation stable et sentimentale", a précisé la magistrate Fabienne Atzori.
La victime, mère d'un enfant de 15 ans. Le suspect, âgé de 50 ans, a prévenu lui-même les secours et a été placé en garde à vue. En état d'ivresse au moment des faits, l'homme n'avait pas pu encore être entendu dans des "conditions correctes" en milieu d'après-midi dimanche.
"Serge Marco vous êtes accusé d’avoir volontairement donné la mort à Céline Keller, rappelle la présidente. Amaigri, voûté, le teint terni par quatre ans de détention, l’accusé, 59 ans, répond d’un ton plaintif: "C’était involontaire. J’avais le fusil sous la gorge. J’ai dit: “je devrais m’en mettre une". Je n’ai jamais voulu viser Céline.
"Pourquoi avoir sorti le fusil?", questionne la magistrate. "Je l’essayais. Je ne l’avais jamais utilisé", affirme-t-il, au bord des larmes. Le jour du drame, il avait plus de 2g d’alcool dans le sang.
Céline, 48 ans, employée d’un supermarché, mère d’un adolescent de 15 ans, avait rencontré Serge Marco en 2016. Lui venait de perdre son emploi de vigile au palais des festivals à cause de son intempérance.
Trois mois avant le drame, les voisins ont entendu des disputes mais aucun n’aurait perçu la moindre détonation la nuit du drame. L’accusé tire une première fois avec un pistolet à grenaille par la fenêtre de l’appartement, brise une table basse avant de charger de trois cartouches un fusil à pompe et faire feu à nouveau en direction du cimetière.
Elle se lève, s’habille, l’aide à chercher son téléphone portable qu’il a égaré. Une nouvelle détonation retentit. Céline Keller s’écroule, atteinte d’une gerbe de plombs en pleine poitrine.
Serge Marco tente de décrire la scène, évoque un tir accidentel, à la hanche alors que l’arme lui échappait des mains. "L’arme a été épaulée ou mise à hauteur de sa poitrine", estime le spécialiste. "J’ai visé le chat et j’ai tiré", persiste l’accusé.
Les explications de Serge Marco restent décousues. Le mélange d’alcool et d’antidépresseurs a-t-il pu altérer sa mémoire? Les experts n’ont pas trouvé d’explication à son geste criminel dans son parcours de vie. La diffusion aux jurés de sa conversation avec le médecin du Samu atteste de sa confusion, de ses propos inaudibles, alors qu’il vient de commettre l’irréparable.
S’il n’est pas établi qu’il a perdu le contrôle de son fusil à pompe, il a bien perdu le contrôle de ses nerfs. Céline ne serait pas la première femme à avoir subi le comportement violent de Serge Marco. Son ex-femme a raconté aux enquêteurs de la brigade criminelle de Cannes une scène hallucinante annonciatrice de la tragédie. Elle aurait subi, revolver sur la tempe, une roulette russe. Son témoignage pourrait être déterminant.
| Date | Lieu | Description |
|---|---|---|
| Noël | Mougins | Découverte d'une femme assassinée dans un parc. |
| 2 juin | Cannes | Coups de feu, découverte de deux corps (homme et femme). |
| Inconnue | Cannes-La-Bocca | Homme de 20 ans tué par arme à feu, un suspect en fuite puis arrêté. |
| 24-25 août | Nice (Ariane) | Altercation violente, deux jeunes hommes blessés. |
| Inconnue | Mouans-Sartoux | Un homme tué par son fils. |
| Inconnue | Cannes (Riou) | Meurtre par conjoint, une femme de 48 ans tuée. |
| Janvier 2019 | Cannes | Homme condamné pour le meurtre de sa compagne avec un fusil à pompe. |
| Inconnue | Cannes | Meurtre par conjoint, une femme de 47 ans tuée. |
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