Le MAT 49 est un pistolet mitrailleur emblématique qui a marqué l'histoire militaire française. Cet article explore son histoire, son utilisation et la disponibilité des chargeurs d'occasion.
Le MAT 49 était doté d'un chargeur robuste, pratiquement sans défaut, hormis son système de remplissage, qui nécessitait l'utilisation d'une "chargette". C'était une arme bien conçue pour l'époque, facile à démonter et à entretenir, et fiable. Boîtier chargeur replié et crosse rentrée, elle était très compacte. Pour pallier au défaut de la Sten, dont la culasse pouvait, en cas de chute, s'armer à l'insu de son utilisateur, elle était pourvue d'un système de sûreté, appelé "pédale".
Le PM MAT 49 s'est vu doté d'un chargeur beaucoup plus robuste, pratiquement sans défaut, hormis son système de remplissage, qui nécessitait l'utilisation d'une "chargette". Il ne fallait pas l'égarer...C'était une arme bien conçue, pour l'époque, facile à démonter et à entretenir. Et fiable; on pouvait compter sur elle! Boitier chargeur replié, et crosse rentrée, elle était très compacte. Au saut, nous la placions sous le harnais du parachute, au dessus du ventral. Le parachute dégrafé, elle était disponible instantanément.
Pour armer la culasse, il fallait appuyer sur la pédale en même temps que l'on actionnait le bonhomme d'armement. Pour faire partir le coup, il fallait appuyer simultanément sur la "pédale", et sur la détente. Culasse armée, la sécurité était assurée par le repliement, partiel ou complet, du boitier chargeur.
Le MAT 49 arrosait à cause de son centre de gravité trop avancé. Il était difficile de lutter contre cette satané prédisposition de l'arme à se relever et à partir vers la droite. Au stand de tir, pour le tir à 25 mètres au jugé, il ne fallait pas tirer des rafales de plus de 3 coups. Un tireur exercé tirait des rafales de deux coups, en pointant en bas à gauche, et, après avoir trouvé la bonne position, était pratiquement assuré de faire deux sur deux à chaque rafale. La position préconisée, pour le tir au jugé, était le tir à la hanche, crosse à la position intermédiaire.
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Pour le ratissage, la méthode préconisée était celle dite d'"Arzew", du nom du centre d'instruction à la contre-guérilla. Il fallait être prêt à tirer instantanément sur un ennemi qui se dévoilait. Le PM était placé, crosse complètement sortie, au creux de l'épaule, et tenu des deux mains. Pour tirer, il suffisait de s'accroupir, en relevant l'arme, et de viser à travers le tunnel du guidon. Pas le temps de prendre une visée classique. Cela nécessitait de l'entraînement.
De nombreux anciens militaires partagent leurs souvenirs de l'utilisation du MAT 49 pendant leur service. Certains se souviennent de son utilisation en Algérie, tandis que d'autres évoquent son remplacement par le FAMAS. Les avis divergent sur la précision de l'arme, mais beaucoup s'accordent sur sa robustesse et sa praticité.
Après avoir utilisé pendant quelques années l'Uzi, la MAT 49 laisse un souvenir mitigé, surtout sur le terrain quand il fallait crapahuter avec le chargeur basculé vers l'avant, pour que l'arme ne commence pas à tirer tout seul en cas de "cassage de gueule". Un ancien para se souvenait avoir été bien content de percevoir la MAT 49 en remplacement de la Sten.
Lors du service militaire, la plupart des armes avaient servi en Algérie et avaient un cran d’armé parfois usé. Il arrivait donc que même si la queue de détente était relâchée, la rafale continuait jusqu’à épuisement des munitions ! Bien entraîné au tir avec cette arme, on pouvait tirer sans difficulté au coup par coup, mais cela amenait justement cette usure du cran décrit ci-dessus et nous était (évidemment) interdit.
La crosse avait donc 3 positions « d’ancrage » :
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C’est dans cette position que personnellement je maitrisais le mieux la MAT. Bien calée contre la hanche. Une première courte rafale pour « régler » le tir sur la butte et le reste rentrait beaucoup mieux en cible du fait que l’arme était bien calée et donc mieux maitrisée. Les chargeurs étaient de 32 coups, en 2 piles imbriquées.
Pour ceux qui souhaitent acquérir une MAT 49 neutralisée, il est possible d'en trouver dans les bourses aux armes, bien que cela soit aléatoire. Il est important de se renseigner sur les démarches à suivre pour l'acquisition d'une arme neutralisée et de connaître les prix pratiqués sur le marché.
Il est à noter qu'une MAT 49 démilitarisée est en calibre civil, car elle n'est plus en calibre militaire. La neutralisation est effectuée aux normes en vigueur, rendant l'arme inapte au tir. Un certificat de neutralisation de Saint-Étienne est généralement fourni.
Une baïonnette a été conçue pour le PM MAT 49, mais elle n'a jamais été produite en série. Il existerait un prototype unique, à titre de maquette, en 1948 lors de la conception du PM et entre 13 et 20 exemplaires d'atelier (en acier non trempé qui se tord aisément) en 1966.
La MAT 49 a été en dotation dans les brigades de Gendarmerie départementale. Elle était portée lors des patrouilles de nuit et, pendant les renforts d'été, elle était remplacée par le fusil à pompe. Elle était portée avec la tenue de service et les effets en cuir noir (brelage, porte-chargeurs...) étaient utilisés.
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En conclusion, le MAT 49 reste une arme emblématique de l'histoire militaire française, appréciée pour sa robustesse et sa fiabilité. Bien que sa précision puisse être sujette à débat, elle a marqué les esprits de ceux qui l'ont utilisée. Son acquisition en tant qu'arme neutralisée est possible, mais nécessite de se renseigner sur les démarches et les prix du marché.
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