Un élève du lycée Jacques Monod à Saint-Jean-de-Braye, près d'Orléans dans le Loiret, a été blessé mercredi 5 décembre lors d'affrontements en marge des manifestations lycéennes.
Un lycéen a été grièvement blessé par un tir de flashball en marge des mobilisations devant les établissements. Il participait à une action de blocage devant son établissement à Saint-Jean-de-Bray, dans le Loiret.
Il s'agit d'un garçon scolarisé en seconde. Il a 16 ans et est en classe de seconde.
Selon la République du Centre, « Un jeune âgé de 16 ans a visiblement été touché au front et a chuté au sol. Il a été évacué vers » le Centre hospitalier d'Orléans. « Il a pu quitter les urgences mais il est toujours hospitalisé. Son état est jugé sérieux mais il est hors de danger», a déclaré le magistrat dans la soirée.
Mercredi, de violents affrontements avaient eu lieu entre les forces de l’ordre et des lycéens aux abords du Lycée Jacques Monod de Saint-Jean-de-Braye.
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Depuis vendredi, les tentatives pour bloquer l'établissement se succèdent. Mercredi matin, des appels étaient lancés sur les réseaux sociaux pour converger vers l'établissement de l'est de l'agglomération orléanaise.
Le procureur a fait état de premières tensions quand la police est intervenue pour sécuriser l'intervention des pompiers venus éteindre un feu de poubelles à l'entrée du lycée. « Il y avait environ 150 jeunes. Les policiers et les pompiers ont alors essuyé des jets de pierres, prises sur le ballast de la voie ferrée voisine », a précisé Nicolas Bessone.
Les policiers nationaux avaient d'abord fait usage de gaz lacrymogène avant que l'un d'eux n'utilise son lanceur de balle de défense.
Vers 10 heures, la situation a dégénéré. « Nous n'avons jamais connu un tel déferlement de violence », a déploré Valérie Baron, la proviseure dans la République du Centre. « Même à l'époque de la mobilisation contre le CPE (en 2006, ndlr), nous n'avons pas connu de telles scènes », a-t-elle poursuivi.
Comme quelques lycées en France depuis la fin de semaine dernière, le lycée Jacques Monod, où s’est produit l’accident, est sous tension.
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Le procureur de la République d'Orléans, Nicolas Bessone a saisi l'IGPN suite à ce tir de flash-ball qui a grièvement blessé le jeune lycéen de 16 ans. Une enquête a été ouverte et confiée aux policiers de la sûreté départementale.
Selon Nicolas Bessone, « Ce que l’on sait c’est qu’un certain nombre de jeunes étaient en train de commettre des dégradations devant le lycée Monod. Des policiers nationaux et municipaux étaient en protection. Certains jeunes sont venus au contact, les policiers nationaux ont d’abord fait usage de gaz lacrymogène avant que l’un d’eux ne fasse usage de son lanceur de balle de défense.
Une enquête ouverte par le parquet. "J'ai ouvert une enquête, confiée aux policiers de la sûreté départementale, pour déterminer dans quelles circonstances a été fait usage de ce lanceur de balle de défense", a expliqué Nicolas Bessone.
L'enquête « devra déterminer si l'usage de l'arme a été conforme ou pas à la loi », a précisé Nicolas Bessone. « Les premières investigations ont été menées par la sûreté départementale.
Maddy Cissé, le père d'Oumar, le lycéen de 16 ans blessé mercredi 5 décembre par un tir de flashball s'oppose à la marche prévue dimanche 9 décembre en soutien à son fils. Maddy Cissé, le père du lycéen blessé par un flashball mercredi 5 décembre en marge des manifestations à Saint-Jean-de-Braye s'oppose à la marche de soutien pour son fils prévue dimanche 9 décembre à Saint-Jean-de-Braye dans le Loiret.
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Le père d'Oumar, ce lycéen de 16 ans blessé mercredi par un tir de flash ball lors d'affrontements en marge des blocages près de son établissement à Saint Jean de Braye, ne veut pas d'une marche de soutien pour son fils. Ce sont d'autres membres de la famille qui ont pris l'initiative, il s'y oppose.
Il a confié à nos confrères de France Bleu Orléans craindre d'autres blessés. Maddy Cissé a même envoyé un démenti à la préfecture, dans lequel il affirme que l'annonce de cette marche est un malentendu avec d'autres membres de la famille.
Il demande à tous de ne pas venir à cette marche.
C’est la famille proche d’Oumar, toujours hospitalisé mais hors de danger, qui a fait la demande en préfecture pour pouvoir organiser cette marche. Malgré le contexte tendu, le préfet du Loiret Jean Marc Falcone l’a autorisé.
La marche doit s’élancer à 14 heures du croisement entre l’Avenue du Général Leclerc et l’avenue Pierre Mendés France. Le cortège doit ensuite emprunter la rue Jean Zay puis tourner Rue de Gradoux pour achever son parcours sur le parvis du Lycée Jacques Monod.
Du côté de la mairie de Saint Jean de braye, on a pris acte de la tenue de cette marche. Si nécessaire, Vanessa Slimani maire de la ville mettra à dispositions ses policiers municipaux.
La maire de Saint Jean de braye tout comme la famille d’Oumar sur les réseaux sociaux lancent un appel au calme tout au long de cette marche de soutien.
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