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L’œuvre de Nietzsche a suscité les réactions et les interprétations les plus diverses, tributaires du contexte historique et de l’appréciation des lecteurs. À la frontière entre la littérature et la philosophie, cette œuvre équivoque a tour à tour été perçue comme celle d’un rationaliste, d’un mystique, d’un métaphysicien et a servi les idées de gauche et de droite.

La Réception de Nietzsche en France et en Suisse Romande

Si la question de la réception française a été largement traitée et ce, dès 1929 grâce à l’ouvrage de Geneviève Bianquis intitulé L’Influence de Nietzsche sur la pensée française, l’accueil réservé à ce penseur par les intellectuels romands durant le XXe siècle n’a pas encore été étudié. Généralement en retard sur Paris en ce qui concerne les avant-gardes littéraires, les hommes de lettres romands ont accueilli relativement tôt la philosophie de Nietzsche.

En France, de 1890 à 1914, on assiste au premier grand moment du nietzschéisme; les statistiques font état de plus de 600 articles et études parus durant cette période. Les francophones ont pu se forger leur propre idée de Nietzsche relativement tôt grâce à Henri Albert, collaborateur du Mercure de France, qui a joué un rôle de premier ordre dans la diffusion de sa pensée par le biais d’articles, dès 1892, puis en traduisant ses écrits. Avant 1914, la réception française est incroyablement diverse: «de gauche, aussi bien que de droite, germanophobe autant que germanisante, nationaliste aussi souvent qu’universaliste». La Première Guerre mondiale marque un tournant important dans la perception de l’auteur d’Ainsi parlait Zarathoustra.

Nietzsche et les Intellectuels Romands

Lu dans le texte par certains d’entre eux, ses écrits sont commentés pour la première fois par Edouard Rod en 1877 dans la Bibliothèque universelle. La Semaine littéraire fournit également des informations sur la réception romande de Nietzsche. Les commentaires parus dans la Bibliothèque universelle et dans la Semaine littéraire créent un terrain favorable à une réception plus large des écrits de Nietzsche en Suisse romande, réception à la fois dépendante du contexte historique et soumise aux lois d’une morale relevant du protestantisme.

Dans le contexte agité des années trente, les préoccupations d’ordre politique déferlent dans le monde littéraire et les idées nietzschéennes aux contours insaisissables servent des milieux aux points de vue opposés. Aux comptes rendus et aux récits biographiques, se substitue alors un ton plus polémique bien présent dans Présence (1932-1936) et Suisse romande (1937-1939).

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Pierre Lance et son "Fils de Zarathoustra"

Le livre de Friedrich Nietzsche Ainsi parlait Zarathoustra demeure sans conteste le fleuron de son œuvre. Pierre Lance, qui se veut disciple de Nietzsche, a déjà publié trois ouvrages se référant à son nom : Charles de Gaulle, ce chrétien nietzschéen (1965), En compagnie de Nietzsche (1991) et Au-delà de Nietzsche (1976, réédité en 1992). Ne voulant surtout ni imiter ni pasticher le créateur d'Ansi parlait Zarathoustra, l'auteur a imaginé de lui inventer un fils qui vient, à son tour, dire aux hommes de ce temps comme à ceux de tous les temps : "L'homme est quelque cluse qui doit être surmonté.

Dans les revues littéraires des années trente, les mêmes signatures apparaissent à plusieurs reprises lorsqu’il s’agit de Nietzsche: ce sont celles de Daniel Simond, Alfred Wild et Pierre Beausire, fidèles disciples de Gilliard.

En outre, ces admirateurs de Nietzsche manifestent particulièrement d’admiration pour Valéry, Gide et Nietzsche, dont ils se réclament. La pensée du philosophe allemand, à la fois réaction contre l’intellectualisme et réhabilitation du moi profond, leur plaît particulièrement.

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