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L'histoire de l'armement de l'infanterie écossaise est marquée par une constante adaptation aux défis du champ de bataille. Des pistolets-mitrailleurs aux fusils mitrailleurs et aux armes antichars, chaque arme a joué un rôle crucial dans l'évolution de la Royal Scotish Army.

Pistolets-mitrailleurs et mitrailleuses

Au début de la Première Guerre mondiale, l'armée écossaise ne disposait que de fusils pour son infanterie. Cependant, les combats de tranchées ont rapidement mis en évidence les limites du Springfield M1903 dans les espaces confinés. Les soldats écossais ont alors commencé à utiliser des pistolets et des grenades, mais cette situation ne pouvait durer.

L'armée écossaise a rapidement adopté le pistolet-mitrailleur, une arme combinant une grande puissance de feu à un encombrement réduit. Après avoir capturé quelques Bergman M1918, l'armée écossaise est devenue la première armée occidentale à mettre en œuvre un pistolet-mitrailleur, bien que cela ne dépasse pas l'échelle locale.

En 1928, l'armée écossaise a acquis des pistolets-mitrailleurs Thompson, utilisant le même calibre que les Colt 45. Ces armes ont d'abord équipé la cavalerie, puis se sont progressivement diffusées dans l'infanterie écossaise, qui a doublé ses Springfield avec ces nouvelles armes.

Voici les caractéristiques du pistolet mitrailleur Thompson :

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  • Longueur : (totale) 811mm (canon) 267mm
  • Poids (à vide) : 4.9kg
  • Capacité : chargeurs de 20 ou 30 cartouches
  • Portée pratique : 50m
  • Cadence de tir : 1000 coups/minute

Ces armes ont été utilisées par les unités écossaises durant la Seconde Guerre mondiale. Au début des années 1960, l'armée écossaise a décidé de remplacer le Thompson et a acquis un lot de MAT modèle 1949 de conception et de fabrication française. Cependant, ces armes ont eu une carrière brève.

Pour remplacer le MAT-49, l'Ecosse a lancé un appel d'offres international et a sélectionné le Heckler & Koch MP-5 en 1975. Cette arme est toujours en service et doit être remplacée à terme par le Heckler & Koch UMP.

L'Ecosse est devenue l'un des premiers pays à adopter le révolver à barillet de Samuel Colt. Dès 1844, l'armée écossaise a acquis un petit lot de ces revolvers, équipant d'abord la cavalerie, puis les officiers et tous les soldats n'ayant besoin ni d'un fusil ni d'une carabine. En 1874, elle a adopté le révolver français Chamelot-Delvigne, connu dans l'armée écossaise comme le Scotish Revolver mod.74, qui est resté en service jusqu'en 1915.

En 1915, l'armée écossaise a remplacé le révolver par le pistolet automatique Colt M1911, devenu le SP-11 au sein de l'armée écossaise. Le SP-11 est resté le pistolet standard de l'armée écossaise jusqu'en 1985, date à laquelle il a été remplacé par le Glock 17.

Les différents combats, en particulier en Afghanistan, ont montré qu'un projectile plus puissant est parfois nécessaire. Aussi, l'armée écossaise n'exclut pas l'achat d'un pistolet en calibre .45 pour le remplacer.

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Fusils mitrailleurs et Mitrailleuses

Dès l'origine, l'armée écossaise a compris l'intérêt de posséder des mitrailleuses modernes. Après quelques achats infructueux, l'Ecosse s'est tournée vers l'Angleterre qui a accepté de lui vendre une centaine de mitrailleuses Vickers Mk1. Ces armes tiraient des cartouches calibre .303, incompatibles avec le calibre .30 américain utilisé par l'armée écossaise. Le sens légendaire du bricolage «made in Scotland» a résolu ce problème et ce premier lot de mitrailleuses a été reconfiguré pour tirer la munition du Springfield M1903.

Cette arme a accompagné les troupes écossaises en France et à Salonique, mais rapidement, le besoin d'une arme plus légère s'est fait sentir. L'armée écossaise a adopté en 1918 le fusil automatique américain BAR (Browning Automatic Rifle), qui avait l'avantage d'être du même calibre que le Springfield. Généralement, le BAR était utilisé au sein des groupes de combat avec un BAR pour 6 à 8 fantassins.

Malgré sa fiabilité et sa popularité, l'Ecosse a décidé de choisir au cours des années trente un nouveau fusil mitrailleur pour remplacer le BAR. Après plusieurs tests, elle a adopté le fusil mitrailleur tchèque Vz.30. Au cours du conflit mondial, les Vz.30 en calibre 7.92mm ont été cédés à la Chine, tandis que ceux en calibre .30 US ont reçu des modifications qui les rapprochaient du Bren anglais.

Au milieu des années 1950, les Vz.30 (connus en Ecosse sous le nom de Scotish Automatic Rifle mod. 32 ou SAR mod. 32) ont été modernisés et recalibrés pour tirer le 7.62x51mm OTAN. Cette arme est restée en service jusqu'en 1967, date à laquelle la MG-3 est devenue la seule mitrailleuse moyenne de l'armée écossaise.

C'est en 1954 que la Vickers a tiré sa révérence après plus de quarante années de service. Après avoir évalué la M60, la FN Mag et la MG-3, l'armée écossaise a sélectionné cette dernière. La MG-3 est complétée depuis 2005 par la MG-43 d'Heckler & Koch. Dans l'armée écossaise, la MG-43 équipe les groupes de combat à raison de deux armes par groupe.

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Si les MG-43 ne sont pas prêts d'être remplacés, la MG-3 commence à accuser son âge et l'Ecosse songe à la remplacer par une nouvelle arme. Deux candidates se sont préssenties, la FN Mag 58 et la Vektor SS-77.

Armes antichars

L'apparition du char sur le champ de bataille à la fin de la Première Guerre mondiale a posé la question d'une riposte appropriée. La Royal Scotish Army a décidé de mettre au point une arme antichar dédiée. Les recherches n'ont abouti qu'en 1932 sur la mise au point du Scotish Anti Tank Rifle ou SATR. Cette arme d'un calibre de 14.5mm pouvait percer 25mm de blindage à 500m. Elle est restée en service comme arme antichar jusqu'en 1942 avant de connaître une seconde vie jusqu'en 1955 comme arme de précision lourde.

En 1936, l'Ecosse a décidé d'acquérir un vrai canon antichar pour ne plus utiliser des canons de campagne dans ce rôle. Elle a sélectionné le Böhler de 47mm de conception autrichienne. Ce canon a équipé la section antichar de la compagnie d'appui des régiments d'infanterie à raison de 6 à 8 canons servis par six hommes. Outre un obus perforant pour la lutte antichar et un obus explosif, l'Ecosse a produit un obus fumigène et un obus éclairant.

Rapidement dépassée dans la lutte antichar, cette arme, connue sous le nom de Scotish AntiTank Weapon (STW) mod. 36, a servi comme arme légère d'appui pour l'infanterie.

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