Aucun autre groupe en France ne dispose d’autant de vétérinaires impliqués dans le gibier à destination de la chasse ou de la reproduction.
Au sein de CRISTAL, nos vétérinaires gibiers sont organisés par commission d’espèces et chacun partage ses connaissances et expériences avec ses confrères.
Chaque espèce a ses spécificités et mode d’élevage particulier.
Les attentes des éleveurs de gibiers destinés à être lâchés dans la nature sont différentes de celles d’un éleveur de gibiers à destination de la reproduction.
Présents sur l’ensemble du territoire national, nos praticiens sont proches de chaque zone de production et proposent un suivi complet, de la production jusqu’au lâcher.
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Plusieurs vétérinaires français se sont spécialisés dans divers domaines de la santé animale, contribuant à l'expertise et à la diversité des compétences disponibles :
La sécurité sanitaire des venaisons est encadrée par l’instruction technique DGAL/SDSSA/2024-609 du 06/11/2024 :
Conformément à l’arrêté du 18 décembre 2009, il incombe aux chasseurs ou premiers détenteurs de gibier, qu’ils en fassent don ou en cèdent la venaison à titre onéreux, de garantir la qualité sanitaire des viandes.
Ainsi, la recherche de larves de trichine est obligatoire dans les situations suivantes :
Dans tous ces cas, l’analyse doit être réalisée par un laboratoire agréé, et la viande ne peut être consommée qu’après obtention d’un résultat négatif.
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Cas où l’analyse trichine est fortement recommandée :
🌢 Recherche de larves de Trichinella par digestion artificielle (selon NF amendement : NF EN ISO 18743/A1:2015 ), en mélange, sur échantillon de langue, pilier du diaphragme ou membres antérieurs.
Attention : Les échantillons doivent faire minimum 100g et ne peuvent pas être congelés. Ils peuvent être conservés maximum 7 jours entre +1°C et +7°C.
Les carnets trichine sont vendus à la Fédération des Chasseurs du Haut-Rhin sous forme de carnets de 10 bons de 5 €, sur simple demande, il vous est possible de les recevoir par courrier suivi, après paiement préalable.
Actuellement, 60 % des maladies humaines infectieuses connues sont d’origine animale et le concept d’une seule santé « One health » prévaut au niveau mondial.
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Dans ce contexte, le chasseur a un rôle d’utilité publique : celui de sentinelle de l’état sanitaire de la faune sauvage.
Quoi de plus naturel puisqu'il côtoie l’ensemble de la faune sauvage sur le terrain, observe son milieu naturel et est en contact étroit avec le gibier pendant l’acte de chasse, puis à la découpe, à la cuisine et… à table !
Comme les êtres humains, la faune sauvage est sujette à des maladies.
Ces maladies peuvent être contagieuses, entre animaux sauvages ou entre animaux domestiques et sauvages.
Si celles-ci ne sont pas dépistées, ces maladies peuvent avoir des conséquences dramatiques, à la fois sur les populations sauvages, mais aussi causer de gros dommages économiques en élevage, voire des maladies chez l’Homme.
Le plus ancien des réseau de veille sanitaire de la faune sauvage et le plus abouti dans son organisation est le réseau Sagir.
Puis en 1986 le réseau Sagir prend la forme qu’il a aujourd’hui : un partenariat fort entre les FDC et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (aujourd’hui l’OFB).
Ce réseau se base sur la détection de signaux de mortalité ou de maladie anormaux par les observateurs de terrain que sont les chasseurs ou les agents de FDC ou de l’OFB.
Les cadavres sont alors collectés et analysés par le laboratoire départemental d’études vétérinaires.
De nos jours, le réseau Sagir a permis de détecter le virus de la peste porcine classique chez le Sanglier, le virus de l’influenza aviaire sur l’avifaune sauvage ou d’un nouveau virus de la maladie virale hémorragique (VHD) chez le lapin de garenne.
Il est actif en permanence et est renforcé quand un danger sanitaire menace la France.
Il est actuellement mobilisé autour du virus de la tuberculose bovine et de la peste porcine africaine.
L’examen initial de la venaison, par un chasseur formé et référencé, reste une étape obligatoire avant toute « mise sur le marché » de carcasses de gibier tué à la chasse.
Celui-ci effectue un contrôle de la carcasse, une vérification des viscères pour le grand gibier et remplit une fiche d’accompagnement du gibier qu’il remet au premier détenteur de la carcasse et qui vise à assurer la traçabilité de la venaison jusqu’à sa destination finale.
La sérothèque de la Fédération Nationale des Chasseurs est une collection nationale de sérums et de rate, de différentes espèces chassables, de différentes années.
Depuis 2010 des prélèvements de sang, de rate, voire d’autres prélèvements biologiques quand des besoins particuliers sont identifiés, sont effectués sur des animaux tirés à la chasse dans les départements participants.
Ces échantillons sont rigoureusement identifiés, traités (centrifugation pour isolement du sérum dans le cas des prélèvements de sang), puis stockés au congélateur, pendant plusieurs années, dans les locaux des FDC ou dans les laboratoires départementaux d’analyses vétérinaires.
Ils constituent un patrimoine biologique qui, s’il est bien conservé, permet de reconstituer une « histoire biologique » des espèces de faune sauvage concernées.
Ce patrimoine permet de garder des possibilités d’analyses afin de tenter de répondre à des questions qui pourraient se poser postérieurement à la réalisation des prélèvements.
Toujours à l’écoute des demandes de ses clients, le LVD55-Segilab investit et innove constamment afin de mettre en place de nouvelles analyses disponibles, notamment pour d’autres espèces d’élevage comme les volailles ou les porcs.
S’agissant de pathologies pour lesquelles des vaccinations sont fréquentes, des méthodes innovantes de détection et différenciation entre certaines souches vaccinales et des souches infectieuses sauvages par PCR sont dorénavant proposées au LVD55-Segilab, pour certaines maladies.
Grace à des échanges constants avec les acteurs de terrain et un partenariat avec des équipes de recherche pour le développement de nouvelles techniques, les tests sont en permanences adaptés aux nouveaux critères.
Les méthodes habituelles de sérologie par technique ELISA sont également disponibles, ainsi que la recherche de larves de Trichines, notamment chez le sanglier, dont la chasse est une activité importante sur le département de la Meuse.
Le laboratoire est aujourd’hui accrédité pour de nombreuses analyses en sérologie (ELISA, EAT, etc..), biologie moléculaire (PCR en temps réel), parasitologie (Recherche de Trichines), et ESB. Les analyses réalisées sous accréditation COFRAC sont identifiées par le symbole 🌢. Accréditation n°1-2081. Portée disponible sur www.cofrac.fr.
Les laboratoires vétérinaires proposent des analyses pour détecter et surveiller diverses maladies animales :
Depuis 60 ans, les laboratoires TERANA sont au service de la médecine vétérinaire pour aider les professionnels à diagnostiquer des pathologies.
Nos neufs laboratoires proposent un service d’autopsies.
Les examens post-mortem sont réalisés par nos techniciens et nos vétérinaires.
Autopsies sur animaux de compagnie (chiens, chats, équidés…) et de rente (bovins, petits ruminants, porcins…) : pour les cabinets vétérinaires ou pour les particuliers.
Afin d’aider le vétérinaire dans l’administration d’un antibiotique, nos techniciens sont en mesure de réaliser des antibiogrammes sur des souches bactériennes suivant la norme NF U47-107.
Pourquoi réaliser un antibiogramme ? L’antibiorésistance, c’est quoi ? Pour lutter contre l’antibiorésistance animale, la France a mis en place deux plans nationaux EcoAntibio (1 & 2).
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