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Icône de la Seconde Guerre mondiale, la Jeep Willys a très vite conquis sa notoriété de petit véhicule tout-terrain grâce à sa polyvalence et ses possibilités exceptionnelles. Héroïne du Débarquement, la Jeep Willys est devenue la coqueluche des combattants parce qu'elle savait tout faire. A l'origine véhicule de reconnaissance, ce petit 4x4 a endossé tous les rôles.

Un Véhicule Polyvalent et Essentiel

Le général George C. Marshall déclarait à propos de ce véhicule qui allait être le plus connu dans le monde : "C'est la plus grande contribution de l'Amérique à la guerre moderne." Bonne à tout faire, la Jeep pouvait aussi bien faire office de porte-mitrailleuse que d'ambulance. La Jeep devait pouvoir passer partout, et même pouvoir être transportée par de simples planeurs.

Genèse et Développement de la Jeep

Après la Première Guerre mondiale, les Américains cherchaient à créer un robuste véhicule de reconnaissance capable de faire des "navettes" avec l'arrière et sur le champ de bataille à travers tous les terrains. Le cahier des charges prévoit une voiture à quatre roues motrices, 16 centimètres de garde au sol, la capacité d'embarquer quatre personnes et une mitrailleuse 7,62 mm, un pare-brise rabattable, une hauteur inférieure à 914 mm, une voie très étroite de 1,494 m permettant, une fois les pneus démontés, d'emprunter les voies de chemin de fer et un poids de 590 kg. Il sera impossible à respecter. Ce poids plume devait permettre à ce véhicule d'être soulevé facilement par des hommes !

Trois firmes se détachent du lot : American Bantam Car Company, Willys Overland de Toledo et Ford Motor Company de Detroit. Bien que Willys soit la mieux-disante, Bantam remporte l'appel d'offres grâce à un ingénieur de talent, Karl Probst, qui construit un meilleur prototype en un temps record de 49 jours, le Blitz Buggy. Mais il s'avère très vite que Bantam ne pourra pas soutenir la cadence de production. Willys et Ford sont pressés d'améliorer leurs prototypes par le Quarter Master Corps, qui leur fournit les plans et brevets du Blitz Buggy déclarés propriété du gouvernement.

Origine du Nom "Jeep"

L'origine du nom de ce petit 4x4 est incertaine : une évolution de GP (General Purpose) vers Jeep, l'acronyme de "Just Enough Essential Parts" ou encore une référence à Eugene the Jeep, personnage d'une bande dessinée de Popeye des années 1930 doué de facultés extraordinaires, ce qui était le cas pour ce véhicule qui passait partout.

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Il existe plusieurs explications possibles quant à l'origine du nom jeep, qui se prononce « djip » en anglais. Elles sont toutes assez difficiles à vérifier. Traditionnellement, il est admis que ce nom fait référence au projet initial proposé par Bantam puis finalement développé par la Ford Motor Company sous le nom de code de « Ford GP-W ». GP signifierait soit General Purpose (« usage général »), soit Government Purposes (« usage gouvernemental »). Le mot jeep pourrait donc venir de cet acronyme « GP », prononcé en anglais « djipi ». Cette étymologie, que l'on retrouve dans tous les dictionnaires français, est pourtant controversée.

Il est aujourd'hui plus couramment admis que le nom de jeep provient d'une bande dessinée des années 1930, Popeye d'E.C. Segar, où apparaît en mars 1936 un animal imaginaire du nom d'Eugene the jeep (appelé Pilou-Pilou en français). « Jeep » est alors une onomatopée habituellement utilisée par les dessinateurs pour imiter le cri d'un oisillon. Habile et possédant des facultés extraordinaires, ce petit animal de la jungle est capable de se sortir de situations difficiles. Ce surnom de « jeep » serait alors attribué au véhicule en raison de ses caractéristiques exceptionnelles.

L'acronyme « Just Enough Essential Parts » (« juste assez de pièces essentielles ») est une autre explication possible. C'est que la première série de ces véhicules a été conçue pour être la plus simple et la moins chère possible. Ces voitures étaient minimalistes, sans aucun confort, et bâties pour une courte durée de service. Toutefois, cet acronyme a tout aussi bien pu être donnée à l'usage, par les GI, après les premières apparitions sur le terrain d'un véhicule déjà appelé jeep.

Enfin, le major E.P. Hogan, qui écrivit dès mars 1941 sur la Jeep pour la revue militaire Quartermaster Review4, indique que ce mot « jeep » désignait déjà pour les militaires, lors de la première guerre mondiale, une jeune recrue ou bien un nouveau type de véhicule militaire motorisé non encore testé. Ainsi, dans les années 1930 et au tout début des années 1940, on rencontre plusieurs fois ce mot jeep, notamment dans la presse. Il peut alors désigner une personne inexpérimentée voire idiote, une recrue ou un novice, un gadget technologique ou un véhicule militaire.

Production et Évolution Pendant la Guerre

Mais, quelle que soit l'origine de son surnom, la Jeep allait connaître son heure de gloire sur tous les théâtres d'opérations de la Seconde Guerre mondiale. La production de la Jeep commence. Les deux constructeurs se partageront la production. Au départ, seul Willys produisait les moteurs et chaque constructeur avait ses propres fournisseurs pour les châssis.

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Les véhicules sortant des usines Willys et des usines Ford étaient quasi identiques, même si Ford imposa que toutes les pièces de son GPW soient frappées de la lettre F. Sur la Willys MB de 1941, la grille frontale était très fine, on l'appelait "slat grill". Elle adoptera en 1942 la célèbre grille à neuf trous de la Ford. Très légère et coupleuse, la Jeep est facilement manoeuvrable et surprend les chauffeurs habitués à des véhicules plus "virils". Au début, les accidents sont nombreux.

Qu'importe, elle est partout sur tous les fronts et débarque en première ligne sur les plages normandes le 6 juin. 650 000 unités (Willys et Ford) furent produites durant la Seconde Guerre mondiale, de 1941 à 1945.

Convaincu que tôt ou tard il aurait à entrer dans la Seconde Guerre mondiale contre l'Axe, le gouvernement des États-Unis d'Amérique décida de définir un véhicule « idéal » pour son armée et fit un appel d'offres. Le cahier des charges prévoit quatre roues motrices, un poids de 590 kilogrammes et la capacité d'emporter 272 kilogrammes, équipage inclus, une garde au sol de 16 cm, une voie très étroite de 1,494 mètres permettant d'emprunter, pneus démontés, les voies de chemin de fer.

C'est par le recrutement d'un ingénieur de talent, Karl Probst, qu'un minuscule constructeur alors inconnu Bantam, parviendra seul à tenir les délais et à emporter le marché, au moins dans un premier temps. Il avait eu l'astuce de faire fi du poids maximal, irréalisable, et qui venait d'une demande de l'infanterie. Celle-ci souhaitait pouvoir porter ses voitures à bras d'homme. Karl Probst sut s'accorder les faveurs indispensables de Spicer, unique fournisseur de transmissions 4x4.

Arrivés derrière Probst, Willys et Ford allaient devoir attendre que Bantam soit servi pour être livrés. Pour son plus grand malheur, Bantam n'aura pas le marché car la firme n'a pas la capacité de production des volumes annoncés par le Quartermaster Corps. Pour « compenser », on confiera à Bantam la fabrication des remorques 1/4 de tonne de type T3. Willys fabriquera également les remorques 1/4 tonne de type MBT.

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Soumise aux tests des militaires, la Jeep révéla un certain nombre de faiblesses mais aussi d'immenses qualités. Malheureusement, le poids de 530 kilogrammes ne fut pas réalisable. En effet, le prototype pesait 920 kilogrammes et par la suite le poids sera de 1 060 kilogrammes environ selon les versions (ma, mb, m201, m38, m38a1 et mutt).

Willys, devenu à la fois le plus performant et le moins cher (739 dollars), décroche donc le premier contrat pour la fabrication du modèle MB, résultant d'un mélange des prototypes Willys MA et Ford GP. Suivant les règles du Quater Master Corps de l'US Army, les plans et brevets du véhicule appartiennent au gouvernement qui a le libre choix de ses fournisseurs. Face à la tournure des évènements mondiaux, l'US Army augmente rapidement sa demande et Willys révèle rapidement ses limites en capacité de production journalière. Ford tire donc son épingle du jeu, en proposant de prendre la moitié des volumes de Willys pour doubler la quantité de véhicules produits. Début 1942, Ford reçoit ses premiers contrats de production. Le véhicule s'appelle Ford GPW. L'origine du « W » reste assez confuse, « War », « Willys »... une douce revanche pour Ford, bien en avant dans son développement technologique.

L'idéologie de Ford est marquée. Même si le véhicule sorti des usines de Ford et de Willys est identique dans sa conception, John Ford se différencie de Willys en marquant la quasi totalité des pièces mécaniques de sa jeep avec le « F » symbole de la marque. On retrouve ainsi ce marquage sur l'ensemble des pièces de carrosserie, la visserie, les organes moteur, les joints, la transmission et le châssis, les instruments, les pneumatiques... autant de marquages que de possibilités de se différencier. Willys et Ford fabriqueront 637 770 véhicules de 1941 jusqu'à l'été 1945, dont près de 60% par Willys.

Adaptations et Personnalisations

Ce véhicule a servi notamment comme véhicule de liaison pour le commandement et de support pour les transmissions. De nombreuses modifications sont opérées sur les véhicules. Nombreuses photos d'époque montrent toute sorte de transformations, allant des simples ajouts, aux blindages, en passant par de vrais customisations.

Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquaient en Normandie par la mer et par les airs. Une opération militaire sans précédent ou les hommes et les machines ont permis d'entamer la libération de l'Europe. Véritable symbole du débarquement des alliés sur les plages de Normandie le 6 juin 1944, la jeep Willys MB (Military Model B) a toute sa place au panthéon de l'automobile. Répondant à la demande de l'armée américaine alors que la Seconde Guerre Mondiale ravageait l'Europe, Willys-Overland et Ford ont alors dessiné l'un des tous premiers 4x4 de l'histoire de l'automobile. En moins de cinq ans, c'est plus de 640 000 exemplaires qui auront été assemblés et pour la plupart, envoyés sur les théâtres des opérations. Avec son poids d'une tonne garantie, et avec des dimensions de 3 330 mm de long, 1 575 mm de large et 1 770 mm de haut, la Willys était faite pour passer partout, par tout temps, avec tout type de chargement. Avec son moteur Willys Overland MB à essence de 4 cylindres développant 60 chevaux à 3820 tr/min, le véhicule tout-terrain léger était capable d'atteindre une vitesse de pointe de 105 kilomètres par heure, avec une autonomie de 380 km.

Dans sa configuration de base, cette petite voiture militaire était équipée d'une mitrailleuse et de deux fusils mitrailleurs. Elle était également équipée d'une radio, un élément clé pour ses missions de reconnaissance et de commandement. Les militaires, impressionnés par sa robustesse, n'ont pas hésité à adapter leur Jeep en fonction des situations et des exigences rencontrées.

Le modèle à grande échelle 1/6 de Dragon d'une jeep de 1/4 de tonne 4x4 équipé d'une mitrailleuse de calibre .30 a été applaudi par les modélistes et les collectionneurs lors de sa première sortie en 2017. Maintenant, le même kit de véhicule est sorti bien qu'avec un changement significatif de son armement. Ainsi, il est maintenant amélioré avec une mitrailleuse lourde Browning de calibre .50 ! L'ajout de cette arme de calibre .50 et d'une boîte de munitions associée représente une augmentation significative de la puissance de feu du véhicule, ce qui le rend encore plus attrayant. Bien sûr, les modélistes ont également le choix de laisser la mitrailleuse et de représenter un véhicule ordinaire non armé s'ils le souhaitent.

Accessoires et Équipements

  • Porte fusil US: Il équipe de nombreuses jeep. Il est destiné à accueillir le fusil standard de l’US Army : le garand M1.
  • Manche pelle & hache vernis: Les bois des pelles et hache, bien que d’ordinaire peint couleur de la carrosserie, peuvent être décapés et vernis afin de laisser apparaitre le bois.
  • Cordage imitation chanvre: Différents types de cordage étaient régulièrement observés sur les véhicules US faisant office de câble de remorquage entre autre.
  • Contacteur / coupe circuit à clé: Parce que l’on n’est jamais trop prudent. observés sur la Jeep. Ces 2 mitrailleuses se trouvaient généralement positionnées sur un pied central nommé M31.
  • Extincteur: Comme son nom l’indique, il permettait de lutter contre le feu en pulvérisant une poudre et équipait de nombreuses jeep dès 1942.
  • Décontaminateur: Le décontaminateur modèle M2 est un pulvérisateur à main qui propulsait une fine poudre permettant de décontaminer le véhicule après une exposition éventuelle aux gaz toxiques.
  • Boite first aid: Cette boite de premier secours pour véhicules motorisé contient un nécessaire de premier soin.
  • Plan de graissage & pompe à graisse: Le plan de graissage logé dans son support fait une apparition tardive sur les Jeeps courant 1944. Ce modèle à bras apparut à partir de 1944 se fixe sous le capot via un support spécifique.
  • Pompe à air copie US: Apparue dès la fin 1942, elle permettait bien évidemment de regonfler les pneus en cas de besoin. Elle faisait partie du lot de bord et équipa à ce titre de très nombreuses Jeeps.
  • Tow bar: Principalement observé au sein des unités d’artillerie, le tow bar permettait d’atteler 2 jeeps en tandem afin d’accroitre leur force de traction nécessaire au remorquage des grosses pièces d’artillerie comme le canon de 150mm.

Après-Guerre : Héritage et Production Continue

Après la guerre, le mythe Jeep se perpétue. Très vite, Willys cède sa licence à plusieurs constructeurs. Dans les années 1970, elle s'embourgeoise entre les mains d'American Motors... Grâce à la Jeep Pack D-Day, qu’elle soit MB ou GPW, vous roulez dans une véritable parcelle d’histoire.

Son efficacité et sa large diffusion en ont fait le véhicule tout-terrain de référence, à tel point que l'on appelle encore aujourd'hui jeep une automobile tout-terrain au style rustique. En 1952, Willys concède à Hotchkiss la licence de fabrication et de commercialisation des MB ainsi que celle des pièces détachées. En 1955, l’armée française relance la production de jeeps suite aux échecs consécutifs de projet de développement d’un nouveau véhicule léger de reconnaissance (VLR) Delahaye. La première commande porte sur 465 véhicules dénommés « Jeep Hotchkiss licence MB ». Suite à quelques améliorations, les jeeps alors construites prennent l’appellation « M201 licence MB ». La production est presque entièrement destinée à l’armée française. En 1956, Hotchkiss s'associe à Brandt, la production est effectuée dans l’usine de Stains. La production s’arrête en 1966 après un total de 27 628 jeeps M201 construites.

Ce succès militaire incita les dirigeants de la compagnie Willys à développer une version civile du Jeep. Par la suite, la compagnie Willys fusionna avec la compagnie Kaiser, puis cette dernière (Kaiser-Willys) fut rachetée par American Motors Corporation (AMC) en 1970. Suite à ses déboires financiers (qui n'étaient absolument pas dus à la division Jeep), Renault prend le contrôle d'AMC au début des années 1980. La marque a été reprise pendant quelques années par Renault qui a essayé d'en faire une tête de pont vers le marché américain. En 1987, AMC était à l'agonie et fut vendue à Chrysler.

La Jeep dans l'Histoire Militaire

Ancêtre du 4×4 d’aujourd’hui, la « Jeep » reste le véhicule militaire le plus célèbre du monde. Destinée par l’armée américaine à remplacer le cheval, la moto et le side-car, elle fait l’objet, en juin 1940 avant même l’entrée en guerre des Etats-Unis, d’un appel d’offres auquel répondent les constructeurs automobiles American Bantam, Willys-Overland et Ford. Leurs prototypes doivent notamment parcourir 8.000 km de route et 8.000 km tout terrain, atteindre 88 km/h sur route, transporter trois hommes avec une mitrailleuse et aussi respecter diverses spécifications en vue de simplifier la gestion des stocks, faciliter les opérations d’entretien et de réparations et garantir des composants éprouvés et fiables. A l’origine, « Jeep » est un terme militaire utilisé par les mécaniciens pour désigner tout véhicule réceptionné pour essai dans les années 1930, mais, selon l’auteur du livre Pat Ware, ne correspond pas aux abréviations de « Governmental Purpose » et « General Purpose » (« Jipi » en anglais). Toutefois début 1941, ce terme s’impose pour désigner ces voitures qui seront utilisées pour la reconnaissance, la patrouille, le transport de personnel et de matériel, la station radio mobile, l’évacuation sanitaire, la pose de lignes téléphoniques et le dépannage léger. Elle sera déclinée en version amphibie avec un gouvernail et une hélice.

American Bantam ayant été éliminé, Ford construit 277.896 exemplaires entre 1941 et 1945 et Willys 361.349. Les Jeep, qui supportent mal la traversée de l’Atlantique, sont alors acheminées en pièces détachées en Grande-Bretagne pour être montées sur place dès août 1943. Les forces spéciales britanniques « SAS » bricolent des Jeep lance-flammes, très redoutées des soldats allemands, en modifient d’autres pour leur donner une autonomie de plus de 1.000 km en vue de raids de commandos derrière les lignes ennemies, notamment pour attaquer le ravitaillement en carburant de l’Afrika Korps lors de la bataille d’El Alamein. Dans le cadre de la loi prêt-bail, les Soviétiques reçoivent plus de 20.000 Jeep et s’en inspirent pour fabriquer leur propre modèle amphibie après la guerre. De leur côté, les Allemands militarisent la « Coccinelle » qui devient la « Volkswagen Kübelwagen ».

A la fin de la guerre, la Jeep, utilisée par toutes les armées alliées sur tous les théâtres d’opérations, a démontré sa fiabilité, sa polyvalence et ses facultés de franchissement. Le général Dwight Eisenhower déclare que « la Jeep, le Dakota (avion bimoteur de transport) et la péniche de débarquement furent les trois outils qui ont gagné la guerre ». Pour le chef d’état major des armées américaines, le général George Marshall, « la Jeep représente la plus grande contribution de l’Amérique à la guerre moderne ».

Jeep Hotchkiss M201

Après la guerre, les autorités militaires françaises, ne disposant pas d’assez de dollars pour acheter des pièces de rechange pour leurs Jeep vieillissantes, confient, à la société Hotchkiss, la fabrication d’un modèle français dénommé M201 et quasiment identique à la Jeep américaine.

Voici un tableau récapitulatif des productions de Jeep par différents constructeurs :

Constructeur Modèle Période de production Nombre d'unités
Willys MB 1941-1945 361 349
Ford GPW 1941-1945 277 896
Hotchkiss M201 1955-1966 27 628

tags: #jeep #militaire #mitrailleuse

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