Les cartouches à percussion annulaire suscitent souvent des questions quant à leur fonctionnement, notamment en comparaison avec les cartouches à percussion centrale. Cet article vise à éclaircir le mécanisme de ces cartouches, en particulier le système Flobert, et à expliquer comment l'amorce transmet l'énergie nécessaire à l'éjection du projectile.
Dans une cartouche à percussion annulaire, le fulminate de mercure est déposé de manière circulaire dans le bourrelet de la cartouche. Le percuteur, spécifique à ce type de cartouche, frappe la circonférence du bourrelet, écrasant le fulminate entre les bords inférieur et supérieur, ce qui provoque l'explosion.
Contrairement à une idée répandue, les cartouches à percussion annulaire contiennent de la poudre. Cependant, dans le cas des bosquettes et des cartouches à tir réduit, l'explosion de la charge d'amorce suffit à propulser la balle.
Il est important de noter que les cartouches à percussion annulaire ne sont pas conçues pour être rechargées, bien que cela soit techniquement possible avec une procédure dangereuse et peu économique.
L'amorçage dans une cartouche à percussion centrale est constitué d'une capsule contenant une composition d'amorçage et une enclume. Dans une cartouche à percussion annulaire, la pâte d'amorçage est directement étalée dans le fond de la douille, répartie tout autour du bourrelet creux.
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Lorsque le percuteur frappe une amorce d'une cartouche à percussion centrale, la composition explose en étant écrasée entre le percuteur et l'enclume, et la flamme se communique à la poudre via l'évent. Dans une percussion annulaire, le percuteur écrase la composition d'amorçage entre les deux flancs du bourrelet, contre le rebord de la chambre. La flamme de l'amorçage se communique directement à la poudre, déposée juste au-dessus.
| Caractéristique | Percussion Centrale | Percussion Annulaire |
|---|---|---|
| Amorçage | Capsule avec composition et enclume | Pâte d'amorçage étalée dans le bourrelet |
| Déclenchement | Percuteur écrase la composition contre l'enclume | Percuteur écrase la composition contre le rebord de la chambre |
| Rechargeabilité | Facilement réutilisable | Non conçue pour être rechargée |
Le Français Louis-Nicolas Flobert invente la première cartouche métallique à percussion annulaire en 1845. Ces cartouches initiales ne contenaient pas de poudre, utilisant uniquement l'amorce pour propulser le projectile. Les munitions sans poudre sont dédiées au tir réduit, où la combustion de la composition d'amorçage génère une pression suffisante pour projeter la balle.
Dans le cas d'une carabine Flobert, si l'on enlève les grenailles, on voit uniquement le fond de la douille (la capsule), sans poudre visible. L'énergie de l'amorce située dans le bourrelet est directement transmise au projectile.
La carabine 9mm Flobert est souvent utilisée comme carabine de jardin, idéale pour les apprentis chasseurs en raison de sa maniabilité, de sa facilité d'utilisation, de son absence de recul et de son bruit réduit. Autrefois utilisée dans les campagnes, elle permettait de tuer les petits animaux qui saccageaient les récoltes.
Il est important de noter que la carabine 9 mm est classée en catégorie C et nécessite un permis de chasse ou une licence de tir en cours de validité pour son acquisition.
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Plusieurs raisons expliquent le déclin des percussions annulaires pour les armes de gros calibre. La fiabilité est un facteur clé : l'amorçage n'est pas toujours bien réparti dans le bourrelet, ce qui peut entraîner des ratés. De plus, l'étanchéité de la cartouche au niveau du sertissage est moins efficace, et les balles de type "outside lubricated" ont tendance à accumuler la poussière et les débris.
Enfin, les cartouches à percussion centrale sont plus facilement réutilisables grâce au rechargement des douilles, ce qui n'est pas possible avec les cartouches à percussion annulaire.
L'explosion de l'amorce est due à la compression de la composition d'amorçage. En percussion centrale, cette compression se produit entre le percuteur et l'enclume, tandis qu'en percussion annulaire, elle se produit entre le percuteur et le rebord de la chambre. Sans cette compression, l'amorçage ne prendrait pas feu.
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