La carabine à bloc tombant .22LR est une arme emblématique, appréciée pour sa simplicité, sa robustesse et sa précision. Ce type de carabine, souvent associé au tir sportif et à l'initiation, possède une histoire riche et variée, marquée par des modèles iconiques et des évolutions techniques significatives.
Le système à bloc tombant est un mécanisme d'armement reconnu pour sa solidité et sa précision. Initialement développé au XIXe siècle, il continue d'intéresser les armuriers et les passionnés d'armes à feu. Il est surtout extrêmement solide et sûr, un gros bloc d’acier équipé d’un percuteur venant fermer de la manière la plus sûre qui soit la culasse transversalement en arrière, juste derrière la cartouche.
De conception, la culasse étant très courte sur un canon très reculé dans le fût, maniable et ne se « cassant » pas, ces carabines ont été déclinées dans une extrême multiplicité de calibres, même les plus gros « africains ».
La réplique de Davide Pedersoli restitue fidèlement les lignes du modèle Sharps Confederate de 1862. La carabine Sharps Confederate 1862 calibre .54 (réf. DPS763) est une pièce rare et emblématique de l’armement sudiste.
Le Sharps Confédéré modèle 1862, avec son canon court de 22 pouces, est une carabine rare et hautement symbolique, emblématique de la débrouillardise du Sud confédéré en matière d’armement. Utilisant le célèbre système à bloc tombant inventé par Christian Sharps, cette carabine à chargement par la culasse est chambrée en calibre .52, tirant des cartouches en papier combustible, mises à feu par amorce à percussion.
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La platine est souvent marquée Sharps Rifle Mfg. Co., ce qui atteste d'une origine nordiste, mais beaucoup de ces armes furent modifiées ou réparées dans les arsenaux confédérés, comme Richmond, Fayetteville ou Atlanta, pour continuer à servir malgré le blocus industriel. La crosse en noyer, parfois grossièrement réparée ou poncée, conserve la tabatière arrière (patch-box) typique des modèles Sharps, permettant au cavalier de stocker des amorces ou des outils.
Le fameux système Britannique du Martini Henry qui à fait ses preuves dans les guerres coloniales de l'armée de sa majesté à la fin du XIX éme siècle (notamment la guerre contre les Zoulous et celle des Boers dans l'état du Transval).Adaptée dans la première partie du XX ème siècle par BSA et Greener en calibre 22lr. Premièrement en carabines réglementaires d'entrainement, puis en carabine de match.
Le système Winchester qui est un dérivé de celui des Henry est un mécanisme de réarmement pour carabine à répétition pourvues d'un chargeur tubulaire. Celui des Martini Henry est un système uniquement monocoup comme les Rolling-Block Américains. On ouvre le levier qui fait descendre le bloc tombant laissant apparaître la chambre à l'arrière de la carcasse éjectant au passage la douille vide. On à plus qu'à insérer la cartouche via l'auget dans la chambre et relever le levier pour armer.
Certaines ont une excellente réputation. Des BSA-12 apparues dans les années 1910 jusque dans les années 50 en passant par les BSA 12/15 qui sont une évolution purement civile avec encore les BSA-Martini-International qui sont de vrai bêtes de concours. Toutes bénéficient d'un canon lourd, d'organes de visée match (dioptre + guidon sous tunnel) ainsi qu'une réputation qui n'est plus à faire. Il y en a vraiment pour tout les goûts.
La Francotte appartient à la catégorie des carabines scolaires. Destinée au tir et à l’initiation, cette arme aux lignes graciles comporte un canon rayé, renforcé au tonnerre, et vissé sur le boîtier de culasse. La monture en noyer est composée de deux éléments, la crosse et le garde-main. Chacune de ces deux pièces porte un battant de bretelle. Le premier est vissé sous la crosse, le second est placé sur la grenadière qui lie le fût au canon.
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A priori, rien ne distingue La Francotte d’une quelconque carabine Martini, rien si ce n’est son bloc amovible, logé dans la carcasse. Malgré leurs nombreux avantages, les armes du système Martini ne pouvaient pas être nettoyées facilement. La disposition du boîtier de culasse obligeait l’utilisateur à passer la baguette par la bouche du canon. Le brevet de 30 août 1884 préfigure déjà les modifications de la Martini-Francotte.
Montées sur un même bloc, la platine et la culasse peuvent être retirées rapidement en tournant vers le bas, d’un demi-tour, le petit levier placé sur la joue droite du boîtier de culasse. Le bloc ainsi libéré peut alors sortir de son logement lorsque l’on pousse le levier de sous-garde vers l’avant. le fabricant avait voulu prévenir toute contrefaçon. Au centre de la boite de culasse se trouvent les mentions suivantes : MACHINE MADE BY - A.
Fabriquée pendant près d’un demi- siècle, La Francotte donnera naissance à de nombreuses variantes. Carabines scolaires, de tir et de grande chasse vont ainsi se succéder jusqu’à la veille de la seconde guerre mondiale.
Le système Aydt à bloc oscillant a été conçu par l'armurier allemand Carl Wilhelm Aydt (1847-1923) et breveté en 1885. Les fusils et pistolets à cible Aydt (connus sous les termes allemands Schuetzen et Scheibenbüchse) ont été produits jusqu'en 1939 par C.G. Haenel Waffenfabrik, F.W. Heym Gewehr-Fabrik, August Schüler et d'autres fabricants.
Carabine de tir mono coup à bloc tombant système Aydt calibre 8,15 x 46 à découvrir en superbe état de conservation, bloc tombant à ouverture par levier inférieur, bloc détente et stecher amovible par un levier. Finition d'origine bronzé et jaspé sans usure particulière, gravure incrusté or. Canon lourd octogonal rayé de 760 mm, dioptre de visée et guidon à oreilles d'origine, rayures brillantes miroir sans usure ni tache, bande de visée élargie pour montage de lunette. Crosse à joue avec couche demi-lune, poignée et garde main quadrillé, fines traces de manipulation sans accident. Longueur totale 1230 mm T.B.E. Suisse XIXè.
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Le bloc tombant était connu depuis plusieurs décennies quand en 1881 le comte Arturo Massa-Heeren (1844-1920) conçut avec l’ingénieur Beck, cette action courte, à grande force de verrouillage pour un faible poids et encombrement, le groupe de déclenchement étant regroupé autour du pontet faisant aussi office de levier d’ouverture, de sécurité, voire de stecher à l’occasion.
Etant dans le domaine public, ce système pour armes à un coup fut repris par beaucoup d’artisans de Suhl ou de Ferlach avec plus ou moins d’améliorations comme ressorts hélicoïdaux, passages à de bien plus gros calibres que le populaire 5,6X52 R de l’entre-deux guerres, ou que les européens classiques en 6-7-8mm.
Les carabines à système Heeren ont l’avantage d’être assez disponibles sur le marché du neuf et de l’occasion mais onéreuses, parfaites vu leur compacité (96 cm de longueur HT avec un canon de 60 cm), pour la chasse en montagne, l’approche-affût, avec une grande qualité et diversité du fait qu’elles sont l’œuvre d’armuriers artisanaux de haut niveau.
La carabine Kipplauf se place en opposition à la carabine à verrou. En effet, ces deux types de fusils de chasse sont basés sur deux mécanismes différents. La première possède un mono canon basculant, tandis que la seconde se recharge et se décharge à l'aide d'un verrou.
La Kipplauf est considérée par les chasseurs comme une arme plus spécialisée par rapport à la carabine à verrou. Elle a obtenu son appellation des termes germaniques "Kippen" et "Lauf", qui signifient respectivement "basculer" et "canon".
Ce genre de carabine, apprécié pour son fonctionnement silencieux, s'avère idéal pour la chasse à l'approche, que ce soit en montagne ou en forêt. Ses principaux atouts sont sa légèreté, sa finesse, sa maniabilité et sa précision. À cela s'ajoute une longévité exemplaire dans le temps.
La Kipplauf Ruger N°1 a été lancée par la fabrique américaine en 1967. Elle se décrit comme une carabine à un coup, fonctionnant avec une action à bloc tombant sans marteau. Son mécanisme se démarque aussi par un levier de sous-garde, qui abaisse le bloc de culasse typé artillerie durant la phase de rechargement. Ces systèmes sont parfaitement adaptés aux cartouches puissantes.
La Ruger N°1 est appréciée par les chasseurs en raison de sa robustesse. Cette solidité se ressent au niveau du récepteur sculpté, qui s'avère être un support fiable pour la crosse, le canon et le bloc de culasse coulissant. La Ruger N°1 est dotée d'un canon forgé à froid. Ce procédé de fabrication permet de tracer des rayures de façon extrêmement minutieuse. En découle une précision exceptionnelle pour le fusil, ainsi qu'une fiabilité à tout instant. Pour accentuer cette précision, il est possible de monter une lunette de visée.
La première apparition de la Kipplauf Ruger N°3 remonte à 1973. Quelques années après le lancement de la Kipplauf Ruger N°1, l'armurier américain a sorti sa cadette dénommée Ruger N°3. Elle est annoncée par Ruger comme "superbement précise". Elle est basée sur la N°1 en général, notamment au niveau des récepteurs.
Cependant, plusieurs modifications ont été apportées afin d'en réduire les coûts. C'est le cas au niveau du levier de doigt à double courbure par exemple, plus simplifié par rapport à celui du précédent modèle. De multiples évolutions esthétiques apparaissent sur la carabine Kipplauf Ruger N°3, par rapport à la Ruger N°1. Le canon a été raccourci. La longueur est réduite de 71 cm à 56 cm. La N°3 emprunte également la plaque de couche fabriquée en plastique de la Ruger 10/22.
La réduction du canon et l'utilisation d'un matériau plus léger impactent logiquement sur son poids, qui passe de 3,2 kg à 2,7 kg.
Il se pourrait également que pas mal de ces .22 aient été réglementaires avant que les carabines de match de haut niveau envahissent la compétition internationale.
Lorsqu'il s'agit de choisir une carabine .22LR pour la compétition, plusieurs facteurs sont à considérer. La précision est primordiale, tout comme la possibilité d'ajouter une lunette pour améliorer la visée. L'équilibre de l'arme est également crucial, surtout pour le tir debout.
Certaines carabines .22LR ISSF sont bien équilibrées, avec un centre de gravité déplacé vers l'avant. Il est important d'adapter sa technique pour être confortablement positionné lors d'une série en position debout.
Plusieurs modèles de carabines .22LR de match sont disponibles, tels que les Anschutz 54 Match, les Vostok CM2, et les BSA Martini International. Chacun de ces modèles a ses propres caractéristiques et avantages, et le choix dépendra des préférences individuelles du tireur.
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