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Cet article reprend une partie de l'article "Ca tue encore !" paru dans "Détection" afin de prévenir au mieux les accidents éventuels dus à ce type de découverte. Nous présentons ici la partie qui permet d'identifier ces munitions.

Grenades françaises

Plusieurs types de grenades françaises ont été utilisés au cours de la Première Guerre mondiale et au-delà :

  • Grenade percutante française P2 modèle 1915 : Évoluée de la grenade danoise Aasen, cette grenade à manche stabilisée par une jupe d’étoffe s’armait par la rotation d’une hélice et explosait à l’impact.
  • Grenade française modèle 1882 : En fonte, chargée en poudre noire, avec fusée en bois, peu étanche.
  • Grenades modèle 1914 : Plus fiables car allumées par des fusées à traction vissées, en laiton.
  • Grenade sphérique française modèle 1916 : Son corps de tôle (très) mince renferme du phosphore qui s’enflamme spontanément lorsque la corrosion laisse passer de l’air. Danger !
  • Godet de fonte (1915) : Renfermait 100 g de Cheddite initiée par une mèche-détonateur.
  • Grenades toxiques suffocantes françaises modèle 1914 et 1916 : Comportaient une petite charge d’éclatement.
  • Grenade Bertrand : Ampoule de verre chargée en toxique lacrymogène calée dans six écailles de fonte, se brisait mal à l’impact dans la boue, mais bien mieux en cours de transport...
  • Grenades françaises modèle 1915 D et OF : En fonte ou en tôle, furent dotées de fusées à percussion, puis d’un allumeur automatique à cuiller, qui n’initiait la grenade qu’une fois lancée.
  • Grenade CF 1916 : Allumée par un bouchon de bois protégé par une calotte de fer blanc.
  • Grenade française mixte de 1917 : Se lançait à la main ou était tirée au tromblon.
  • Grenades empennées : Tirées à l’air comprimé par l’obusier pneumatique Brandt.
  • Grenade à fusil française VB (1915) : Tirée par un tromblon avec canal central pour passage de la balle.
  • Grenade Besozzi : Achetée aux Italiens, fut aussi construite en France.

Grenades allemandes

Les Allemands ont également développé et utilisé divers types de grenades :

  • Grenade percutante à manche allemande modèle 1915.
  • Grenades sphériques en fonte : Chargées en poudre noire et qui, fusantes, ne correspondaient plus aux besoins du combat.
  • Grenades à manche improvisées : Fabriquées en clouant un morceau de bois sur des corps de projectiles courts de 9cm Mauser.
  • Pétards-raquettes allemands : Boîte rectangulaire garnie d’explosif, ou à double paroi avec de la grenaille interposée.
  • Grenades improvisées : Éléments de tuyauterie emboîtés ou vissés, montés sur manche ou lancés avec une ficelle.
  • Grenades à manche allemandes modèle 1915 : Constituées d’une boîte à explosif et d’un manche. L’allumage se faisait en tirant sur une ficelle traversant le manche.
  • Grenade à manche Wilhelm : Adoptée en 1917, avec une boîte standardisée, sans couvercle et moins encombrante.
  • Grenades à main sphériques allemandes de 1913 : Avec ou sans le support pour ceinturon.
  • Grenade à main à quadrillage simplifié : Modèle 1915 nouveau modèle.
  • Grenades allemandes percutantes discoïdes : Corps formés de deux demi-coquilles, soit de fonte pré-fragmentée, soit de tôle mince en acier.
  • Grenade « oeuf » : À corps de fonte lisse puis avec une ceinture assurant une meilleure préhension. Chargée en poudre noire renforcée, elle était allumée par un système à traction friction ou à traction-percussion.
  • Grenade à fusil : Tirée par un tromblon et traversée par la balle à l’instar de la grenade française Viven-Bessières de 1915.

Autres grenades

D'autres pays ont également produit leurs propres modèles de grenades :

  • Grenade à main américaine Mk I (1918) : Préfigura la Mk 2 de la seconde guerre mondiale.
  • Grenades britanniques Mills : Lancées à la main ou au fusil (plateau pour tromblon ou tige).
  • Grenade lacrymogène britannique N° 29 : Lancée à la main ou avec une catapulte à ressorts.
  • Grenade à main britannique N°2.
  • Grenade britannique Battye (1917).

Munitions plus récentes

Voici quelques exemples de munitions plus récentes :

Lire aussi: Tout savoir sur les Grenades Airsoft

  • Grenades à main françaises défensive et offensive, modèle 1930 et 1937.
  • Grenade à main polonaise défensive modèle 1931.
  • Grenade à main soviétique défensive modèle F-1.
  • Grenades à fusil françaises modèle 1915 « V. B. » avec leur coiffe de protection en laiton.
  • Grenades défensives britanniques N°36 M, dont l’une avec le plateau pour tir au fusil.
  • Grenades britanniques type « Gammon », avec une jupe d’étoffe que l’on garnissait d’explosif.
  • Grenade « Gammon Bakélite ».
  • Grenade « Gammon » au phosphore.
  • Grenade antichar britannique. Le corps en verre recouvert de tissu collé était rempli d’explosif à la nitroglycérine.
  • Grenade antichar britannique « Hawkins », que le fantassin était censé jeter devant les chenilles du char...
  • Grenades défensives américaines type Mk II, l’une remplie de TNT, l’autre de poudre déflagrante pour donner de plus gros éclats.
  • Grenade américaine au phosphore WP M 15.
  • Grenade américaine offensive Mk 3, à corps en carton (mais contenant beaucoup d’explosif).
  • Grenade américaine anti-personnelle à fusil.
  • Grenade Mk2 sur un adapteur permettant de la lancer au fusil.
  • Grenade américaine antichar à fusil AT M9.
  • Grenade américaine fumigène à fusil.
  • Signal américain à fusil.
  • Grenade belge type DBT.

Grenades à manche allemandes (Seconde Guerre Mondiale)

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands ont continué à utiliser des grenades à manche, souvent en modifiant légèrement les modèles existants :

  • On pouvait entourer le corps d’une chemise en acier, pour donner plus d’éclats.
  • Grenades offensives « oeuf » modèle 1939.
  • Grenade à manche allemande fumigène (avec de sérieux effets incendiaires).
  • Grenade à main fumigène au H.C.

Autres types de grenades

D'autres types de grenades incluent :

  • Grenade italienne. Les Italiens utilisèrent plusieurs types de grenades percutantes, qui explosaient pour un choc même léger. Ces grenades étaient en principe peintes en rouge. Les troupes allemandes en firent également usage.
  • Grenade défensive hollandaise, également utilisée par la Wehrmacht. Le corps était en fonte. Il exista aussi une version offensive, à corps en tôle, avec beaucoup plus d’explosif.
  • Grenade œuf allemande destinée à l’exercice. La charge de marquage risque toutefois de causer de sérieuses brûlures à un manipulateur imprudent.
  • Diverses grenades à fusil allemandes au calibre de 30 mm. Certaines pouvaient également se lancer à la main, en dévissant le bouchon de culot dont l’allumeur pouvait également être piégé.
  • Grenades à fusil allemandes antichars à charge creuse, très sensibles lorsqu’elles sont tirées.
  • Grenade signal de 30 mm allemande, pour fusil.
  • Pistolet allemand de combat, au calibre de 27 mm à âme rayée ou à âme lisse. Il tirait des artifices de signalisation et aussi de petites grenades très sensibles.

GLI-F4

La grenade de type GLI-F4 (grenade à fusil et à main lacrymogène instantanée) est une munition "à triple effet lacrymogène, sonore et de souffle" qui a pour but de tenir à distance les adversaires.

Cette grenade permet de déstabiliser les manifestants dans des situations particulièrement difficiles (violences, émeutes). À l'explosion, la GLI-F4 émet un "effet sonore et de choc très intense en libérant du CS pulvérulent", soit du gaz lacrymogène.

Un rapport de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) et de l'IGGN (inspection générale de la gendarmerie nationale) décrivait en novembre 2014 les risques encourus avec l'utilisation de ces grenades explosives, capables "de mutiler ou de blesser mortellement un individu" ou de "provoquer des lésions irréversibles de l'ouïe" pour celles à effet sonore.

Lire aussi: Fusil Lance-Grenade : Fonctionnement

Fabrication de grenades pendant la Première Guerre mondiale

Au début de la guerre de tranchée, la fabrication se faisait jusque sur le front : on employait même les bouteilles, les boîtes de conserve, etc. Des ateliers situés près du front produisent des grenades artisanales à l'aide de matériel de récupération. Des soldats, assis autour de tables, avec des bouteilles de vin et de champagne, procèdent au montage des pièces, au remplissage de la poudre, à la fixation du détonateur. Ils fabriquent également des grenades "raquettes" et exposent leurs réalisations.

Plus tard, la fabrication s’est faite de manière intensive dans les usines : des ouvriers s’affairent dans un vaste atelier tandis que les ouvrières se consacrent à des tâches moins dangereuses, finition ou conditionnement. Le film détaille les étapes de fabrication. Des hommes s’occupent de couler de l’acier dans les moules. Des femmes fabriquent des noyaux d’obus qui sont ensuite contrôlés par un homme puis placés délicatement dans les moules. De la fonte est versée dans les poches à main et coulée dans les moules. Un ouvrier démoule des châssis encore fumant. Un autre retire les obus du sable, qui sont ensuite mis en tas. Assises devant ces tas, des femmes arrachent les armatures des noyaux. Les obus sont transportés par charriot pour procéder alors à l’ébarbage effectué à l’aide de meules. Des femmes exécutent ensuite le soufflage à l’air comprimé et contrôlent un par un l’intérieur de chaque obus à l’aide d’une petite lumière. Enfin des enfants ramassent les obus et les mettent dans des sacs en toile.

Lire aussi: Grenades de paintball/airsoft : fonctionnement et conseils d'utilisation

tags: #grenade #munition #types

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