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La chasse au gros gibier représente une tradition ancestrale profondément ancrée dans la culture cynégétique française. Cette pratique, à la fois passion et outil de gestion des populations animales, requiert des connaissances approfondies, un équipement adapté et un respect scrupuleux de la réglementation. Entre préservation des écosystèmes et maintien des traditions, la chasse au gros gibier soulève de nombreux enjeux environnementaux, éthiques et sociétaux.

Cadre Réglementaire de la Chasse au Gros Gibier

En France, la chasse au gros gibier est encadrée par un arsenal législatif et réglementaire strict, visant à garantir la sécurité des chasseurs et la préservation des espèces. Le Code de l’environnement définit les périodes de chasse, les espèces chassables et les modalités de prélèvement. Pour pratiquer la chasse au gros gibier, vous devez être titulaire d’un permis de chasser validé pour l’année en cours et avoir souscrit une assurance responsabilité civile spécifique. La participation à des battues nécessite généralement le port d’effets fluorescents orange pour des raisons de sécurité.

Il est crucial de noter que la réglementation évolue régulièrement. Par exemple, depuis 2019, la chasse à la glu des oiseaux a été interdite, illustrant la tendance à une réglementation plus stricte des pratiques cynégétiques.

Les Espèces de Gros Gibier en France

La catégorie « gros gibier » regroupe plusieurs espèces de mammifères sauvages, chacune ayant ses particularités en termes de comportement, d’habitat et de gestion cynégétique.

Cervidés

Les cervidés constituent une part importante du gros gibier en France. Le cerf élaphe (Cervus elaphus), le plus grand des cervidés européens, est connu pour son brame impressionnant pendant la période de rut. Le chevreuil (Capreolus capreolus), plus petit et plus répandu, s’adapte facilement à divers habitats, des forêts aux zones périurbaines. Ces espèces ont des cycles biologiques distincts qui influencent les périodes et les méthodes de chasse. Par exemple, la chasse au cerf se pratique souvent à l’approche ou à l’affût pendant le brame, tandis que le chevreuil peut être chassé en battue ou à l’arc.

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Sanglier

Le sanglier (Sus scrofa) est sans doute l’espèce de gros gibier la plus chassée en France. Cet animal intelligent et adaptable pose souvent des défis aux agriculteurs en raison des dégâts qu’il peut causer aux cultures. La gestion des populations de sangliers est complexe et fait l’objet de débats constants entre chasseurs, agriculteurs et écologistes. L’augmentation des populations dans certaines régions a conduit à l’adoption de mesures spécifiques, comme l’autorisation de tirs de nuit ou l’allongement des périodes de chasse.

Mouflon et Chamois

Dans les régions montagneuses, le mouflon (Ovis gmelini musimon) et le chamois (Rupicapra rupicapra) sont des espèces de gros gibier particulièrement prisées. La chasse à ces espèces se pratique généralement à l’approche ou à l’affût, dans des conditions parfois difficiles. Elle requiert une précision exceptionnelle du fait de l’environnement montagneux.

Identification et Comportement des Espèces

Pour pratiquer la chasse au gros gibier de manière éthique et efficace, vous devez être capable d’identifier avec certitude les espèces chassables et de comprendre leur comportement. L’identification se base sur plusieurs critères tels que la taille, la forme du corps, la couleur du pelage, et pour les cervidés, la forme des bois. Le comportement des animaux varie selon les saisons, l’âge et le sexe. Une connaissance approfondie de l’éthologie des espèces chassées permet également d’anticiper leurs déplacements et leurs réactions, ce qui est crucial pour une chasse sécurisée et respectueuse de l’animal.

Techniques de Chasse au Gros Gibier

La chasse au gros gibier fait appel à diverses techniques, chacune adaptée à l’espèce ciblée, au terrain et aux réglementations locales.

Chasse à l'approche

La chasse à l’approche consiste à se déplacer silencieusement dans l’habitat du gibier pour s’en rapprocher suffisamment et tenter un tir précis. Cette technique exige une excellente connaissance du terrain, une grande discrétion et une patience à toute épreuve.

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Affût

L’affût, quant à lui, implique d’attendre le gibier dans un endroit stratégique, souvent à proximité d’un point d’eau ou d’une zone d’alimentation. Cette méthode peut se pratiquer au sol ou depuis un mirador. La chasse à l’approche et à l’affût demande une grande maîtrise de soi et une excellente condition physique, surtout en terrain accidenté.

Battue

La battue est une méthode de chasse collective très répandue pour le gros gibier, notamment pour le sanglier. Elle implique une organisation minutieuse et un respect strict des règles de sécurité. La sécurité est primordiale lors d’une battue. Vous devez porter des vêtements fluorescents, respecter les angles de tir sécurisés (généralement 30° de part et d’autre de la ligne de tir) et ne jamais quitter votre poste avant le signal de fin de battue.

Chasse à l'arc

La chasse à l’arc du gros gibier connaît un regain d’intérêt en France. Cette pratique exigeante nécessite une formation spécifique et l’obtention d’un certificat de capacité. Pour chasser le gros gibier à l’arc, vous devez maîtriser parfaitement votre équipement et être capable de vous approcher très près de l’animal, généralement à moins de 30 mètres. Cette technique demande une excellente connaissance du comportement du gibier et une grande discrétion.

Rôle des Chiens

Les chiens jouent un rôle crucial dans de nombreuses formes de chasse au gros gibier, particulièrement en battue. Différentes races sont utilisées selon le type de chasse et le gibier ciblé. Le dressage des chiens de chasse est un aspect fondamental de leur utilisation. Un chien bien dressé doit obéir aux ordres, maintenir la quête ou la poursuite, et ne pas s’attaquer au gibier. Le dressage commence dès le plus jeune âge et se poursuit tout au long de la vie du chien. Vous devez être conscient que l’utilisation de chiens en chasse implique une responsabilité supplémentaire.

Armes et Munitions

Le choix de l’arme et des munitions est crucial pour la chasse au gros gibier. Il doit tenir compte de l’espèce chassée, du terrain, de la distance de tir probable et des réglementations en vigueur.

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Carabines

Les carabines sont les armes les plus couramment utilisées pour la chasse au gros gibier. Le choix du calibre dépend de l’espèce chassée et des conditions de chasse. Pour le chevreuil, des calibres comme le .243 Winchester ou le 6,5x55 sont souvent recommandés. La législation française impose des restrictions sur les calibres utilisables pour la chasse. Par exemple, le calibre minimal autorisé pour la chasse au grand gibier est généralement de 6,5 mm. Il est important de noter que la précision de l’arme et la maîtrise du tireur sont tout aussi importantes que la puissance du calibre.

Fusils à Canon Lisse

Bien que moins courants pour la chasse au gros gibier, les fusils à canon lisse peuvent être utilisés, notamment pour la chasse au sanglier en battue à courte distance. Le choix de la munition dépend de la distance de tir prévue et du type de gibier chassé. Pour la chasse en battue, où les tirs sont généralement à courte distance, les balles Brenneke sont souvent privilégiées pour leur puissance d’arrêt.

Optiques de Visée

Les optiques de visée jouent un rôle crucial dans la précision du tir, particulièrement pour la chasse au gros gibier où un tir précis est essentiel pour une mise à mort rapide et éthique. Les lunettes de visée offrent un grossissement variable, généralement de 1-4x à 3-9x pour la chasse au gros gibier. Elles permettent une identification précise de la cible et un tir à plus longue distance. Les viseurs point rouge, quant à eux, sont particulièrement adaptés pour la chasse en battue où les tirs sont rapides et à courte distance. Ils permettent une acquisition rapide de la cible avec les deux yeux ouverts, améliorant ainsi la conscience de l’environnement. Le choix entre lunette de visée et point rouge dépend de votre style de chasse.

Gestion des Populations et Préservation des Écosystèmes

La chasse au gros gibier ne se limite pas à l’acte de chasser ; elle joue un rôle crucial dans la gestion des populations animales et la préservation des écosystèmes. Les plans de chasse sont des outils essentiels pour maintenir l’équilibre des populations de gros gibier. Ils fixent le nombre d’animaux pouvant être prélevés sur un territoire donné, en fonction de l’état des populations et de la capacité d’accueil du milieu. Les quotas sont généralement répartis par sexe et par classe d’âge pour maintenir une structure de population équilibrée. Par exemple, pour les cervidés, on distingue souvent les mâles adultes, les biches et les jeunes.

L’aménagement des territoires de chasse est un aspect crucial de la gestion cynégétique. Il vise à améliorer la capacité d’accueil du milieu pour le gros gibier tout en minimisant les conflits avec les autres utilisations du territoire. Ces aménagements ne profitent pas seulement au gibier chassé, mais également à l’ensemble de la biodiversité. En diversifiant les habitats, vous contribuez à créer un écosystème plus riche et résilient.

Le suivi sanitaire des populations de gros gibier est une responsabilité importante des chasseurs et des gestionnaires de territoires. Les animaux sauvages peuvent être vecteurs de maladies transmissibles à l’homme (zoonoses) ou aux animaux domestiques. En cas de suspicion d’épizootie, des mesures spécifiques peuvent être mises en place, comme la régulation ciblée des populations ou la restriction temporaire de la chasse dans certaines zones.

Éthique de la Chasse

L’éthique est au cœur de la pratique de la chasse au gros gibier. Elle guide le comportement du chasseur sur le terrain et assure que la chasse reste une activité respectueuse de l’animal et de l’environnement. Le respect de l’animal chassé commence par la maîtrise parfaite de son arme et de ses techniques de tir. Un chasseur éthique s’efforce toujours de réaliser un tir rapide et précis qui minimise la souffrance de l’animal. En cas de blessure de l’animal, vous avez l’obligation morale et légale de tout mettre en œuvre pour le retrouver. Le respect de l’animal se poursuit après le tir à travers le traitement approprié de la venaison. Un bon traitement garantit non seulement la qualité de la viande mais témoigne aussi du respect pour l’animal prélevé. En tant que chasseur, vous êtes responsable de la sécurité sanitaire de la viande que vous consommez ou partagez.

Cohabitation avec les Autres Usagers de la Nature

La chasse au gros gibier se pratique souvent dans des espaces naturels fréquentés par d’autres usagers : randonneurs, cyclistes, cueilleurs de champignons, etc. Une cohabitation harmonieuse est essentielle pour maintenir l’acceptabilité sociale de la chasse. La chasse au gros gibier peut susciter des inquiétudes chez certains usagers de la nature.

Recherche d'un Animal Blessé

Pour le chasseur, c’est une obligation éthique que de rechercher un gibier touché. Pour six animaux tirés, deux sont blessés. Il est donc impératif de tout faire pour les retrouver. Statistiquement, lorsqu’un animal est blessé, un chasseur seul a 3% de chances de retrouver le gibier ; une équipe chien-conducteur aura, même le lendemain avec des conditions climatiques très mauvaises, un minimum de 30% de réussite. Ceci reste possible que si les chasseurs sont bien éduqués.

Comportement du Chasseur Après le Coup de Feu

Il est très important d’observer la réaction du gibier lors du coup de feu ou de la flèche, de repérer tout comportement anormal dans l’attitude de la bête : affaiblissement, plainte, ruade, dos voussé, saut en extension etc…, afin de déterminer le lieu de l’impact et éventuellement la gravité de la blessure. Toutefois, ce n’est pas parce que l’animal ne réagit pas qu’il n’a pas été blessé, en effet certains ne réagissent pas toujours au coup de feu (surtout le sanglier). Il est également nécessaire de bien rechercher et noter les indices de l’impact à l’emplacement du gibier tiré. Ils nous renseignent sur la nature et la gravité de la blessure : une pincée de poils est souvent liée à une balle de ventre, des traces de purée verdâtre peuvent être rattachées à une perforation de la panse dont le contenu a subi l’effet de choc du projectile, des esquilles osseuses à une fracture de membre. La couleur du sang recueilli oriente également le diagnostic. Du sang brun rouge et grumeleux rappelle plutôt une balle de foie, s’il est clair et mousseux une balle de poumon. Il est parfois possible de relever des fragments d’organe, des traces laissées par la balle ou tout simplement des empreintes marquées anormalement. Attention ce ne sont pas les blessures les plus graves qui saignent le plus, au contraire généralement l’animal ne commence à saigner que quelques secondes plus tard.

Recherche des Indices de Fuite

Comme nous l’avons vu précédemment, certaines blessures ne saignent qu’au bout de quelques mètres. Il est important de repérer ces premières gouttes de sang afin de mettre le limier sur la piste. On va suivre la piste sur une centaine de mètres pour marquer ces traces soit avec du papier soit avec des brisés. Pendant ce repérage, on fera attention de marcher à côté de la voie pour ne pas masquer les odeurs. On balisera ainsi l’emplacement du gibier lors du tir et la direction de sa fuite. De plus, on prendra soins de recouvrir ces premiers indices avec des feuilles ou de la mousse pour les conserver légèrement humides et ainsi avoir des émanations de bonne qualité. Il est impératif après le tir d’arrêter les chiens courants. En effet, un animal blessé non poursuivi se couche rapidement alors qu’une recherche trop rapide compromettrait la réussite, on risquerait de faire se relever l’animal avant qu’il ne soit engourdi par la blessure.

Une fois tous ces indices recueillis, il faut avertir dans les plus brefs délais la fédération des conducteurs de chien de sang. Un couple chien/conducteur sera alors mis gratuitement à la disposition des chasseurs. La recherche ne commencera que trois à quatre heures après le coup de feu. En pratique, si le tir a eu lieu avant 10heures, la recherche commencera vers 14 ou 15heures, dans le cas contraire elle aura lieu le lendemain matin. La piste sera donc froide de 24 à 36 heures, d’où l’importance des entraînements et des épreuves en artificiel à 24 et 40 heures. Si la pluie tombe dans les deux heures qui suivent le coup de feu, il est urgent d’effectuer rapidement la recherche car la piste risque d’être lavée. Si elle tombe après deux heures, l’urgence est moindre, les sentiments auront eu le temps de se fixer.

Comportement de l'Équipe de Recherche

Cette équipe de recherche se compose du couple conducteur- chien et d’un accompagnateur qui balise progressivement le trajet effectué et qui est muni d’une arme afin d’intervenir au cas échéant. Ce deuxième homme est généralement le chasseur à l’origine de la recherche. Commence alors le rituel habituel qui conditionne le chien à la recherche : celui-ci est déposé à distance sur une veste ou un sac, le conducteur va repérer lui-même les indices du tir, de l’impact (sang, poils, os) recouvert par la mousse. Il essaie d’établir avec certitude la direction de la fuite grâce aux indications du chasseur. Puis revient vers le chien et lui passe la botte avec le trait. Le limier s’enivre alors des émanations laissées par le gibier à l’emplacement du tir. Le conducteur l’incite à entreprendre la piste. Il ne doit avoir de cesse d’encourager son chien et de le motiver tout comme pour un exercice sur piste artificielle.

Lors d’une recherche au naturel, le conducteur doit connaître parfaitement son limier, il doit être capable de déterminer quand le chien a des difficultés, quand il change ou quand il approche du but. Il doit interpréter tous les éléments que son compagnon mais aussi que ces yeux permettent de relever. Ainsi il suivra le travail du limier en repérant les preuves tangibles du passage du blessé, présence de sang sur les branches lors de blessure haute ou de sang dans les empreintes de pieds lorsque le sang ruisselle le long de la cuisse, présence de petits coléoptères nécrophages sur les feuilles. Le rôle de l’aide, dans un premier temps, consiste à marquer les indices trouvés à l’aide de papier. Ainsi lorsque le chien semble perdu ou s’il change, il sera facile de le remettre de sur la voie en le plaçant près du dernier indice. Il faudra le calmer, le reconcentrer, veiller à ce qu’il s’imprègne à nouveau des effluves du gibier. Toutefois le conducteur doit faire confiance à son chien tant qu’il n’a pas la preuve de son erreur. En effet, l’homme voit les indices, mais le chien en sent beaucoup plus. Ainsi il arrive que le conducteur soit obligé de suivre en aveugle le limier pendant 200 à 400 mètres sans trouver une goutte de sang. Il doit donc lui faire confiance.

Le comportement du chien change à l’approche du lieu où l’animal s’est couché : le canidé ralentit et avance plus prudemment, en levant un peu le nez, occasion pour l’aide de se préparer à tirer et donner le coup de grâce à l’animal blessé s’il n’est pas déjà mort. Le conducteur doit protéger le chien en évitant en particulier que la longe ne s’accroche dans un obstacle lors de l’approche finale. Une fois le gibier retrouvé et abattu, le chien doit pouvoir piller la carcasse, sans toutefois entamer les chairs. Pour le chevreuil et le cerf, il ne faut tolérer que les prises au cou. Pour cela le conducteur attrape le corps par la tête entre les deux oreilles et le secoue en sollicitant le chien : « prends, prends ». Si le canin attaque par un autre endroit que le cou, le maître doit le dissuader et le repousser. Au contraire si le chien prend à la gorge, son maître doit le féliciter chaleureusement.

Sécurité et Prévention des Accidents lors de la Chasse

La période de chasse est quelque peu délicate pour les randonneurs. Croiser des personnes, fusil à la main, aux abords des sentiers n’est pas toujours rassurant. La relation entre randonneurs et chasseurs est parfois compliquée, car il faut partager un même « terrain de jeu ».

Le premier point consiste à se renseigner sur les dates d’ouverture et de fermeture de la chasse dans votre région. Généralement, la période d’activité principale s’étend de septembre à fin février. Toutefois, il est important de consulter les arrêtés préfectoraux pour connaître les jours exacts et les exceptions.

Connaître les jours de chasse est un bon début, mais pas vraiment satisfaisant. La saison de la chasse est souvent assez longue (environ 6 mois dans la plupart des départements français) et il y a beaucoup d’exceptions. Pour randonner en période de chasse, on aimerait bien savoir où sont les chasseurs et quelles sont les zones qu’ils fréquentent. Auprès des associations/fédérations/sociétés de chasse. En général, ça vous permettra d’avoir une bonne idée des lieux à éviter.

La première chose à faire est de porter des vêtements clairs, ou de couleur vive, pour que les chasseurs puissent vous distinguer de loin. En cas de mauvais temps ou lorsque la visibilité n’est pas idéale, n’hésitez pas à utiliser votre lampe frontale (en mode clignotant par exemple). Vous pouvez aussi fixer une « lampe de running » à vos vêtements et/ou à votre sac. Évitez également de randonner trop tôt ou trop tard dans la journée. L’aube et le crépuscule sont des moments propices aux déplacements des animaux… et donc à l’activité des chasseurs. Enfin, si vous craignez de ne pas être repéré visuellement par les chasseurs, vous pouvez vous munir d’un sifflet. Ces conseils valent aussi pour votre chien !

Malgré tout, il est recommandé de bien rester sur les sentiers pendant vos randonnées. Sachez aussi qu’il est strictement interdit de tirer en direction d’habitations et de routes. En cas de doute, favorisez donc les routes et les chemins situés à proximité de bâtiments.

Les participants à une action collective de chasse à tir au grand gibier ont l’obligation d’être visibles et de signaler leur présence. Un arrêté du 5 octobre 2020 oblige ces chasseurs à porter un gilet fluorescent, de préférence de couleur orange, visiblement et pour toute la durée de l’action de chasse. Cette règle est valable également pour les participants non armés. De plus, pour ces chasses, les organisateurs doivent positionner des panneaux de signalisation de type « chasse en cours ». Il faut savoir que ces panneaux sont uniquement là pour vous inviter à être vigilants. En aucun cas cela ne vous interdit d’emprunter les chemins sur lesquels ils se trouvent. Cependant, je vous recommande tout de même d’éviter de traverser une zone à risque.

Si vous rencontrez des chiens de chasse sans leurs propriétaires, évitez les mouvements de panique et ne vous mettez pas à courir. Il est aussi probable que vous entendiez des coups de feu, sans pour autant voir les chasseurs. Si c’est le cas, ne cherchez surtout pas à vous faire discret ! Criez ! « Stop ! », « Halte au feu ! ».

La Vénerie

La chasse à courre consiste à faire rechercher un animal sauvage par une meute de chiens. La meute le poursuit durant plusieurs heures jusqu’à ce qu’il soit encerclé et éventuellement tué. Pour cela, les chiens courants doivent être de véritables athlètes, possédant toutes les aptitudes physiques pour pouvoir courir, par tous les temps, dans tout type de terrain, à un rythme soutenu pendant plusieurs dizaines de kilomètres. Ils sont entrainés à suivre les animaux sauvages à la vue ou à l’odeur et on les récompense avec des boyaux pour les habituer au goût du sang.

A l’issue de la traque, les chiens, blessés et épuisés, sont en grande souffrance. En dehors de la saison de chasse, seuls certains équipages ont la possibilité de les « sortir ». Cela permet pourtant de les garder dans une forme relative. La plupart des chiens reste enfermée dans le chenil jusqu’à ce que la chasse reprenne, soit pendant près de 5 mois… Leur qualité de vie y est extrêmement variable : certains chenils sont complètement bétonnés ou disposent d’un simple enclos avec de la terre au sol. Les chiens sont entrainés dans des parcs cynégétiques à traquer et blesser de manière continue des animaux piégés dans un espace clos (par exemple des Sangliers).

Les animaux qui pourraient échapper à la traque ont d’importantes lésions pouvant les faire agoniser longtemps. Les données scientifiques documentent les « myopathies de capture » et les conséquences physiologiques des traques d’épuisement, notamment le rapport Bateson.

Un veneur explique, lors d’une audience au Tribunal d’Alençon : on m’a dit de le servir (achever une bête au couteau), mais je m’y suis mal pris car il avait le cœur sous l’eau, alors je l’ai saisi par les bois pour le noyer.

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