Durant la Préhistoire, la consommation de viande par l’Homme est bien attestée, notamment au cours des périodes glaciaires.
En France, au-delà des grands herbivores classiques (rennes, chevaux, bisons), les derniers Néandertaliens, puis les premiers Hommes modernes ont exploité à des fins diverses, alimentaires, utilitaires et symboliques, des animaux aussi rares qu’inattendus. Ces derniers, tels le boeuf musqué, le mégacéros, l’antilope saïga, l’hydrontin, le lion, le glouton, le lynx, le phoque, la marmotte, sans oublier les oiseaux et les poissons…, reflétaient une biodiversité indemne de tout impact humain.
L’exposition présente des restes fossilisés d’espèces rares qui ont été chassés ainsi qu’une soixantaine d’objets d’art mobilier exceptionnels réalisés en bois de renne, os découpé ou gravé.. et représentant la faune.
Il y a 200 000 ans, sur le site de Qesem (Israël), des hominidés ont ramené des pattes de daims pour en extraire la moelle le moment venu. La grotte de Qesem, en Israël, est un gisement paléolithique d’importance pour connaître le mode de vie des hominidés entre -200 000 et -400 000 ans. Les découvertes d’une riche industrie lithique (grattoirs, lames, percuteurs…), d’un foyer, d’ossements de faune, dont certains brûlés, démontrent que les lieux ont été souvent occupés.
En terme de faune, il apparaît que les paléolithiques avaient un régime alimentaire diversifié puisque que les chercheurs ont mis à jour des restes de chevaux, de sangliers, d’aurochs, de chèvres et même de tortues terrestres. Mais le principal gibier chassé était le daim, puisqu’il représente plus de 70% des restes retrouvés. Ce sont en particulier les extrémités des pattes de daims qui font l’objet de cette étude publiée dans la revue Science Advances du 8 octobre 2019.
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L’équipe du Dr Barkai a étudié près de 82 000 fragments d’animaux provenant de la grotte de Qesem, la plupart appartenant à des daims. « Les Hommes préhistoriques n’ont amené dans la grotte que certaines parties sélectionnées du corps des daims chassées : des membres et des crânes« , explique le professeur Rosell. « Le reste des carcasses a été débarrassé de sa chair et de sa graisse sur le lieu de la chasse et y a été laissé. »
Les chercheurs se sont particulièrement intéressés à des marques de frappes et de coupes inhabituelles sur les extrémités de certains os de la jambe (en particulier les métapodes). Cette partie de la patte est très pauvre en viande et en graisse, c’est donc uniquement la moelle qui peut intéresser le chasseur.
« La moelle osseuse constitue une source importante de nutrition et l’on sait depuis longtemps qu’elle figure dans le régime alimentaire préhistorique« , explique le professeur Barkai. Ce qu’on pensait jusqu’à présent, c’est qu’une fois le gibier dépecé, les chasseurs et chasseuses consommaient presque immédiatement l’animal pour éviter que la viande ne deviennent impropre à la consommation.
Pour les chercheurs, cela veut dire que la moelle a été extraite plusieurs semaines après la mort du daim. Pour confirmer cette hypothèse les chercheurs ont évalué la conservation de la moelle quand elle reste à secher dans son étui osseux, protégé par la peau. Les expériences montrent que la moelle peut se conserver jusqu’à 9 semaines sans dégradation majeure, si l’os n’est pas brisé et reste à l’abri de l’air sous la fine couche de peau.
« Nous avons découvert que la préservation de l’os avec la peau, pendant une période pouvant durer plusieurs semaines, permettait aux individus de ne casser l’os que quand cela était utile afin de consommer la moelle osseuse encore nutritive« , indique le Dr Blasco.
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Le professeur Gopher explique « nous montrons, dans cette étude, pour la première fois qu’il y a 420 000 à 200 000 ans, les hommes préhistoriques de la grotte de Qesem étaient suffisamment sophistiqués, suffisamment intelligents et suffisamment talentueux pour savoir qu’il était possible de préserver des os particuliers d’animaux dans des conditions spécifiques ».
Le Maroc est connu depuis longtemps pour être le paradis des géologues. Il est aussi devenu un terrain de fouilles privilégié pour les paléontologues depuis les années soixante, en particulier le Jebel Irhoud, longtemps exploité en tant que mine. La découverte sur ce site d’un premier crâne en 1961 a entraîné le lancement de campagnes de fouilles mais l’interprétation des six fossiles trouvés au cours de cette période a été longtemps retardée par l’impossibilité de les dater précisément comme le raconte le professeur Ben-Ncer.
« C’est la raison pour laquelle, explique-t-il, Jean-Jacques Hublin et moi-même avons engagé ce programme de coopération entre L'Institut National des Sciences de l'Archéologie et du Patrimoine (I.N.S.A.P.) et L'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionniste. Les travaux ont débuté en 2004 à raison d’un mois de fouilles par an et ont révélé encore davantage de fossiles humains, d’outils et beaucoup de restes d’animaux, ce qui a prouvé la richesse de ce site."
« Cet Homo sapiens primitif, précise-t-il, a choisi de s’installer à Jebel Irhoud en raison sans doute de l’abondance du gibier. Nous avons trouvé les ossements d’une trentaine d’espèces animales dont, en premier lieu, la gazelle, qui semble être son aliment de prédilection. » L’ensemble de ces restes a fait l’objet de deux datations dont une par thermoluminescence.
Cette découverte a en effet aussi permis de démontrer, souligne le professeur Ben Ncer que « la région du Maghreb entretenait des relations étroites avec le reste de l’Afrique à l’époque de l’émergence des Homo Sapiens primitifs. »
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« Lorsque l’on pense à des connexions avec l’Afrique de l’Est, c’est l’image du Sahara qui s’impose. Mais à l’époque cette barrière du Sahara est une zone verte avec des prairies, des savanes, des lacs grands comme l’Allemagne, des fleuves, des zèbres chassés par les hommes et des éléphants ! »
« Ce qui se dessine, déclare Jean-Jacques Jublin, c’est l’image d’un continent traversé par des échanges à très grandes distances. Il est assez extraordinaire de penser que ce n’est pas par hasard que les hommes qui vivaient au Maroc et en Afrique du Sud utilisaient exactement le même genre de coquillages pour faire ces parures. Ils ont peut-être été échangés. »
Exhumé sur le mont Carmel, en Israël, ce fragment de mâchoire vieux de plus de 200 000 ans oblige les paléontologues à revoir leur copie. La découverte, dans la grotte de Misliya, de ce maxillaire encore doté de sept dents a été effectuée par une équipe dirigée par Israel Hershkovitz de l'université de Tel-Aviv. S'il a été identifié comme appartenant à un Homo sapiens, c'est que plusieurs détails anatomiques ne laissent planer aucun doute.
Par ailleurs, les fouilles dans la grotte de Misliya confirment que ces hommes chassaient de nombreuses espèces de gibier, qu'ils savaient allumer du feu et utiliser des outils en pierre similaires à ceux taillés par les premiers hommes modernes d'Afrique.
La grotte de l'Arago dans les Pyrénées Orientales présente d'importants ensembles préhistoriques de l’époque des deux dernières glaciations quaternaires (entre 100 000 et 200 000 ans avant notre ère). Au cours de l'été 1969, la plus ancienne mandibule humaine connue en Europe y a été découverte et en 1971 c’est un crâne complet d'anténéanderthalien qui y a été mis à jour.
Un sol préhistorique de 30 m2, jonché d'os de cerfs et datant de cinq cent mille ans, a été mis au jour à Tautavel dans les Pyrénées Orientales, en 1984.
Lors de fouilles sur un site archéologique près de la ville de Ramla, dans le centre du pays, l'équipe du Dr. Yossi Zaidner dit avoir découvert des restes humains préhistoriques qu'elle n'a pu attribuer a aucune espèce Homo connue. En référence au nom du site où elle a été trouvée, cette nouvelle espèce a été baptisée « Homo Nesher Ramla ».
Pour arriver à ce genre de déduction, les paléoanthropologues sont habitués à travailler avec des éléments très limités : ici des fossiles d'un fragment de crâne et une mandibule (la mâchoire inférieure). Ces ossements humains dateraient de 140.000 à 120.000 ans avant notre ère, selon les scientifiques.
Cette nouvelle espèce semble cependant différer de l'Homme moderne par l'absence de menton (nous sommes la seule espèce à avoir un menton osseux !), la structure du crâne et la présence de très grandes dents. Pour résumer, il pourrait donc s'agir de l'ancêtre des Néandertaliens d'Europe et d'une population archaïque d'Homo en Asie.
Les paléoanthropologues affirment ainsi que « l'homo Nesher Ramla possédait des technologies avancées de production d'outils en pierre », était « un chasseur efficace de gros et de petit gibier » et « entretenait des feux », notamment pour cuire de la viande.
Sur le vieux continent où il vécut entre -200 000 et -30000 ans, ils sont peu nombreux ! La météo ne lui a pas été favorable car durant ce temps il connut trois périodes glaciaires. Isolés géographiquement par les glaces, il a dû s’adapter à son environnement. Quand une population se trouve ainsi isolée, elle peut aboutir par mutations successives à l’apparition d’une nouvelle espèce.
Il maintient la base de la langue et il est indispensable à l’élocution. Il devait donc avoir un langage articulé. Des fossiles d’hommes handicapés montrent qu’ils n’auraient pas survécu à un âge avancé sans l’aide d’autres personnes.
Il est le premier qui enterre ses morts, accompagnés parfois d’offrandes (os, outils, parures, fleurs…). Il a une gamme diversifiée d’outils sur éclats (biface, pointe…). Il travaille le bois, la pierre, la peau. Et c’est lui l’inventeur de la technique de taille du silex dite Levallois.
L’homme de Neandertal s’est éteint il y a 30 000 ans environ. On sait que Cro-Magnon et lui se sont côtoyés pendant 5 000 à 10 000 ans. Par contre, nous savons qu’il y a eu un métissage entre les deux groupes humains, puisque Européens et Asiatiques possèdent 1 à 4% d’ADN néandertalien.
Si Cro-Magnon s’installe en Europe à partir de -40 000 ans, ses ancêtres Homo Erectus seraient venus d’Afrique pour partir à la conquête du monde. Lui aussi peut parler mais on ne connaîtra jamais son langage !
Cro-Magnon vit en clan, une trentaine de personnes qui se répartissent les tâches. Il y a l’atelier de taille, de boucherie, le coin-repas… une sacrée organisation sociale. Leurs pointes sont de plus en plus fines et les outils de plus en plus perfectionnés.
Les milieux d’altitude et de relief, proches des grands massifs montagneux, sont exploités dès le Paléolithique moyen en France, car riches de nombreuses ressources (minérales, végétales et fauniques). Afin de mieux connaître l’organisation socio-économique et territoriale (degré d’exploitation, mobilités et fonction des sites) des groupes humains, nous proposons d’étudier les structures démographiques des ongulés chassés en relation avec les saisonnalités d’acquisition et d’occupation des sites.
Ces données sont essentielles pour préciser les stratégies de subsistance mises en œuvre et les facteurs qui les conditionnent : taille et composition des groupes, environnements géoclimatique et biotique. Le paramètre de saisonnalité est déterminant, car il affecte l’effectif des populations d’ongulés, leurs mouvements et leurs conditions physiques.
Dans cette contribution, nous proposons d’explorer les relations Hommes-milieux au Paléolithique moyen dans les régions semi-montagnarde, à travers l’étude de quatre archéofaunes, à savoir deux sites localisés dans les Grands Causses du Massif central (le Rescoundudou et l’abri des Canalettes en Aveyron) et deux autres en zone périalpine (l’abri Pié Lombard et la grotte du Lazaret dans les Alpes-Maritimes).
À l’inverse, le Massif central était en partie englacé en période froide et les Causses n’ont été favorables au peuplement que lors des améliorations climatiques.
Le gisement comporte trois ensembles archéologiques (2, 3 et 4) datés du stade isotopique 5a (datations TL : 85 - 71 ka BP). D’après les études de la faune des ensembles 2 et 3, les principales espèces exploitées sont le cheval (Equus caballus germanicus), le cerf (Cervus elaphus), l’aurochs (Bos primigenius), mais aussi le lapin (Oryctolagus cuniculus).
L’association faunique, de type tempéré, est principalement constituée de restes de cheval (Equus caballus sp.), d’aurochs (cf. Bos primigenius) et de deux espèces de cervidés, daim (Dama sp.) et cerf (Cervus elaphus), et les carnivores y sont rares (Ursus sp., Canis lupus).
L’ensemble faunique est dominé par le bouquetin (Capra ibex) et le cerf élaphe (Cervus elaphus), accompagnés de nombreux restes de lapins (Oryctolagus cuniculus) exploités pour leur viande et leur fourrure. Les carnivores sont bien représentés mais les ongulés restent majoritaires.
Les taxons principaux de cette unité sont le cerf et le bouquetin. Les autres ongulés identifiés dans cet ensemble, aurochs (Bos primigenius), chamois (Rupicapra rupicapra), cheval (Equus taubachensis), daim (Dama cf. clactoniana), renne (Rangifer tarandus), éléphant antique (Palaeoloxodon antiquus), sont rares. Les carnivores sont peu présents mais diversifiés. Cette unité a livré une industrie acheuléano-moustérienne associée à des restes osseux et dentaires attribués à des pré-néandertaliens.
Dans cette étude, nous avons ciblé le matériel dentaire des principaux ongulés chassés (cerf, daim, bouquetin, bovinés), car ces éléments sont généralement abondants et bien conservés dans ces archéofaunes, et sont aussi porteurs de nombreuses informations taxinomiques, évolutives et paléobiologiques. Dans un premier temps, l’analyse de l’éruption et de l’usure dentaire nous a permis d’estimer des âges individuels et de les attribuer à des classes d’âge. Partant du principe de l’actualisme, nous avons pris en compte les mois de mai et juin comme la période habituelle de mise bas des taxons étudiés dans les régions tempérées pour déterminer la saison d’abattage des jeunes individus dont l’âge a pu être estimé à quelques mois près.
La deuxième méthode employée est la cémentochronologie, qui est fondée sur l’étude des marques de croissance du cément dentaire des mammifères. Elle permet de déterminer l’âge biologique des individus adultes, mais aussi la saison durant laquelle ils sont morts.
Le cément se met en place dès la formation de la racine dentaire et se dépose selon un cycle annuel régulier jusqu’à la mort de l’individu. L’alternance des bandes de cément apparaît sous forme de doublets, avec un dépôt à croissance rapide se constituant pendant les périodes où les conditions sont optimales (saison dite « chaude »), du printemps à l’automne, et un dépôt dont la croissance est ralentie (annulus), durant la saison froide.
L’étude du matériel dentaire a porté principalement sur les restes de cervidés, de caprinés et de grands bovinés, taxons se prêtant particulièrement bien à l’analyse cémentochronologique. L’échantillonnage prend en compte la représentativité de chaque espèce au sein de chaque assemblage fossile en sélectionnant a minima un individu par classe d’âge identifiée.
Enfin, à partir des classes d’âge, nous avons construit des profils de mortalité et nous les avons comparés à des modèles référents théoriques (catastrophique, attritionnel, à dominance adulte). Leur interprétation permet d’identifier la nature des agents impliqués dans la formation des assemblages fauniques et de caractériser les stratégies d’acquisition.
En termes du nombre de restes dentaires (NRDt), le cerf est l’espèce dominante au Lazaret et aux Canalettes. Les bovidés sont majoritaires au Rescoundudou et à Pié Lombard, respectivement l’aurochs et le bouquetin. Au total, 37 lames ont été confectionnées à partir de 17 dents individuelles. Pour les sites de Pié Lombard et du Rescoundudou, dont les études sont encore préliminaires, respectivement 12 et 10 dents ont été sectionnées pour un total de 32 lames minces dans chacun des sites.
La classe des adultes est prédominante pour le cerf dans la couche 4 des Canalettes (NMIc = 21), suivie par les jeunes individus (NMIc = 7) et quelques vieux adultes (NMIc = 3). Les faons sont morts aux âges de 0 - 5 mois, 12 - 14 mois et 15 - 18 mois, et les jeunes adultes avaient entre 24 et 27 mois à leur décès.
Au Rescoundudou, les proportions des deux espèces de cervidés sont similaires avec 13 individus pour le cerf et 14 pour le daim, avec une majorité d’adultes dans les deux cas. Chez le cerf, un faon est mort à l’âge de 6 - 8 mois, soit fin automne-hiver. Nous avons estimé un âge compris entre 25 et 30 mois pour les jeunes adultes, soit un abattage en été ou automne. Deux jeunes daims ont été chassés également à la saison chaude, avec des âges estimés respectivement de 1 - 4 mois et 21 - 25 mois, soit en été pour le premier et fin hiver-printemps pour le second.
Les bovinés (NMIc = 26) sont représentés par 15 jeunes, 9 adultes et 2 vieux aurochs. Les restes de juvéniles d’aurochs témoignent d’une occupation durant la saison chaude, principalement au printemps-milieu de l’été (veaux âgés de 0 - 2 mois et 2 - 4 mois). Des jeunes de seconde et troisième année ont été abattus aux âges de 12 - 16 mois, 22 - 24 mois et 24 - 27 mois, donc également au cours de la saison chaude.
Au Lazaret, 32 cerfs et 11 bouquetins sont déterminés en termes de NMIc pour l’UA29 du Lazaret. Dans les deux profils de mortalité obtenus, les adultes dans la force de l’âge dominent avec de plus rares vieux individus et des jeunes. Les individus de première et seconde année sont nombreux chez le cerf.
| Site | Espèce Dominante |
|---|---|
| Lazaret | Cerf |
| Canalettes | Cerf |
| Rescoundudou | Bovidés (Aurochs) |
| Pié Lombard | Bovidés (Bouquetin) |
Pendant des décennies, les manuels d'anthropologie racontaient la même histoire: il y a deux millions d'années, Homo habilis aurait chamboulé la hiérarchie de la savane, passant du statut de gibier à celui de super prédateur, armé de ses premiers outils taillés et d'un cerveau plus agile que celui de ses voisins velus. C'est dans les gorges d'Olduvai, en Tanzanie, que l'histoire vient d'être réécrite: sur deux spécimens fossiles de Homo habilis, les chercheurs ont identifié des marques de dents. La nouveauté réside dans une analyse assistée par intelligence artificielle qui a permis d'attribuer, avec plus de 90% de certitude, ces traces dentaires à… un léopard. Il ne s'agissait donc pas de cadavres d'Homo habilis grignotés par des hyènes, mais bien d'humains dévorés par un prédateur.
Jusqu'ici, on croyait que cette espèce avait dépassé le stade du charognard, capable de tenir un fauve en respect afin de se nourrir de ses proies. Mais à lire cette nouvelle étude, Homo habilis n'avait pas forcément les moyens de se défendre face à ces gros félins, et a plus probablement connu le sort de ses ancêtres, les Australopithèques: chassés, dévorés, parfois même dépiautés par des crocs tranchants.