La Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM) de Berlin a commercialisé, à partir de 1900, un pistolet développé par l’ingénieur Georges Luger, transformant le pistolet de Hugo Borchardt. Ce pistolet semi-automatique, le Parabellum 1900, a été adopté par la Suisse et la Bulgarie dès cette année-là.
Cette arme a suscité l'intérêt des commissions d'essais des grands pays. Au cours des années, l’Allemagne (P 04 et P 08), la France, la Hollande, le Portugal et d'autres ont effectué des tests avec ce nouveau pistolet, apprécié pour ses nombreux avantages par rapport aux revolvers.
Les USA n’ont pas échappé à cette tendance, effectuant des tests avec le modèle 1900. À leur demande, la DWM a frappé sur la chambre les armoiries américaines, l’aigle américain, d'où le nom “American Eagle”. Peu satisfaits de la cartouche de 7,65 parabellum, jugée trop peu puissante, les Américains ont demandé à la DWM un modèle à cartouches de puissance supérieure. En 1902, Georges Luger a sorti un Luger avec un canon étoffé de 10 cm, chambré pour la nouvelle cartouche 9 mm Parabellum (9 mm Luger ou 9 x 19), qui a connu un succès considérable.
L’armée américaine a testé ce nouveau modèle 1902, sans toutefois l’adopter. Lors des essais de 1907, la DWM a présenté des Luger en calibre .45 ACP, mais le modèle de chez Colt a remporté le challenge.
Bien que les États-Unis n’aient pas adopté le Luger, les Américains sont devenus friands de ce pistolet, qui a connu un grand succès commercial de 1900 à 1940. Les deux guerres mondiales ont vu arriver des Luger de prises en quantités importantes sur le sol américain.
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Après les essais du début du siècle, la firme américaine Bannerman a racheté à l’état les pistolets modèles 1900 et 1902 survivants des tests pour les revendre sur le marché civil. De plus, des versions similaires portant l’“American Eagle” sont sorties commercialement. Cette pratique de fournir des Luger avec l’aigle américain sur la chambre s’est poursuivie jusqu’en 1935, avec les modèles 1906, 1920 et différentes longueurs de canon, en calibres 7,65 et 9 mm.
Voici quelques exemples d'étuis et d'accessoires pour Luger vendus aux USA :
Voici quelques exemples de firmes ayant produit des étuis et accessoires pour Luger :
Dans les années 20, la firme A. F. Stoeger à New York, détentrice des droits sur le mot Luger, a également produit de beaux étuis en cuir pour des Luger à canon de 10 et 12 cm.
AKAH (Albrecht Kind GmbH) est l'un des fabricants d'armes et d'équipements de chasse les plus anciens et respectés en Allemagne. Avec plus de 160 ans d'expérience, AKAH combine tradition et innovation pour offrir des produits fiables et de haute qualité. Les armes AKAH et leurs accessoires sont fabriqués selon des normes strictes pour garantir des performances exceptionnelles, que ce soit pour la chasse ou le tir sportif.
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Les armes AKAH sont fabriquées avec une attention particulière aux détails et à la qualité. Conçues pour les chasseurs exigeants, elles offrent une précision exceptionnelle et une robustesse adaptée aux conditions difficiles. Leur ergonomie assure un confort optimal, tandis que les matériaux utilisés garantissent une longue durée de vie et une résistance aux intempéries.
En plus des armes, AKAH propose une gamme d'équipements essentiels, tels que des étuis en cuir, des sacoches et des accessoires de transport. Ces équipements sont fabriqués à partir de matériaux résistants et sont conçus pour offrir durabilité et praticité.
| Fabricant | Ville | Produits |
|---|---|---|
| Hermann H. Heiser | Denver | Étuis en cuir, Holsters |
| A. F. Stoeger | New York | Étuis en cuir pour Luger |
| Abercrombie & Fitch Co. | New York | Étuis et accessoires pour Luger |
| Frances H. Audley | New York | Étuis et accessoires pour Luger |
| S.D. Myres | El Paso | Étuis et accessoires pour Luger |
| F. Ronstadt Co. | Tucson | Étuis et accessoires pour Luger |
Quand on évoque l’évolution des armes de poing au XXᵉ siècle, le pistolet semi automatique s’impose comme un tournant majeur. Il a profondément influencé les pratiques militaires, policières et civiles en transformant la cadence de tir, l’ergonomie et la conception des mécanismes.
À la fin du XIXᵉ siècle, l’armurerie européenne bouillonne d’innovations. Le revolver reste la référence, mais ses limites deviennent évidentes : capacité restreinte, cadence irrégulière, rechargement lent… On recherche une arme plus fluide, plus moderne, et surtout capable d’enchaîner les tirs sans manipulation superflue.
Entre 1891 et 1893, plusieurs projets fondateurs émergent. Le Salvator-Dormus M1891, puis le Borchardt C-93, offrent les premiers résultats réellement exploitables, avec une mécanique innovante et une approche nouvelle du cycle de tir. Ces inventeurs posent les premières pierres de ce qui deviendra le standard du pistolet moderne, ouvrant la voie à des décennies d’améliorations continues.
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Dès les premières décennies du XXᵉ siècle, les armuriers s’attachent à perfectionner les systèmes de fonctionnement. Le pistolet semi auto à blowback simple représente la solution la plus intuitive : la culasse recule sous la pression directe des gaz. Efficace sur des calibres modestes, ce principe montre cependant ses limites dès que l’énergie dépasse un certain seuil.
Le véritable tournant vient avec les systèmes à culasse verrouillée popularisés par John Browning, qui marquera les esprits avec le Colt M1911. Le principe - un court recul de canon couplé à un verrouillage mécanique - permet enfin de tirer des calibres plus énergiques, dont le 9×19 mm Parabellum. Le Browning Hi-Power illustre parfaitement cette évolution : plus robuste, mieux équilibré, il fixe les standards qui influenceront la quasi-totalité des fabrications modernes.
Parallèlement aux progrès cinématiques, les ingénieurs améliorent tout ce qui concerne la détente et les sécurités. L’apparition du percuteur lancé (striker-fired), des sécurités de chien et des systèmes passifs modernes renforce la fiabilité globale du pistolet semi automatique.
Au début du XXᵉ siècle, l’apparition du 9×19 Parabellum bouleverse l’équilibre du marché. Conçu en 1902 par Georg Luger, ce calibre s’impose rapidement pour sa trajectoire tendue, son recul maîtrisable et sa grande fiabilité en alimentation. Les armées européennes - puis de nombreux services de police - l’adoptent massivement, faisant du pistolet 9mm semi automatique un standard mondial.
Face aux calibres historiques comme le .45 ACP ou le 7,62×25 mm, le 9×19 offre un compromis rare : puissance suffisante, contrôle amélioré et capacité de chargeur supérieure. Ce rapport efficacité/ergonomie influence directement la conception des armes : culasses plus fines, cadres allégés, systèmes de verrouillage optimisés…
La diffusion mondiale du 9×19 accélère un phénomène clé : la standardisation industrielle des munitions. Les fabricants peuvent produire plus efficacement, réduire les coûts et garantir une compatibilité quasi universelle entre modèles.
Au fil du XXᵉ siècle, plusieurs armées basculent progressivement du revolver vers le pistolet semi automatique. Les États-Unis adoptent le M1911 en 1911, un choix qui restera emblématique pendant plus de 70 ans. Dans les années 1970-1980, de nombreuses polices européennes suivent la même évolution, privilégiant des modèles comme le SIG P226, le Beretta 92 ou encore le Glock 17.
L’évolution des besoins opérationnels influence directement la conception des armes. Les institutions exigent davantage de capacité, une fiabilité éprouvée et une ergonomie permettant une prise en main simple et intuitive. Les chargeurs double colonne, les commandes ambidextres ou encore les organes de visée renforcés répondent à ces attentes.
À partir des années 1980, un changement majeur s’opère : l’arrivée des carcasses en polymère. Plus légères, plus résistantes à la corrosion et moins coûteuses à produire, elles modifient profondément le marché. Glock ouvre la voie, bientôt suivi par SIG Sauer, Smith & Wesson, CZ et bien d’autres. Dans le même temps, les chargeurs haute capacité - parfois 15 à 19 coups en 9×19 mm - deviennent la norme, renforçant encore l’attrait du pistolet semi auto pour les forces militaires et policières.
Dès la seconde moitié du XXᵉ siècle, l’industrialisation et l’abaissement des coûts de production ouvrent le marché civil au pistolet semi automatique. Les tireurs sportifs découvrent des modèles plus ergonomiques, plus réguliers, et surtout adaptés à des disciplines en pleine structuration. Les collectionneurs, de leur côté, s’intéressent aux modèles historiques - prototypes, armes d’ordonnance, séries limitées.
Le pistolet 9mm semi automatique joue un rôle majeur dans la démocratisation du tir sportif. Le coût raisonnable des munitions, leur disponibilité quasi universelle et un recul facilement maîtrisable en font un calibre très apprécié des tireurs débutants comme expérimentés.
L’histoire du pistolet semi automatique se lit à travers quelques modèles devenus incontournables. À la fin du XIXᵉ siècle, les pionniers comme le Borchardt C-93 ou le Mauser C96 marquent une rupture avec les revolvers en introduisant une mécanique réellement innovante. Au XXᵉ siècle, le M1911 de John Browning, le Browning Hi-Power ou encore le Walther P38 imposent de nouveaux standards, combinant robustesse et efficacité. Aujourd’hui, des références contemporaines comme le Glock 17, le SIG P320 ou le CZ Shadow 2 incarnent cette évolution, chacun apportant son lot d’améliorations en ergonomie, modularité ou cadence.
Si ces pistolets ont gagné une place durable dans l’histoire, c’est principalement grâce à leur fiabilité et à leur capacité à répondre aux besoins de leur époque. Le M1911 séduit par sa mécanique ultra-solide, le Hi-Power par sa capacité élevée et son équilibre remarquable, tandis que les plateformes modernes se distinguent par leur modularité et leur entretien simplifié.
Le Holster Slim Jim - Réf. TRK-31300 est un étui en cuir pleine fleur conçu pour accueillir les revolvers Colt 1851 Navy et Colt 1860 Army à canon 8 pouces. Fidèle aux modèles historiques du milieu du XIXᵉ siècle, ce holster au design épuré ne comporte ni rabat ni système de fermeture, offrant ainsi un dégainé rapide et fluide. Il s'agit d'une reproduction fidèle des holsters Slim Jim utilisés à l’époque de la conquête de l’Ouest.
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