Environ 90 espèces issues de la faune sauvage dont une soixantaine d’oiseaux sont chassables en France. C’est plus que dans d’autres pays européens. Cette spécificité française s’explique par la diversité des 4 régions biogéographiques (atlantique, alpine, continentale et méditerranéenne) qui la compose, ce qui est plus que dans aucun autre pays européen, et la qualité de ses biotopes. Cette diversité est à l’origine de 40 modes de chasse qui représentent un patrimoine culturel sans équivalent dans le monde !
En France, seules les espèces citées dans l’arrêté du 26 juin 1987, régulièrement amendé, peuvent être chassées.
La liste des espèces de gibier que l'on peut chasser sur le territoire du département de La Réunion est fixée comme suit :
| NOM SCIENTIFIQUE | NOM VERNACULAIRE | NOM LOCAL |
|---|---|---|
| Cervus timorensis | Cerf de Java | Cerf |
| Lepus nigricollis | Lièvre à collier noir | Lièvre |
| Tenrec ecaudatus | Tenrec | Tangue |
| NOM SCIENTIFIQUE | NOM VERNACULAIRE | NOM LOCAL |
|---|---|---|
| Pycnonotus jocosus | Bulbul orphée | Merle de Maurice |
| Coturnix coturnix | Caille des blés | Caille patate |
| Perdicula asiatica | Perdicule roussegorge | Caille rouge |
| Coturnix chinensis | Caille peinte | Caille de Chine |
| Turnix nigricollis | Hémipode de Madagascar | Caille pays |
| Geopelia striata | Géopélie zébrée | Tourterelle pays |
| Phasianus colchicus | Faisan de Colchide | Faisan |
| Margaroperdix madagascariensis | Perdrix de Madagascar | Francolin |
| Ploceus cucullatus | Tisserin gendarme | Oiseau bélier |
| Francolinus pondicerianus | Francolin gris | Perdrix |
La chasse aux petits gibiers à plumes représente une tradition cynégétique profondément ancrée dans la culture française. Ces espèces aviaires, prisées tant pour leur chair savoureuse que pour le défi qu’elles offrent aux chasseurs, jouent un rôle crucial dans l’équilibre des écosystèmes. Des plaines céréalières aux forêts denses, en passant par les zones humides, ces oiseaux occupent des habitats variés, façonnant ainsi la biodiversité de nos territoires.
Les petits gibiers à plumes appartiennent principalement à l’ordre des Galliformes et des Columbiformes. Les Galliformes comprennent des familles comme les Phasianidae (faisans, perdrix) et les Tetraonidae (tétras), tandis que les Columbiformes regroupent les pigeons et les tourterelles. La diversité au sein de ces groupes est remarquable. On observe des variations significatives en termes de taille, de plumage et de comportement entre les différentes espèces. Il est crucial pour les chasseurs et les gestionnaires de territoires de comprendre cette classification, car elle influence directement les stratégies de gestion et de conservation.
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La France, avec sa diversité de paysages, abrite plusieurs espèces emblématiques de petits gibiers à plumes.
La chasse aux petits gibiers à plumes requiert des techniques spécifiques, adaptées aux comportements et habitats de chaque espèce.
La gestion durable des populations de petits gibiers à plumes est un défi complexe qui nécessite une approche intégrée, combinant connaissances scientifiques et pratiques de terrain. Les plans de chasse et les quotas sont des outils essentiels pour réguler les prélèvements et assurer la pérennité des populations. Cette approche permet d’ajuster les prélèvements en fonction de l’état des populations, assurant ainsi une gestion durable de l’espèce. L’aménagement des territoires joue un rôle crucial dans la conservation des petits gibiers à plumes. Ces aménagements ne profitent pas uniquement au gibier, mais favorisent également la biodiversité globale du territoire. Le suivi scientifique des populations est indispensable pour une gestion éclairée. Ces données, collectées sur le long terme, permettent d’établir des indicateurs de tendance. Ils sont cruciaux pour ajuster les mesures de gestion et évaluer l’efficacité des actions entreprises.
La réglementation de la chasse aux petits gibiers à plumes vise à concilier pratique cynégétique et préservation des espèces. Les périodes de chasse sont soigneusement définies pour chaque espèce, tenant compte de leurs cycles biologiques. Ces dispositions visent à préserver cette espèce migratrice, particulièrement sensible aux pressions cynégétiques. L’obtention du permis de chasser est une étape cruciale pour tout aspirant chasseur. Au-delà du permis initial, de nombreuses fédérations proposent des formations complémentaires spécifiques à la chasse du petit gibier à plumes. L’éthique est au cœur de la pratique cynégétique moderne. Elle se traduit par des comportements responsables visant à minimiser la souffrance animale et à assurer la pérennité des espèces chassées. Ces principes éthiques ne sont pas seulement une question de morale individuelle, mais aussi un gage de durabilité de la pratique cynégétique.
La préparation des petits gibiers à plumes commence dès la fin de la chasse. Le plumage et l’éviscération sont des étapes cruciales qui influencent la qualité finale de la viande. Ces techniques varient légèrement selon l’espèce. Le salmis de palombe est un plat emblématique du Sud-Ouest de la France, mettant en valeur les saveurs uniques de ce gibier. La conservation et la transformation des petits gibiers à plumes permettent de prolonger le plaisir de la chasse bien au-delà de la saison. Ces préparations offrent l’avantage de pouvoir être conservées plusieurs semaines au réfrigérateur, voire plusieurs mois si elles sont stérilisées.
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Dans l’imaginaire de nos concitoyens peu versés dans la chose cynégétique, les chasseurs hexagonaux passent le plus clair de leur temps à traquer le grand gibier, dont évidemment les sangliers et les cervidés, petits ou grands. Mais d’après les chiffres que nos confrères du Figaro ont récupéré auprès de l’OFB pour la saison 2024-2025 qui a officiellement, saufs dérogations pour le sanglier ou ESOD, pris fin le 28 février, ce sont évidemment les espèces appartenant au petit gibier qui représentent la plus grande part des prélèvements.
On trouve en France 10% des espèces répertoriées dans le monde entier. Cet écosystème remarquable et une faune sauvage d’une grande diversité expliquent l’engouement de plus d’un million de chasseurs sur notre territoire. Le grand gibier de plaine nourrit les fantasmes de nombreux chasseurs, que sa chasse soit pratiquée à pied, en battue ou à courre. La chasse au petit gibier est complexe, car elle demande une grande habileté au tir. La chasse au gibier de montagne est une aventure dans des paysages éblouissants. Si vous n’êtes pas propriétaire d’un domaine de chasse en montagne, elle se pratique généralement accompagné par un guide.
Les hommes préhistoriques ont été des chasseurs-cueilleurs depuis... fort longtemps. Ils chassaient le gros gibier en le piégeant dans des avens et le petit par la pose de pièges.
La chasse, domaine réservée à l'élite en général, a connu une alternance entre période de permissivité, de restriction, voire d'interdiction pure et simple. Elle devient au Moyen-Âge un des privilèges de la noblesse de robe ou d'épée et de la royauté, le gros gibier étant réservé à ces classes dominantes, le petit gibier quant à lui étant laissé au reste de la population.
Les habitudes alimentaires anciennes voulaient que le gibier ne soit pas mangé immédiatement après avoir été tué. Pour autant, la consommation du gibier reste anecdotique par rapport à la totalité de la viande consommée. La viande du gros gibier ou venaison est une viande rouge que l'on peut rapprocher du bœuf en terme de cuisson. Tout comme les autres viandes, elle doit reposer après cuisson afin que la chaleur ait le temps de se répartir uniformément. La viande de gibier comme tout autre viande peut être braisée. La viande de marcassin, animal plus jeune, est moins dure, peut être cuite plus rapidement car elle a moins besoin d'être attendrie par la cuisson.
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