La Milice française a été créée en janvier 1943. Elle a été dirigée par Joseph Darnand. En juillet 1940, Pétain le charge de former la Légion française des anciens combattants. En 1941, il crée le S.O.L.(Service d’Ordre de la Légion) qu’il transforme en « Milice française ».
En novembre 1941, La « Légion Française des Combattants » s’est élargie à de jeunes militants d’extrême-droite : elle est devenue la « Légion française des combattants et des volontaires de la Révolution nationale« .
La Milice française est créée par le régime de Vichy le 20 janvier 1943. Le régime se durcissant face aux évènements, le 5 janvier 1943 le gouvernement de Vichy et le Maréchal Pétain annoncent la transformation du SOL en Milice Française qui aura Darnand comme chef, le 31 janvier 1943 . Son but sera triple: surveiller, protéger et diffuser la bonne parole .
En septembre 1943, la direction du Parti communiste français réclame l’instauration de "Milices patriotiques" à implanter dans les entreprises et les quartiers de chaque ville. Le 10 août 1944, le CNR en fixe le statut et place les milices patriotiques sous l’autorité des Comités de Libération.
Il prônait la réalisation de la Révolution nationale, appelant à traquer et à combattre sans merci juifs et résistants, en particulier les communistes. La Milice ne fut jamais un mouvement de masse, ses effectifs ayant à peine atteint les 30 000 adhérents (soit 0,15 % de la population).
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Tous les miliciens auront un uniforme bleu marin et pour insigne le gamma grec,représentation zodiacale du bélier, symbole de la force et du renouveau. Elle bénéficiera de la sollicitude de Vichy, et Pierre Laval ne cache pas qu’il veut s’en servir pour contrebalancer l’influence du Parti populaire français de Jacques Doriot et du Rassemblement national populaire de Marcel Déat.
La Milice française, souvent appelée simplement Milice, fut une organisation politique et paramilitaire française créée le 30 janvier 1943 par le gouvernement de Vichy pour lutter contre le terrorisme (c'est-à-dire contre la Résistance). Organisation de type fasciste, elle se voulait un mouvement révolutionnaire, à la fois anti : antirépublicain, antisémite, anticommuniste, anticapitaliste, et pour : pour le nationalisme, le socialisme et l'autoritarisme.
Le serment de la Milice mentionnait entre autres le combat contre la lèpre juive. Le mouvement se voulait à la fois antisémite, anticommuniste, anticapitaliste et révolutionnaire.
Le 2 juin 1943, la Milice voit se créer en son sein la Franc Garde qui est orienté vers des tâches de police. Elle est dirigée par le commandant Jean de Vaugelas qui deviendra Waffen-Sturmbannführer der SS en 1944, (1913 1954). Exilé en Argentine, il disparaît en 1954. Jusqu’en novembre, la Franc garde ne recevra aucune arme. Cependant son rôle et sa politique entraînent des actions de représailles de la part de la Résistance Française qui en assassine plusieurs membres. Aussi Darnand demande-t-il des armes.
La Franc-Garde permanente, unité paramilitaire en uniforme, fut constituée en juin 1943 en vue, selon les propos de Darnand dans son discours-programme du 30 janvier 1943, d'être instruite techniquement et préparée au combat de manière à être toujours prête à assurer le maintien de l'ordre. Elle devait être composée d'hommes jeunes et sportifs, volontaires et sélectionnés après un an d'appartenance à la Milice.
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Les francs-gardes, les seuls miliciens en uniforme, adoptèrent la tenue bleue des chasseurs alpins, modèle 1941 (pantalon ski sur guêtres et brodequins, vareuse et ceinturon, chemise kaki, cravate noire, béret incliné sur le côté gauche). Soldée, encasernée, la Franc-Garde fut organisée militairement : main (un chef et quatre hommes), dizaine (correspondant au groupe de combat), trentaine (petite section en principe au moins une dans chaque chef-lieu de département), centaine (petite compagnie - en principe au moins une dans chaque chef-lieu de région), cohorte (petit bataillon de trois centaines), centre (petit régiment de plusieurs cohortes).
A chaque échelon, on retrouvait un état-major à cinq services : 1er service (propagande) - 2e service (documentation) - 3e service (sécurité) - 4e service (finances) - 5e service (effectifs).
Il y aura environ 30.000 miliciens qui se livreront à une lutte sans merci contre la Résistance, qui se rendront célèbres par des exécutions sommaires, des tortures et des assassinats (Maurice Sarraut, Victor Basch et sa femme), qui traqueront les Juifs. Néanmoins, elle fut très présente dans la répression des maquis (Glières, Vercors mais aussi dans l’Ain, le Cantal, la Corrèze, le Cher et en Bretagne) et multiplia les exactions à l’encontre des résistants et des juifs, radicalisant son action avec le temps.
Citons sa participation au massacre des puits de Guerry (ancien hameau de la commune de Savigny-en-Septaine, à une douzaine de kilomètres du sud-est de Bourges) ou encore les assassinats de personnalités comme Hélène et Victor Basch (10 janvier 1944), Jean Zay (20 juin 1944) et Georges Mandel (7 juillet 1944).
Sur ordre des Allemands ou encore de leur propre initiative, les Miliciens participent à la traque des juifs, des résistants, des maquisards des réfractaires au STO ou de tous ceux que le régime juge dangereux. Dans tout le pays, les miliciens effectuent de véritables rafles, multipliant les actes de torture, les exécutions sommaires, les répressions sanglantes mais aussi des exactions « de droit commun » (vols, viols, etc.) contre les populations civiles.
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A la fin de 1943, après discussions avec les autorités allemandes et les SS, un terrain d’entente fut trouvé. 200 miliciens rejoignent immédiatement les SS avec à leur tête Pierre Cance, Noël de Tissot, Léon Gauthier and Henri Fenet.. En décembre 1943, Darnand est nommé Secrétaire Général du Maintien de l’Ordre. Le 27 janvier, la Milice est autorisée à recruter en Zone Nord par le biais d’une délégation dirigée par Francis Bout de l’Ain.
Le 20 avril 1944, un chef milicien et toute sa famille sont assassinés à Voiran, et le 28 juin 1944, c’est au tour de Philippe Henriot, chef de la Milice, d’être assassiné en plein Paris .
La loi du 20 janvier 1944 autorisa la Milice à constituer des cours martiales sommaires : trois juges, tous miliciens, siégeaient anonymement et prononçaient en quelques minutes des condamnations à mort exécutables immédiatement. Furent aussi exécutés des hommes politiques hostiles à la Collaboration.
Son armement était léger: fusils Mas.36 et fusils-mitrailleurs F.M.24-29. Au début, seuls les cadres furent équipés d'armes de poing. En effet, la Franc-Garde ne fut que lentement et progressivement armée : ce ne fut qu'en automne 1943, à la suite de la recrudescence des attentats contre ses membres, qu'elle reçut quelques pistolets-mitrailleurs anglais récupérés sur les parachutages alliés, qu'en janvier 1944 qu'elle fut autorisée à puiser dans les stocks d'armes légères de l'armée d'armistice et qu'en mars 1944 qu'elle put former une section de mitrailleuses et une de mortiers pour participer à l'attaque du maquis des Glières.
Finalement, chaque dizaine fut dotée de deux pistolets-mitrailleurs anglais Sten, d'un fusil-mitrailleur français MAC 24/29 et de fusils français MAS 36.
Voici un aperçu de l'armement utilisé par la gendarmerie à cette époque :
| Arme | Description |
|---|---|
| Fusil Gras Modèle 1874 | Utilisé par la gendarmerie à pied et à cheval. |
| Pistolet-Revolver Modèle 1892 | Arme de poing réglementaire, révolutionnaire pour son époque. |
| Mauser Bolo 1912 | Expérimenté par la prévôté après la Première Guerre mondiale. |
| Pistolet Ruby | Pistolet automatique issu de la Première Guerre mondiale. |
| Berthier 1892 et 1916 | Mousquetons utilisés par la gendarmerie. |
Ministre de l’Intérieur en mars 1944, il fuit avec sa famille en Allemagne accompagné de ses miliciens. Il participe à des opérations contre les maquis italiens. À la Libération, environ 2500 miliciens et leurs familles prirent le chemin de l’Allemagne où 1800 furent versés dans la 33e Division SS Charlemagne avec les survivants de la LVF, de la Sturm brigade SS dite ensuite Frankreich et d'autres unités auxiliaires.
Le 6 août 1944, Pétain finit par désavouer - dans une lettre qu'il ne rendit pas publique les exactions des hommes de Darnand, trop tardivement pour que ce dernier en soit dupe. Pendant quatre ans, répondra-t-il caustiquement, j'ai eu le droit à tous vos encouragements parce que ce que nous faisions, c'était pour la France. Et aujourd'hui que les Américains sont aux portes de Paris, vous commencez à me dire que je vais être la tache de l'Histoire de France.
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