Après des jours de travail, je suis arrivé au bout de la Masterclass X-Pro2. Si apprendre à maitriser à 100% votre Fujifilm X-Pro2 vous intéresse, c’est le bon endroit. Cette Masterclass (cours de maîtrise) va vous permettre de découvrir de A à Z tous les secrets de l’appareil photo en avançant pas à pas au travers des différentes fonctionnalités de votre appareil.
Je sais bien à quel point il est difficile de bien connaître son appareil photo. Il est si petit et pourtant, si puissant. Son potentiel est extrêmement élevé mais au prix de multiples fonctions parfois bien cachées. La lecture de son manuel aussi épais que le botin rend les débuts vraiment pénibles … comment absorber 400 pages de manuel ?
Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de la Masterclass X-Pro2. Je n’avais pas le X-Pro2. J’ai dû l’acquérir pour cette Masterclass. J’ai dû moi-même me former dessus parce qu’il y a 90 % qui sont exactement pareil que les autres, mais il a quand même ses spécificités. Il en a beaucoup ce X-Pro2 avec ce viseur optique qui est quand même une belle spécificité.
Alors dans cette Masterclass évidemment, on fait comme pour toutes les autres Masterclass. Vous prenez l’appareil. Vous le mettez entre vos mains. Donc, je vous guide à travers la découverte absolument de tous les boutons, tous les secrets et tous les raccourcis. On voit les accessoires. On voit les objectifs. On s’attarde quand même très longuement sur le viseur. J’ai pris la peine d’aller chercher toutes les informations possibles et imaginables pour que vous ayez toutes les précisions utiles qui concernent le viseur optique, le viseur électronique.
Dans quel cas utilise-t-on l’un ? Dans quel cas utilise-t-on l’autre ? Quelles sont les limites des différents viseurs ? Tout ce que je sais personnellement sur ce X-Pro2, je l’ai mis dans la Masterclass. Donc vraiment, je ne fais pas de rétention. On voit la fonction WiFi. On voit évidemment l’autofocus en détail. Je crois qu’il y a une vidéo de presque 30 minutes sur l’autofocus.
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Cela doit être la vidéo la plus complète que j’ai faite de toutes ces Masterclass puisque j’ai l’expérience des trois dernières Masterclass et des retours que j’aie eu des différentes personnes en faisant cette Masterclass X-Pro2. Si vous avez des questions ou des commentaires sur cette Masterclass, cela se passe juste en dessous de cette vidéo, évidemment comme d’habitude, je vous réponds.
Le X-Pro2 est le seul appareil dans sa catégorie (viseur hybride et optiques interchangeables, le X100T est à optique fixe). Et que fait-il de cette position unique ? On ne peut tout simplement pas prendre de photos avec...Dans sa configuration "viseur optique" (OVF) il ne manque pourtant pas d'atouts - sur le papier : viseur en coin, cadres collimatés dans le viseur, aide à la mise au point en manuel et repère de zone de mise au point en AF. Mais que tout cela est mal réalisé !
Le viseur a une coloration jaune qui, si elle rappelle un peu les premiers M3, n'a rien à voir avec la merveilleuse teinte bleutée des derniers M. Rédhibitoire ! Il y a un cadre pour chaque focale Fuji (et même un cadre 32 pour une optique Zeiss à monture X), mais un seul cadre apparaît à la fois, et c'est un rectangle complet, rien à voir avec la pluralité de cadres incomplets des viseurs de M à partir du M4, qui donne la sensation apaisante d'avoir un appareil système.
On peut faire apparaître, par une manœuvre simple, la totalité des cadres, du 18 au 90, avec les deux grossissements de viseur prévus. Mais le levier est mal placé, il n'est pas à côté de l'objectif comme il se devrait. Quant aux différents grossissements de viseurs, c'est tout simplement un plagiat de Leica, qui nous offre depuis longtemps des viseurs 0,58 / 0,72 / 0,85 en fonction des objectifs favoris, et des grossissements adaptés à certaines optiques.
Certes il faut avoir plusieurs boîtiers et une panoplie de viseurs externes, mais là n'est pas la question. Sur le X-Pro2 les cadres collimatés se déplacent avec la mise au point - c'est bien le moins - mais ne le font pas en continu, mais en plusieurs pas ; on n'a pas la douceur de la correction de parallaxe continue des Leica M, gage d'une précision de cadrage au millimètre.
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Évidemment on peut instantanément passer au viseur électronique (EVF) mais c'est un peu de la triche, il faut choisir son système, M ou SL, et si on veut vraiment un EVF sur un M, il suffit de monter le gracieux accessoire fabriqué en Chine que Leica propose. Les cadres sont adaptés au format d'image souhaité, 3:2, 16:9 ou 1:1 ; mais pour qui nous prennent-ils ? Ne sommes nous pas capables, nous pratiquants du M, d'imaginer le cadrage produit ?
Il y a maintenant une correction dioptrique - Leica faisait ça sur les vissants depuis quelques décennies. Et l’œilleton est garni de caoutchouc : c'est une fausse bonne idée car cette pièce va s'user, ah comme je regrette l’œilleton métallique de mon M2 - certes il rayait un peu les lunettes, mais était indestructible !
On peut aussi faire apparaître dans l'OVF les informations dont on a besoin et seulement celles-là ; mais ce ne sont pas les mêmes que dans l'EVF, il faut donc procéder en deux temps pour configurer son appareil, nous sommes aux antipodes de la philosophie Leica dont pourtant cet appareil se réclame manifestement...
Soyons clair, cet appareil a de nombreux avantages que je décrirais au fur et à mesure. A 1800€, ce n’est clairement pas l’appareil de monsieur tout le monde. Bien que l’AF soit constamment pointé du doigt sur les boitiers de la marque, je reconnais quelques lenteurs vis à vis d’un reflex haut de gamme. Toutefois, il convient d’admettre que d’énormes avancées ont été faites, et que je n’ai pas été dérangé de photographier le Hellfest 2014 ou quelques émeutes avec un x100s, voir le Hellfest 2015 et encore d’autres émeutes avec un X-T1.
De plus, cet appareil dépasse enfin les 16 Mp et de loin : on passe carrément à 24 millions, soit des images de 6000 par 4000px. J’aurais d’ailleurs vu une augmentation de la taille du capteur à de l’APS-H (les optiques étant compatibles), mais Fuji a préféré garder de l’APS-C. Attention toutefois, certains logiciel très connus comme Lightroom ne sont pas vraiment optimisés pour traiter les RAW des boitiers de Fuji.
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Les importations peuvent être jusqu’à 30% plus lente qu’avec des RAW provenant d’un Nikon ou d’un Canon. Les 24 Mpx du X-Pro 2 sont donc un véritable atout pour les portraitistes (entre autres), qui peuvent ainsi zoomer d’avantage dans leurs images pour effectuer des retouches plus précises. Le niveau de détail est aussi bien plus importants, et pour celui qui sait voir ce genre de choses, les images seront beaucoup plus belles. Il faut aussi savoir que pour le format APS-C, cette résolution est la plus optimisée.
Il convient aussi de noter sa capacité à dépasser enfin le seuil des 6400 ISO en RAW. Je pense donc qu’il peut facilement convenir à tout le monde, à l’exception peut-être des plus pointilleux photographes de sport qui ont des besoins de réactivité intense avec des focales extrêmement longue pour photographier d’un bout à l’autre d’un stade, souvent mal éclairé.
Du côté de ses innovations et de ses points forts, il convient également de souligner le double ports pour carte SD, et le support UHS-II. En effet, même si vous ne voulez pas travailler en débordement sur les deux cartes (quand l’une est pleine, l’autre prends le relais) savoir que vos photos s’enregistrent simultanément sur les deux cartes a aussi un petit coté sécuritaire.
Le viseur est également ce qui m’a fait craquer. Pour avoir eu un x100s un peu plus d’un an, j’étais amoureux de cette possibilité de basculer entre le viseur optique (OVF / Optical View Finder) et le viseur électronique (EVF / Electronic View Finder). Le X-Pro 2 conserve cette particularité du modèle précédent d’avoir un « double viseur » en l’améliorant grandement, au points de devancer largement le X-T1 sur la version numérique.
Le taux de rafraîchissement de l’EVF passe de 54 à 85 images par seconde, ce qui donne un rendu beaucoup plus fluide, en particulier sur les mouvements. Mais genre, vraiment. Je ne parlerais pas « d’équivalent à une visée reflex » comme dit la presse ou le service marketing, mais en toute sincérité, en plein jours ou dans un environnement correctement éclairé, il n’y a STRICTEMENT RIEN à redire à la qualité du viseur. Pour tout vous dire, j’ai même tenté un zoom dans celui-ci pendant que je prenais un autoportrait en manuel dans le miroir.
Autre point positif, le phénomène de « blackout » a été réduit. Mais si vous savez, c’est quand vous prenez une photo. L’écran devient noir quelques instants. Et bien en reportage, c’est gênant. Ici, il a été réduit de plus de moitié pour tomber à 150ms de coupure entre deux images, et là ce n’est pas du marketing. C’est un vrai résultat fort appréciable.
Je tiens également à partager une expérience personnelle. Si le passage de l’EVF à l’OVF a une telle importance à mes yeux, c’est que l’EVF a cet avantage de vous montrer en temps réel votre photo, comme elle sera une fois enregistrée. Sauf que lorsque la scène est sombre (astrophotographie, concerts, photos de nuits ou dans une salle mal éclairée) vous ne voyez… strictement rien, en dehors d’un bruit numérique assez peu flatteur dans le viseur. Dans ces cas là, un passage en OVF vous permet de voir où vous en êtes.
Ce que je trouve très intéressant dans ce nouveau menu, c’est surtout le fait d’avoir repensé le niveau de charge. Comme on le constate ci-dessous, en haut à droite se trouve un indicateur de charge en %. Vous trouverez également un peu partout l’ancien indicateur, mais avec d’avantage de crans qu’avant. En effet, l’ancien indicateur avait une batterie divisée en 3 blocs, alors que celle-ci en possède 5.
Le problème avec le look des boitiers de Fujifilm, c’est que soit on aime, soit on aime pas. Il n’y a pas vraiment de juste milieu. Par exemple, je trouve qu’un X-T1, ou que les boitiers de la gamme x100* ont une certaine élégance. En face de ça, nous avons un X-Pro 2. Qu’on soit clair, je n’ai jamais été fan du design de la gamme X-Pro.
Pourquoi une partie est-elle penchée ? Prenons l’exemple d’un boitier “concurrent” en terme de gabarit, le Leica M (Type 240). Au hasard, ils n’ont pas de protubérance à l’avant en guise de poignée pour la prise en main et ça ne m’a JAMAIS dérangé. Après, c’est totalement personnel. J’accorde énormément d’importance au design.
Le Leica est sans conteste plus épuré que le Fuji. De mon côté, je me suis permis de faire ce petit montage. Les différences ? Alors certes, il ressemble à présent beaucoup à un X100/S/T, et c’est peut-être ce que la marque a justement voulu éviter, pour ne pas que nous mélangions visuellement les modèles.
Concernant la bague de correction d’exposition, je me demande encore quelle mouche à piquée Fujifilm. J’aurais trouvé plus logique de mettre la bague des ISO a cet endroit, et la correction d’exposition sur un bouton au dos de l’appareil, ou à programmer sur un bouton FN, voir même à la place de la bague ISO actuelle. N’utilisant jamais cette bague contrairement à celles des ISO, elle me gène pas mal, et est un peu trop souple.
Au passage, je tiens à souligner une chose que je remarque très souvent en lisant des sites de photographes ou des blogs photo, quand ils parlent des boitiers de la marque. La molette fait partie de l’Histoire de la photographie, et on achète pas un Fuji si on aime pas l’utilisation de la molette. Je veux dire, c’est la première chose que l’on voit sur un appareil de cette marque. Dirigez-vous plutôt vers CaNikon et laissez les Fujistes en paix.
Pas un article ne passe sans que je lise un « C’est tout bonnement intolérable, inadmissible ! Tssss. Quand on utilise le boîtier plus de 10 minutes on s’y fait assez vite, d’autant que les informations sont affichées dans le viseur, je sais quand je tourne la molette jusqu’où je dois aller, et si je doute, je regarde en bas de mon viseur. Tout ça pour dire qu’on achète pas une voiture rouge quand on aime pas le rouge.
Pour palier à ce problème de molette, voici une petite astuce que je vous partage. La plupart des boutons étant personnalisable, je vous invite à modifier le bouton FN situé près du déclencheur. Celui-ci sert à l’origine à lancer le mode vidéo. La technique est simple. On fait une pression prolongée de quelques secondes sur le bouton afin d’accéder au menu de personnalisation.
A la deuxième ligne de la première des quatre pages, vous sélectionnez « PARAM. Ensuite, il vous suffit simplement de diviser les 12800 ISO de votre boitier en 3 groupes. Un par exemple qui va de 200 à 3200, un de 3200 à 6400, et l’autre de 6400 à 12800.
Dernier point : Je ne comprends pas, mais VRAIMENT PAS ce détail. Pourquoi sur les x100 la molette de changement de viseur est orientée vers le HAUT et sur les X-Pro la molette est orientée vers le BAS. Auparavant, du bout de l’index sur mon x100s je pouvais changer de viseur à volonté.
Sinon, niveau encombrant il est certes beaucoup plus massif qu’un X-T1, et sur le coup ça surprends. Il est à mon sens impossible de venter les mérites d’un appareil si je ne le compare pas à un autre. C’est comme Batman et le Joker, Sangoku et Vegeta, ou Harry et Voldemort. Il lui faut quelqu’un en face pour démontrer ses forces et ses faiblesses.
Indéniablement, l’AF du X-Pro 2 est plus rapide que celle du X-T1. Mais quand je dis rapide, c’est pas simplement « Moui, c’est pas mal ». En effet, pour avoir testé le 60mm macro f/2.4 de Fuji qui est loin d’être un véloce, celui-ci est beaucoup plus rapide sur le X-Pro 2, tout comme le 23mm f/1.4, qui est déjà très rapide sur un X-T1. C’est simple, non seulement il accroche parfaitement en basse lumière, mais aussi sur toutes les surfaces.
A présent, que vaux le fameux X-TRANS III, ce nouveau processeur qui équipe le X-Pro 2 et que nous devrions à terme retrouver un peu partout lors d’une monté en ISO ? Toutes les photos ont été prises avec un 23mm f/1.4 fermé à f/5.6 sur un trépied. Vous constaterez que les images tirées du X-T1 semblent plus lumineuses. Effectivement, et je ne me l’explique pas.
Vous le verrez si vous faites l’acquisition d’un X-Pro 2 : Vous serez confronté à un grave problème de réglage. Résultat, quand j’ai changé ma batterie, tout a été réinitialisé sur le X-Pro 2, et certains paramètres autres que la triade ouverture/vitesse/iso ont pu changer. J’ai également pris une autre série de 3 images à 800, 6400, et 12800 ISO. Toujours au 23mm f/1.4 fermé à f/5. On constate sur la dernière image une forte domination du X-Pro 2 concernant la gestion des 12800 ISO.
On constate une légère perte de couleurs à 6400 ISO, notamment sur les bandes oranges du vaisseau, visible surtout sur BB-8 et sous ce même robot, en bas du X-Wing. En toute franchise, je photographierais à 12800 ISO sans crainte à présent.
Il est indéniable que ce boitier représente une forte évolution vis à vis de ce que la marque a pu proposer jusqu’à présent, sans parler du X-Pro 1 qui se retrouvé écrasé sous le point des innovations, allant même jusqu’à devancer la plupart des concurrents dans beaucoup de domaines. Alors effectivement, je compare ça à des reflexs, ce qui n’a donc techniquement rien à voir. Mais c’est du matériel utilisé par beaucoup de photographes dont les reporters alors je pense que ce comparatif pour donner une idée a donc tout son sens.
Si vous êtes donc en quête d’un appareil discret, très performant, avec « une gueule », et une qualité d’image exceptionnelle, ce Fujifilm X-Pro 2 est fait pour vous.
Voici un aperçu des spécifications techniques du Fujifilm X-Pro2 :
Le Fujifilm X-Pro2 offre une combinaison de performances, de qualité d'image et de fonctionnalités avancées pour les photographes exigeants.
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