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Vous recherchez un métier où l'engagement est primordial ? Vous avez la vocation pour le métier de Policier et souhaitez travailler dans un milieu qui met en avant l'esprit d'équipe et assure la justice et le maintien de l'ordre ? Le métier de Policier à la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) est peut-être fait pour vous. Mais attention, travailler à la brigade Antigang nécessite une excellente condition physique et des nerfs d'acier : vous serez principalement amené à faire face à des situations de grand banditisme et vous vous partagerez entre les enquêtes et des interventions souvent musclées.

Présentation de la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI)

Vous avez envie de travailler à la Brigade de Recherche et d'Intervention et vous aimeriez en savoir plus sur cette unité de la Police Nationale ? Voici quelques dates clés et évènements marquants de la BRI :

  • 22 septembre 1964 : création, par le commissaire François Le Mouël d'une Section de Recherche et d'Intervention. Son objectif est d'enquêter en amont pour éviter les délits (exemple : préparation de vols et cambriolages). Si l'enquête prouve qu'une préparation est en cours par des preuves tangibles, les malfaiteurs sont arrêtés avant le passage à l'action.
  • 1967 : cette date marque un tournant en modifiant le nom de la Section de Recherche et d'Intervention qui devient la Brigade de Recherche et d'Intervention (BRI) que nous connaissons aujourd'hui. Elle est rattachée à la DRPJ (Direction Régionale de la Police Judiciaire).
  • 1972 : pour faire face à des crises mettant en péril les citoyens (terrorisme, prise d'otages comme ce fut le cas aux JO de Munich), la Préfecture de Police instaure une Brigade Anti-Commando (BAC) qui renforce les troupes de la BRI avec des unités d'urgences. La BAC, ainsi que le RAID et le GIPN sont rattachés à la FIPN (Force d'Intervention de la Police Nationale) et la direction en est assurée par la BRI-PP (unité de la BRI de la Préfecture de Police de Paris). Attention, il ne faut pas confondre la Brigade Anti-Commando (BAC) et la Brigade Anti-Criminalité (BAC) qui ont des missions différentes.
  • Entre 1977 et 1986 : les BRI traditionnelles sont créées. Elles sont au nombre de 3 (à Lyon, Nice et Marseille). On distinguera bien la BRI-PP basée à Paris et intervenant à Paris et RP des autres BRI.
  • 2015 : le Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve double les effectifs de la BRI-PP pour faire face à la menace terroriste.

Outre la BRI-PP de Paris, on recense 16 BRI que l'on qualifie d'un terme général d'Antigang. Les 16 brigades sont soit rattachées à des Directions Régionales ou des Services Régionaux, soit à des Directions Interrégionales de Police Judiciaire (DRPJ/SRPJ ou DIPJ). Mais on pourra aussi avoir des unités dépendant des GIR (Groupes Interministériels de Recherche). L'ensemble est chapeauté par l'OCLCO (Office Central de la Lutte contre le Crime Organisé). Les missions de l'ensemble de ces unités sont tournées vers la protection de la France face aux menaces terroristes et au grand banditisme. La BRI possède, par ailleurs, des compétences judiciaires.

Qu'est-ce qu'un Policier à la BRI ?

C'est le Policier missionné sur le théâtre des grandes crises que peut rencontrer le territoire national. Le Policier de la BRI est un homme formé pour intervenir sur tous les plans qui menacent la sécurité française : mutineries dans les prisons, vols avec violence, prise d'otages, menaces terroristes, etc. S'il intervient souvent sur le terrain, bardé de son équipement lourd et entouré de ses courageux collègues, le Policier de la BRI occupe également des missions de police judiciaire : recherches de preuves et d'indices, collecte d'informations, filatures, planques, perquisitions à domicile, etc. Les informations récoltées sont minutieusement classées ou répertoriées grâce à un équipement informatique de pointe.

Le Policier de la BRI peut souvent venir en renfort d'autres unités d'élites de la Police Nationale lorsqu'une situation complexe ou dangereuse l'exige. Après une formation pour préparer un concours d'entrée dans la Police, le titulaire devra avoir une expérience professionnelle de 3 ans effectifs pour faire une demande d'entrée dans l'une des brigades de la BRI. Une sélection des candidats très difficile est alors proposée et si le candidat réussit tous les tests, il pourra devenir prochainement Policier à la BRI.

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Travailler à la BRI offre de réelles perspectives d'évolution pour un métier qui est ouvert à tous si vous avez la motivation pour ce métier.

Les qualités essentielles et compétences requises pour devenir Policier en Brigade de Recherche et d'Intervention

Si de nombreux métiers de la Police Nationale requièrent un tempérament fort et beaucoup de sang-froid, l'envie de devenir Policier à la BRI doit s'accompagner d'une véritable vocation et d'une condition physique excellente. Les qualités essentielles listées ci-après devront bien sûr accompagner des compétences professionnelles dont la plupart sont acquises pendant la formation spécifique du candidat.

Qualités requises pour devenir Policier à la BRI

  • Les conditions physique et mentale sont les priorités de ce métier : le futur Policier à la BRI doit être capable de faire face physiquement à toutes formes d'agressions tout en étant émotionnellement stable ;
  • Il doit être capable de garder son sang-froid dans les situations les plus complexes ;
  • Il doit avoir un fort esprit d'équipe. Les Policiers de la BRI interviennent à plusieurs et la solidarité est importante car chaque Policier assure sa protection autant que celle de ses collègues sur le terrain ;
  • Le respect de la hiérarchie et l'obéissance aux ordres est un facteur important et le candidat ne doit pas avoir de problème avec l'autorité ;
  • Il doit être intègre et fiable ;
  • Il est capable de se montrer patient et minutieux ;
  • Il est rigoureux ;
  • Le candidat au poste de Policier doit avoir la vocation pour le métier et s'engage à respecter les règles ;
  • Il doit faire preuve de discrétion ;
  • Il doit se montrer flexible et disponible.

Compétences requises pour devenir Policier à la BRI

  • Le Policier à la BRI doit maitriser parfaitement l'usage de toutes les armes dont il pourra se servir (équipement léger ou plus lourd).
  • Il est, bien sûr, tenu de respecter le Code de Déontologie de la Police Nationale.
  • Il doit maitriser toutes les techniques apprises en matière de filature, de planque, de collecte de données et d'informations.
  • Il a également une bonne connaissance du Droit Pénal.

Horaires de travail

Le Policier à la BRI doit souvent accomplir des heures supplémentaires, des interventions en pleine nuit ou encore pendant les weekends et jours fériés. Il doit être réactif pour pouvoir arriver sur le terrain en un temps record. Certaines équipes emportent leur tenue et leur équipement d'intervention chez eux afin de pouvoir réagir dans l'urgence.

Les missions principales du Policier en Brigade de Recherche et d'Intervention

Les missions d'un Policier en Brigade de Recherche et d'Intervention sont de 2 types :

  1. Les missions de police judiciaire ;
  2. Les missions d'intervention sur le terrain.

Quelles sont les missions liées à la Police Judiciaire ?

Ces missions visent notamment à rechercher des indices et des preuves dans le cadre d'une enquête. Pour cela, le Policier à la BRI doit souvent faire des perquisitions à domicile (particulier mais aussi entreprise) et ce, de jour (cas classiques) comme de nuit (cas en relation avec le crime organisé). Les saisies et leurs mises sous scellées vont souvent compléter le processus de perquisition et permettent aussi de récupérer des preuves sur les lieux d'un crime. Enfin, il est souvent nécessaire de placer des personnes jugées suspectes en garde à vue avant leur audition.

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Pour collecter les informations nécessaires aux enquêtes, le Policier à la BRI peut utiliser plusieurs moyens à sa disposition : les écoutes téléphoniques, les enregistrements discrets, la réquisition de documents, les informateurs, les planques et filatures dans les lieux stratégiques, l'infiltration de réseaux sous une fausse identité. Toutes les informations qui sont collectées par ces moyens sont soigneusement classées.

Les Policiers de la BRI sont souvent sollicités pour venir en renfort d'autres forces de la Police Nationale dès lors qu'il est question de grand banditisme.

Quelles sont les missions d'intervention et comment sont-elles menées ?

Lorsqu'il y a une prise d'otages, c'est souvent aux Policiers de la BRI que l'on demande d'intervenir. Ils vont tout d'abord tenter de négocier avec l'objectif de faire libérer les otages. La négociation peut être rapide, ou au contraire durer plusieurs heures. Il arrive aussi qu'un tireur soit retranché et dangereux et, même s'il n'a pas pris d'otages, les Policiers de la BRI vont sécuriser le quartier pour éviter qu'il n'y ait des victimes. Ils essaient de négocier. Lorsque les négociations n'aboutissent pas, il est souvent nécessaire de donner l'assaut. Une stratégie est mise en place pour que l'assaut ne fasse pas de victimes (exemple : lorsqu'il y a des otages, le Policier travaille avec son équipe pour que les otages soient immédiatement exfiltrés).

Les Policiers de la BRI sont souvent sollicités dans les cas de mutineries, de prises d'otages, de vols avec violence et d'actes de terrorismes. Dans ce type d'intervention, ils doivent être très attentifs à tous les détails, très organisés et solidaires de leur équipe et surtout avoir un moral d'acier.

Policiers et Policières à la BRI : quels effectifs ?

Entre la BRI-PP qui a doublé ses effectifs en 2015, sous le ministère de Bernard Cazeneuve et pour mieux répondre à la situation critique et la menace terroriste et les BRI réparties sur tout le territoire français pour un total de 17 BRI, cela devrait représenter un effectif d'environ 350 Policiers. Les femmes ne sont pas encore représentées mais elles ont toutes leurs chances.

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Tenue et équipements du Policier à la BRI

Dans le quotidien, le Policier à la BRI alterne entre l'uniforme réglementaire de la Police Nationale et sa tenue de civil. En effet, pour certaines missions de filature, il est préférable de passer inaperçu et de rester en civil. Cependant, pour les interventions sur le terrain, on reconnait les agents de la BRI par leur uniforme et le sigle de la BRI au dos de leur blouson. La couleur de sa tenue d'intervention est noire (pantalons résistants, rangers, cagoules et gants noirs). Il est aussi protégé par des genouillères, un casque et un gilet pare-balles.

Les armes du Policier de la BRI vont des équipements quotidiens (pistolet, flash ball, Taser…) à des équipements plus lourds utilisés en cas d'assaut (fusil de précision, fusil à pompe, fusil d'assaut…). La BRI peut se déplacer avec des véhicules rapides, des 4x4 et pour les missions d'assaut, les camions blindés (stockage des équipements d'intervention). Pour mener à bien les enquêtes de police judiciaire, les Policiers de la BRI ont également du matériel adapté au traitement des informations collectées (exemple : logiciels, matériel pour l'enregistrement audio et vidéo, surveillance électronique).

Formation, concours : tout ce qu'il faut savoir pour devenir Policier à la BRI

Conditions pour devenir Policier à la BRI

Si vous rêvez de devenir Policier à la Brigade de Recherche et d'Intervention, il vous faudra faire preuve d'une solide motivation, d'une excellente condition physique et d'une expérience dans les rangs de la Police Nationale. Si vous n'êtes pas encore Policier, vous pouvez vous présenter au concours de Gardien de la Paix (avec un niveau Bac) ou au concours d'Officier de Police (avec un niveau Bac + 3).

Que vous soyez en formation initiale ou en formation continue - cas d'une reconversion professionnelle - préparer le concours externe de Gardien de la Paix est important et doit être étudié sérieusement. Nous vous conseillons de vous préparer avec une école type Prépa, en présentiel, ou un centre de formation à distance préparant aux métiers de la fonction publique. Ces écoles à distance permettent aux adultes de pouvoir étudier tout en travaillant. Lorsque vous êtes prêt, vous n'aurez plus qu'à vous inscrire pour le prochain concours de Gardien de la Paix.

Si vous êtes reçu et intégrez la Police Nationale en qualité de Gardien de la Paix, sachez que vous devrez ensuite justifier de trois années de service après votre titularisation pour pouvoir intégrer une unité de la BRI. Toutefois, il vous faudra d'abord passer la sélection car le recrutement pour exercer dans cette unité est très strict.

Épreuves de sélection

Chaque année, il est possible au Policier de demander son affectation à la BRI. On lui demandera de remplir certaines conditions :

  • Etre Gardien de la Paix ou Officier de Police et avoir exercé dans le métier au sein de la Police Nationale pendant 3 ans depuis la titularisation ;
  • S'il remplit cette condition et envoie son dossier, le candidat doit passer une visite médicale obligatoire.

La sélection va se faire sur l'évaluation des aptitudes physique du candidat et sur ses compétences au maniement des armes (tests de tir). Il est également évalué sur ses compétences professionnelles. Une bonne partie du processus de sélection repose sur des tests et entretiens psychologiques. Le succès à l'ensemble de la sélection permet de les inscrire sur une liste nationale pour 3 années au cours desquelles la BRI pourra les recruter.

A savoir : La BRI-PP sélectionne encore plus drastiquement ses futurs Policiers. Chaque année, un quota de 20 candidats arrive à la fin de la sélection sur 100 candidats évalués.

Quel statut et quelle évolution de carrière pour le Policier à la BRI ?

Le Policier à la BRI peut exercer dans l'une des 17 Brigades de Recherche et d'Intervention et notamment à la BRI-PP s'il a voulu postuler pour la BRI de Paris. Les tests de sélection sont durs et le candidat doit faire preuve de patience car il est inscrit pendant 3 années sur une liste d'attente, ce qui ne lui garantit pas qu'il entrera directement à la BRI sitôt les tests passés. Cependant, les candidats reçus étant peu nombreux par rapport aux dossiers de candidatures proposées et la sélection étant particulièrement difficile, il est rare que le Policier n'intègre pas rapidement son unité.

Statut et rémunération du Policier à la BRI

Le Policier à la BRI est un fonctionnaire de la filière police-sécurité. S'il intègre le métier en tant que Gardien de la Paix, il est fonctionnaire de la catégorie B. S'il est officier, c'est un fonctionnaire de catégorie A. Chaque grade est évalué par rapport à la grille indiciaire de la Police Nationale. Le Policier à la BRI, avec un grade de Gardien de la Paix, gagne environ 1 940 à 2 577 euros nets par mois. Ce salaire est assorti de primes et d'indemnités.

Les Armes non-létales : Flash Ball

L’utilisation des flash-balls et des lanceurs de balles de défense (LBD) demeure très décriée durant les opérations de maintien de l’ordre et de nombreuses blessures ont été causées par ces armes sublétales.

  • Flash-Ball Superpro 44mm.
  • Le modèle à projectile unique de 40 mm (LBD40). Son projectile est plus lourd que ceux utilisés pour le 44mm : 68g. Les distances de tir pour lesquelles il a été conçu s’étendent sur une plage allant de 10 à 50 mètres. Le LBD40 est également une arme de 4ème catégorie et a été mis au point en 2008 après les émeutes de Villiers-le-Bel en novembre 2007, au cours desquelles des armes à feu avaient été utilisées pour la première fois contre les policiers.

Ce type de lanceur à un seul canon s’utilise comme un fusil. Il peut être équipé d’une visée laser permettant un tir très précis jusqu’à plus de 40 m. L’une des principales difficultés de ce type d’armes réside dans leur cruel manque de précision.

Des instructions signées du directeur général de la police nationale et du directeur général de la gendarmerie nationale précisent que les lanceurs de balles de défense peuvent être utilisés lors d’un attroupement susceptible de troubler l’ordre public ’’en cas de violences ou voies de fait commises à l’encontre des forces de l’ordre ou si les forces de l’ordre ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent’’. Le tireur est notamment censé ’’s’assurer que les tiers éventuellement présents se trouvent hors d’atteinte afin de limiter les risques de dommages collatéraux’’. Enfin, le tireur doit viser le torse ou les membres supérieurs.

Une instruction du 2 septembre 2014 précise l’emploi des armes dites de ’’force intermédiaire’’ (AFI) comme le pistolet à impulsion électrique (PIE), des lanceurs de balles de défense (LBD) de calibre 40 et 44 mm et de la grenade à main de désencerclement (GMD), dont sont dotés les services de police nationale et les unités de gendarmerie nationale.

Selon l’article R. 434-18 du code de déontologie de la police nationale sur l’emploi de la force « Le policier ou le gendarme emploie la force dans le cadre fixé par la loi, seulement lorsque c’est nécessaire, et de façon proportionnée au but à atteindre ou à la gravité de la menace, selon le cas.

Autres unités d'intervention

RAID (Recherche, Assistance, Intervention et Dissuasion)

Un policier du RAID fait partie de l’élite de la Police Nationale. Il intervient lors de crises majeures qui menacent la sécurité publique comme le terrorisme, le grand banditisme et la criminalité sous toutes ses formes.

  • Le RAID (Recherche, Assistance, Intervention et Dissuasion) a été créé en 1985 par Pierre Joxe, le ministre de l’Intérieur de l’époque.
  • Cette unité peut aussi prendre en charge des missions de protection rapprochée en renfort du Service de Protection des Hautes Personnalités (SPHP) et participe à la sécurisation de grands événements.
  • En 2019, le RAID a reçu plus de 850 demandes d’intervention et arrêté plus de 350 criminels.
  • Au cours de ses 35 ans d’existence, le RAID a perdu trois de ses hommes.
  • Il arrive que le RAID intervienne aux côtés d’autres groupes armés comme le GIGN.
  • Le RAID n’a aucune compétence en matière judiciaire concernant les faits sur lesquels il est intervenu.

GIPN (Groupe d'Intervention de la Police Nationale)

  • Devise : "La cohésion fait la force"
  • Création : 1972
  • Origine : France
  • Appartenance : Police Nationale
  • Catégorie : Troupes de choc
  • Spécialité : Anti-terrorisme, libération d’otages, assaut direct, arrestation musclée
  • Sports de combat : Krav-Maga ; Jiu-Jitsu brésilien
  • Opérations effectuées : Environ une centaine par an.

GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale)

  • Devise : "Sauver des vies au mépris de la sienne"
  • Création : 1973
  • Origine : France
  • Appartenance : Gendarmerie Nationale
  • Catégorie : Troupes de choc
  • Spécialité : Anti-terrorisme, libération d’otages, assaut direct, arrestation musclée
  • Sports de combat : Krav-Maga ; Jiu-Jitsu brésilien

GSG 9 (Grenzschutzgruppe 9)

  • Création : 1972
  • Origine : Allemagne
  • Appartenance : Police des frontières
  • Catégorie : Troupes de choc

Le tir : Une compétence essentielle

Les séances de tir sont encadrées par un binôme, avec une priorité : rappeler le cadre légal. Le Tarn compte trois formateurs aux techniques de sécurité en intervention (TSI, deux à plein temps, un à temps partiel). Ils délivrent les habilitations, entraînent aux gestes techniques et encadrent les stages de tir.

« Tout le monde n’a pas la même approche de l’arme, souligne Nathalie Fabre, responsable du Centre départemental des stages et de la formation du Tarn. Mais il n’y a pas de compétition par rapport à l’arme. C’est plutôt du plaisir pour certains, cela fait partie du métier pour d’autres. » L’arme est indispensable, en tout cas, pour la sécurité du fonctionnaire et pour éviter toute bavure.

En session de tir, le port des lunettes, du casque intégré et du gilet pare-balles est imposé. Selon l’exercice, le stand de tir est aménagé en créant des situations, en extérieur. « Le tireur est toujours encadré par l’un de nous, explique Serge, formateur TSI dans le Tarn depuis 2009. L’exercice est réalisé à notre appréciation, en fonction de notre ressenti, et dure deux heures, avec un rappel du montage, du démontage et du nettoyage de l’arme. L’exercice d’aujourd’hui ? On part d’une situation de riposte. Avec des abris simulés de façon à avoir un endroit pour se protéger. L’objectif est de se soustraire à l’agression tout en ripostant.

Tenir une arme, quelle qu’elle soit, quand on est novice, c’est 100 % de stress : celui qui n’a jamais essayé ne sait pas. Le corps se crispe, la tête réalise : on n’est pas à la fête foraine. Dans ce cadre précis, la cible est immobile. Mais dans la réalité ? « Une arme n’est pas dangereuse, c’est la main qui la tient qui est dangereuse ! » Serge sait de quoi il parle.

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