Beaucoup de travaux ont été menés sur le Flash-Ball de type « superpro », cette arme non létale de défense utilisée par la police et la gendarmerie en France depuis 1995. Le Flash Ball est un lanceur de balle de défense, marque déposée crée par la marque Verney Carron dont la réputation n'est plus à faire.
« D’après les déclarations de plusieurs usagers, le Flash-Ball est, en lui-même, une arme de dissuasion, de par son aspect et le simple fait de l’arborer lors d’interventions », explique encore le Défenseur des droits. Le Défenseur des droits Jacques Toubon, qui a réclamé son interdiction lors de manifestations à la suite de nombreux faits-divers, a produit un rapport très précis sur son usage.
Le Flash-Ball comprend deux canons superposés, basculants. La cartouche, de calibre 44x83 cm, contient un projectile en caoutchouc souple, de quelque 28 grammes, « développé pour se déformer à l’impact et limiter le risque de pénétration », affirme un rapport du Défenseur des droits.
D’après son fabricant, le Français Guillaume Verney-Carron, il s’agit d’une « arme à létalité atténuée » conçue pour des interventions à courte distance, d’environ 10 mètres. Utilisée par l’administration pénitentiaire, le GIGN, la BAC, le Raid, entre autres, cette arme dite « intermédiaire » et de 4e catégorie dispose d’un lanceur manuel à deux coups, sans crosse d’épaule et d’une poignée pistolet permettant l’usage d’une seule main.
« Nous avons fait évoluer le lanceur et nous sommes actuellement en phase de test pour un nouveau projectile », précise le fabricant. Les policiers, dont le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration rappelle qu'ils exercent, avec professionnalisme et sang-froid, une mission difficile et dangereuse, doivent disposer de tous les moyens leur permettant d'assurer leur sécurité et celle de la population face à des voyous de plus en plus violents. La multiplication des actes de violence à leur encontre et l'aggravation des risques physiques encourus lors des interventions ont ainsi rendu nécessaire leur équipement en moyens de force intermédiaire, notamment en lanceurs de balles de défense. La France n'est évidemment pas le seul pays à s'équiper de tels moyens : la plupart de nos partenaires européens ont également fait ce choix. Leur emploi obéit à des règles strictes, fait l'objet de contrôles rigoureux et s'exerce dans le respect des droits fondamentaux des personnes. Il s'agit en effet d'armes, dont le danger n'est pas sous-estimé.
Lire aussi: L'État de droit face aux flashballs et aux Gilets Jaunes
« L’utilisation du Flash-Ball par la police doit toujours être nécessaire, s’inscrire dans le cadre d’une riposte ou d’une action proportionnée. Son recours est autorisé, à titre principal, dans le cadre de la légitime-défense ou d’attroupements que les forces de l’ordre devraient dissiper, en cas de violences ou de voies de fait », pose-t-il, clairement.
Mais, la police déconseille tout tir au-delà de 12 mètres et la gendarmerie, au-delà de 15 mètres « en raison des incertitudes quant à la précision du tir. » Le texte précise que cette incertitude est liée aux munitions et aux caractéristiques de l’arme : absence de crosse d’épaule, organes sommaires de visée et canons lisses.
La formation joue donc un rôle fondamental. La formation initiale à l’usage du Flash-Ball dure quatre heures, pour la gendarmerie, et six heures, pour la police. Tir réel de cinq cartouches compris. La formation continue se présente par une séance de « recyclage » à effectuer tous les ans chez les militaires. Tir réel de trois cartouches compris.
Pour la police, cette formation continue dure quatre heures, tous les deux ans. Tir réel de trois cartouches compris. « Trop peu », estime le fabricant français. Bien sûr, à la gendarmerie comme dans la police, le volume horaire de 365 heures au total consacré aux techniques d’intervention comprend des piqûres de rappel et des mises en situation.
S'agissant précisément du lanceur de balles de défense « Flash-Ball », son emploi fait l'objet d'une instruction du 31 août 2009 du directeur général de la police national qui prévoit notamment l'obligation d'une habilitation individuelle (d'une durée de 6 heures et intégrant le tir de 5 cartouches réelles par stagiaire), préalable à son emploi et sanctionnant la parfaite maîtrise acquise. Le maintien de la validité de l'habilitation est subordonné à des actions de recyclage annuelles. Cette formation reprend les volets juridiques, techniques et stratégiques de la formation initiale et comprend une séance de tir. Par ailleurs, la prise en compte de l'emploi du « Flash-Bail » est prévue à l'occasion d'au moins une des trois séances d'entraînement annuelles au tir. Enfin, dans le cadre de la formation initiale des élèves gardiens de la paix, les cours d'armement comportent une étude consacrée aux caractéristiques d'emploi de ce moyen de force intermédiaire. Elle est complétée par le tir de 6 cartouches (par section) réalisé par le formateur ainsi que par des volontaires parmi les élèves. Un suivi informatisé de l'utilisation des moyens de force intermédiaire sur le terrain sera prochainement mis en place. L'analyse des données opérationnelles ainsi recueillies permettra d'ajuster en cas de besoin les programmes de formation.
Lire aussi: Balle de Flashball : Risques et Précautions
Bien que près de 10.000 policiers et gendarmes étaient habilités à utiliser le Flash-Ball en 2012, l’emploi de cette arme française est en déclin depuis 2010. Le ministère de l’Intérieur lui préfère actuellement le lanceur de balles de défense LDB 40x46.
Le Flash-Ball s’utilise très facilement. Verney Carron, le concepteur du Flash-Ball a mis son expérience à profit pour que cette arme ait un fonctionnement simple. Des organes fixes dotés de fibre optique colorée, permettant une prise de visée rapide et une acquisition aisée de la cible. Si l'armurerie moderne adopte massivement les polymères dans la fabrication de ses produits, Verney Carron ne fait pas exception ce qui permet de cumuler robustesse et légèreté.
Ainsi, après avoir acheté un flash-ball en vente libre, on peut acquérir aussi les munitions et tout garder dans un lieu sûr afin de s'en servir en cas d'attaques ou d'intrusion inopportune et dangereuse. En utilisation classique, sa portée utile est de 12 mètres et son pouvoir d’arrêt est identique à une balle de calibre 38. À la différence d’une munition traditionnelle, cette boule de caoutchouc ne possède aucun pouvoir de pénétration, donc elle ne peut pas transpercer un objet comme la balle d’un Glock par exemple.
Mais, bien que le flash-ball ne soit pas conçu pour donner la mort, on ne peut pas négliger les sévères lésions que les balles de défense peuvent causer sur sa cible. L'actualité récente a une nouvelle fois malheureusement démontré la dangerosité de l'usage de ce type « d'arme sublétale » utilisant un projectile conçu pour se déformer et s'écraser à l'impact mais avec une puissance d'arrêt suffisante pour dissuader ou arrêter un individu. Bien que le projectile tiré par un lanceur de balle de défense soit a priori conçu pour ne pas être mortel, il peut occasionner des blessures graves voire fatales, en particulier s'il atteint la tête ou si la personne est sensible. Son utilisation lors de manifestations peut s'avérer d'autant plus dangereuse que le lanceur de balle de défense a une trajectoire aléatoire de l'ordre de 50 cm en hauteur ou en largeur au-delà de douze mètres.
Ils sont d'autant plus forts si le flash-ball est utilisé lors de rassemblements à forte densité. M. Jean-Claude Fruteau attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales sur les actions de formation continue des agents habilités pour utiliser des lanceurs de balles de défense, communément appelés « flash-ball ».
Lire aussi: Enquête Incendie Champs-Élysées
Dans ce contexte, voici quelques précautions à prendre lors de l'utilisation d'armes à air comprimé :
Pour le tireur, l’idéal est des lunettes avec branches souples, et verres arrondis, comme les lunettes de protection transparente BOLLE. Le retour sur les côtés assure une protection parfaite des yeux. Sauf en plein été, il est préférable de porter des lunettes avec verres non teintés. L’utilisation de lunettes et d’un porte-cible en toutes circonstances vous mettront à l’abri du risque principal lors du tir à l’air comprimé.
Ici, vous trouverez une large gamme de produits conçus pour assurer votre protection dans toutes les situations. Optez pour nos Gomm Cogne et Flash Ball, des équipements de défense personnelle performants et légaux. Puissance d’impact et précision, conçus pour garantir votre sécurité dans toutes les situations.
D'autres marques proposent des armes de défense balle caoutchouch Gomm Cogne. Toutes ces armes sont dissuasifs,et en cas d'utilisation peuvent immobiliser un agresseur à plusieurs mètres. La puissance de tir est très importante, l'impact d'une balle en caoutchouc si il n'est pas létal reste très douloureux pour un assaillant. Les projectiles font l'effet d'un gros coup de poing.
Nous vous proposons également tout une gamme d'accessoire pour votre arme de défense. Des produits d'entretien : l'entretien d'une arme est primordial, il vous assure que l'arme fonctionnera quand vous en aurez besoin.
Avant tout, le filet Flashball Perpignan s’adapte aux armes de poing et d’épaule, calibres 9 mm, 5.56 et 7.62. Ensuite, il comporte de une à quatre rangées de lamelles pendulaires, adaptées à la puissance et à la cadence de tir. De plus, les projectiles tombent au sol et sont récupérables facilement dans un cendrier situé au pied du dispositif. Par ailleurs, sa profondeur, de 50 cm à 1,50 m, permet de gagner de l’espace et d’allonger la ligne de tir. En outre, ce faible encombrement autorise des tirs à 180° en toute sécurité. De surcroît, il peut se placer devant d’anciens pièges métalliques sans démontage.
Le "Flash-Ball" vient encore de faire parler de lui. Mais derrière le terme usuel se cachent différentes armes dites à létalité atténuée. En France, deux fabricants se partagent le marché du LBD : Verney-Carron, une entreprise française, avec le Flash-Ball et Brüger & Thomat, un concurrent suisse. Les deux armes n'ont pas strictement les mêmes caractéristiques, mais elles sont toutes les deux utilisées pour le maintien de l'ordre puisqu'elles sont (officiellement) conçues pour ne pas blesser. Pourtant, la liste des victimes ne cesse de s'allonger. Un homme est même mort, en 2010 à Marseille suite à un tir en pleine poitrine et plus d'une dizaine d'autres ont perdu un oeil suite à l'usage par les forces de l'ordre de LBD. De quoi s'interroger sur la dangerosité de ce type d'armes dites non létales. D'autant plus que les civils peuvent s'en procurer.
Contacté par téléphone, Guillaume Verney-Carron, directeur adjoint de l'entreprise éponyme, explique qu'il est désormais "politiquement incorrect" de vendre le Flash-Ball comme une arme non létale, il faut préférer la mention à "létalité atténuée", mais c'est tout comme. Guillaume Verney-Carron estime que l'effet d'un tir de Flash-Ball est équivalent à un "KO technique" et dispose de la même "puissance d'arrêt qu'un calibre 38 spécial", soit celle d'un gros revolver. Le projectile, une balle sphérique molle, est fait pour "s'écraser sur le corps". Contrairement au modèle vendu aux forces de l'ordre, le Flash-Ball grand public est "deux fois moins puissant, il équivaut à un bon coup de poing", et est classé en 7e catégorie (moins dangereuse que la 4e).
Enfin, à l'évocation de la liste des victimes des LBD, Verney-Carron tient à préciser que le Flash-Ball, marque déposée, est trop souvent désigné à tort. Le calibre de 44 mm étant conçu, entre autres, pour ne pas pénétrer l'orbite de l'oeil. Ce qui ne serait pas le cas du modèle suisse. Quant à la formation des forces de l'ordre, Guillaume Verney-Carron botte en touche : "Je ne suis qu'un marchand d'armes."
Il poursuit : "La partie pratique consiste en des simulations qui recréent les conditions du terrain. Le but étant de pousser les policiers à bout." Une formation d'une durée totale de "six heures", pendant lesquelles seulement "cinq cartouches" sont tirées par chaque candidat. Puis, tous les deux ans, les policiers sont soumis à "un recyclage" d'une durée de quatre heures où cette fois-ci "quatre cartouches" sont utilisées... Selon nos informations, c'est au cours de cette formation que les policiers apprennent à ne jamais viser la tête d'un individu et à faire appel aux secours après usage d'un LBD, quelle que soit la partie du corps touchée.
tags: #flashball #recuperation #des #projectiles