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Un armurier est un professionnel spécialisé dans la fabrication, la réparation et la vente d'armes à feu. Le terme regroupe plusieurs métiers. L'armurier est un artisan. Il maîtrise des techniques et un savoir-faire traditionnel. Parmi les compétences de l'armurier, on retrouve : la précision, un attrait pour le travail du bois et du métal, mais surtout, une connaissance précise des armes à feu et de leur fonctionnement.

Le métier d'armurier : Un artisanat réglementé

Le métier d’armurier est très réglementé en France. Pour exercer une profession liée à la fabrication ou au commerce d'armes à feu, il est obligatoire de disposer d'un agrément, délivré par arrêté préfectoral. L'agrément préfectoral permet d'accéder à une formation d'armurier. L’armurier connait les armes à feu sur le bout des doigts, qu’il s’agisse d’armes militaires, de chasse ou de tir. L'artisan armurier exerce un métier technique et créatif. Il assure la conception et la réalisation d'armes à feu. Il est aussi capable d'entretenir ou de modifier une arme, neuve ou ancienne. L'artisan armurier opère sur différents types d'armes : militaires, de chasse ou dédiées au sport. L'armurier peut exercer son métier dans le commerce.

Historique de l'armurerie

C’est au Moyen Age qu’est apparu le métier d’armurier. C’était une profession très respectée qui donnait le droit à de nombreux privilèges. A Paris, les armuriers étaient regroupés dans une seule et même rue. Ils fabriquaient des épées, des arcs, et des armures. Par la suite, les premières armes à feu furent mises au point. Les armures, les arcs et les épées disparurent du costume militaire de l’époque. C’est en toute logique que la profession d’armurier au sens strict du terme s’éteignit. Les armes de guerre furent alors fabriquées dans des manufactures appartenant au pays et entreposées dans des établissements spéciaux appelés arsenaux. La ville de Saint-Étienne est la capitale historique de l'armurerie en France. Dès le Moyen Âge, la cité stéphanoise abrite la manufacture nationale d'armes, et fournit les troupes armées. Elle est même renommée « Armeville » durant la Révolution. La tradition perdure jusqu'en 2000, année de fermeture de l'usine.

Formations pour devenir armurier

Pour devenir armurier, il est nécessaire de bénéficier d'une solide formation. Le CAP armurerie est une formation professionnelle d'une durée d'un an. Elle permet de travailler en tant qu'armurier polyvalent, mécanicien ou artisan armurier. Durant son cursus, l'étudiant apprend à diagnostiquer, réparer et monter des armes à feu. Le BMA armurerie offre une formation plus complète et délivre un niveau d'études bac +2. Comme le CAP, il permet de travailler dans les secteurs de la réparation, de la fabrication, mais aussi de la vente. L'étudiant suit un enseignement professionnel (formation technique, étude et conception, gravure) et général (français, histoire-géographie, mathématiques). La FEPAM (Fédération Professionnelle des Métiers de l'Arme et de la Munition) propose, quant à elle, une formation complémentaire au CAP et au BMA.

Les missions de l'armurier

Les missions de l'armurier diffèrent en fonction de sa spécialisation. Les métiers de l'armurerie nécessitent précision et rigueur. L'artisan armurier est un professionnel faisant preuve d'une grande habileté manuelle. Pour fabriquer ou réparer des armes à feu, il use d'un certain savoir-faire technique. Sa connaissance sur le fonctionnement des armes lui permet de diagnostiquer des pannes, fabriquer une arme ou la réparer. S'il exerce son métier dans un point de vente, l'armurier doit disposer de compétences techniques, mais également d'un certain sens commercial. Il apprécie le contact avec la clientèle qu'il est amené à conseiller.

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Environnements de travail et spécialisations

L'armurier peut exercer son métier dans des environnements variés. S'il travaille dans l'industrie, il est amené à exercer dans un atelier de fabrication. Il ne fabrique pas l'arme dans son ensemble, mais se focalise généralement sur une partie précise : le canon, le dispositif central, ou encore la crosse en bois… Il collabore avec des professionnels spécialisés comme le graveur sur métal, le monteur à bois, le marcheur, le canonnier, ou le garnisseur. Expert dans la conception, la fabrication ou la réparation, l'armurier peut choisir de se spécialiser dans un type d'arme en particulier. Il peut aussi s'installer en tant que restaurateur d'armes anciennes. L'armurier a également l'opportunité de s'orienter vers un poste d'expert judiciaire. Après quelques années d'expérience, il peut faire une demande d'inscription sur une liste d'experts, auprès du procureur de la République.

Opportunités professionnelles

Un armurier dispose de compétences et de connaissances recherchées par différents types d'employeurs. Il peut s'orienter vers le travail industriel, dans une usine d'armes à feu, ou auprès d'un artisan, dans une plus petite structure. La fonction publique recrute, elle aussi, des professionnels de l'armurerie. L'armurier peut exercer sa profession dans la police (nationale ou municipale), dans la gendarmerie ou dans l'armée. La France compte plus d'un million de chasseurs, et 200 000 licenciés de la FFT (Fédération Française de Tir sportif). Les armuriers travaillent au cœur d'une industrie dynamique, qui répond aux besoins de clients variés.

Rémunération de l'armurier

En début de carrière, son salaire s'élève à environ 1 500 euros bruts chaque mois. En fin de carrière, sa rémunération peut atteindre 5 000 euros par mois. L'armurier peut occuper un emploi dans l'industrie ou dans la vente, de gros ou au détail, d'armes à feu. En tant que technicien, un armurier bénéficie d'un salaire minimum de 1 867 euros bruts chaque mois. Dans l'importation et la vente en gros, sa rémunération évolue selon son expérience. Dans la vente, le salaire minimal garanti pour un débutant s'élève à 1 688 euros pour un débutant. Dans la police ou la gendarmerie, le salaire d'un armurier dépend de la grille indiciaire de la fonction publique. Elle comprend treize échelons. En début de carrière, la rémunération se situe aux alentours de 1 830 euros bruts mensuels. Cela correspond à un salaire net d'environ 1 400 euros. Au fil de sa carrière, l'agent technique évolue au sein de cette grille.

Armureries modernes et législation

Aujourd’hui, les armureries sont utilisées par les policiers, les militaires et les forces de l’ordre. Ce sont des pièces très sécurisée qui se situent à l’intérieur de leurs locaux. Elles permettent de garder les armes de service et les munitions en sécurité. A l’intérieur, on retrouve aussi les équipements et le matériel de défense. Comme précisé précédemment, les armureries ne sont pas seulement des lieux pour entreposer les armes. Elles peuvent aussi être des points de vente et de réparation des armes. Dans ces commerces, on peut se procurer des armes pour la chasse, pour la compétition et pour les loisirs, mais aussi des armes blanches, des vêtements de chasse, des munitions et du matériel de défense. L’armurier est là pour conseiller le client et pour l’aider à choisir un modèle correspondant à ses besoins. Depuis quelques années, les armureries sont aussi présentes sur internet. En général, elles proposent beaucoup plus de références que les boutiques physiques. Certaines sont spécialisées dans les armes Airsoft, d’autres dans les armes de défense ou encore dans les armes historiques. Comme dans les boutiques physiques, elles répondent à toutes les questions et aident les internautes à trouver une arme correspondant à leurs besoins. Les armureries en ligne respectent la législation en place et contrôlent l’identité des personnes qui souhaitent commander.

Modifications et fabrication d'armes par des particuliers

Un particulier peut-il modifier lui-même une arme, voire la fabriquer avec des éléments d’armes ? il est question d’activité professionnelle. Cela vise donc ceux qui exercent cette activité pour en vivre. Il s’agit d’une activité règlementée qui fait l’objet d’un agrément préfectoral qui est délivré en fonction de l’ « honorabilité professionnelle et privée et des compétences de l’armurier. » Le CSI définit bien l’action de fabrication ou de modification, ainsi un particulier n’a pas le droit d’intervenir sur les éléments essentiels d’une arme. Si le calibre d’une arme ou son système de fonctionnement ont été modifiés, il s’agit bien d’une opération de fabrication au sens de la règlementation. Dès lors que l’on touche à l’interface canon / pièce de fermeture, il est obligatoire que soit pratiquée une nouvelle épreuve par le Banc d’Épreuve de St Etienne.

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