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Plus que Barack Obama et Zinedine Zidane, Mikhaïl Timofeïevitch Kalachnikov est probablement le nom le plus célèbre au monde.

L'Inventeur et Son Œuvre

Le père du plus rustique et efficace fusil d'assaut au monde, du plus vendu (100 millions d'exemplaires), du plus copié aussi (130 entreprises dans le monde en fabriquent) est mort ce lundi 23 décembre à l'âge de 94 ans dans sa ville d'Ivejsk dans l'Oural à 1 300 km à l'est de Moscou. L'inventeur meurt pas plus riche d'un rouble. Mais l'AK47 (car produit à partir de 1947) reste le dangereux et étrange point commun entre un rebelle sahélien, un enfant soldat centrafricain, un combattant taliban afghan, une petite frappe des quartiers nord de Marseille et les soldats d'une bonne cinquantaine d'armées dans le monde.

Genèse de l'AK-47

C'est l'histoire d'un koulak du Kraï de l'Altaï (aux confins des frontières du Kazakhstan, de la Mongolie et de la Chine), déporté en Sibérie avec sa famille, mais aussi d'un mécanicien né, d'un bricoleur de (mauvais) génie, affecté dans les chars durant la Seconde guerre mondiale, blessé en 1941 et choqué par la supériorité de l'armement allemand. Alors, il invente, usine dans son coin - un atelier des chemins de fer au Turkestan - une sorte de fusil-mitrailleur le plus fiable, léger, solide et efficace possible. Après des années d'aménagement, des études de mécanique, Mikhaïl Kalachnikov touche au but. L'Union soviétique lance officiellement la production de l'Avotmat Kalachnikova 1947. Un succès planétaire est en train de naître.

Caractéristiques et Impact Mondial

L'AK-47 est prêt à conquérir le monde et surtout de faire couler beaucoup de sang. Quand on tient dans les mains cette arme, on est surpris par sa légèreté et son manque total de sophistication. Surtout quand on le compare avec des fusils d'assaut modernes comme le HK 416. Des spécialistes de l'armement reconnaissent sans peine qu'il reste d'une efficience absolue dans toutes les conditions. Il peut tomber dans la boue, être enfoui sous le sable. C'est aussi son coût modique (aujourd'hui, par des canaux officiels, de 600 € pour un modèle roumain, bulgare ou d'ex-Yougoslavie à plus de 1 000 euros pour un russe) qui a conquis des rebelles plus ou moins bien intentionnés du monde entier.

La copie chinoise, appelée Norinco type 56 ou 66, apparaît en leader mais selon des experts, la qualité des munitions serait extrêmement suspecte. Mikhaïl Kalachnikov, général le plus décoré de la Russie actuelle, voyait tout cela avec une certaine circonspection. Il distillait à l'occasion quelques phrases célèbres : "Je préférerais avoir inventé une machine que les gens pourraient utiliser, qui aiderait les fermiers dans leur travail, par exemple, une tondeuse à gazon... " Ou " Si on me demande comment je peux dormir sachant que mes armes ont tué des millions de gens, je réponds que je n'ai aucun problème de sommeil, ma conscience est nette. J'ai construit des armes pour défendre ma patrie.

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Un Héritage Complexe

Des dizaines d'enfants en uniformes crème et bérets rouges de la "jeune armée" russe se pressent autour des vitrines d'une exposition consacrée à Mikhaïl Kalachnikov. Sous le verre, les premiers modèles de l'AK-47, l'arme la plus connue au monde. La Russie fête cet automne les cent ans de la naissance de Mikhaïl Kalachnikov, simple soldat soviétique qui se rêvait poète avant de dessiner son célèbre fusil d’assaut aux qualités inégalées : increvable, léger, simple à manier.

Pour l'occasion, on a fait venir à Moscou la collection du musée Kalachnikov d'Ijevsk (Oural), où se situe l'usine homonyme et où est né l'ingénieur. L'exposition "Kalachnikov. Soldat. Constructeur. Légende" sera ensuite présentée en Crimée, la péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

Mort en 2013, Kalachnikov est le 17e des 19 enfants d'une famille paysanne de l'Altaï. Blessé au volant d'un char d'assaut en 1941, il commence à dessiner son fusil pendant sa convalescence, impressionné par les armes allemandes vues sur le terrain. Après l'échec initial à un concours de l'armée, l'"Avtomat Kalachnikova 1947" s'impose et intègre l'arsenal du soldat soviétique. A ce jour, le "Kalachnikov" a été produit à plus de 100 millions d'exemplaires, équipe une cinquantaine d'armées nationales et orne le drapeau du Mozambique.

L'Arme des Guérilleros, des Terroristes, des Dictateurs…

Célébré par la propagande soviétique comme moyen d'autodéfense, les premières utilisations de la nouvelle arme sont répressives, pour mater les soulèvements en Allemagne de l'Est en 1953 et en Hongrie en 1956, et pour abattre les civils qui tentent de franchir le rideau de fer, raconte le journaliste C.J. Chivers dans son livre The Gun. L'URSS partage cette réussite technique avec les "pays frères" du pacte de Varsovie. Mais sa légende lui échappe. L'effondrement de l'Union soviétique dans le chaos accentuera la dissémination de l'arme et son glissement vers le civil.

Fabriqué à travers le monde, l'AK-47 devient l'arme des guérilleros, des terroristes, des dictateurs, des fusillades dans les écoles américaines. Tellement simple à manier qu'on la met dans les mains des enfants-soldats. C'est l'arme des braconniers et des gardes-forestiers des réserves africaines.

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En France, la "kalach" est l'arme des attentats à Paris et des règlements de comptes entre trafiquants de drogue à Marseille. Les fusils arrivent souvent d'ex-Yougoslavie. Les stocks constitués par le maréchal Tito s'écoulent en Europe pour moins de 1 000 euros.

En Afghanistan, où il couvre la guerre, le journaliste C.J. Chivers photographie des AK-47 fabriquées à Ijevsk en 1953, toujours utilisées par des soldats afghans. L'arme finit par se retourner contre son armée d'origine lors de la guerre entre l'URSS et l'Afghanistan, ainsi qu'en Tchétchénie.

Des Selfies avec le Fusil

Dans les allées austères du musée de la Victoire à Moscou, dédié au conflit entre l'URSS et l'Allemagne nazie, les enfants de la "jeune armée" lancée par le président Poutine en 2015, font des selfies avec le célèbre fusil.

"On a d'abord mal aux doigts, mais ensuite c'est assez facile", raconte Maxime, jeune cadet, qui a appris à assembler l'arme en cours. "Nous espérons que la génération Kalachnikov grandira et nous offrira non seulement de nouvelles armes mais aussi de nouvelles (inventions) dans d'autres domaines", affirme Alexandre Ermakov, vice-directeur du musée d'Ijevsk.

Les armes "ne sont pas créées pour attaquer, mais pour défendre sa patrie", affirme-t-il : "Qu'il y ait des AK partout, même entre les mains des terroristes, ce n'est pas la faute de Kalachnikov, c'est la faute des politiciens". Nelly Kalachnikova, 77 ans, évoque le souvenir de son père : "Ce qu'il faisait à l'usine, ce qu'il a inventé, était protégé par le secret. Nous n'en savions rien. Et ça a été le cas jusqu'en 1990, jusqu'à ce qu'on le découvre en tant que designer légendaire", une thèse discutée par C.J. Chives, qui met en avant sa conception collective.

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Les honneurs pleuvront, comme cette statue de l'homme tenant son fusil érigée à Moscou en 2017. De la gloire mais pas d'argent : la propriété intellectuelle était collective en URSS. La famille réussit à faire déposer la marque en 2004 pour les produits dérivés, mais un tribunal la lui retire en 2014.

Les Remords de Mikhaïl Kalachnikov

Peu avant sa mort, Mikhaïl Kalachnikov a exprimé des remords : "Ma douleur est insupportable", a-t-il écrit au chef de l'Eglise russe. "Si mon fusil a ôté la vie à des humains, (...) suis-je responsable?". Aujourd'hui, le groupe Kalachnikov (ainsi nommé depuis 2013) produit 95% des armes légères russes et exporte dans 27 pays. Après l'arrivée d'actionnaires privés en 2014, de nouveaux modèles ont été présentés et l'accent a été mis sur les exportations malgré les sanctions américaines frappant l'entreprise. Un changement d'image s'est opéré avec le lancement de gadgets vendus dans des boutiques, ainsi que de produits civils.

Le fusil d’assaut « Avtomat Kalashnikova », crée en 1947, du nom de son créateur, s’est imposé à l’Armée rouge. Le bloc communiste l’adopte rapidement avant toutes les guérillas de la planète. Perfectionné, plagié, copié à des dizaines de milliers d’exemplaires, l’AK 47 est l’armé emblématique du XXIe siècle. C’est une calamité ubiquitaire dont on n’a pas fini d’entendre les rafales.

Fiabilité et Simplicité : Les Maîtres Mots

Fiabilité et simplicité, ces deux mots résument l'essence même du fusil d'assaut AK47. Est-il encore nécessaire aujourd'hui de présenter la Kalashnikov AK-47 (peut être écrit AK47) ? Fusil d'assaut originaire du bloc Soviétique, il est devenu encore plus célèbre que son homologue américain, l'AR15. Comment est née cette arme ? Quelles ont été les différentes évolutions techniques au fil des décennies ? Pourquoi la Kalashnikov est aujourd'hui le fusil d'assaut le plus utilisé dans le monde ? Embarquez avec nous pour un voyage dans le passé, à la découverte de l'histoire de l'arme à feu qui a façonné le monde moderne.

L'Amorce des Fusils d'Assaut Modernes

Les fusils d'assaut automatiques vont apparaître au cours de la Seconde Guerre Mondiale, plus particulièrement pendant le développement du Strumgewehr 43, en 1943, par l'armée Allemande. Un concept de carabine semi automatique avant-coureur, qui sera officiellement adopté par la Wehrmacht dans une version améliorée en 1944, sous le nom de Sturgewehr 44, plus communément appelé STG-44. Le STG-44, considéré comme le père des fusils d'assaut modernes.

Face aux défis du combat en zone urbaine, particulièrement dans la poche de résistance de Smolensk durant la bataille de 1941, les soldats de la Wehrmacht notent l'avantage des armes automatiques telles que les PPD 40 ou le PPSh-41, utilisées en masse par les Soviétiques dès le début du conflit, par rapport au fusil à levier KAR 98 et à la MP40 en service du côté allemand. Bien que les soldats du Reich disposent du MP40, cette arme chambrée en 9mm manque de puissance comparativement au PPSh-41 soviétique, et rapidement les militaires de l'Axe s'approprient ces armes sur le champ de bataille.

À l'apparition du StG44 sur le front Est, les militaires soviétiques entreprennent alors le développement d'une arme similaire qui utiliserait des munitions en 7,62 x 39 mm M43. En s'inspirant de l'arme allemande, l'ingénieur en armement Alexey Sudayev conçoit le fusil d'assaut AS-44. Testé en 1944, il se révèle trop lourd pour être efficace en service. Ce revers de conception amène l'Armée rouge à suspendre temporairement son programme de recherche sur le fusil d'assaut.

Mikhaïl Kalashnikov : De Paysan à Soldat

Mikhaïl Timofeïevitch Kalashnikov vient au monde le 10 novembre 1919 à Kouria, en Sibérie. Issu d'une famille de Koulak (terme qui désignait, de manière négative, dans l'Empire Russe, un fermier possédant des terres, du bétail, des outils... et qui faisait travailler des ouvriers agricoles salariés), il est le 17ème enfant d'une fratrie de 19, dont seulement 8 ont survécu. Il est âgé de seulement 11 ans lorsque sa famille est déportée au sein de l'oblast de Tomsk, dans le cadre de la révolution Stalinienne au début des années 1930, Staline souhaitant supprimer les Koulaks, qu'il juge contraire aux idées révolutionnaires.

Enrôlé dans l'Armée Rouge en 1938, Kalashnikov va très rapidement montré ses capacité en mécanique, en apportant des améliorations au pistolet semi automatique Tokarev TT-33 et à différentes parties des chars d'assaut, poussant ses supérieurs à l'envoyer en cours de mécanique spécialisée dans les chars. Grièvement blessé lors de la bataille de Briansk en 1941 lors d'une tentative de stopper les troupes allemandes se dirigeant vers Moscou, il est contraint de suivre une longue convalescence en hôpital. C'est durant cette période qu'il va dessiner des modèles de pistolets et autres armes à feu, ayant constaté la supériorité technique de l'armement des soldats allemands. Au début de l'année 1942, il est ainsi transféré au sein d'une unité de conception d'armes légères.

Après une première arme conçue en 1942 mais écartée par l'Armée Rouge au profit du PPS-43, son prototype de carabine semi automatique de 1945 échoue face au SKS, adopté en 1946. Ayant conçu de nombreux modèles de fusils d'assaut entre 1945 et 1949, jugés plutôt intéressant par l'armée Soviétique, il quitte l'armée pour rentrer chez le fabricant d'arme Izmash. C'est au sein de cette entreprise que Mikaïl va concevoir un modèle d'arme d'une simplicité remarquable, qui sera finalement adopté par l'armée Soviétique, après de nombreux tests dans des conditions extrêmes. Conçu d'après une étude de 1947, son fusil d'assaut est adopté en 1949 sous le nom de : AK-47 (Автомат Калашникова, « Avtomat Kalachnikova » modèle 1947).

AK-47, AKM, AK-74... : Les Différentes Évolutions

Malgré le succès incontestable du fusil d'assaut Kalashnikov AK-47, celui-ci entre en perpétuelle évolution pour corriger des défauts existants. C'est à partir de 1955 que de grosses modifications sont apportées à l'arme, principalement sur le corps du fusil et le système de récupération des gaz, ainsi que l'ajout d'une baïonnette. Tous ces changements vont conduire, en 1959, à une nouvelle version nommée AKM. Adopté et fourni à l'armée Soviétique à partir de 1961, l'AKM va donner naissance à plusieurs versions, possédant chacune des spécificités comme le AKMS avec sa crosse pliable ou encore l'AKMSU, version compacte.

L'amélioration principale des AKM est leur fabrication en tôle emboutie pour la carcasse et en contreplaqué de bouleau, pour la crosse, la poignée et le garde-main. Ces caractéristiques vont permettre la fabrication de plusieurs millions de fusils d'assaut à des coûts réduits.

Dans la continuité des évolutions du fusil d'assaut Kalashnikov, les ingénieurs de chez Izmash vont se pencher sur le remplacement de la RPD (Routchnoï Poulemiot Diegtiariova) mitrailleuse légère en service dans l'armée Soviétique. C'est ainsi qu'au début des années 1960 entre est mis en service la Kalashnikov RPK, basée sur la conception de l'AKM. D'une composition plus lourde, le modèle RPK est équipé d'un bipied pliable, d'un canon plus long et plus épais afin d'allonger la portée de tir mais également la durée de tir possible sans que l'arme ne chauffe.

L'Évolution des Munitions

Depuis le début de la conception des armes Kalashnikov, celle-ci s'élabore autour d'un élément majeur : la cartouche 7,62x39 mm.

Cette munition, développée en 1943 par l'armée Soviétique, est composée d'une ogive de calibre 7,62 mm montée sur un étui de 39 mm de longueur. Possédant une capacité de pénétration supérieure aux munitions de combats de l'OTAN, à savoir le 5,56x45 mm et le 7,62x51, grâce à sa balle en acier chemisé, elle bénéficie cependant d'une portée moindre que ses concurrents américains. Dans l'optique de pouvoir tirer une balle avec une haute vitesse initiale, une trajectoire plus tendue et permettre aux soldats d'emporter plus de munitions sur le terrains, un groupe d'ingénieurs soviétique va travailler à la conception d'une nouvelle munition : la 5,45x39 mm M1974.

Conservant la même longueur d'étui que la 7,62x39mm, la 5,45x39mm monte une ogive de calibre 5,6mm d'un poids de 3,43g. Le concept de balle de petit calibre propulsé à grande vitesse avait déjà été étudié en Russie, au début de l'année 1915, par Vladimir Fedorov, célèbre ingénieur dans l'industrie de l'armement Soviétique, concepteur de l'Avtomat Fedorov, considéré comme le tout premier fusil d'assaut de l'histoire. Son modèle de fusil semi automatique tirait une balle de petit calibre 6.5mm. Seulement, entre un poids trop élevé pour être porté continuellement par des soldats (le fusil de Fedorov pesait 5,2Kg) et l'impossibilité de produire à l'époque une nouvelle munition, l'arrivée de la Première Guerre Mondiale mettra fin au développement de ce projet.

Il faudra attendre les années 1960 pour que l'idée d'une balle de petit calibre à haute vitesse revienne dans les esprits de l'armée Soviétique. Suivant le même principe que la cartouche de l'OTAN 5,56x45mm, la cartouche 5,45x39mm va cependant se révéler plus efficace en terme de pénétration grâce à son ogive propulsé à haute vitesse, ce qui lui permet de perforer les gilets pare-balles.

Et c'est justement cette nouvelle munition qui va amener à la fabrication d'un nouveau fusil d'assaut Kalashnikov au début des années 1970 : l'AK74. Aujourd'hui, les deux munitions sont encore largement fabriqués en URSS.

Kalachnikov : De l'Armée Rouge aux Groupes Terroristes

Mikhaïl Kalashnikov, souvent décrit comme un patriote dévoué à son pays, a légué au monde l'une des armes les plus emblématiques de l'histoire, l'AK-47. Dans son esprit, cet engin de guerre était conçu pour défendre la mère patrie contre toute menace extérieure. Cependant, au fil des années, il a été confronté à une réalité troublante : son invention, au lieu de rester un instrument de défense nationale, est devenue un symbole de conflit et de violence à l'échelle mondiale. La diffusion massive de l'AKM dans les conflits régionaux et son utilisation par des groupes terroristes ont profondément attristé Kalashnikov, qui a exprimé à plusieurs reprises son regret quant à la manière dont son génie technologique avait été détourné de son intention originelle.

Les qualités techniques n’étaient pas au centre de la production soviétique d’armements. C’était même tout le contraire. Ce sont les normes de l’armée soviétique, associées à la décision du Kremlin de décupler la production (pour des raisons liées à la politique étrangère de l’époque), qui ont permis de rendre l’AK-47 et ses imitations disponibles aux quatre coins du monde.

Une arme répandue à travers le monde (106 armées l'ont utilisée à un moment de leur histoire) qui serait à l'origine de 250.000 morts par an.

La Kalachnikov Privatisée

La Russie a annoncé qu'elle allait se désengager de la fameuse entreprise d'armes créée durant la guerre froide. Le conglomérat d'Etat Rostec compte en effet réduire sa participation de 51% à 25% (afin de conserver une minorité de blocage) au profit des investisseurs privés qui détiennent déjà 49%, dont le directeur général Alexeï Krivoroutchko. Le montant de la transaction, qui reste soumis à l'approbation des autorités, n'a pas été dévoilé.

Le Magasin Kalachnikov

On peut y trouver des souvenirs, des gadgets en tous genres, des vêtements siglés AK-47 et même des poignards de la marque ou des AK-47 factices. Ouvert depuis l’été dernier malgré les réticences des services de sécurité moscovites, ce magasin est le premier d’une chaîne qui en comptera à terme une soixantaine.

Pour Vladimir Dmitriev, le directeur marketing, "Kalachnikov est l'une des marques les plus populaires [...] de Russie, les touristes doivent pouvoir ramener un souvenir". C’est évidemment l’argument "marketing" de cette stratégie. En fait, ces magasins ont été lancés en réponse aux sanctions économiques qui ont été appliquées contre la Russie à la suite de la crise ukrainienne qui ont pénalisé les ventes du groupe, qui réalisait 70% de son chiffre d’affaires en Europe et aux États-Unis.

Kalachnikov : Une Arme Symbolique

La kalachnikov a effectivement accédé au rang de symbole. Pour certains, le AK47 peut incarner la victoire du peuple sur les capitalistes. Il peut aussi être le symbole de la révolution ou de l'indépendance. Il figure par exemple sur le drapeau du Hezbollah ou du Mozambique.

L'AK-47 dans la Culture Populaire et l'Airsoft

L’AK-47 et ses différentes versions, se feront une place de choix dans la culture populaire, vidéoludique et le monde de l’airsoft. Bon nombre d’équipes et d’associations se basent sur les différentes variantes de l’AK-47 pour construire des tenues, parfois très réalistes, inspirées de l’armée Russe ou d’autres pays utilisant une version ou variante de l’arme. Concernant les répliques, c’est actuellement Cybergun qui possède la licence officielle et le nom « Kalachnikov ».

Appréciées des joueurs, les répliques de type AK dénotent sur les terrains. un canon plus long (en fonction des modèles), et une ergonomie bien particulière qu’on appréciera ou non. Même s’il s’agit souvent de répliques adaptées ou légèrement retravaillées au niveau du design, nous restons persuadés que les créations de Mikhaïl Kalachnikov n’ont pas fini de nous étonner sur les terrains.

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