Envie de participer ?
Bandeau

L'histoire du basket-ball est riche et variée, marquée par des équipes emblématiques et des couleurs distinctives. Parmi ces équipes, celles arborant le vert et le blanc ont une place particulière. Cet article explore l'histoire de ces équipes, en commençant par les légendaires Harlem Globetrotters, et en passant par l'influence des couleurs dans l'identité des franchises NBA.

Les Harlem Globetrotters : Pionniers et Ambassadeurs du Basket-Ball

En 1950, Abe Saperstein (1902-1966), le propriétaire anglais du club états-unien des Harlem Globetrotters, décide de partir à la conquête du marché européen. Le basket-ball est en effet le seul des trois grands sports produits par la société états-unienne (avec le base-ball et le football américain) à avoir déjà franchi l’Atlantique avec succès.

Dès la fin du xixe siècle, la diffusion de la balle au panier en Europe avait été assurée par une organisation religieuse transnationale, la Young Men’s Christian Association (YMCA), dont un des enseignants d’éducation physique, James Naismith (1861-1939), avait inventé le jeu à Springfield (Massachusetts) en 1891.

L’équipe de basket-ball des Harlem Globetrotters est alors considérée comme la meilleure du monde. Fondée à Chicago en 1927, elle a pour particularité d’être composée exclusivement de joueurs noirs, exclus de facto des ligues professionnelles. Dans l’entre-deux-guerres, les Afro-Américains des villes des Grands Lacs et du nord-est des États-Unis s’étaient approprié ce sport alors essentiellement urbain.

Très vite, la renommée des joueurs noirs de playground - les terrains de jeu en extérieur - avait surpassé celle des Blancs des parquets des gymnases, notamment à New York où le tournoi estival organisé dans le quartier noir de Harlem était extrêmement populaire. C’est pour cette raison que Abe Saperstein choisit ce patronyme pour son équipe, afin de bien marquer qu’il s’agit d’une formation composée de Noirs, « Globetrotters » indiquant qu’ils se produiront partout aux États-Unis, mère-patrie du basket-ball.

Lire aussi: Maillot vert et blanc : un symbole

Au cours de leurs pérégrinations, les « Harlem » n’ont de cesse d’affirmer leur supériorité sur les équipes de Blancs qu’ils rencontrent. Le projet de Saperstein est d’exploiter la popularité de son équipe dans les espaces où le basket-ball suscite de la curiosité mais reste encore un sport secondaire, notamment l’ouest des États-Unis et l’Europe.

Les tournées qu’il organise de 1950 à 1962 débutent toujours au-delà du Mississippi et obéissent au même schéma. Les Harlem Globetrotters affrontent une sélection des meilleurs joueurs universitaires blancs, les College All-Stars, au cours de matchs acharnés. Lorsque, dans les dernières minutes, la victoire est acquise, les Harlem amusent le public avec toute une série de clowneries mettant en valeur leur habileté à manier la balle.

C’est dans ce rôle qu’excelle par exemple Reece « Goose » Tatum (1921-1967), qui avait rejoint les Harlem Globetrotters en 1942 après avoir exercé ses talents dans un club de la « Negro League » de base-ball. Au mois de mai 1950, le périple européen débute au Portugal et se poursuit dans six autres pays (France, Italie, Belgique, Suisse, RFA et Grande-Bretagne) ; les 73 matchs disputés en un peu plus de deux mois attirent des dizaines de milliers de spectateurs.

En plus des confrontations sportives, les joueurs animent des séances d’entraînement, des clinics, contribuant à l’acclimatation des méthodes de formation technique et tactique états-uniennes. Le succès est tel qu’il retient l’attention du Département d’État, qui décide de faire des Harlem Globetrotters l’un des acteurs importants de la guerre froide culturelle alors en cours.

Le secrétaire d’État, Dean Acheson (1893-1971), insiste pour que les tournées bénéficient du soutien logistique du réseau diplomatique du pays, mais jamais qu’elles ne bénéficient de financements gouvernementaux. Il s’agit en effet de montrer qu’une entreprise privée vaut mieux qu’un système sportif étatisé comme il existe en URSS pour favoriser l’excellence sportive.

Lire aussi: Pistolet à air comprimé : la médaille

En 1952, Acheson pousse pour que le périmètre des tournées soit élargi, l’Amérique du Sud, l’Asie et l’Australie se rajoutant au programme. La même année, les consulats états-uniens assurent la promotion planétaire du film The Harlem Globetrotters produit en 1951 par la Columbia Pictures.

Ponctuellement toutefois, le Département d’État estime nécessaire d’intervenir directement dans le déroulement de la tournée. Le 22 août 1951, il met sur pied une rencontre entre les Harlem Globetrotters et une formation de Boston à Berlin-Ouest, dans le but de concurrencer le troisième festival mondial de la jeunesse qui se tient alors à Berlin-Est et réunit des centaines de milliers de jeunes communistes.

Le match se déroule devant 75 000 personnes - la plus forte affluence jamais enregistrée depuis pour une rencontre de basket-ball. Il est marqué par l’arrivée sur le terrain à la mi-temps, à bord d’un hélicoptère de l’armée états-unienne, de Jesse Owens (1913-1980), le quadruple médaillé d’or aux jeux Olympiques de Berlin en 1936.

Néanmoins, l’existence d’un tel club peut à l’inverse être interprétée comme la preuve que le racisme est institutionnalisé aux États-Unis, les Noirs ne commençant à être recrutés qu’au compte-gouttes par les franchises de la NBA à partir de la saison 1950. L’URSS ne s’y trompe pas et, en 1959, à l’issue d’une série de neuf matchs disputés à Moscou dans le cadre de la Détente, Nikita Krouchtchev (1894-1971) décore l’équipe à titre collectif de la médaille de l’ordre de Lénine.

De même, en 1955, le sélectionneur national français, Robert Busnel (1914-1991), s’enthousiasme pour le jeu proposé par les Harlem Globetrotters, « la grande école américaine », et notamment par leur meneur : « Lorsque Tatum étend ses bras (des bras de singe et d’un singe que mille générations, par mimétisme, après des millénaires vécus dans la forêt, auraient doté de membres plus longs et plus souples que des lianes), [...] est-il un Inca jouant en son royaume, ou un sorcier africain accomplissant des rites magiques avec une sphère de cuir figurant le soleil ? »

Lire aussi: Guide de la Programmation de Compétition au Pistolet à Air Comprimé 10m

La référence à l’Afrique et à l’ensemble du continent américain, et non uniquement aux États-Unis, peut étonner de la part d’un fervent admirateur des méthodes d’entraînement états-uniennes et partisan résolu de l’introduction d’une dose de professionnalisme dans les championnats hexagonaux. En réalité, la valorisation des joueurs noirs, africains-américains au sens littéral du terme, constitue le socle d’une contre-américanisation nécessaire pour légitimer le jeu dans l’espace national français.

Au début des années 1960, les tournées des Harlem Globetrotters connaissent moins de succès, au point qu’elles sont interrompues en 1962. La désaffection du public, aussi bien européen qu’états-unien, s’explique d’abord et avant tout par le fait que l’équipe ne parvient plus à recruter les meilleurs joueurs noirs, désormais engagés directement par les franchises nord-américaines à la fin de leurs études.

Sur le marché états-unien, la NBA s’impose ainsi comme le championnat de référence, alors qu’en Europe le niveau de jeu des compétitions, mieux structurées, s’améliore sans cesse. À partir de 1967, le public européen peut même commencer à apprécier les qualités des basketteurs états-uniens que les clubs sont autorisés à recruter dans la limite de deux joueurs par formation. En France, ils sont seize en 1968, presque une centaine vingt ans plus tard.

L'Influence des Couleurs dans l'Identité des Équipes NBA

Les couleurs des équipes de la NBA sont bien plus que de simples choix esthétiques. Elles évoquent l’identité, la tradition et l’histoire des franchises. Les significations vont au-delà de l’esthétique, car elles reflètent l’esprit, la communauté et la fierté de chaque équipe.

Les choix de couleurs ne sont pas pris à la légère, car ils influencent la perception de l’équipe et sa relation avec les fans. Par exemple, le rouge vif des Chicago Bulls évoque la puissance et la passion, reflétant leur héritage de victoire. Les Los Angeles Lakers optent pour le jaune et le violet, des couleurs qui capturent l’éclat du soleil californien. Les Boston Celtics, par exemple, arborent le vert et le blanc, des couleurs associées à la Nouvelle-Angleterre et à la fierté irlandaise. Les New York Knicks optent pour le bleu, le blanc et l’orange, rappelant les couleurs du drapeau de la ville.

Elles peuvent rendre hommage à des équipes légendaires du passé ou à des moments mémorables. Les San Antonio Spurs, par exemple, arborent le noir, le blanc et l’argent pour célébrer leur riche histoire de succès. Elles sont le reflet d’une stratégie d’identité, d’une connexion locale profonde et d’un hommage à l’histoire de la franchise.

Les Uniformes Nike NBA City Edition 2021-2022

Cette année, les uniformes Nike NBA City Edition 2021-2022 s’inspirent à la fois du temps et du lieu, soulignant certains des moments inoubliables de chaque franchise, des performances inoubliables de certaines stars en passant bien évidemment par les titres et autres distinctions gagnés par le club.

Marquant le chemin effectué de New York à New Jersey, aller et retour, effectué par la franchise, le panneau latéral à losanges est un hommage aux championnats répétés de la Conférence de l’Est des saisons 2001-02 et 2002-03. Le patch sur le short est un retour aux années 80, tandis que le bloc de couleurs rouge, blanc et bleu remonte aux racines de la franchise alors qu’elle évoluait dans l’American Basketball Association (ABA).

Le mot-symbole « Charlotte » n’a jamais été utilisé sur un uniforme des Hornets, un détail qui rappelle le dévoilement des uniformes originaux de l’équipe en 1988. Les tuniques des Cleveland Cavaliers utilisent les coloris classiques de la franchise (le fameux « crimson and gold ») et sont marquées par le retour de l’épéiste à cape et d’épée de l’équipe des années 1970.

Bien que l’uniforme City Edition ramène la touche de vert et la typographie style « Western » des premières années de la franchise, cette saison est la première fois qu’un chapeau de cow-boy est placé au-dessus du mot-symbole Dallas.

Nike Basketball s’est inspiré du jeu rapide pratiqué par la franchise durant les années 1980 et ses performances en play-offs durant la saison 1993-94 pour concevoir la tunique des Denver Nuggets dans cette City Edition Collection. Un motif « Tetris » scintillant revient sur les empiècements plateaux, le short et la ligne de cou. Maxie the Miner, la mascotte originale de l’équipe, apparaît sur la boucle de ceinture.

Les panneaux latéraux sont un clin d’œil aux équipes de Pistons du milieu à la fin des années 90. Les patchs anciens et actuels des Pistons sont présentés sur les côtés opposés du short et sont opposés aux éclairs, rappelant l’esthétique de l’équipe à la fin des années 70.

Cet uniforme tire son inspiration d’Oakland, la maison de l’équipe pendant près de 50 ans. Sur fond noir, le logo Bay Bridge est entouré d’un motif représentant le toit de l’ancienne arène de l’équipe. La boucle de ceinture présente le logo de l’équipe des années 1994 et 1995. Plus de détails sur la doublure et les panneaux latéraux rendent hommage à l’héritage de l’équipe, comme les trois championnats ABA au début des années 70 et sa victoire en Conférence Est en l’an 2000.

Avec sa couleur bleu Pacifique, l’uniforme est inspiré par l’histoire de l’équipe qui a porté par le passé le nom des Buffalo Braves ou encore les San Diego Clippers. Le mot-symbole mémorable du script Clippers date de la saison 2015-16, lié à sa line-up de haut vol.

Alors que le short incorpore le bleu de l’équipe évoluant à l’époque à Minneapolis, la couleur principale de la tête aux pieds est le violet des Lakers qui a émergé à la fin des années 60.

Les couleurs principales de l’uniforme sont le bleu nuit et le jaune qui représentent le style Grizzlies depuis 2004. Le mot-symbole « Mem » est utilisé sur le cou, les manches et les shorts dans un motif proche de celui utilisé en 2018, faisant ainsi le lien entre la tunique historique de Vancouve et la collection Statement Edition de Nike Basketball. La ceinture porte le logo « Claw Ball » inspiré du design original de Vancouver et des premières années de Memphis. Juste au-dessus de l’étiquette jock apparaît « 15 Strong », faisant référence à la course au championnat 2006 de l’équipe.

L’uniforme comporte du vert et du bleu, en référence aux couleurs du lac Michigan, et ce comme l’ensemble des tuniques actuelles de l’équipe. La palette de couleurs bleu, vert et blanc de l’uniforme fait écho à la saison inaugurale de l’équipe en 1989. Le logo du loup reflète les origines de l’équipe, tandis que le mot-symbole et les images de la forêt sont inspirés de l’ère MVP du début des années 2000.

Inspiré de la « résilience » et de l’état d’esprit unique des habitants de la ville, l’uniforme combine une base blanche avec une typographie rappelant le fer forgé. L’uniforme noir comporte des touches de couleur orange et bleu et des panneaux latéraux à carreaux. Un traitement graphique de l’arène de renommée mondiale de l’équipe (le Madison Square Garden) est représenté sur chaque jambe, tandis que la boucle de ceinture arbore le logo qui a défini l’équipe dans les années 2000.

Sur une base blanche, l’uniforme ramène le lettrage vertical du premier uniforme alternatif du Thunder, porté de 2012 à 2016. Le graphique de la boucle de ceinture de l’équipe de ses premiers uniformes d’entraînement est également de retour sur cette tunique de la City Edition 2021.

La relation de 40 ans des Philadelphia Siwers avec son arène d’origine est célébrée par les logos de l’arène sur le short et sur la boucle de la ceinture du short. Le design Nike NBA City Edition de la saison 2020-21 s’inspire des paysages à couper le souffle de la vallée, utilisant des couleurs vives et des lignes abstraites pixélisées pour créer le paysage géographique local. Les rayures horizontales sur la poitrine utilisent un spectre de couleurs pour créer les teintes des couchers de soleil et des levers de soleil typiques de la région. La boucle de ceinture comporte « Portland » dans la police des années 70 des équipes originales des Blazers.

Le motif à carreaux emblématique est un clin d’œil à une caractéristique mémorable de la culture de la ville et honore également un entraîneur de tous les temps. La rayure asymétrique sur base noire est une ode aux équipes du « Greatest Show on Court » du début des années 2000.

Le mot-symbole du script est un élément essentiel de la conception de l’équipe, car il fait partie de l’histoire de l’équipe de Kansas City à son domicile permanent à Sacramento. Des rayures argentées et noires classiques apparaissent au-dessus du jock tag.

La base noire populaire et les garnitures dorées reviennent, avec le logo emblématique du dinosaure, griffonné sur la poitrine, revêtant le look des vainqueurs du titre 2019 et renversant la direction du Raptor depuis l’uniforme Nike NBA Hardwood Classic. Les rayures dentelées et le design court font écho aux uniformes inauguraux de l’équipe d’il y a un quart de siècle.

Le design Utah Jazz Nike NBA City Edition de la saison 2021-21 est l’évolution du thème dégradé « rouge-rock » de l’uniforme City original de l’équipe. L’asymétrie des bandes de couleur sur le short est un hommage à l’uniforme de la fin des années 90, qui présentait une chaîne de montagnes sur la jambe gauche. Le logo Jazz/state - représentant l’appartenance du Jazz à tout l’Utah - figure sur la jambe droite du short.

Les rayures rouges sur la base bleue sont un hommage aux uniformes classiques des Bullets (l’ancien nom de la franchise) des années 60 et 70, en particulier de la saison 68 exceptionnelle du centre Wes Unseld, lorsqu’il a remporté les honneurs de MVP de la ligue et de recrue de l’année. Sous la ceinture rouge, le short présente un large panneau rouge de chaque côté, un détail également ramené de la fin des années 60.

tags: #équipe #basket #ball #vert #blanc #histoire

Post popolari: