En excellent chasseur, le chien de rapport a été éduqué pour débusquer, poursuivre et récupérer délicatement le gibier afin de le rapporter à son maître. Consciencieux et polyvalent, il parvient à travailler dans divers environnements. Ce type de chien s’avère également très utile pour chasser les oiseaux en hautes terres (Ex. : faisans).
S’il est possible d’éduquer n’importe quelle race au rapport, certains chiens possèdent des aptitudes naturelles pour cette tâche. La Fédération Cynologique Internationale (FCI) accorde une section spéciale (8,1) aux chiens rapporteurs de gibiers. On y retrouve, sans grande surprise, les retrievers.
Bon à savoir : assurez-vous que votre futur compagnon provienne d’une vraie lignée de travail. Même s’il est tentant de débuter au plus vite, n’oubliez pas qu’un terrain de chasse présente des dangers indéniables pour le chien. Peu importe la stratégie adoptée, prenez toujours en compte la croissance et la santé de votre chiot.
Malgré un instinct de prédation développé et une motivation indéniable, à cet âge, il aura encore du mal à rester attentif sur une trop longue période. Avant de former votre chien au rapport, il doit tout d’abord connaître les commandes basiques : à savoir les ordres de position ( « Assis », « Couché », « Debout » ou encore « Pas bouger » ), la marche en laisse ou encore le rappel. L’idéal est que le chien ait déjà été débourré, et qu’il soit capable, sur un terrain de chasse, de rester concentré sur le son de votre voix, même au contact excitant du gibier !
Une fois les bases acquises, sa formation peut débuter. Gardez à l’esprit que l’entraînement d’un chien de chasse demande de la rigueur et une bonne dose de patience. Votre principal objectif ? Le mieux est de le socialiser et de l’habituer à naviguer dans divers terrains ; particulièrement les milieux humides tels que les marais ou les bords de lac. Profitez de son jeune âge pour le familiariser aux tirs : il doit associer la détonation à l’ordre d’aller rapporter. Il est primordial que votre chien ne bronche pas en entendant le coup de feu.
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Pour lui enseigner le rapport, tirez parti du caractère enjoué de votre chiot : commencez à travailler sous forme de jeux en utilisant, par exemple, des balles. Ceux qui souhaitent mettre toutes les chances de leur côté font appel à des éducateurs canins professionnels. Assez coûteuse, cette décision vous assure cependant de débuter sur de bonnes bases. Bien évidemment, il est possible d’entraîner son chien tout seul !
Il est essentiel de travailler pendant 5 à 6 semaines les trois ordres les plus importants pour un chien rapporteur : « Prends ! », « Donne ! » et « Rapporte ! ». On conseille, pour obtenir de bons résultats, de pratiquer tous les jours par sessions de 10 minutes, deux à trois fois dans la journée. Une seule et longue séance par semaine sera plus éprouvante pour le chien.
Il est nécessaire, pour garder le contrôle des allées et venues du chien, qu’il ne se précipite pas directement sur la proie. Pour cela, attendez qu’il soit déjà à l’aise avec les commandes « Rapporte » et « Donne ». Pour ce faire, demandez au chien de se coucher et de ne pas bouger. Lancez votre faux canard en l’air et veillez à ce que le chien, immobile, repère bien la cible.
Rien de mieux qu’une éducation de qualité pour s’assurer d’avoir un chien rapporteur efficace sur le terrain. Pourtant, et malgré toute votre bonne volonté, des erreurs peuvent être commises en cours de route. Ne brûlez pas les étapes : soyez patient avec votre chien. Par exemple, ne le confrontez pas trop tôt aux coups de feu sans un minimum de préparation. On vous déconseille également de le faire chasser, dès son plus jeune âge, sans avoir maîtrisé les bases de l’obéissance et sans débourrage.
Ménagez votre chien : chaque chien a son propre rythme. Selon l’âge, la race ou le type de biotope, le niveau d’endurance et d’efficacité différera. Apprenez à comprendre votre compagnon et ne lui en demandez pas plus que ce qu’il peut vous fournir.
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Malheureusement, nos fidèles compagnons ne sont pas à l’abri des blessures et des accidents sur les terrains de chasse. Vous souhaitez protéger votre toutou ?
Conseil : pour la chasse dans les rivières, évitez le port d’un collier au chien. Que ce soit pour l’apprentissage du rappel et de la marche au pied ou pour les entraînements dans un grand espace, armez-vous de laisses et de longes d’excellente qualité ! À rappeler que la laisse est un incontournable pour tous les propriétaires de chien.
Pour finir, bien qu’utiles, les accessoires de protection ont une portée limitée sur les multiples aléas de la vie. Afin de garantir toutes les chances de votre côté et pour avoir l’esprit tranquille, n’hésitez pas à souscrire à une assurance.
Avant de parler éducation, il faut choisir une race adaptée au type de chasse pratiqué :
Avant même le dressage spécifique à la chasse, un chien doit maîtriser les ordres fondamentaux :
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Ces bases s’enseignent dès 2 à 3 mois et doivent être renforcées par des séances régulières et brèves, avec une récompense (voix, friandise, jeu).
Conseil : toujours dresser dans un environnement calme au début, puis augmenter progressivement les distractions.
On travaille ici l’exploration méthodique du terrain, en ligne droite ou en zigzag. L’objectif est que le chien reste dans le cône de tir du chasseur, ni trop loin, ni trop près.
Le chien doit marquer l’arrêt dès qu’il détecte le gibier. Cela s’entraîne d’abord sur des appâts odorants, puis en conditions réelles (volière, faisan, caille…).
Important pour éviter de perdre le gibier blessé ou tombé loin. On commence par des objets inertes (boudins, faux oiseaux), puis on travaille sur gibier réel à blanc.
Astuce : Utilise une longe pour garder le contrôle au début. Le rapport doit toujours se faire sans mâchonnement, ni fuite.
Un bon chien de chasse doit être :
Un chien mal socialisé sera peureux ou distrait, deux défauts gênants pour la chasse.
Le dressage, c’est comme l’entretien d’une carabine : régulier, progressif et cohérent. Inutile d’aller trop vite ou de sur-solliciter son chien. Mieux vaut :
Entre chasseur et chien, il y a plus que de l’affection : une complémentarité dans l’acte de chasse et une complicité dans le plaisir qu’il procure. Utile, car dans cette confrontation à l’animal sauvage, il apporte aux chasseurs ce qui lui fait défaut en animalité, notamment le flair, indispensable pour trouver et retrouver le gibier. Agréable, car il élève la chasse au sublime.
Le chien nous rappelle combien la chasse est un acte naturel : il l’exerce avec un instinct qui sera perfectionné par la sélection des races et le dressage. Et si toute règle a ses exceptions, à celle-ci elles sont rarissimes : un chien de chasse n’est jamais malheureux ! Pas de maltraitante dans nos rangs.
| Race de chien | Aptitudes | Environnement de travail |
|---|---|---|
| Labrador Retriever | Mémoire remarquable, odorat développé | Tous terrains |
| Golden Retriever | Aime l'eau, attentif | Milieux aquatiques |
| Chesapeake Bay Retriever | Polyvalent, pieds de lièvre | Eau et terre, terrains boueux |
| Curly Coated Retriever | Actif, endurant, pelage imperméable | Eau, zones de chasse avec ronces |
| Retriever de la Nouvelle-Écosse | Curieux, agile, réceptif | Milieux aquatiques |
| Flat Coated Retriever | A l'aise dans l'eau | Milieux aquatiques |
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