Le .30-06 Springfield est sans doute l’un des calibres les plus populaires et polyvalents au monde, particulièrement apprécié des chasseurs et des tireurs sportifs. Le .30-06 Springfield est un calibre emblématique qui a su traverser les époques en restant un choix de prédilection pour les chasseurs du monde entier. Que vous soyez un chasseur expérimenté ou un tireur sportif, le .30-06 reste une valeur sûre qui vous accompagnera dans toutes vos aventures cynégétiques.
Le .30-06 Springfield a été développé en 1906 par l’armée américaine afin de remplacer le .30-03, une munition qui montrait certaines limites, notamment en matière de vitesse initiale et de trajectoire. Ce calibre fut utilisé par l’armée américaine pendant les deux guerres mondiales et la guerre de Corée, équipant des fusils légendaires comme le Springfield M1903, le M1 Garand et le BAR (Browning Automatic Rifle). Le .30-06 Springfield est une cartouche de calibre 7,62 mm dont l’étui mesure 63 mm de longueur.
Le .30-06 Springfield est un calibre extrêmement polyvalent qui convient à de nombreuses situations de chasse. Grâce à la diversité des projectiles disponibles (de 110 à 220 grains), le .30-06 peut être utilisé pour chasser aussi bien du petit gibier (renards, chevreuils) que des espèces plus imposantes comme le cerf élaphe, l’élan ou même l’ours. La combinaison d’une grande vélocité et d’un poids de projectile varié offre une grande énergie à l’impact. Bien que le recul du .30-06 soit plus prononcé que celui de calibres plus petits comme le .308 Winchester, il reste gérable avec un bon fusil équipé d’un système d’amortissement ou d’un frein de bouche.
Le succès du .30-06 ne se limite pas à sa puissance et sa polyvalence. Utilisé pendant plusieurs décennies par l’armée américaine, le .30-06 a été adopté par de nombreux tireurs civils après leur service. La majorité des grandes marques d’armes de chasse et de précision proposent des carabines chambrées en .30-06 Springfield. Les fabricants de munitions continuent d’innover en proposant des projectiles aux performances accrues, améliorant encore l’efficacité et la précision du .30-06. Le .30-06 offre un bon équilibre entre coût des munitions et performance.
Le M1 Garand, il a été développé par le dessinateur d'armes John C. Garand en 1928. C'était un fusil semi-automatique, actionné par un gaz et alimenté par un chargeur dans le bloc qui portait 8 cartouches .30-06 Springfield; quand la dernière balle se déchargeait , le chargeur vide était automatiquement expulsé, en produisant un son caractéristique, facile à identifier. Il avait une portée effective de 550 m, avec une grande précision et une disponibilité de coup. Par ces raisons, cela est arrivé à être l'un des fusils les plus effectifs de la Deuxième Guerre mondiale.
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Le M1 a été le premier fusil semi-automatique communément utilisé par l'infanterie des États-Unis, en arrivant à produire plus de 5.000.000 d'unités. Sa construction simple qui permettait de nettoyer et de maintenir l'arme toujours à un point, sa fiabilité et sa puissance de feu contre ses homologues allemands et les Japonais, qui ont continué d'utiliser des carabines de verrou comme l'arme d'infanterie standard, ont donné aux soldats américains un clair avantage dans un combat. Le général George Patton ne s'est rapporté au M1 Garand comme "Le meilleur outil de guerre jamais créée".
Durant quelques décennies il a été utilisé par l'armée des Etats-Unis. dans quelques conflits : durant la Deuxième Guerre mondiale, la Guerre de la Corée et, dans une moindre mesure, durant la Guerre du Vietnam. D'autres pays ont adopté son usage : l'Allemagne, la France, le Japon, la Chine, etc.
L'histoire de ce célèbre fusil américain commence naturellement avec son concepteur, John Cantius Garand. Né au Québec en 1888, sa famille s’installe aux États-Unis. Lors de la Première Guerre mondiale, certaines nouvelles armes voient leur apparition comme le pistolet mitrailleur ou le fusil semi-automatique. Même si ce dernier était déjà connu, par exemple, chez les Danois ou en Suisse avec les fusils Mondragon, ce type d’armement était très loin d’être largement répandu sur le champ de bataille, à l’exception peut-être de la France qui produisit dans une grande quantité (86 000 exemplaires) des RSC 1917.
Cependant, ce qui marqua en premier l’esprit du jeune inventeur John Garand fût la mitrailleuse et il proposa son projet à la marine américaine. Même si son arme ne fût pas retenue, cela lui permit d’être embauché à l’arsenal de Springfield dans le Massachusetts dès 1919. Rifle, Cal. .30, M1’ , et qui sera suivi par la marine en 1940.
Initialement, le M1 Garand utilisait un système de ‘gas-trap’ ou ‘piège à gaz’ en français. Ces modèles précoces sont facilement reconnaissables par la forme carrée à l’avant du canon mais la plupart des fusils ont tous été modifiés pour recevoir le cylindre à gaz à la forme arrondie car le ‘gas-trap’ était trop compliqué à usiner. Le principe de fonctionnement du M1 est simple : lors du tir, la balle quitte le canon et une quantité de gaz est récupérée par un trou dans le canon situé tout à l’avant. Cela permet ensuite de pousser vers l’arrière la came (ou le piston si vous voulez) qui est liée à la culasse.
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La particularité du M1 Garand réside peut être dans son magasin qui nécessite l’insertion de clips de 8 cartouches de 30-06 Springfield, tout comme le serait un fusil au système Mannlicher. Lors du tir de la dernière cartouche, le clip est éjecté dans les airs, faisant tinter le fameux ‘ping’, largement repris dans d’innombrables films hollywoodiens. Malheureusement, vous constaterez qu’au stand de tir, avec les détonations et un casque sur les oreilles, vous l’entendrez difficilement !
Pour en revenir au M1 Garand, sa date d’adoption en 1936 semble très précoce et l’armée américaine est une des premières armées au monde à adopter massivement un fusil semi-automatique. Cependant, dans les premiers temps, la production fut extrêmement lente, l'armée américaine ne recevant le fusil M1 qu'à la fin de 1937. Lorsque les États-Unis entrèrent en guerre en décembre 1941, environ 600 M1 étaient produits chaque jour. Au fur et à mesure que le conflit continuait, la production fut encore accélérée.
À son apogée, l'arsenal de Springfield produisait environ 4 000 fusils par jour. À la fin de la guerre, plus de 4 millions de M1 Garand avaient été produits. Les Marines durant la guerre du Pacifique sont initialement dotés de fusil à verrou Springfield 1903 et ne reçoivent que tardivement des M1 Garand.
John Garand a continué à travaillé à l’arsenal de Springfield jusqu’à sa retraite en 1953 mais ne perçut pas un centime sur la fabrication des fusils car il avait revendu les droits au gouvernement américain. Vue du côté gauche du boîtier : le bouton visible au milieu sert à éjecter un clip plein ou non qui serait inséré. Le M1 Garand continua à être utilisé durant la guerre de Corée (1950-1953) et fût aussi utilisé par l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale, mais aussi parfois en Indochine. À noter aussi une très grande utilisation par l’armée sud-vietnamienne, aux côtés des troupes américaines.
Son histoire ne s’arrête pas là puisqu’on peut nommer aussi les versions danoises que l’on rencontre parfois sur le marché en 308 Winchester, ainsi que les versions Italiennes de chez Beretta. Dans les années 50, avec l’arrivée des Battle Rifle comme le FN FAL ou le HK G3, Springfield armory tentera d’adapter le M1 en ce qui sera nommé le M14 : soit basiquement un Garand avec un chargeur amovible et la capacité de tir en rafale, ce qui est tellement ridicule sur une arme tirant du 7,62x51 que la plupart des exemplaires livrés au Vietnam seront bridés. Le M14 ne fût pas une réussite au Vietnam et il a été rapidement remplacé par les AR-15. Cependant, le M14 trouva une seconde vie en tant que fusil de précision (DMR), renommé M21.
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La durée d’utilisation des M21 dans l’armée américaine est très impressionnante et elle démontre les qualités au tir de l’arme. Qualités que l’on retrouve aussi sur le pas de tir chez nous avec les tireurs T.A.R. Si le M1 Garand est un fusil très agréable à utiliser au stand et emprunt d’histoire, côté démontage ce n’est pas le meilleur que nous ayons connu…
Le fusil M1 Garand est l’un des fusils semi-automatique de la Seconde Guerre mondiale les plus plaisant à utiliser. Il est certes assez lourd, mais cela permet de compenser le recul de la cartouche de 30-06 pour rendre la séance de tir très agréable. L’équilibre général de l’arme est bon, la prise en main est bonne, la détente est excellente (sur deux exemplaires essayés), les organes de visée sont excellents et la hausse s’ajuste très facilement, c’est quasiment un sans faute !
Le seul inconvénient serait peut-être la difficulté d’insérer des clips en position couchée. Concernant la précision du fusil, il est clair que le fusil est largement capable, sous réserve de trouver une arme avec un canon encore en état et qui n’a pas trop souffert de l’utilisation des munitions corrosives utilisées durant le second conflit mondial. Mais on peut très facilement trouver des nouveaux canons à monter, ce qui peut en faire une excellente arme pour tirer sur cible papier.
Adopté en 1936 ; l'Amérique du Nord devenant ainsi la première nation dont l'armée est équipée d'un fusil semi-automatique. Ce fusil fonctionne par emprunt de gaz et est approvisionné par un clip de huit cartouches de calibre .30-06 (.30 inch étant le calibre réglementaire, correspondant à 7,62 mm ; 06 renvoyant à 1906, date de son adoption). C'est un jeune ingénieur du nom de John C. Garand, qui a travaillé pendant 15 ans à son élaboration, pour l'arsenal de Springfield (pendant la guerre, production de 3 519 471 fusils M1).
Le fusil M1 est le premier fusil semi-automatique à avoir été adopté par une grande puissance militaire. Son concepteur, John Cantius Garand, est reconnu comme un génie dans son domaine. Le fusil M1 n’a jamais reçu officiellement la désignation de Garand mais tout le monde le connaît sous cette appellation. Pour beaucoup le fusil M1 symbolise une élégance issue de temps disparus.
Semi-automatique, bénéficiant d’un système de visée performant et d’un recul modéré, le M1 permettait à un fantassin de délivrer un feu nourri et précis. Ces faits, cumulés avec un démontage et un nettoyage aisés, faisaient de lui une arme facile à prendre en main, réduisant du même coup les impératifs d’entraînement. Pourtant, quelques critiques peuvent lui être adressées : son poids, sa capacité d’emport de munitions limitée, et surtout le fait qu’il soit impossible d’introduire une seule balle dans la culasse à la fois (chargeur de 8 cartouches ou rien), mais on pouvait en placer une dans la chambre.
Durant la Seconde Guerre mondiale le Garand M1 fut le fusil standard de l’armée américaine. À la fin du deuxième conflit mondial, entre 4 et 5 millions de M1 avaient été fabriqués (principalement par les firmes Springfield et Winchester) ; aucun chiffre plus précis ne pouvant être établi.
Naturalisé américain en 1920, il épousa par amour à 42 ans une mère-célibataire, canadienne comme lui, qui avait déjà deux enfants qu’il éleva comme les siens en en rajoutant deux. Ce n’était pas très bien vu à l’époque. Il mourut à Springfield tout près de l’arsenal où il avait travaillé presque toute sa vie en 1974. Jamais il ne toucha la moindre royalty sur ses inventions et encore moins sur le Garand.
Pourtant, autour de lui, on se rendait bien compte de sa contribution à l’histoire de l’armement. Deux sénateurs préparèrent un projet de loi lui octroyant une prime exceptionnelle de 100.000 dollars. Il fut aussi le premier homme (conjointement avec Albert Hoyt Taulor pour ses travaux sur les radars) à recevoir la « Medal of Merit » la plus haute décoration américaine pour le mérite civil dans la seconde guerre mondiale.
Notre Garand c’est aussi une arme de collectionneur. Et c’est compliqué. Le Garand a été fabriqué par nombre d’ateliers: Springfield Armory de août 1937 à octobre 1945 et Winchester Repeating Arms de décembre 1940 à juin 1945 (tous les Winchester sont donc 100% seconde guerre mondiale par définition). Là où cela se complique c’est que, guerre de Corée ayant consommé un peu de matos et pression de la Guerre Froide oblige, on recommença la production (c’est aussi vous dire l’excellence du fusil) à partir de 1952 et jusque 1957 toujours chez Spingfield Armory et aussi, de 1953 à 1956, chez nos amis ben connus de Harrington&Richardson Arms Co et chez International Harvester Corp. A cela il faut ajouter des productions d’après guerre à Breda et chez Beretta en Italie sous licence.
Foutoir de la Guerre de Corée, modifications/améliorations infinies de pièces interchangeables, stockage de surplus par pièces et pas par arme, tout fut mélangé. Conclusion? Trouver le « Garand du soldat Ryan » dans sa pure configuration deuxième guerre mondiale sans aucune modification ultérieure et avec toutes les pièces du même fabricant est une gageure. La plupart sont remontés avec des pièces de partout.
Cartouche Sellier & Bellot .30-06 Spr. FMJ conçue pour les fusils fusil semi-automatique M1 Garand. Elle convient également à d'autres armes de même calibre à projectiles lourds. Spécialement ajusté pour correspondre à la cartouche d'origine.
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