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La poudre noire a joué un rôle crucial dans l'histoire des armes à feu. Cet article explore son utilisation et son histoire, en mettant en lumière des exemples spécifiques comme le fusil Pedersoli Cub Dixie et le revolver LeMat.

Le Fusil Pedersoli Cub Dixie Calibre .45

Le Fusil Pedersoli Cub Dixie calibre .45 - Réf. DPS226 est une réplique fidèle et compacte d’un fusil à percussion classique. Conçu pour le tir récréatif, l’initiation ou les reconstitutions historiques, il offre une prise en main confortable et une belle précision dès les premières utilisations.

Le Fusil Pedersoli Cub Dixie calibre .45 - Réf. DPS226 est une arme idéale pour s’initier au tir à poudre noire dans un format maniable et historique. Le fusil Cub Dixie est une réinterprétation audacieuse des fusils classiques de tir à poudre noire, conçue pour offrir un maximum de précision et de maniabilité dans un format réduit.

Contrairement aux longues carabines de chasse ou aux fusils militaires imposants, le Cub Dixie se distingue par sa taille compacte, son canon court et sa légèreté maîtrisée, ce qui en fait un compagnon idéal pour les séances de tir récréatif ou les démonstrations historiques. Ce modèle évoque les armes simplifiées utilisées pour l’initiation au tir ou comme fusils d’appoint pour les jeunes colons ou les trappeurs en déplacement.

Esthétiquement, le fusil Cub Dixie conserve l’élégance rustique des armes du XIXe siècle : bois massif verni, garnitures sobres, ligne épurée. Aujourd’hui, le Cub Dixie est recherché par les amateurs de tir à l’ancienne, les passionnés de reconstitution et les tireurs débutants en quête d’un modèle maniable et fiable.

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Initiation au Tir à Poudre Noire

Pour ceux qui souhaitent s'initier au tir à poudre noire, il est essentiel de se procurer les accessoires appropriés :

  • De la bonne poudre noire, comme la Suisse N°2.
  • Une baguette de chargement et de nettoyage en fibre de verre avec embouts pousse-balle, lavoir et tire-balle.
  • Une cheminée de rechange.
  • Des tubes-doses pour les charges de poudre.
  • Une balance à poudre au dixième de grain.
  • De la graisse pour graisser les ogives.
  • De l'huile d'arme en bombe.
  • Des patches de nettoyage.
  • Du dissolvant pour éliminer les résidus de poudre noire.
  • Un démonte-cheminée.
  • Un four à plomb.

Le tir à poudre noire offre une expérience unique et excitante. Il est crucial de suivre les conseils d'un tireur expérimenté pour progresser et apprécier pleinement cette discipline.

Le Revolver LeMat : Une Arme Mythique

Le Revolver LeMat est une arme mythique du XIXe siècle, intimement liée à l’histoire de la Guerre de Sécession. Conçu en 1856 par le docteur Jean Alexandre Le Mat, un inventeur d’origine française établi à la Nouvelle-Orléans, ce revolver incarne l’audace et l’ingéniosité de l’armement confédéré.

Histoire du Revolver LeMat

Jean Alexandre François Le Mat, d’origine française, partit pour les “Amériques” en 1843, pour compléter ses études de médecine. Il épousa ensuite une jeune fille américaine, cousine de Pierre-Gustave Toutant Beauregard, un général de l’armée Confédérée, qui encouragea et finança les audacieuses idées de Le Mat dans le domaine de la médecine, de la navigation et des armes.

C'est ainsi que Le Mat, aidé par le général Beauregard, conçut et créa un nouveau revolver destiné à devenir l’arme en dotation de plusieurs officiers confédérés de Cavalerie et de la Marine des Etats Confédérés. De nombreux officiers d’infanterie en firent, de surcroît, leur arme personnelle.

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Le Docteur Le Mat, pour les mérites dérivés de ses inventions, en Avril 1859 fut promu “Colonel” et Aide-de-camp honoraire du Gouverneur de la Louisiane. Les premiers modèles du Le Mat furent fabriqués à Philadelphie, mais à la suite de la Guerre Civile, la production, toujours destinée aux Etats Confédérés d’Amérique, fut transférée en France.

Lorsque la guerre civile éclate entre les Etats du Nord et ceux du Sud en Amérique, la petite armée des USA se divise en deux camps, chacun rejoignant celui que son coeur ou ses liens familiaux lui indique comme le choix le moins déchirant, ce qui n'est pas toujours facile.

A ces maigres troupes, viendront vite s'ajouter quantités de volontaires, puis comme cela ne suffit pas, la conscription (essentiellement au Nord) fera son apparition, au cours de cette longue guerre. Il faut, dans les deux camps, équiper et armer ces troupes de toutes sortes: cavalerie, infanterie, artillerie, génie, etc... C'est là que la différence se fait très vite sentir: la technologie, les usines, les bassins de productions sont au Nord; Le Sud est essentiellement un territoire agricole, et ce sont d'ailleurs des divergences quand à la politique commerciale et industrielle au Sénat des USA (libre échange contre protectionnisme) qui ont amenés la scission du pays, bien davantage que la question de l'esclavagisme, qui n'est qu'une facette du problème, à l'origine.

Au départ, les armées du Nord et du Sud sont équipées de la même façon, puisque issue d'une même et seule entité, en ce qui concerne l'armée "régulière". Le Sud sera très vite amené à "copier" les armes fabriquées au Nord, quand il ne peut pas les acheter, ou à se fournir en Europe, principalement en Angleterre et en France, pays qui auront longtemps une certaine amitié pour le Sud.

Parmi les armes ainsi achetées en France, se trouve des revolvers fabriqués selon l'invention d'un pharmacien français, installé à la Nouvelle-Orléans, du nom de Le Mat. le Sud ne pouvant fabriquer cette arme faute de moyens techniques, et celle-ci étant déjà construite en petit nombre en France, des commandes seront passées avec l'industrie française (et même anglaise, puisque l'arme sera aussi fabriquée là-bas sous licence).

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Le Docteur Le Mat et son associé le Dr Girard signèrent un contrat de 3000 revolvers pour les armées du sud, ce contrat ne sera jamais honoré totalement pour plusieurs raisons. Tout d'abord, au niveau de la production le revolver se révèle compliqué et long à produire. De plus le temps passant la confédération rechigne à payer les revolvers pour des problémes de trésorerie.

Ainsi, les relations entre les Dr Girard responsable de la production à Paris et le Maj Caleb Huse, inspecteur des armées du sud concernant l"achat d'armes en Europe, sont extrêmement tendues, Huse refusant de nombreux revolvers à l'inspection.

Modèles de Revolver LeMat

Traditionnellement, les revolvers Le Mat à percussion sont divisés en plusieurs modèles distincts en fonction des caractéristiques extérieures.

  • Premiers modèles (numéro de série de 1 à 450): Ils comportent un pontet repose doigt, le levier de chargement à la droite de l'arme et un système de clef pour le démontage différent.
  • Modèles de transition (numéros de série 450 vers 1000 environ): Combinaient les caractéristiques des 1er modèles et celles du 2eme modèle.
  • Revolvers Le Mat 2nd modèle (à partir du numéro de série 1000 environ):
    • Suppression du pontet repose doigt pour laisser à la place un pontet rond
    • Levier de chargement à gauche de l'arme
    • Démontage du revolver par une grosse goupille sous le canon

Il existera tout au long de l'évolution de ce revolver des variantes mineures concernant la forme du chien à 2 têtes et des variantes de marquages sur le canon associées à chaque évolution.

En réalité, si les différents modèles de revolvers Le Mat sont aujourd'hui désignés par les collectionneurs de la façon décrite ci dessus, il existe une différence importante dans le mécanisme de l'arme qui ne correspond pas à la classification décrite.

En effet sur les premiers modèles de revolvers compris entre le Numéro 1 et 2000 (environ), le verrouillage du barillet est assuré par un petit axe en métal qui, lorsque le chien est à l'armé, sort à coté de la barrette pour s'emboiter dans des petits trous (diam 1.5 mm) creusés dans la face arrière du barillet.

Ce mode de verrouillage ne convenait pas à l'utilisation pour de nombreuses raisons :manqué de précision d'ajustage dans la fabrication, encrassage de PN et de résidus divers qui bouchaient les trous dans le barillet, casse du petit axe en métal.... Suite à ces problémes, le mode de verrouillage fut changé (à partir environ du numéro de série 2000) par une came s'emboitant à l’arrière du barillet dans de larges encoches, assurant ainsi un verrouillage de bien meilleure qualité !

Fonctionnement et Caractéristiques

Alors que la majorité des revolvers militaires étaient limités à six coups, le LeMat Army offrait une capacité exceptionnelle : un barillet rotatif de neuf coups en calibre .42 surmontant un second canon, lisse, en calibre 20. Ce dernier permettait de tirer une décharge de chevrotine, transformant instantanément l’arme de poing en une redoutable arme de combat rapproché.

Cette arme, d'une taille inhabituelle même pour l'époque, a vite acquis une grande réputation auprès des officiers de l'armée du Sud, et une certaine notoriété au Nord. Sa conception est assez particulière: un barillet à 9 coups, en général de calibre .44, ainsi qu'un canon "central" de calibre "20" destiné à tirer à "mitraille", tout comme un fusil de chasse.

Neuf coups donc, au lieu de six habituellement: un intérêt certain quand on sait que l'on aura peu de chance de pouvoir recharger en cours d'action au feu, ainsi qu'un dixième coup de petits plombs ou de chevrotine....assez dissuasif.

Le Revolver LeMat Cavalry calibre .44 ressemble à un revolver classique à percussion. Pourtant, il cache une innovation redoutable : un barillet de neuf coups en calibre .44 monté au-dessus d’un second canon lisse de calibre 20, capable de tirer une charge de chevrotine comme un fusil de chasse.

Son mécanisme de sélection du canon, sa robustesse et son esthétique imposante en faisaient une arme à la fois redoutable et prestigieuse. Il ne s’agissait pas simplement d’un revolver, mais d’un symbole de statut et d’innovation au sein des rangs sudistes.

Grâce à un sélecteur ingénieux situé sur le marteau, le tireur peut basculer rapidement entre le barillet et le canon central. La mise à feu de ce dernier est commandée par une cheminée séparée, percutée sur demande par un marteau escamotable sur le chien. L’arme fonctionne en simple action par l’intermédiaire d’un chien externe.

Le revolver à poudre noire Le mat cavalerie se distingue des autres variantes à son élégant pontet et à son anneau de dragonne postérieur (entre autres).

Le Revolver LeMat Aujourd'hui

Grâce à son statut d’arme rare, son rôle historique et ses caractéristiques hors norme, le Revolver LeMat Army est aujourd’hui recherché autant pour sa valeur historique que pour son esthétique singulière.

Le revolver Pietta LeMat Cavalry calibre .44 (réf. LMC44) est une réplique haut de gamme de cette version rare et impressionnante du LeMat. La version LeMat Army proposée par Pietta est une reproduction fidèle du modèle d’origine, respectant les caractéristiques mécaniques et esthétiques de l’arme d’époque.

Certes ce n’est pas la réplique à poudre noire la plus abordable de la marque, ni la plus précise, ni la plus facile à appréhender pour le novice, mais c’est sans aucun doute celle qui attire le plus.

Comme tout revolver cap and ball à poudre noire, le Lemat n’utilise pas de cartouches métalliques. Il vous faudra remplir directement ses chambres et son canon central des éléments composant la charge (poudre/bourre/balle). Le démontage du Lemat Cavalry s’effectue différemment de ses équivalents Navy.

Côté visée, on retrouve l’esprit Colt avec un cran de hausse fraisé dans la tête du chien.

Les Charges de Poudre et Projectiles : Recommandations et Expériences

Le choix de la charge de poudre et du projectile est crucial pour optimiser la performance d'une arme à poudre noire. Les recommandations varient en fonction du calibre, du type d'arme et de l'utilisation (tir récréatif, compétition, etc.).

Recommandations Générales

Voici quelques recommandations générales basées sur des sources historiques et des expériences de tireurs :

  • Calibre .36 : Une balle de .376 pouce (9,55 mm) de diamètre sur 22 grains de poudre noire 3Fg (1,4 grammes).
  • Colt et Remington originaux en .44 : Balle de .453 pouces (11,51 mm) de diamètre sur 28 grains (1,8g) de poudre noire 3Fg.
  • Répliques de Colt et Remington en .44 : Balle de diamètre .451 pouces (11,46 mm) sur 28 grains (1,8g) de poudre noire 3Fg.

Tableau Récapitulatif des Charges et Projectiles

Arme Calibre Projectile Charge de Poudre Type de Poudre
Revolvers en .36 .36 Balle de .376 pouce 22 grains (1,4g) 3Fg
Colt/Remington originaux .44 Balle de .453 pouce 28 grains (1,8g) 3Fg
Répliques Colt/Remington .44 Balle de .451 pouce 28 grains (1,8g) 3Fg

Il est important de noter que ces recommandations sont des points de départ. Chaque arme est unique, et il est nécessaire de réaliser des essais pour déterminer la charge et le projectile qui offrent la meilleure précision et performance.

Tir au Fusil Mle 1853 Tcar : Théorie et Pratique

Le tir au fusil Mle 1853 Tcar, comme pour toute arme longue ancienne, nécessite une compréhension de la théorie du tir et une sélection rigoureuse des composants (poudre, balle, amorce, graisse).

Choix de la Poudre

Le choix de la poudre est crucial. Il existe différents types de poudre noire, chacun adapté à un type d'arme spécifique :

  • Poudre F2 : Assez vive et à grains assez fins, destinée aux armes courtes ou aux carabines de petit calibre (jusqu'au .45).
  • Poudre F1 : Destinée aux armes longues de gros calibre.
  • Poudre "à mousquet" : Reproduit assez bien la granulométrie du XIXe siècle et on l'utilise sur les armes lisses de gros calibre.

Pour le fusil 1853, la PNF1 assure de meilleurs groupements, tandis que pour le Mississippi 1841 en calibre .54, la S2 est plus performante sur 50 comme sur 100 mètres.

Poids de la Poudre

Il faut ensuite trouver le poids de poudre idéal. Pour le tir à 50 mètres au fusil 1853, une charge de 55 grains (3,56 grammes) est recommandée. C'est quasiment le dixième du poids de la balle. Pour définir la charge, il est nécessaire de réaliser plusieurs essais jusqu'au moment où l'on obtient le plus faible écart entre le point visé et le centre du groupement.

Graisse

La graisse est essentielle pour plusieurs raisons :

  1. Elle facilite le chargement de la balle.
  2. Elle assure une meilleure régularité du tir.
  3. Elle protège le canon de l'emplombage.

Une graisse faite maison, suffisamment souple pour être posée sur la balle, mais ne fondant pas dans un canon chaud, est idéale. Un mélange de lanoline, de margarine et de stéarine (1/3 de chaque matière) est une bonne option.

Balle Minié

Les balles dites "minié" donnent leur meilleur rendement lorsqu'elles sont juste au diamètre du plat des rayures moins 2 à 5 centièmes de mm. La gorge de la balle est destinée à recevoir la graisse, qui se dépose en film le long du canon lors du chargement, emportant avec elle les crasses du coup précédent.

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