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Durant les premiers mois de la Première Guerre mondiale, les moyens de défense relevaient plus d’une artillerie de campagne légèrement modifiée avec des résultats qui s’avéraient quelque peu aléatoires.

Des canons de 75 sont précipitamment montés sur des affûts de fortune et orientés vers le ciel.

En 1915, les améliorations apportées aux cornets acoustiques vont de pair avec l’arrivée en nombre de mitrailleuses et canons appropriés.

La logistique et les munitions sont adaptées, le personnel est entraîné et les unités de tir sont rassemblées en groupes qui deviendront plus tard des batteries.

Il faut encore attendre plusieurs mois avant que n’apparaissent les prémices d’une véritable défense antiaérienne qui deviendra en 1916 la DCA (Défense Contre Aéronefs).

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Nous pouvons décemment penser que l’évolution des systèmes de défense mis au point par les différents belligérants soit relativement similaire de part et d’autre de la ligne de front.

L’armée américaine qui a débarqué sans unité spécifique de localisation acoustique profite du matériel français plus performant tandis que les alliés issus d’anciennes colonies ou protectorats de l’Empire utilisent le matériel britannique.

En cette année charnière (1916), les dispositifs sont bien rodés dans les deux camps.

Les contrôles sont centralisés, les mesures de localisation et les ripostes sont maintenant dirigées à l’aide d’instruments performants mais compte tenu de l’évolution constante de l’aviation, la menace est grandissante.

Toujours du côté allié, les succès de l’aviation allemande associés à l’arrivée des premiers bombardiers lourds (Gotha G.II et suivants) opérant de nuit obligent les états-majors à trouver de meilleurs moyens d’acquérir les cibles ou d’améliorer sans cesse le matériel déjà existant.

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Il s’agit de rassembler et de combiner les moyens de toutes les armées, d’assurer une coordination des différents systèmes de défense et de répartir les charges et missions sur un plan général et non plus par secteur.

Cette gigantesque organisation répartie tant sur la ligne de front qu’en profondeur du territoire français regroupe toutes les unités de surveillance et les «grandes oreilles» sont plus que jamais en charge de l’observation et de la signalisation des mouvements de dirigeables et d’avions ennemis.

De leur côté, les Britanniques ont très vite compris la nécessité d’implanter un réseau d’observation performant en soutien des dispositifs d’écoute implantés le long des côtes de la Manche.

Deux cent postes d’observation composées d’unités auxiliaires de l’armée et de policiers ont été dispersés à l’arrière des côtes et aux abords de la capitale.

Chaque poste était doté d’instruments rudimentaires destinés à mesurer la trajectoire des appareils ennemis et d’un téléphone relié au centre de commandement de l’artillerie situé au cœur de Londres.

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Le but était de stopper les raids de jour et à basse altitude des zeppelins et des Gotha.

La guerre bat son plein sur l’ensemble des fronts mais aussi dans les centres de recherches et laboratoires des deux camps où s’activent une armée de scientifiques et chercheurs.

Egalement mobilisé comme officier du génie, Le professeur Jean Perrin (Futur Prix Nobel de physique en 1926) interrompt ses travaux de science pure.

Dès 1915 et jusqu’à la fin de la guerre, il dirigea des recherches d’une grande importance pour la défense nationale.

Il dota ainsi l’armée française d’un ensemble d’appareils d’écoute qui permettent la localisation d’avions et de sous-marins ainsi que le repérage sous terre des travaux de sape ennemis, hantise du fantassin de première ligne.

Ce ne sont que quelques noms parmi les centaines de scientifiques au service des nations et la mise en œuvre de programmes de recherche dans tous les domaines s’avère très utile pour les militaires.

A n’en douter, la science aidant, le 20ème siècle et ses nombreux conflits serviront de bancs d’essais à de nombreux départements et pour les belligérants, les efforts consisteront à prendre ou accroitre l’avantage sur l’adversaire.

Les fondements théoriques de la localisation par le son étaient déjà connues avant la guerre mais la véritable application fut mise en pratique durant l’automne 1914 lors de l’arrêt des troupes allemandes sur la Somme et la Marne.

Durant l’entièreté du conflit, scientifiques et militaires allemands travailleront également de concert afin de concevoir le matériel le plus performant.

Le principe du « Wertbostel » consiste à éloigner considérablement les cornets directionnels les uns des autres de manière à détecter de façon plus précise la direction d’un son en améliorant sensiblement la précision et la détermination de l’angle d’orientation.

Cette précision pouvant être augmentée par l’utilisation de microphones et d’écouteurs.

Sur base des travaux de Wertheimer et von Hornbostel, le professeur Erich Waetzmann développe également un type de détecteur acoustique.

Le début du conflit révèle une importante différence de doctrine entre Français et Allemands.

Ces derniers préconisent et planifient l’utilisation de l’aviation pour des missions de bombardement alors que les moyens aériens français ne sont envisagés que pour la reconnaissance.

Il ne faut pas attendre longtemps pour en avoir une démonstration.

Évolutions des sections d'infanterie et de mitrailleuses de 1914 à 1918

En 1916, les régiments d'infanterie de réserve sont à 2 bataillons.

Chaque bataillon possède alors sa section de 2 pièces.

Les régiments d'active ont une section de 2 pièces, soit 8 mitrailleuses.

Leur puissance de feu est perdue dans l'ensemble.

Les régiments peuvent aligner au maximum 24 (ou 28) mitrailleuses.

Une section de mitrailleuses est composée d'un caporal chef de pièce, un tireur, un chargeur et un aide-chargeur.

Elle comprend également un sous-officier chef de section (sergent), un armurier et un télémétreur.

La compagnie de mitrailleuses remplace une compagnie d'infanterie.

Il y a une compagnie par régiment.

Au sein d'un bataillon, le n°2 est associé à CM2 et au 3iem, CM3.

Les régiments ont 12 mitrailleuses par régiment.

L'armement comprend des mitrailleuses, un canon de 37 mm et un mortier de 81 mm.

Les régiments ont 12 mitrailleuses, contre 24 ou 28 en 1914.

87 000 exemplaires de mitrailleuses ont été fabriqués durant la durée du conflit.

Tableau récapitulatif des évolutions

AnnéeType de régimentNombre de bataillonsMitrailleuses par bataillonMitrailleuses par régiment
1914Actif3824-28
1916Réserve22Variable
Fin de la guerreTousVariableVariable12

Ligne Maginot et fortifications

Certains généraux dès la fin de la Grande Guerre, ainsi son chemin.

Frontières.

Dans son rapport est aussi définie la protection du front des Alpes.

L’est, celle de la Lauter, entre Bitche et le Rhin.

Paul Painlevé, ministre de la guerre de 1925 à 1929, en étant le fondateur de principe, supervisera la construction des fortifications de 1927 à 1935.

En 1929, son successeur, le général Belhague, oriente les travaux pour arriver à la forme définitive que l’on connaît.

C’est donc lui le père de la "Muraille de France".

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