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Après une chasse réussie, une des étapes cruciales est le déplacement du gibier. Que ce soit pour le transport vers un lieu de dépeçage ou simplement pour le suspendre, il est essentiel de connaître les techniques appropriées pour assurer la sécurité et l'efficacité de cette opération.

Législation et bonnes pratiques de la chasse

La plupart des chasses se pratiquent entre mi-septembre et fin février, même si d’autres peuvent s’exercer avant ou après cette période que l’on appelle la période d’ouverture générale de la chasse au cours de laquelle passe l’hiver. Deux types de dispositions existent pour réglementer l’exercice de la chasse en fonction des conditions météorologiques : la réglementation de la chasse en temps de neige et la suspension temporaire de la chasse en cas de gel prolongé. Le Code de l’environnement prévoit que le préfet peut suspendre la chasse en cas de gel prolongé, pour tout ou partie du département, à tout ou à certaines espèces de gibier. La suspension s’étend sur une période de dix jours maximum et renouvelable.

Un code de bonne conduite existe pour chasser en toute sécurité et des agents de polices rattachés à l’Office National de la Biodiversité (OFB) veillent à son bon respect. En préambule, les articles L.420-1 à L.420-4 édictent de grands principes : participation de la chasse à la gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats, équilibre des écosystèmes, respect du droit de propriété, exercice de la surveillance et de la police de la chasse par le gouvernement, définition de l’acte de chasse, etc. Certains articles du Code de l’environnement prévoient que des textes réglementaires (décrets ou arrêtés) apportent des dispositions plus précises. Enfin, l’article L.428-29 stipule que : « Hors de leur domicile, les chasseurs et les personnes les accompagnant sont tenus d’ouvrir leurs carniers, sacs ou poches à gibier à toute réquisition des officiers et agents de police judiciaire, des inspecteurs de l’environnement mentionnés à l’article L. 172-1 et des agents mentionnés aux 2°, 3°, 4° et 5° de l’article L. 428-20, ainsi que les gardes des Fédérations Départementales des Chasseurs, mentionnés au troisième alinéa de l’article L.

Équipements essentiels pour le déplacement du gibier

Plusieurs équipements peuvent faciliter le déplacement du gibier suspendu, rendant cette tâche plus simple et moins pénible :

  • Treuil électrique : Idéal pour lever les gibiers lourds sans effort.
  • Système de rails en acier inoxydable : Permet de faire glisser le gibier une fois suspendu, facilitant son déplacement vers un espace de dépeçage ou de stockage.
  • Portoir à viande : Particulièrement utile pour les chasseurs d’oiseaux.
  • Étagère supplémentaire pour gibier sauvage : Permet de stocker plusieurs animaux dans une chambre froide.

Techniques de déplacement du gibier

Le dépeçage des mammifères comme le lapin ou le lièvre doit être effectué rapidement après la chasse pour préserver la qualité de la viande. La technique consiste à suspendre l’animal, faire une incision circulaire autour des pattes arrière, puis tirer la peau vers le bas en la décollant. De toutes les responsabilités assumées par le chasseur à l'arc, lorsqu'il a décidé de tirer et qu'il a touché son gibier, aucune n'est plus cruciale pour l'avenir de la chasse sportive, que la réalisation de tirs responsables, suivi de la récupération du gibier abattu. Mais suivre le gibier blessé à l'arc et le récupérer lorsqu'il est mort, exige une connaissance de base, une expérience acquise dans la recherche réelle du gibier et des exercices d'analyse sur des pistes de sang.

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Le second facteur est défini par l'engagement éthique du chasseur à l'arc dans le respect dû à chaque animal abattu. Le chasseur à l'arc doit être disposé à consacrer le nombre d'heures nécessaire sur le terrain et ne pas hésiter à se faire assister pour retrouver l'animal tiré. Le chasseur à l'arc responsable pourra renoncer aux recherches, seulement lorsque l'animal aura été retrouvé, ou s'il existe suffisamment d'éléments suffisants permettant de déterminer qu'il n'est pas mortellement blessé et qu'il se rétablira.

Comportement après le tir

Après le tir et généralement une bonne montée d'adrénaline, c'est un retour au calme qui se met en place. C'est le moment de reprendre ses esprits, de réfléchir et de faire le point sur la séquence qui vient de se dérouler : avoir bien enregistré l'emplacement du tir, l'emplacement de l'animal au moment de l'atteinte, sa réaction, sa fuite. La position de ces indices et leurs points de repère sont extrêmement importants, tout comme le fait d'écouter en même temps attentivement le départ de l'animal, tout en demeurant parfaitement immobile. Très souvent, le gibier tiré s'arrête un peu plus loin du fait de l'absence de douleur, seulement effarouché ou effrayé par le bruit du lâcher de la corde, le vol de la flèche ou la perception d'un léger choc.

Dans d'autres cas, les animaux font souvent beaucoup de bruit lorsque la peur les mets en fuite. Les bons tirs à l'aide de lames de chasse tranchantes vous permettront souvent de voir ou d'entendre tomber lorsque celle-ci meurt sans le savoir. Avant de bouger, puisqu'une attente est toujours nécessaire après le tir, observez attentivement à l'aide de vos jumelles, l'endroit où vous avez tiré, les lieux où l'animal a pu passer et disparaître ainsi que la direction générale prise. Cette observation peut s'avérer très utile dans un deuxième temps, lorsqu'une recherche s'impose. On doit affirmer que le gibier tiré était ici, qu'il est parti par là, que la scène s'est déroulée comme ceci et cela, à telle heure.

A moins d'apercevoir de votre position le gibier inerte, étendu et apparemment mort, attendez tranquillement à votre position avant d'entreprendre le pistage pendant au moins une heure, six à huit heures, et si vous pensez que la flèche a atteint le gibier trop en arrière dans l'estomac ou les intestins. Même avec l'équipement de chasse à l'arc le plus récent, il n'est pas aisé de bien percevoir la trajectoire de la flèche et son atteinte. Par conséquent, vous ne pouvez JAMAIS VRAIMENT ETRE TOTALEMENT SUR de l'endroit où le gibier a été atteint. Il est toujours bon d'envisager le pire, afin d'éviter, en cas de tir marginal ou médiocre, de perdre complètement l'animal. Un animal grièvement touché qui n'expire pas dans les dix à trente secondes, demeure souvent étendu à moins d'une centaines de mètres de l'emplacement du tir.

Si l'on s'approche trop près de cet endroit, il se lèvera et quittera les lieux; ilpourra ainsi fuir très loin, au rique de ne plus être retrouvé. Si, normalement, 10à 30s.suffisent à un gibier mortellement blessé pour succomber, il ne lui en faut pas plus pour parcourir une distance étonnamment longue sans laisser de traces visibles.

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Agrainage et affouragement

L’agrainage est une pratique de gestion cynégétique qui est définie comme le fait d’attirer les animaux sauvages en répandant du grain sur le terrain de chasse. L’agrainage comme une pratique de chasse est strictement régulé en France. On distingue les différents types d’agrainage en fonction de leur finalité. Alors que l’agrainage d’appât a pour principal but d’attirer les animaux sauvages sur un terrain pour l’observer ou l’éliminer, l’agrainage hivernal (aussi appelé fourrage) a pour rôle d’alimenter ou de compléter l’alimentation des gibiers avec des minéraux et autres nutriments et l’agrainage dissuasif a lui pour objectif de prévenir les dommages causés aux cultures en éloignant les populations d'animaux sauvages loin des récoltes.

En fonction de la finalité de l’agrainage et de l’animal visé, vous devrez choisir un appareil différent. En effet, pour le gros gibier (sangliers, cerfs, chevreuils, daims), vous aurez besoin de quantité de grain conséquente pour un agrainage dissuasif. Pour le petit gibier et le gibier d’eau, un simple seau avec des grains à un point fixe sera suffisant. Les tambours d’agrainage occupent longtemps les sangliers et les cervidés sur le lieu d’agrainage et représentent une méthode parfaite pour l’observation. En effet, le mais contenu dans l’agrainoir tambour ne sort que sporadiquement du tambour par des petits trous.

L’agrainoir automatique sert à nourrir et à agrainer les sangliers. Avec cet appareil d’agrainage automatique, vous avez la possibilité de régler individuellement la quantité et la durée d’agrainage, car la plupart des modèles sont programmables grâce à une minuterie. L’agrainoir automatique disperse la nourriture dans un certain rayon autour de l’automate. La pierre à sel est un bloc de sel à lécher, composé de sels minéraux comme du zinc, et en particulier de chlorure de sodium. Le sanglier, comme tous les mammifères, a besoin de sel. En plaçant ces blocs de sel comme points d'agrainage non loin des souilles, vous réussirez à fixer les animaux et éviterez que les sangliers ne s’attaquent aux écorces des arbres pour obtenir leur apport en minéraux quotidien. Il est conseillé de mettre une pierre de sel par 20 hectares.

Aux termes de l’article L.425-5 du code de l’environnement, « l’agrainage et l’affouragement sont autorisés dans les conditions définies par le schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC) ». Cela signifie que la SDGC, rédigée par la Fédération départementale des chasseurs (FDC) et approuvé par le préfet, représente la base juridique en ce qui concerne les pratiques d’agrainage. Dans le cas où il n’existe aucun schéma départemental de gestion cynégétique (SDGC), alors l’agrainage est interdit. En effet, pour le gros gibier (p. ex. sangliers), l’agrainage et l’affouragement ont deux objectifs. D’une part, il permet de prévenir les dommages causés aux récoltes par les sangliers. Dans ce cas, c’est une pratique de gestion cynégétique qui favorise l’équilibre agro-cynégétique. D’autre part, le nourrissage des animaux sauvages peut aussi constituer un complément aux ressources alimentaires naturelles, nécessaire pour une alimentation moins riche, des conditions météorologiques difficiles. En effet, il reste interdit d’attirer des animaux sur un territoire qui ne peut pas répondre à leur besoin dans le seul but de les chasser.

Que faire en cas de collision accidentelle avec du gibier ?

En cas de collision accidentelle, l'automobiliste doit laisser sur place l'animal tué, s'il s'agit de petit gibier : lapin, lièvre, perdrix. En revanche, il peut l'emporter, s'il s'agit de grand gibier : cerf, chevreuil, sanglier, chamois, mouflon, daim, isard. Il doit toutefois prévenir la gendarmerie ou la police, pour ne pas être suspecté de braconnage, s'il est arrêté un peu plus loin. L'article L424-9 du code de l'environnement dit en effet que "le grand gibier tué accidentellement et en tout temps à la suite d'une collision avec un véhicule automobile peut être transporté, sous réserve que le conducteur en ait préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale."

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La police de L'ONCFS indique que si l'animal se trouve au milieu de la route, il est préférable de le déplacer, pour éviter d'autres accidents de la circulation. Plus facile à dire qu'à faire, s'il pèse 200 kilos ! Mieux vaut alors prévenir les forces de l'ordre. Les textes disent en outre que si l'automobiliste ne souhaite pas transporter l'animal, il doit avertir les services de la commune sur laquelle la collision a eu lieu. Le maire doit aviser une société d'équarissage dans les douze heures qui suivent. Cette dernière interviendra si l'animal fait plus de 40 kilos. Autrement, il sera simplement enterré. Si l'automobiliste ne connaît pas le nom ou le numéro de téléphone de la commune la plus proche, mieux vaut qu'il compose le 17.

Voici donc ce qu'il faut faire, selon un schéma de l' ONCFS : Si l'animal n'est que blessé, mieux vaut aviser aussi les autorités. Le maire pourra le faire abattre à l'aide d'un agent assermenté (garde champêtre, lieutenant de louveterie, agent de l'ONCFS), ou même d'un simple particulier disposant d'une arme à feu, comme le prévoit le code général des collectivités territoriales. Les textes disent que le maire doit en effet "préserver la sécurité publique". Espérons qu'il s'agisse aussi d'abréger les souffrances de l'animal. S'il appartient à une espèce protégée, l'animal sera acheminé vers un centre de sauvegarde de la faune sauvage.

Exemple d'installation pour le dépeçage et la préparation du gibier

Un espace de dépeçage et de préparation de la viande peut être équipé de :

  • Un porche d’entrée éclairé avec treuil électrique.
  • Un système de rails en acier inoxydable.
  • Une table de dépeçage résistante.
  • Une unité de réfrigération Embraco Aspera.
  • Une toiture d’appoint en tôle métallique trapézoïdale.
  • Un raccordement à l’eau avec entrée d’un demi-pouce (DN 15) et écoulement sanitaire mural des eaux de vidange Ø40.

Chaque espace de dépeçage et de préparation de la viande avec chambre froide est livré équipé et prêt à l’emploi. Tous les produits sont certifiés par le TÜV.

L’espace dépeçage réfrigéré a une hauteur de 228 cm entre le sol et les crochets tout en ayant une hauteur intérieure totale de 250 cm. Grâce à l’étagère supplémentaire pour gibier sauvage, 5 sangliers supplémentaires peuvent être stockés dans la chambre froide (max. Le portoir à viande en acier inoxydable est particulièrement apprécié des chasseurs d’oiseaux. Un convoyeur étendu pour plus de facilité ! Le jeu de barres du plafond est extensible jusqu’au porche d’entrée : grâce à cela, on peut suspendre et faire glisser jusqu’à 200 kg de gibier sauvage de l’extérieur vers l’intérieur. Une fenêtre de haute qualité qui peut basculer ou s’ouvrir complètement. Une balance professionnelle qui permet un pesage précis.

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