Après une sortie remarquée en 2007, puis un lancement plus tard sur consoles, le titre de Crytek est arrivé plus récemment sur Nintendo Switch, PC, PlayStation 4 et Xbox One pour une nouvelle édition. Avant tout, je précise que ce titre n’est en rien une suite de Crysis, mais bien une version remasterisée.
En d’autres termes, le jeu a bénéficié d’améliorations visuelles pour le remettre au goût du jour, si je peux m’exprimer ainsi. Crysis Remastered se permet même de supporter le ray tracing dans ses versions PC, PS4 Pro et Xbox One X.
C’est grâce à un collègue que j’ai découvert et joué à Crysis pour la première fois. J’avais vraiment été emballé par le jeu, un FPS dans lequel le personnage joué est revêtu d’une combinaison aux multiples propriétés.
Tout démarre par un parachutage de votre escouade d’élite sur un archipel nord-coréen. Alors que vous êtes envoyés sur place pour une simple mission de sauvetage, cela va s’avérer un peu plus complexe que ça.
Vous avez des objectifs à atteindre, mais vous êtes le seul décisionnaire sur la façon d’y parvenir. Durant le jeu, que cela fasse partie ou non d’une mission, votre personnage peut conduire certains véhicules (voitures, camionnettes, camions) garés dans un camp ou au bord d’une route.
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Sans cette combinaison, le titre pourrait s’apparenter à n’importe quel FPS. Vous avez vos armes, mais vous pourrez vous emparer de celles de vos adversaires ou dévaliser les « armureries » situées à différents endroits. Au final, le nombre d’armes différentes n’est pas énorme, mais vous pouvez y ajouter des accessoires, du silencieux au viseur en passant par les balles explosives et une lunette télescopique.
Se fixer des challenges devient alors un jeu d’enfant et surtout, n’hésitez pas à utiliser l’environnement pour parvenir à vos fins. Approcher d’un ennemi sans se faire voir (en se camouflant dans la jungle environnante), parvenir à échapper aux nombreux tirs grâce à votre vitesse, agripper un ennemi pour le balancer ou tout simplement le tuer d’un seul coup de poing après avoir activé votre force.
Evidemment, ne comptez pas utiliser votre combinaison en permanence. Le jeu n’aurait guère d’intérêt. Dès lors que vous activerez un des modes de la nanocombinaison, une jauge vous indiquera la capacité restante. Patienter quelques instants sans la solliciter la remplira de nouveau.
L’avantage est que vous choisissez le mode de jeu à adopter : plutôt en mode furtif ou plutôt en mode « Rambo ». Si vous optez pour la seconde méthode, sachez que vous pouvez également vous défouler en détruisant les arbres et les cabanes environnantes. Cela pourrait même vous aider pour éliminer les soldats adverses.
Comme vous pouvez vous en douter, cette version n’étant une refonte complète du titre, il ne faut pas s’attendre à une réalisation graphique aussi réussie que les jeux sortis récemment. Une fois ce point précisé, on peut tout de même souligner le travail réalisé, en particulier sur les effets de lumière.
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Côté graphismes, j’ai plutôt préféré la seconde partie du jeu même si on observe de beaux effets dans la jungle. Maintenant, je suppose que ce retour serait différent en jouant depuis un PC bien costaud ou depuis une console PS4 Pro et Xbox One X.
Tout comme Far Cry en 2004 puis Crysis trois ans plus tard, Crysis 2 tient à la fois du jeu vidéo et de la démonstration technique. Le nouveau FPS de Crytek Studios est en effet l'occasion pour le développeur allemand de promouvoir son tout nouveau moteur 3D : le CryEngine 3.
Autrefois exclusif au PC, cet outil s'ouvre aujourd'hui aux consoles. Faite essentiellement d'images réelles montées à la façon des chaînes d'infos, l'introduction du jeu nous plonge directement dans le bain catastrophiste. Nous sommes en 2023 et un terrible virus alien se répand à vitesse grand V parmi la population new-yorkaise.
Si Crysis 2 n'oublie pas de faire le lien avec le premier épisode (notamment en donnant un rôle primordial à Prophet), il ne faut tout de même pas s'attendre à des explications très claires et détaillées. Difficile dans ces conditions de réellement s'y attacher et s'y identifier... Heureusement, ce n'est pas vraiment pour la narration que l'on joue à un Crysis.
C'est avant tout pour en prendre plein les yeux et évoluer dans un univers enchanteur. Sur ce point, on pouvait craindre que les environnements urbains se montrent moins séduisants qu'une île tropicale. Mais finalement, la jungle urbaine ne manque pas de charmes.
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En détruisant littéralement New-York, à la manière d'un Cloverfield, le jeu offre un parfait compromis entre la rigueur des rues artificiellement parallèles et perpendiculaires, et l'aspect organique des crevasses, failles et autres amoncellements de débris.
L'ensemble est sublimé par des jeux de lumière absolument somptueux, qui volent la vedette à tous les autres effets spéciaux du jeu. Moins dépaysants que ceux du premier épisode, les décors de Crysis 2 restent impressionnants, et c'est bien là le principal.
Un viseur tactique offre même plus de détails qu'on en aurait demandé sur la configuration des niveaux. En activant cette option, on nous indique carrément à l'écran les emplacements des armes, des munitions et même les différents chemins que l'on peut emprunter, ainsi que la tactique qui leur est associée (exemple : prendre à revers, utiliser tourelle...).
Heureusement, le choix du mode de fonctionnement de la nanosuit reste entièrement à la discrétion du joueur. On pouvait craindre que le passage de quatre modes (force, vitesse, armure, furtivité) à seulement deux (armure et furtivité) appauvrisse le jeu, mais il n'en est presque rien.
Car pour compenser cette régression, nous avons désormais droit à un menu de personnalisation de la combinaison. En récupérant des "nano-catalyseurs" sur les corps des aliens, on obtient de quoi acheter des améliorations qui couvrent un large spectre.
Affichage de la trajectoire des tirs ennemis, détection des unités camouflées, alarme indiquant qu'un ennemi approche, armure plus efficace, affichage des traces de pas récentes, plus grande mobilité... il y en a vraiment pour tous les goûts.
Une telle modularité est également disponible dans le mode multijoueurs, qui fait par ailleurs dans le classique mais efficace. En revanche, le jeu a été un peu trop simplifié sur d'autres points. Il en va ainsi du mode furtivité, qui n'épuise pas assez l'énergie de la combinaison.
Crysis 3 est le nouvel épisode de la saga de FPS de Crytek. C’est toujours développé par le même studio et édité par Electronic Arts. Cette fois-ci, Prophet va devoir botter le cul des extraterrestres à New York dans le futur.
Après, un Crysis 2 qui nous a un peu déçus, ce nouvel opus est-il une réussite à même de combler les fans de la première heure ? Et les amateurs de FPS en général ? Le jeu se déroule toujours à New York, mais une vingtaine d’années après le dernier opus.
L’action prend place en 2047 avec une ville placée en quarantaine sous un dôme, et qui s’est retrouvée envahie par la jungle. On incarne encore une fois Prophet qui doit faire face aux forces armées du C.E.L.L. et aux extraterrestres Cephs.
Cette aventure se compose de sept missions, qui durent environ une heure chacune. C’est assez court, mais la rejouabilité est possible, si le cœur vous en dit, car il y a plusieurs façons de jouer.
La nano combinaison est encore une fois au cœur du solo. Et elle a bénéficié de légères modifications. Il n’y a plus que deux modes : armure et invisibilité. La vitesse et le saut ont été fusionnés avec le sprint. Ce qui fait que vous irez vite et sauterez haut dès que vous appuierez sur la touche de sprint.
Il y a aussi un Wall Hack incorporé qui permet de voir les ennemis à travers les murs. De plus, une fois détectés de cette façon, nos adversaires auront un gros triangle rouge sur la tête pour suivre facilement leurs déplacements à l’écran. Ils sont aussi marqués sur une mini map.
Le système d’évolution a également mué. On n’engrange plus de l’expérience permettant de débloquer des capacités dans une branche de talents. Mais on débloque des perks en fonction d’objets disséminés durant la campagne.
Le gameplay est quasi identique à celui de Crysis 2. Il s’agit d’une succession de couloirs-arènes de taille moyenne. Ces arènes sont le lieu d’affrontements dans la première partie contre les soldats du C.E.L.L. et dans la deuxième contre les extraterrestres.
Le level-design est surtout conçu pour mettre en exergue la verticalité. Il n’y a finalement qu’une seule option de route en grande majorité. Parfois le chemin se divisera en deux, mais les routes se rejoignent très vite.
Au final, le titre ressemble beaucoup à Crysis 2. Si vous n’avez pas trop aimé cet épisode, celui-ci ne devrait guère plus vous satisfaire. Il est vrai que c’est assez éloigné des grandes étendues du premier opus, même si les arènes sont clairement plus espacées que le second épisode.
Crysis 3 propose huit gametypes jouables dans chacune des douze cartes. Ces modes de jeu sont classiques et très proches du précédent opus. Il y a du Deathmatch, du Team Deatmatch, du Capture the Flag et du Capture de Points.
Au final, ce mode multi-joueurs est efficace et nerveux. Il pourra vous occuper quelques dizaines d’heures si vous adhérez bien au concept, mais il n’est pas assez profond pour perdurer durant des mois.
Crysis 3 est clairement, pour l’instant, le jeu le plus beau sorti cette année. Les décors sont diversifiés en solo et en multi. Ils sont aussi très riches et débordent de vie. Les sept chapitres proposent une ambiance visuelle unique.
Les textures sont fines et détaillées. Les différents effets de lumières sont parfaitement rendus. Et les animations des personnages en jeu et lors des cinématiques sont de bonne qualité.
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