La fabrication d'un pistolet à barillet en calibre .22LR est un sujet qui suscite à la fois fascination et prudence. Cet article explore les différentes facettes de cette pratique, allant des aspects légaux aux considérations techniques, en passant par les alternatives disponibles.
Il est crucial de souligner que la fabrication d'armes à feu est soumise à une législation stricte. En France, il faut au moins une autorisation de fabrication d'armes, qui n'est donnée qu'à des armuriers. L'usage de cartouches métalliques pose un sérieux problème, surtout si l'arme est de petite dimension.
La petite dimension pourrait faire penser à un stylo-pistolet .22 LR, ce qui est très mal vu. Pour adoucir ces rugosités, il faudrait peut-être abandonner le chargement par la culasse. De plus, agrandir un peu la chose peut calmer les esprits.
Un bon gros engin presque moyen-âgeux, c'est pas plus difficile à confectionner et ça devrait moins attirer les foudres divines. Pour un premier essai mieux vaudrait réduire les problèmes potentiels, et schématiser le matériel pour n'en garder que le fonctionnel nécessaire, même si c'est au détriment de l'esthétique.
On peut encore calmer les esprits en remontant plus loin en arrière ; et du même coup simplifier la fabrication, ce qui pour un premier essai est plutôt conseillé. Déjà, le chargement par la bouche avec mise à feu par capsule, est en réalité bien plus simple à construire que le chargement par la culasse ; éludons la platine à silex, celle-là tient presque du défi.
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En s'inspirant par exemple de ce qu'on a sans doute fait de plus moche en ce domaine, dans le pays du Soleil Levant (ils fignolaient tellement leurs sabres, qu'ils n'avaient sans doute plus guère de temps à consacrer à leurs arquebuses à mèche).
Pour tout de même répondre à la question, la platine d'un "cycliste" est simple : regarder quelques éclatés de vieux revolvers, Lefaucheux ou autre, enlever le linguet, le taquet de verrouillage du barillet, l'éventuel mentonnet de double action, et il ne reste plus que 2 pièces, 2 ressorts et 2 vis-axe.
Des pièces d'abord tracées et découpées en carton (mais en tôle mince c'est mieux) pour vérifier l'engrènement et le gabarit général, puis réalisées en ferraille ordinaire (les crans vont vite s'user, mais pas plus que sur certains pistolets d'alarme entièrement en zamak).
Pour la carcasse, le coffre peut être formé par deux plaquettes de bonne tôle (ou fer plat mince) serrées sur des entretoises ; l'armature de la poignée peut fournir 2 entretoises arrières et l'embase du canon en donnera 2 autres à l'avant.
Le tube hydraulique de diamètre 6/10 serait un poil trop gros en alésage (pour ce que c'est faire, c'est pas grave) et bien grêle pour l'apparence extérieure (à manchonner pour équilibrer la silhouette, ce manchon servant aussi d'embase de canon et d'entretoises avant).
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Dans un cycliste il faudrait effectivement retenir la cartouche pour éviter de la paumer ; mais un extracteur frottant un peu pourrait suffire. Par contre un chien formant culasse, comme sur les Flobert, doit être relativement lourd sinon il va commencer à s'ouvrir avant que la balle ne quitte le canon (en linéaire le calcul est facile, rapports masses et longueurs, mais la rotation du chien paraît compliquer les choses).
Faut pas que la douille puisse trop se déchausser, sinon ça va désagréablement fuir. Un poids à première vue inconciliable avec ce type d'ustensile, donc il faudrait une fermeture ; n'importe quel misérable loquet en tôle devrait suffire.
Un étudiant américain a mis en ligne les plans d’une arme à feu réalisable avec une simple imprimante 3D de base. Voilà qui pourrait relancer le débat sur le contrôle des armes à feu, et sur la régulation des imprimantes 3D qui permettent d’en fabriquer une grande partie des pièces.
L’arme en plastique est capable de tirer 6 ou 8 coups de calibre .22 ou plus (selon le barillet choisi), sans subir de dégâts apparents. À condition de savoir parfaitement calibrer cette dernière, l’arme à feu semi-automatique est donc à la portée de tous, en suivant les guides d’assemblage détaillés mis en ligne par James R. Patrick, qui affirme avoir mis la sécurité en première priorité de son projet.
Par exemple, le barillet du revolver se replace à mi-parcours entre deux munitions pour que le clou ne vienne pas le frapper par accident si l’arme tombe par terre. Pour tenter de respecter la législation américaine sur les armes à feu, l’arme est également équipée de morceaux de métal insérés dans la poignée.
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Ils n’ont aucune utilité pratique, si ce n’est qu’ils permettent de faire sonner les détecteurs en cas de contrôle. Au moment où nous publions ces lignes les fichiers STL sont toujours en ligne sur le site de James R.
Les armes d’un modèle antérieure à 1900 sont classées en catégorie D§e) arme de collection et à ce titre elles sont libres. Mais l’administration a exclu de ce classement les revolvers modifiés en calibre .22.
L’arrêté du 29 août 2023 a inclus sans son tableau B : « tous revolvers ayant été modifiés pour l’usage de certaines munitions de calibre 22 à percussion annulaire, tous fabricants, tous modèles, 22 Short, 22 Long, 22 Long Rifle, 22 Win. Mag. R.F. ».
Le texte ne précise pas la date de la modification. Il en résulte que juridiquement une arme d’un modèle antérieur à 1900, qui a été fabriquée directement en calibre 22 LR, est bien classée dans les armes de collection.
Mais si, soit lors de sa fabrication d’origine, ou ultérieurement elle a été modifiée dans ce calibre, alors elle est exclue du régime des armes de collection.
Voici un revolver mle 1892 de Manufrance. Sa fabrication civile devrait le faire classer normalement en catégorie D§e). Mais on voit nettement que son barillet a été transformé en calibre .22.
Pour l'achat d'une carabine en catégorie C, pas besoin de délai ni de tir contrôlé du moment que l'on a la licence de tir pour l'année en cours.
Pour le revolver/pistolet .22Lr avec silencieux, il faut considérer que le silencieux ne fonctionne pas sur un revolver, compte tenu de son architecture. La rupture barillet / tonnerre du canon générera du bruit quoique l'on fasse.
Un des seuls revolver utilisable avec un silencieux est le Nagant 1895 à barillet avançant. Au moment du verrouillage le barillet avance et coiffe le tonnerre du canon la douille de la cartouche fait 1mm de plus que la longueur de chambre et sert de joint. Au départ du coup .. testé de nuit ce revolver ne montre aucune flamme à la jonction barillet canon et donc un silencieux fut développé.
Uniquement sur quelques uns dont le barillet avance et joint le canon. Autrement c'est une idiotie. Le modèle a silencieux avaient un canon plus court et était utilisé par le NKVD service spéciaux soviets. Actuellement on peut acheter ces armes pour une bouchée de pain .. en catégorie B reste que les cartouches sont compliquées à refaire..
De toute façon arme de poing a 1 coup ou plus c'est catégorie B soumise a autorisation. Même une arme a 1 coup pour le tir libre 50m est soumise à autorisation contrairement à mon époque ou c'était libre.. (et on avait moins d'affaire..avec des armes............)
Donc hormis la carabine .22 a répétition manuelle 10 coups maxi qui permet la détention avec juste une déclaration Toute arme de plus de 10 coups.. ex une winchester 15 coup sera en B une .22 a 3 coups semi auto sera en B comme les Sidna .22 /.22 magnum..
Des pistolets .22lr muni d'un pas de vis pour monter un silencieux, il y en a... mais pas des masses ! Après on peut faire faire un filetage, et là on va chercher du coté des armuriers, et je pense qu'il faut passer " au mines", c'est à dire le faire approuver par saint-etienne.
Les pistolets .22lr, ou .32 acp sont interessant " à silencer ", car on trouve des munitions subso pour des armes pas tres cheres. Mais les "calibres" .45 également, car la munition est subso de toute façon. On peut aussi trouver des 9para muni d'un pas de vis, et monter dessus des réducteurs de son, mais on est loin alors du " pfoui pfoui " des tontons flingueurs.
Certains revolvers modèle 1873 ont étés modifiés. Les changements portent principalement sur le calibre, la longueur du canon, ou des améliorations faisant l'objet de dépôts de brevets (Lauron, Vidier, Levaux, de l'Espée-Aumond, Lefaucheux, ...).
Toutefois, comme vous le verrez sur cette page, toutes les modifications proposées ou apportées n'ont pas forcemment été retenues par l'armée, et aucune n'a été faite réglementairement pendant le service de l'arme. Des modifications similaires ont été faites sur des revolvers Nagant M1887 Suédois, et ont été attribués à des armuriers américains dans les années 1950 et 1960. Le barillet à été modifié par ajout d'insert, le canon aussi.
Certains revolver modèle 1873 furent rechambrés pour pouvoir tirer la cartouche du revolver modèle 1892: la 8mm/92. On retrouve ici aussi une modification du barillet (rallongement et retubage) et une grosse modification du canon, sur ce revolver modèle 1873 avec le numéro de série G 27500.
Les modifications sont les suivantes: tubage du canon et des chambres (les tubes dépassent du barillet, à l'avant), et marquage du nouveau calibre ("8mm réglementaire") sur la portière de chargement. Le calibre après la modification de ce revolver modèle 1873 n'est pas sûr, tout comme la date de la modification. Le revolver initial a été fabriqué en 1877 (numéro de série: G25303).
Numéro de série sur le pan supérieur gauche du canon regravé (G 25303). Un autre revolver modèle 1873, du contrat militaire celui-ci, modifié dans le civil par l'adjonction d'une crosse tubulaire et l'allongement du canon.
Le sous-lieutenant Henri Vidier, du 29e régiment d'infanterie territoriale propose le 11 Mai 1889 à l'école Normale de Tir, via un courrier accompagné de ce revolver et d'étuis vides, une modification du système d'extraction, par un extracteur automatique.
Le système extracteur est jumelé au chien, et se sert donc de la force du grand ressort pour extraire les étuis. Le revolver sur lesquelles les modifications ont été apportées semble être un modèle de fabrication du commerce, de St Etienne.
Les marquages présents sur le revolver sont "VIDIER Bté A PARIS 1BIS RUE DE CHAILLOT" en lettres incrustées d'argent sur le pan supérieur du canon, ainsi que différents poinçons (poinçon du banc d'épreuve de Saint-Etienne sur le pan latéral droit du canon, ainsi qu'un poinçon et le numéro "26" sous la tige servant d'axe de rotation du barillet.
On retrouve, sous le nom d'Henri Vidier, un armurier et arquebusier à Paris en 1895 au 1 bis rue de Chaillot (il y était encore en 1902), fabriquant du fusil Czar (entre autre), à canon monobloc.
Revolver Mle 1873 expérimental. Numéro de série H 76662, Fabriqué en 1882. Cette arme aurait été établie avec un canon de 225 mm, en vue d'étudier le gain de vitesse obtenu par allongement du canon. Elle ferait partie d'une série de 10 exemplaires, dont seuls 2 seraient connus aujourd hui.
Cette modification serait même une blague faite dans les années 1980, selon cette discution de forum. Changement de canon récent: les pans n'ont pas l'air limés, et l'ajustement à la carcasse est bon.
Grande question , beaucoup de canoniers sont très secret sur le sujet . Sur les forum on trouve toujours l' expert qui vous prédit une mort certaine si vous utilisez autre chose que l' alliage magique disponibles seulement pour la défense nationale .
Si on y regarde de plus près , il faut déja savoir quel calibre on veut fabriquer , ce qui va pour un pistolet de poche sera peut être trop léger pour un fusil de grande chasse africaine ou une canardière .
À moins de faire des démonstration de vieux métiers , aujourd'hui on utilise du tube dit " sans joint " ( en fait soudé en extrusion , à l'électricité _ et on lui donne une forme avec le tour à métal . making.htm
Pour les canons a PSF c' est une toute autre histoire . Le tube s' appelle généralement " tube mécanique " ou " tube à haute pression " , disponibles dans diverse épaisseurs , selon le calibre à fabriquer . Soit on utilise l'épaisseur requise au tonerre , et on taille dans la masse , soit on utilise une épaisseur moyenne et on passe la " lime à épaissir sur le tonerre .
De mémoire , ici on appelle ça du 4140 L ....
Le sujet de la conversion de revolvers à poudre noire suscite un intérêt certain parmi les amateurs d'armes anciennes et les reconstitueurs historiques. Cet article explore les différentes facettes de cette pratique, allant de la fabrication artisanale aux considérations légales, en passant par les alternatives disponibles.
La conversion d'un revolver à poudre noire permet de transformer une arme se chargeant traditionnellement par l'avant du barillet en une arme utilisant des cartouches métalliques ou des munitions combustibles. Cette modification peut être motivée par plusieurs raisons, notamment la recherche de praticité, de rapidité de rechargement ou l'envie d'utiliser des munitions plus modernes.
Il est important de noter que la législation concernant les conversions d'armes à feu varie considérablement d'un pays à l'autre. En France, par exemple, la conversion d'une arme à poudre noire en une arme tirant des cartouches métalliques peut entraîner un changement de catégorie de l'arme, nécessitant une autorisation spécifique.
La fabrication d'un barillet de conversion est un projet qui exige une certaine expertise en usinage et une bonne connaissance des armes à feu. Voici les étapes générales à suivre :
Note importante : La fabrication d'un barillet de conversion doit être réalisée avec une extrême prudence et en respectant scrupuleusement les règles de sécurité en vigueur.
Une alternative à la conversion aux cartouches métalliques consiste à utiliser des munitions à poudre noire combustibles. Ces munitions, souvent fabriquées à partir de papier nitré, offrent une combustion propre et réduisent l'encrassement de l'arme.
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