En France, les soins psychiatriques libres sont la règle générale. Les patients concernés bénéficient des mêmes droits que les autres malades. La loi du 27 septembre 2013 a complété la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge afin de renforcer le respect des droits des patients.
Plusieurs droits sont garantis aux patients en psychiatrie, notamment :
La loi semble claire :
Article L3211-1 : "Une personne ne peut sans son consentement ou, le cas échéant, sans celui de son représentant légal, faire l'objet de soins psychiatriques, hormis les cas prévus par les chapitres II à IV du présent titre et ceux prévus à l'article 706-135 du code de procédure pénale.
Toute personne faisant l'objet de soins psychiatriques ou sa famille dispose du droit de s'adresser au praticien ou à l'équipe de santé mentale, publique ou privée, de son choix tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du secteur psychiatrique correspondant à son lieu de résidence."
Lire aussi: Tout savoir sur le tir des corbeaux
Il n'y a aucune bonne raison de refuser une telle demande, alors n'hésitez pas, si vous êtes convaincu(e) qu'un(e) autre psychiatre conviendra bien mieux pour une "alliance thérapeutique".
En cas de besoin, joignez à votre seconde demande une copie des réponses de cet hôpital.
Si vous souhaitez changer de psychiatre, voici les étapes à suivre :
Le mineur peut être soumis à une décision d’admission en soins psychiatriques à la demande du représentant de l’État. C’est le préfet de police à Paris et les préfets dans les départements qui prononcent cette admission en soins psychiatriques par arrêté au vu d’un certificat médical circonstancié. En cas de danger imminent pour la sûreté des personnes attesté par un avis médical, les maires et, à Paris, les commissaires de police, peuvent prendre toute mesure provisoire, notamment d’hospitalisation, à l’égard de personnes révélant des troubles mentaux manifestes.
Après l’admission, le représentant de l’État autorise la forme de prise en charge de la personne malade (hospitalisation complète ou programme de soins) proposée par le psychiatre. Dans l’attente de cette décision, la personne malade reste sous hospitalisation complète. Par la suite, des certificats médicaux sont établis tous les mois.
Lire aussi: Tout savoir sur la licence de tir
La loi prévoit une période d’observation et de soins d’une durée maximale de 72 heures sous la forme d’une hospitalisation complète afin de permettre au psychiatre d’adapter au mieux les modalités de sa prise en charge. Lorsqu’un patient n’est pas hospitalisé à temps plein (forme de prise en charge dite « en hospitalisation complète »), sa prise en charge (types de soins, lieux de réalisation et périodicité) est précisée par un programme de soins établi par le psychiatre de l’établissement d’accueil. L’avis du patient est recueilli préalablement à l’élaboration et à toute modification du programme.
Le patient en programme de soins ne peut se voir administrer des soins de manière coercitive ni être conduit ou maintenu de force pour accomplir, le cas échéant, un séjour en établissement sans que la forme de sa prise en charge ait été préalablement transformée en hospitalisation complète.
Lire aussi: Vente et cession d'armes de catégorie C
tags: #courrier #type #demande #changement #psychiatre