La Première Guerre mondiale a été témoin d'un développement fulgurant de nouveaux types d'armes, adoptées par les armées du monde entier. Parmi celles-ci, les mitrailleuses allemandes se sont révélées être une arme d’une puissance considérable.
Dès octobre 1902, le nombre de ces unités est porté à 13, puis à 16 en 1906. Initialement, chaque MGA ne met en batterie que six mitrailleuses, ne permettant pas d'exploiter au maximum son potentiel tactique. Pour y remédier, les unités sont allégées.
Les Maschinen-Gewehr-Abteilung (M.G.A.) allemandes sont créées. Entre 1901 et 1907, cinq régiments d’infanterie sont équipés à titre d’essai. Ce détachement est stationné à Metz. Une nouvelle compagnie, la 13iem, dite compagnie de mitrailleuse, est ajoutée aux régiments.
Les Festung-MG-Abteilungen sont des mitrailleurs issus des formations de forteresse. Durant le conflit, des unités de mitrailleuses d'Ersartz, Ersatz M.G. sont créées (incluant des pièces de prise). Ces bataillons n’interviennent qu’à partir de 1915, car les combats consommaient rapidement le matériel. Les combats consommaient rapidement le matériel, d’où la nécessité d’augmenter les productions et d’en renforcer la dotation.
Les M.G.K. (Maschinen-Gewehr-Kompanie) sont des compagnies de mitrailleuses régimentaires. Une M.G.K. est affectée à chaque régiment d'infanterie, formant la 13e compagnie. La Lehr-M.G.K. est un bataillon de dépôt servant à la formation des jeunes recrues. Il existe également des mitrailleuses d'Ersartz, Ersatz M.G. (des pièces de prise).
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En 1915, de nouvelles voies allaient être recherchées. Une refonte complète est décidée et appliquée en août 1916. On passe à trois fois six mitrailleuses, soit 18 pièces théoriques par régiment, une dotation considérablement augmentée et d’une mobilité bien plus importante depuis le début de la Guerre.
En 1917, il ne subsiste que 2 compagnies de 18 FM. Le nombre de mitrailleuses par régiment varie considérablement. La dotation de 18 pièces par régiment est théorique.
En 1915, des experts sont mobilisés pour développer une arme automatique légère. Le fusil mitrailleur danois Mädsen fait son apparition en septembre 1915, lors de la bataille de Champagne.
Les Leicht MG Trupps Saxonne sont des unités composées d'un officier et 44 hommes du rang et sous-officier. Chaque unité est divisée en trois sous-sections, commandée par un Unteroffiziere. L'arme est servie par un Gefreiter et trois hommes. Deux LMG 15 n.A. sont en dotation par sous-section.
La MG 08/15 est une arme légère et maniable. Son fonctionnement est identique à celui de la MG 08. La MG 08/15, au sein de l’armée allemande, fut largement diffusée à partir de la fin de 1916 ou du début de 1917. Chaque régiment reçoit 2 à 3 pièces par compagnie « de biffe » (bataillon). En 1918, 2400 pièces sont réparties dans les unités.
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La section est la première unité de manoeuvre. Elle comprend 2 demi-sections ou 4 escouades, soit environ 65 fusils. Elle est généralement dirigée par un lieutenant, un sous-lieutenant ou un adjudant. Quatre sections forment une compagnie, unité de manoeuvre et unité administrative, commandée par un capitaine. Le bataillon est une unité tactique qui met en ligne environ 1.000 fusils. Trois bataillons forment un régiment. L'effectif total d'un régiment est de 113 officiers, 3.226 hommes de troupe et 187 chevaux.
Le peloton de cavalerie comprend 28 cavaliers, 4 brigadiers et 2 maréchaux de logis, commandé par 1 officier. La section de mitrailleuses, commandée par un lieutenant ou sous-lieutenant, comprend un maréchal des logis, 3 brigadiers, 8 servants, 1 armurier, 6 cavaliers et 7 conducteurs. L'ensemble d'un régiment de cavalerie comprend 31 officiers, 625 hommes de troupe et 652 chevaux.
La batterie de campagne comprend 1 capitaine, 2 officiers, 1 adjudant, et divers sous-officiers et hommes de rang, avec 36 chevaux de selle et 129 chevaux de trait. Son matériel comprend 4 canons de 75 mm à tir rapide et 12 caissons. La réunion de 3 batteries forme un groupe sous le commandement d'un chef d'escadron. L'artillerie de montagne compte 1 capitaine, 3 lieutenants, 16 sous-officiers, 12 brigadiers et 182 canonniers, dotée de 4 canons à tir rapide du calibre de 65 mm.
Chaque bataillon possède alors sa section de 2 pièces. En 1916, les régiments d'infanterie de réserve sont à 2 bataillons. Chaque bataillon le n°2 : CM2 et au 3iem, CM3. Les sections d'infanterie sont composées d'un sous-officier chef de section (sergent), un caporal chef de pièce, un tireur, un chargeur et un aide-chargeur, ainsi qu'un armurier et un télémétreur.
À la fin de 1914, la puissance de feu est perdue dans l'ensemble. En 1918, on peut aligner au maximum 24 (ou 28) mitrailleuses par régiment. Durant le conflit, environ 87 000 exemplaires de mitrailleuses ont été produits.
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Dès octobre 1914, le colonel Swinton de la British Army propose un véhicule armé, blindé et équipé de chenilles. Winston Churchill comprend l’intérêt et constitue un comité pour l’étude de prototypes. Le 15 septembre 1916, les chars Mark I apparaissent sur le front aux environs de Flers, provoquant la surprise générale. Cependant, ils n’apportent rien de décisif quant à l’issue des combats.
En France, sous la conduite du général Jean Baptiste Eugène Estienne, les Français développent leurs propres versions d’un engin blindé, le char Schneider CA1, testé dès février 1916, puis le char Saint-Chamond. Le char Schneider CA1 répondait à la demande de l’État-Major français pour ouvrir des passages à l’infanterie à travers les réseaux de fil de fer barbelés et pour détruire les nids de mitrailleuses ennemis. Le premier prototype du char Saint-Chamond est présenté à l’Armée et approuvé en septembre 1916. Les premières sorties d’usine datent d’avril 1917.
En 1918, lors de la reprise de la guerre de mouvement en rase campagne, le canon de 75 mm du Saint-Chamond est utilisé pour attaquer à distance l’artillerie de campagne adverse. Livrés à partir d’août 1917, les chars légers Renault FT se montreront plus mobiles et plus efficaces que les chars lourds Schneider ou Saint-Chamond.
C’est seulement lors de la bataille de Cambrai (novembre-décembre 1917) que les chars Mark IV sont engagés en masse avec un certain succès, révélant enfin la puissance des blindés. Tout à la fin du conflit, les allemands tentèrent de copier ces matériels, mais ce fut un fiasco.
| Unité | Composition | Rôle |
|---|---|---|
| Section | 2 demi-sections ou 4 escouades (environ 65 fusils) | Unité de manoeuvre |
| Compagnie | 4 sections | Unité de manoeuvre et administrative |
| Bataillon | 4 compagnies (environ 1.000 fusils) | Unité tactique |
| Régiment | 3 bataillons | Unité morale |
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