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L'acquisition et l'utilisation de pistolets à billes, d'armes d'alarme, et de matériel de paintball sont des sujets qui suscitent des interrogations, notamment en ce qui concerne la législation en vigueur, tant en France qu'à l'étranger, particulièrement au Maghreb. Cet article vise à éclaircir les réglementations applicables, en mettant l'accent sur le Maroc, tout en abordant les aspects liés au transport de ce type de matériel, et les récentes évolutions législatives concernant les armes d'alarme en France.

Importation d'Armes à Feu au Maroc

S’il est un sport que les particuliers aiment bien pratiquer dans tous les domaines, c’est le circuit court. Ainsi, il évite la cascade d’importateurs, distributeurs et détaillants, pour faire baisser son prix de revient de l’objet qu’il convoite. Mais comme nous allons le voir, si l’importation est juridiquement possible pour un particulier, c’est aussi une aventure qui n’est pas toujours intéressante financièrement. En final, beaucoup choisissent simplement de passer par leur armurier.

Il faut voir plusieurs aspects : s’il s’agit d’armes en provenance de l’un des 28 Etats Européens, c’est en principe un transfert d’armes. Et si l’arme vient d’un autre pays que les Etats européens, c’est une importation.

Avant toute chose, il faut demander aux services des douanes une autorisation d’importation de matériels de guerre, armes et munitions (AIMG) au service des douanes. Cela peut se faire de façon dématérialisée sur Internet, mais aussi en utilisant le Cerfa 1192-03. Comme justificatif, le particulier doit fournir une autorisation vierge.

A noter que l’AIMG ou le permis de transfert sont un des éléments du dédouanement, restent à accomplir les formalités classiques de dédouanement avec, le cas échéant, TVA et droits de douane. Ces taxes ne sont dues que pour les importations, c’est à dire ce qui provient d’un pays autre que les 28 Etats Européens.

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Désormais il existe le service en ligne e APS de téléprocédure douanes pour faire les demande d’autorisation import export et de transfert.

Catégories d'Armes et Formalités

Concernant les armes de catégorie De) et Dg), qu’elles soient anciennes ou répliques, pas de formalité particulière, il faut juste être en mesure de justifier à tout moment et par tout moyen du caractère historique et de collection (ou de reproduction d’arme historique et de collection). Par contre pour les a), b) et c) de la catégorie D, il est nécessaire d’obtenir une AIMG (cf.

Les armes de catégorie B ou C qui vous sont expédiées doivent être accompagnées d’un permis de transfert que l’expéditeur obtient de son administration. Pour obtenir ce permis de transfert, votre expéditeur vous demandera un accord préalable délivré par les douanes françaises. Ce document peut être obtenu de façon dématérialisée sur Internet ou en utilisant le Cerfa 11290-02. Le retour du document se fait sous un maximum de 15 jours (procédure dématérialisée). Quand vous avez votre accord préalable, vous l’envoyez à l’armurier ou au particulier exportateur avec votre CNI ou passeport, et votre titre (licence…), il se charge de toutes les formalités dans son pays.

Pour le transfert d’une catégorie B, il faut évidemment avoir obtenu de la préfecture une autorisation d’acquisition et de détention d’armes, d’éléments d’armes et de munitions des catégories A et B et disposer de place dans son quota. A noter qu’en cas d’achat à un particulier, il est conseillé de faire parvenir une copie de la cession a l’administration « armes », du pays émetteur.

Là où il peut y avoir une difficulté, c’est lorsque l’arme est classée dans une catégorie différente en France et dans le pays exportateur. Par exemple, un revolver mle 1873 est classé « arme de collection » donc libre en France, et soumis à autorisation en Allemagne. Impossible pour le collectionneur français de fournir un accord préalable. La douane française n’en délivre pas pour des armes de catégorie De) et g). Et l’administration allemande l’exige pour délivrer son permis de transfert. Dans ce cas, il y a deux solutions : soit un courrier de votre part suffit à expliquer avec pédagogie à l’administration du pays expéditeur que c’est libre en France ; soit, si cela n’est pas suffisant, il faut une attestation d’expert pour expliquer la chose.

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Neutralisation des Armes

Avec le nouveau règlement européen, les neutralisations pratiquées dans un autre Etat (l’un des 28) sont reconnues en France depuis le 6 avril 2016 et à condition de bénéficier d’un certificat de neutralisation émis depuis cette date. Mais pour ce qui provient d’un pays tiers à l’Europe, il faut que la neutralisation soit pratiquée dans l’un des 28 pays de l’UE.

Le français qui veut importer des armes qui devront être neutralisées en France, doit les faire adresser au Banc National d’’Epreuve des armes de St-Etienne qui les stocke dans un entrepôt sous douane. Les armes sont neutralisées et dédouanées ensuite.

Réglementations Spécifiques

Pistolets à Billes et Paintball : Réglementation Générale

En France, les répliques d'armes utilisées dans le cadre du paintball et de l'airsoft sont considérées comme des armes factices. La loi française impose des restrictions et des obligations aux joueurs, pour garantir leur sécurité ainsi que l'ordre public. La grande majorité des répliques utilisées sont donc soumises à des limitations et leur port et leur transport sont également réglementés.

Pour les personnes majeures, ces répliques ne doivent pas dépasser une énergie de 2 joules, conformément au Décret n°2013-700 du 30 juillet 2013. Dans le cas où l'on voudrait acquérir un pistolet, un sniper ou une carabine factice qui dépasse cette limite, il pourra être demandé de fournir un permis de chasse avec validation pour l'année en cours ou une licence valide émanant de la FFTir.

Il est important de se tenir informé de la réglementation locale, car les préfets sont autorisés à mettre en place des arrêtés qui interdisent complètement le port et le transport dans les lieux publics.

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Des dispositions particulières ont été prises pour les joueurs de moins de 18 ans, qui ne peuvent pas acheter des répliques qui développent une énergie en sortie dépassant 0,08 joule. Les vendeurs ont le devoir de s'assurer que les acheteurs ont l'âge légal pour se procurer les équipements et qu'ils détiennent les permis nécessaires pour les articles de catégorie D.

La Législation au Maroc et au Maghreb

Le Maghreb, incluant le Maroc, la Tunisie et l'Algérie, présente une situation complexe en matière de législation sur les pistolets à billes et le matériel de paintball. Bien que ces pays commencent à se familiariser avec ce type de matériel, il reste très compliqué de le faire entrer sur le territoire. Il est impératif de s'assurer d'avoir des autorisations en bonne et due forme, avec le bon tampon là où il faut, et la signature au stylo bleu.

Transport de Matériel de Paintball : Conseils et Précautions

Le transport de matériel de paintball, notamment en avion, nécessite une attention particulière. En France et vers les DOM-TOM, les compagnies aériennes sont généralement habituées à ce type de matériel. Cependant, quelques précautions sont de mise :

  • Démonter le matériel : Il est conseillé de démonter au maximum le matériel, en particulier le canon du lanceur, pour éviter de lui donner un aspect trop réaliste.
  • Signaler la présence de matériel de paintball : Lors de l'enregistrement des bagages, il est important de signaler que vous êtes en possession de matériel de paintball. Cela peut éviter des surprises désagréables et faciliter le processus de contrôle.
  • Bouteilles d'air comprimé : Les bouteilles d'air comprimé sont considérées comme des objets sensibles et doivent être vides. Il est impératif de prouver, lors de l'enregistrement, que la bouteille est vide.
  • Billes de paintball : Il n'y a généralement pas de restrictions concernant les billes de paintball. Cependant, il convient de noter qu'un carton de billes pèse environ 8 kilogrammes, ce qui peut entraîner un dépassement de la franchise de bagages.

Évolution de la Législation Française sur les Armes d'Alarme

La législation française concernant les armes d'alarme a connu des évolutions significatives. Les armes à blanc ou d’alarme ont souvent posé un problème aux législateurs européens ou français du fait, pour certains modèles (les plus anciens) d’une possible transformation, ou simplement de leur ressemblance avec une vraie arme à feu (pour les plus récents conçus pour que toute tentative de modification entraine la destruction). Plusieurs textes ont bien posé le cadre et conservé dans leur catégorie d’origine les armes transformées.

À compter du 1er juillet 2024, les armes d'alarme sont classées en catégorie C 12°. L'acquisition nécessite un certificat médical. Si l’acquisition et la mise en possession nécessitent l’inscription dans le SIA, celles déjà détenues ne sont pas à déclarer. Il n'y a pas de règle de stockage particulière. L’absence d’un des trois premiers critères conduira à reclasser l’arme en C1° ou C3° voire B. Quand à l’absence du système d’alimentation, il établira qu’il ne s’agit pas d’une arme, mais d’un objet non classé. Les système d’alimentation de toutes armes de catégorie C (donc y compris les C12) sont désormais classés uniquement en C10 [R311-2 III alinéa10).

Ne nécessite pas la présentation d’un titre (Art R312-54) mais simplement d’un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-53). L’acquéreur relevant de la catégorie « détenteur sans titre » n’a pas à produire le certificat médical au moment de l’achat.

Que l’arme soit trouvée ou provienne d’un héritage, cela implique déclaration via la création d’un compte SIA au titre de l’alinéa 2 du R312-84 et nécessite la présentation d’un certificat médical de moins d’un mois (Art R312-55) sous le même régime que les armes non létales (C3°) et les armes neutralisées (C9°). Cette nouvelle catégorie C12° ne constituant pas une arme à feu au sens du CSI, les conditions de stockages prévues par l’article R314-4 ne s’appliquent pas.

En théorie, le port et le transport sont interdits, sauf motif légitime, aussi bien pour les armes (catégorie C) que pour les munitions (catégorie D) (Art L315-1). Par contre les contraintes de transport de l’article R315-4 ne s’imposent pas puisqu’il ne s’agit pas d’arme à feu au sens du CSI.

Si pour les collectionneurs, tireurs, chasseurs le titre légitime le transport et les motifs sont ceux habituels, Si la carte de collectionneur permet le port durant une reconstitution historique et si le permis de chasse valide le permettrait en théorie en action de chasse (sous réserve qu’une arme d’alarme et de signalisation puisse être considérée comme « destinées à être utilisées en action de chasse ».

Pour les acheteurs courants, les motifs légitime de transport sont assez limités (de/vers un armurier, déménagement). Hors la sanction n’est pas négligeable : jusqu’à 30 000 EUR pour une personne seule et 2ans d’emprisonnement (au delà 75 000 EUR et 5 ans). De plus il y a inscription au FINIADA.

Pour le transport, l’absence de contraintes de transport réglementaire a un effet pervers : parfois la différence entre port et transport d’une arme immédiatement utilisable est ténue et à l’appréciation des Forces de l’ordre puis de la justice. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser les méthodes de transport habituels des armes à feu de catégorie C (verrou de pontet ou fourreau/ valise fermés à clé ou démontage d’un élément ainsi il pourra être démontré qu’il s’agit d’un transport, permettant ainsi d’éviter bien des ennuis (même condamnations, dont inscription FINIADA, que pour l’absence de motif légitime).

Légalité des Répliques d'Airsoft et Pistolets à Bille

La question de la légalité des répliques d'airsoft et des pistolets à bille est un sujet de débat dans le contexte de la législation internationale. Les diverses réglementations sur les armes à feu et les produits similaires signifient que ces répliques sont traitées différemment selon les pays.

Avant de décider d'acheter une réplique d'airsoft ou un pistolet à bille, il est essentiel de se familiariser avec les lois en vigueur dans votre pays. Les répliques d'airsoft sont généralement des copies fidèles des armes à feu réelles, fabriquées à une échelle de 1:1. Bien qu'elles n'aient aucune valeur combative, les étrangers peuvent facilement confondre une réplique avec une arme originale.

Les répliques d'airsoft sont légales dans de nombreux pays, mais selon le pays spécifique, leur possession, achat et la possibilité de les utiliser dans les jeux d'airsoft peuvent être réglementés par les lois locales.

Législation Européenne

En Europe également, tous les pays de la communauté européennes sont familiarisés avec le matériel de paintball. Voici un aperçu de la législation dans certains pays européens :

  • République Tchèque: Les répliques d'airsoft sont réglementées de la même manière que les autres carabines à air comprimé. Toute personne de plus de 18 ans peut acheter, stocker et transporter des répliques d'airsoft. Leur énergie de bouche ne doit pas dépasser 1,3J.
  • Pays-Bas: Pour acheter et utiliser des répliques d'airsoft, une personne doit être membre de l'APD et ne pas avoir de casier judiciaire au cours des huit dernières années.
  • Allemagne: Les répliques d'airsoft avec une énergie inférieure à 0,5 J sont considérées comme des jouets et peuvent être utilisées par des personnes de plus de 14 ans.
  • Italie: Les répliques d'airsoft ne sont pas classées comme des armes à feu, mais comme des jouets.

Voyager avec des Armes : Permis de Transfert et Sanctions

Si vous voyagez avec votre arme pour un autre motif que le tir sportif, la chasse ou la participation à une reconstitution historique, vous devez demander un permis de transfert à la direction des Douanes.

Cette demande de permis de transfert doit être accompagnée d'un accord préalable d'introduction délivré par le pays de destination.

Vous risquez une peine de 2 ans de prison et une amende de 30 000 € si vous voyagez avec une arme de catégorie C ou des munitions sans autorisation ; 7 ans de prison et 100 000 € d'amende pour les armes de catégories A et B.

Si vous ne respectez pas les règles de port et de transport d'une arme, vous risquez aussi des sanctions et amendes même si votre autorisation de détention est en règle.

Ce document est fourni par le service du Banc national d'épreuve situé à Saint-Étienne.

Avant tout voyage, vous devez vous assurer que vous possédez ce procès-verbal d'expertise prouvant que votre arme a bien été éprouvée. Il est conseillé de faire cet examen au minimum tous les 30 ans.

L'épreuve de toute arme est obligatoire, que vous la transportiez en voyage ou non. Elle sert à prouver sa résistance et la sécurité de l'utilisateur.

Vous devez envoyer votre arme à ce service.

Autres Réglementations et Interdictions

Ces mesures de restrictions et de prohibitions visent à protéger la santé publique, à défendre l'ordre, à assurer la sécurité et la moralité publique, à sauvegarder le patrimoine culturel et environnemental de la France.

Par ailleurs certains pays sont soumis à des embargos qui se caractérisent par des restrictions commerciales à l’importation et/ou à l’exportation.

Contrefaçon : Conséquences légales

Détenir, transporter dans ses bagages ou faire entrer en France des produits de contrefaçon est illégal.

Ces produits peuvent être dangereux pour la santé des utilisateurs. En effet les substances qui composent leur fabrication ne sont pas vérifiées.

Si vous possédez un objet de contrefaçon lors d'un contrôle douanier, il s'agit d'un délit.

Vous devez alors payer une amende comprise entre 1 et 2 fois la valeur de l'objet (non contrefait).

Vous risquez également une peine de 3 ans de prison et 300 000 € d'amende.

La contrefaçon concerne tous types d'objets : jouet, vêtement, maroquinerie, lunettes, médicament, appareil ménager, pièce détachée, cigarettes, parfum, produit cosmétique, logiciel, musique, ordinateur, téléphone portable, etc.

Stupéfiants : Interdictions et sanctions

Détenir, transporter ou faire entrer en France des stupéfiants est illégal.

Un stupéfiant est une drogue illicite.

Détenir ou importer de la drogue est un délit.

Vous risquez une amende de 7 500 000 € et 10 ans de prison.

Certaines drogues peuvent être prises comme médicament. Les quantités doivent alors correspondre à un usage personnel. Si vous revenez d'un pays hors espace Schengen, vous devez présenter l'ordonnance médicale.

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