Le fusil-mitrailleur Lewis Mark I fut une des mitrailleuses légères les plus marquantes de la Première Guerre mondiale. Inventé aux USA et perfectionné par le colonel Isaac Lewis, le FM fut d’abord produit en Belgique en 1913 (Armes automatiques Lewis) puis en France, en Grande-Bretagne (BSA) et aux USA (Savage Arms).
Il pouvait tirer 550 cartouches .303 (7.7 mm) à la minute, il pesait 12,7 kg (c’est la moitié du poids des mitrailleuses courantes de l’époque, comme par exemple le fusil-mitrailleur Vickers Mk I), et fut utilisé car il pouvait être porté par un seul soldat. Il était également bon marché (environ six fois moins cher que le Vickers). Composé de seulement 62 pièces, il était produit six fois plus rapidement que le Vickers.
Inventé par un colonel Américain Isaac Lewis en 1911 sur les plans initiaux de McClean et de Mannlicher, son invention a été achetée par plusieurs nations, la Belgique en 1913 et l’Angleterre en 1914 par BSA. Le fusil mitrailleur Lewis était révolutionnaire pour son époque.
Il était entièrement usiné et, malgré le peu de pièces, il était cher à produire (toutefois moins que la mitrailleuse Vickers). Le fusil mitrailleur était chargé d’un tambour de 47 munitions placé au dessus de l’arme, il était équipé d’un radiateur en aluminium pour refroidir le canon. L’arme fonctionnait par emprunt de gaz.
L’arme s’est montrée très fiable et maniable, elle a servi partout dans l’armée anglaise, blindés, avions ,bateaux. Le Lewis était l’arme préférée des commandos du S.A.S durant leurs escarmouches. Ils démontraient le radiateur pour alléger encore plus l’arme et les installaient dans leurs 4×4.
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Employé à terre comme sur les premiers avions de chasse, elle incita les Allemands à créer la Maxim 08/15. Illustration montrant le pilote d'un chasseur anglais effectuant le montage d'un double tambour à munitions sur la mitrailleuse supérieure, type Lewis, d'un R.A.F. S.E.5a. On distingue bien sur la vue le rail de montage cranté de l'arme (support Foster, rail courbe à profil en I), ainsi que l'échappement de moteur. Army, la mitrailleuse de même nom fut montée pour la première fois sur un aéroplane début juin 1912. Les premiers modèles furent montés sur des Morane-Saulnier monocoque Type N à la place de mitrailleuses Hotchkiss dont les pièces mobiles étaient trop lourdes. La Lewis présentait en outre l'avantage d'être très maniable et d'être capable de tirer sous des angles variés.
Les premières utilisations en aviation sont les modèles de 47 cartouches qui proviennent des stocks de l'infanterie. Ci-dessous, l'Adjudant Léon VITALIS (As mitrailleur aux 6 victoires) en exercice avec ses mitrailleuses Lewis jumelées. qui rendait la manipulation difficile en vol. Par la suite le Lieutenant POULAIN augmenta la capacité des chargeurs de 47 à 97 puis à 122 cartouches, puis en fin de guerre il créa un chargeur à 175 cartouches.
Colliers de fixation pour mitrailleuse Lewis Ci-dessous, 2 modèles de collier de fixation pour la mitrailleuse Lewis. Les constructeurs ont été amenés à étudier la formule du tir à la mitrailleuse fixe vers l'avant à travers le champ balayé par l'hélice. déposa un brevet juste avant la guerre. C'est un peu plus tard avec l'arrivée du monoplan Morane Saulnier, que l'obligation de mettre au point un système de tir à travers l'hélice se fit pressant.
La première mitrailleuse (arme à feu à fonctionnement automatique), la mitrailleuse Maxim, fut inventée par Sir Hiram Stevens Maxim (1840-1916), un concepteur britannique d'origine américaine. En 1899, l'Allemagne entreprit de nombreux essais de mitraillettes. Les Maxim s'avérerent plus performantes que leurs concurrentes, Hotchkiss et Skoda. L'armée allemande adopta logiquement la Maxim sous le nom de MG 08, MG signifiant en allemand Maschinengewehr (ce qui signifie mitrailleuse en français).
Cette arme fut largement produite par les Arsenaux impériaux allemands et exportée par la suite dans de nombreux pays, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Chine, Espagne, Irlande, Pays-Bas, Pérou, Perse, Roumanie, Pologne, Roumanie, Serbie, Suisse, Turquie et Yougoslavie. Différentes variantes de cette arme furent produites en Russie, en Autriche-Hongrie, au Royaume-Uni, en Espagne et bien sûr aux Etats-Unis. Les arsenaux chinois la copièrent comme mitrailleuse Type 24 à partir de 1935.
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La Maxim gun fut la mitrailleuse la plus célèbre de Maxim. Elle utilisait des balles de calibre 7,7 mm (.303 pouce), pesait environ 27 kg, et mesurait 107,9 cm. Lourde, elle nécessitait une équipe de quatre hommes pour sa manipulation. Dérivée de la mitrailleuse Maxim, elle fut fabriquée en Allemagne à partir de 1908 et resta en production environ quarante ans.
D'une cadence de tir de 500 coups par minute, elle utilisait des munitions Mauser, calibre 7,92 mm en bandes souples ou métalliques de 100/250 cartouches. Son poids, non chargé était de 22 kg, sa longueur totale était de 118 cm (taille du canon seul, 68 cm). Fabriquée en acier usiné sauf pour le radiateur (tôle) et les poignées (bois), cette mitrailleuse à tir automatique était dotée d'un système de refroidissement du canon par liquide.
La version LMG 08/15 (Luft Maschinengewehr), communément appelée Spandau d'après la ville de sa fabrication fut montée sur les premiers Fokker à mitrailleuse synchronisée et devint l'arme principale de tir vers l'avant à montage fixe sur les chasseurs allemands. La mitrailleuse Parabellum MG 14, d'un calibre de 7,92 mm, et également dotée d'un manchon de refroidissement, fut aussi montée sur des avions et dirigeables allemands de la Première Guerre mondiale. Conçue par Karl Heinemann et construite par la Deutsche Waffen und Munitionsfabriken (DWM), elle était montée sur un support orientable et manoeuvrée, souvent, sur des appareils biplaces, par les observateurs.
La mitrailleuse Vickers était une mitrailleuse Maxim (principe d'utilisation de la force du recul) améliorée et modifiée de façon à la rendre plus légère. Elle existait en version mitrailleuse Vickers d'infanterie, anglaise ou française. Les particularités de cette dernière était la bande de 250 cartouches spécifique à la balle D et portant des renforts spéciaux en toile, le bloc d'alimentation particulier pour la cartouche D de 8 mm portant des guides spéciaux et deux cliquets supérieurs séparés au lieu d'être réunis.
La hausse était graduée en mètres pour le tir de la balle D et l'affût était spécifique, type affût-trépied Vickers type J. Deux calibres étaient utilisés : 7,7 mm (.303 pouce) et 11 mm. Exclusivement de calibre 7,7 mm (elle n'existait en 11 mm que dans les Commissions d'expériences et de réception des cartouches). Mitrailleuse destinée à l'armement de capot des avions. Tir synchronisé, commandé par le moteur qui actionnait la gâchette aux instants voulus. Refroidissement du canon obtenu par le courant d'air du vol qui traversait le manchon ajouré. Existaient en deux calibres, 7,7 mm et 11 mm. Comportait un manchon de diamètre réduit et avait été construite directement pour l'emploi sur avion. Elle était parfois désignée sous l'appellation M.A.C.
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