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Classé depuis 1979 au patrimoine mondial de l'humanité, le château de Versailles constitue l'une des plus belles réalisations de l'art français au XVIIe siècle.

Explorez ce monument historique sous un nouvel angle avec France Tourisme, votre guide expert pour des visites guidées inoubliables. Nos billets pour le Château de Versailles vous donnent un accès coupe-file à l'entrée du château pour une attente réduite, ce billet inclus aussi la visite des jardins du parc.

Découvrez le château et ses splendeurs à votre rythme !

Les Origines : De Pavillon de Chasse à Résidence Royale

L'ancien pavillon de chasse de Louis XIII fut transformé et agrandi par son fils Louis XIV qui y installa la Cour et le gouvernement de la France en 1682.

Jusqu'à la Révolution française, les rois s'y sont succédé, embellissant chacun à leur tour le Château.

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Haut lieu de l'art français, le domaine de Versailles reflète principalement la volonté créatrice et les goûts de Louis XIV. On y trouve pourtant l'apport de ses successeurs ainsi que le souvenir du petit château de chasse que Louis XIII avait fait construire de 1624 à 1634 : un corps de logis avec deux ailes en retours d'équerre et quatre pavillons d'angles, le tout en brique et en pierre.

Respectant la demeure paternelle, qui est devenue le noyau de l'ensemble versaillais, Louis XIV décida de l'amplifier.

La chute de Fouquet mettait à sa disposition l'équipe de Vaux-le-Vicomte : Le Vau, Le Nôtre, Le Brun, des sculpteurs et divers spécialistes.

Transformations et Agrandissements sous Louis XIV

Au cours d'une première campagne, de 1662 à 1665, Le Vau enrichit le château d'ornements et lui ajouta, du côté de l'arrivée, deux bâtiments de communs, en brique et en pierre, encadrant une avant-cour plus large que la cour initiale.

En 1667, Louis XIV entreprit de transformer le domaine selon l'idée qu'il se faisait de la fonction royale. Le Vau (relayé par D'Orbay) eut la charge des grands travaux d'architecture.

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Du côté de l'arrivée, les deux ailes des anciens communs furent surélevées et reliées au château par des corps de bâtiments en équerre dans le même style.

Ainsi prit forme cette vaste cour d'aspect coloré, pittoresque, mouvementé, dont les ressauts successifs conduisent le regard à la cour d'origine, alors embellie et devenue, sous le nom de cour de Marbre, une sorte de sanctuaire.

Du côté ouest, les travaux furent plus importants. De 1669 à 1671, le château de Louis XIII fut enveloppé par trois corps de bâtiments dessinant un énorme bloc rectangulaire.

La façade frontale comportait au-dessus du rez-de-chaussée, entre deux avancées latérales, un profond retrait occupé par une terrasse au niveau de l'étage noble. Cette disposition n'a pas été maintenue.

À cela près, l'ordonnance fixée par Le Vau subsiste dans ses grandes lignes ; le sens classique de l'équilibre y tempère un faste italianisant.

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L'intérieur fut décoré sous la direction de Le Brun (personnellement responsable, durant trente ans, du décor intérieur de Versailles).

Sous sa direction, les ornemanistes élaborèrent le style Louis XIV.

Ce style, qui affecte également les formes du mobilier, et dont on remarque à Versailles combien il a pu évoluer sans heurts, sans ruptures ni oppositions brutales, a des origines italiennes; mais le génie d'adaptateur de Le Brun lui a donné toutes les caractéristiques d'un style éminemment français, qui doit son unité au fait que le premier peintre du roi n'a rien laissé s'accomplir en dehors de ses directives.

Il a, en effet, programmé l'ornementation des appartements dans ses moindres détails, fait les premiers croquis des modèles de candélabres, de lustres, de pièces de serrurerie, de miroirs.

Le magnifique escalier des Ambassadeurs (1671-1679) conduisait aux grands appartements de l'étage noble, ayant vue sur les parterres.

Au nord, l'appartement du Roi a gardé l'essentiel du décor d'origine, avec ses revêtements de marbres polychromes, ses plafonds peints par les collaborateurs de Le Brun et représentant les allégories des planètes, ses stucs, ses bronzes ciselés et dorés ; des meubles d'argent contribuaient à sa splendeur.

Ayant installé à Versailles son gouvernement, le roi entreprit en 1678 une nouvelle campagne de travaux. Jules Hardouin-Mansart en eut la charge.

Du côté de l'arrivée, il remania les combles et mit en place des statues ; au plan à ressauts de la cour, il apporta une dernière amplification en élevant deux ailes en brique et en pierre, dites « des Ministres », que relie sur le devant la grille d'entrée.

Mais il y eut de plus grands travaux du côté des jardins. Sans détruire l'œuvre de Le Vau, Mansart lui imposa une régularité plus classique.

La façade occidentale devint rectiligne par la suppression du retrait central. Cette opération permit d'aménager à partir de 1681 la grande galerie, dite « des Glaces ».

La Galerie des Glaces : Un Chef-d'Œuvre Baroque

La galerie, bâtie sur l'ancienne terrasse de la façade occidentale de Le Vau, doit son nom aux 400 miroirs disposés sur les parois du mur qui fait face aux 17 fenêtres ouvrant sur les jardins et inscrites, comme les miroirs, dans des arcades en plein cintre.

Au sommet des pilastres sur stylobates en bronze doré, Le Brun se risqua à créer des chapiteaux d'« ordre français », formés de volutes « palmées » encadrant une fleur de lis surmontée de l'emblème solaire de Louis XIV, emblème placé entre deux coqs battant des ailes.

Des marbres polychromes revêtent les parois de la Galerie, et les compartiments de la voûte, peinte par Le Brun et ses aides, illustrent les grands épisodes de l'histoire du roi.

Les salons de la Guerre et de la Paix s'ouvrent aux deux extrémités, occupant les angles de la construction.

La galerie des Glaces relie les deux ailes du château de Versailles, elle mesure 73 mètres de long, 10 mètres de large et 12 mètres de haut.

La galerie des glaces est éclairée par 17 fenêtres, et revêtues de 357 miroirs dont a fabrication fut une prouesse technique.

Les peintures au plafond ont pour sujet les succès militaires des vingt premières années du règne de Louis XIV et sont un hommage à la puissance et à la gloire du roi.

La galerie des glaces est essentiellement un lieu de passage destiné à éblouir les visiteurs et servait de cadre aux audiences extraordinaires du Roi qui faisait déplacer pour la circonstance son trône d'argent.

Elle constituait naturellement le cadre privilégié des grandes fêtes de la cour.

Les Jardins de Versailles : Un Espace de Prestige et de Divertissement

On ne peut envisager une visite de Versailles sans découvrir l'immense complexe de parcs, jardins, bosquets, grottes et fontaines, aménagé de 1661 à 1700 par le maître jardinier Le Nôtre.

La sculpture versaillaise ne se conçoit pas sans son cadre d'architecture et de jardins. Elle orne avec richesse l'intérieur et l'extérieur du château, mais elle triomphe surtout dans la décoration des jardins, qu'elle soit en marbre blanc, en bronze ou en plomb (doré à l'origine).

C'est par vocation un art de plein air, qui s'accorde merveilleusement au parti d'ensemble comme à la verdure disciplinée, aux motifs d'architecture et aux eaux.

La grande campagne menée entre 1667 et 1678 devait donner aux jardins l'essentiel de leur statuaire, venant après les premières créations d'un Michel Anguier (1614-1686) et d'un Jacques Sarazin.

Au cours de cette période, les jardins furent remaniés sous la direction de Le Nôtre et de Mansart.

Secondé par des techniciens comme les frères François et Pierre Francine, réalisateurs des principaux travaux d'hydraulique qui permirent la création des admirables plans d'eau, Le Nôtre agrandit et remodela les jardins.

Il prit soin d'en lier l'ordonnance au château, dont il dégagea les abords au moyen de parterres de broderies.

Pour animer les plantations, il assigna un rôle important à la statuaire et aux eaux, tranquilles ou mouvantes.

Le grand parterre de broderies, au pied de la façade principale, fit place à l'ensemble encore plus majestueux du parterre d'Eau, avec ses deux bassins symétriques.

Devant le château, le grand axe est-ouest rencontre un premier axe transversal, qui commande le tracé du parterre du Nord et de l'allée d'Eau, l'un et l'autre en déclivité.

Il passe ensuite entre les fontaines de Diane et du Point-du-Jour, symétriquement placées au sommet du grand degré qui s'abaisse vers le bassin de Latone ; on le retrouve dans l'allée Royale, ou Tapis vert, qui débouche, au bas de la pente, sur l'esplanade entourant le bassin d'Apollon.

Au-delà, le Grand Canal prolonge la perspective et semble l'ouvrir sur l'infini ; son tracé en croix fait apparaître un second grand axe transversal.

À droite et à gauche de l'allée Royale, les quatre bassins des Saisons marquent les intersections d'allées plus étroites, dont le quadrillage délimite des bosquets.

Ceux-ci représentent la part de la fantaisie, de la surprise. Leur décor fragile, de goût baroque, n'a guère survécu ; on déplore ainsi la disparition du Labyrinthe, dont les fontaines sculptées illustraient les Fables d'Ésope, mais il reste le bassin d'Encelade et celui du bosquet des Dômes.

Près du château, à l'emplacement de la chapelle actuelle, l'architecture italianisante de la grotte de Thétis abritait le groupe des Nymphes servant Apollon, dû principalement à Girardon (et replacé au xviiie s. dans le nouveau bosquet des Bains d'Apollon).

Sur le pourtour du parterre du Nord et à côté des fontaines de Diane et du Point-du-jour, on voit un ensemble de statues allégoriques en marbre qui, replacées sans ordre lors des grands travaux de Mansart, étaient, à l'origine, réparties par groupes de quatre pour illustrer les thèmes des Éléments, des Parties du monde, des Saisons, des Heures du jour, des Poèmes et des Tempéraments.

On admire notamment la figure de l'Hiver, par Girardon, d'un réalisme émouvant dans sa discrétion, et celle de l'Air, par Le Hongre, légère à souhait.

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