Quand l’hiver s’installe et que les premières neiges recouvrent les territoires de chasse, les habitudes changent. Chasser par temps de neige est une expérience à part entière, qui demande anticipation, discrétion et bon sens.
La réglementation repose sur le Code de l’environnement et des arrêtés ministériels. Les dates d’ouverture et de fermeture sont fixées par arrêté ministériel, national pour le gibier d’eau migrateur. Rien de définitif avant la publication de l’arrêté annuel… et en 2025, on n’est pas dans les temps ! En général, les décrets s’alignent sur les éditions précédentes : ouverture souvent programmée autour du 21 août pour les marais, avec des variantes selon les espèces.
Vérifiez toujours l’arrêté en vigueur : il garantit la préservation des effectifs et s’applique à des espèces comme le courlis cendré ou la barge à queue noire, interdites de chasse jusqu’au 1er juillet 2025. En 2025, on reste sous le radar du PMA (Prélèvement Maximal Autorisé) pour certaines espèces comme le canard colvert (3 par jour en Loire-Atlantique). Les moratoires persistent pour le courlis cendré et la barge à queue noire jusqu’au 1er juillet.
La chasse du gibier d’eau, tradition encadrée, exige de connaître les règles : horaires, zones autorisées, espèces. En respectant le carnet de prélèvements et les mesures sanitaires, chaque chasseur contribue à la préservation.
La passée se pratique 2h avant l’aube et 2h après le coucher. La chasse de nuit, réservée aux huttes, tonnes ou gabions créés avant 2000, implique une déclaration préfectorale et un carnet de prélèvements. Une tradition encadrée pour sa pérennité. Le chasseur moderne doit respecter ces règles, entre légitimité légale et préservation du patrimoine cynégétique.
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Des canards en pagaille (colvert, pilet, siffleur, souchet, sarcelles) aux oies, fuligules, vanneaux huppés, bécassines, foulques et même le garrot à œil d’or ! Mais gare aux surprises : certaines espèces comme le courlis cendré ou la barge à queue noire sont sous suspension jusqu’au 1er juillet 2025. Oui, la poule d’eau (foulque macroule pour les intimes) figure bien sur la liste des espèces chassables. Mais comme pour toute battue, il faut vérifier le décret en cours. En 2025, rien ne change : elle reste dans le jeu, avec des périodes à respecter.
La sécurité à la chasse doit être une des priorités quand on exerce notre passion, afin de sensibiliser un maximum. On ne part pas à la sauvette dans la forêt sans s’assurer des droits.
Vêtements fluo obligatoires sous la neige ? Oui.
Les participants à une action collective de chasse à tir au grand gibier ont l’obligation d’être visibles et de signaler leur présence. Un arrêté du 5 octobre 2020 oblige ces chasseurs à porter un gilet fluorescent, de préférence de couleur orange, visiblement et pour toute la durée de l’action de chasse. Cette règle est valable également pour les participants non armés. De plus, pour ces chasses, les organisateurs doivent positionner des panneaux de signalisation de type « chasse en cours ». Il faut savoir que ces panneaux sont uniquement là pour vous inviter à être vigilants. En aucun cas cela ne vous interdit d’emprunter les chemins sur lesquels ils se trouvent. Cependant, je vous recommande tout de même d’éviter de traverser une zone à risque.
Chasser dans la neige impose un équipement adapté. Envie de bien vous équiper ? Chasser dans des conditions hivernales est réalisable. Que ce soit en marchant ou en restant immobile, les vêtements doivent protéger du froid et tenir au chaud.
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Bien s’habiller : « La règle d’or consiste, selon les professionnels du secteur, à prévoir trois couches de vêtements : une respirante, une isolante et une protectrice. Pour le pantalon, optez pour un isolant. Porter des bottes fourrées avec des chaussettes thermiques. Pour maintenir les mains au chaud, sans être encombré au moment de tirer, choisissez des gants légers renforcés. Le visage et le cou doivent être protégés. Une cagoule permettra de garder le camouflage intact. Pensez également à une bouteille isotherme remplie d’une boisson chaude. Pour stimuler la circulation du sang, bougez régulièrement les doigts et les orteils. Petite astuce, les chaufferettes ne sont pas à négliger. Elles sont d’un apport de chaleur appréciable pendant cinq ou six heures lorsque vous êtes statiques au poste ou à l’affût. »
La neige permet aussi de repérer des remises ou des coulées jusque-là invisibles. Il faut suivre une piste fraîche est grisant, mais cela demande du discernement.
Comment savoir si une trace dans la neige est fraîche ? Plus elle est nette, bien dessinée et non gelée, plus elle est récente.
Peut-on chasser tous les gibiers quand il neige ? Non, certains sont plus actifs (renard, lièvre), d’autres se déplacent peu (sanglier) et pour certains petits gibiers et migrateurs la chasse est interdite.
Certains chiens adorent la neige, d’autres en souffrent vite. Si vous chassez en battue avec des chiens, comme pour le sanglier, veillez à ne pas les sursolliciter.
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Le chien risque-t-il plus sous la neige ? Oui, à cause du froid et des terrains glissants.
Le gibier d’eau se chasse dans des lieux bien précis : zones maritimes, marais non asséchés, fleuves, rivières, canaux, réservoirs, lacs, étangs et nappes d’eau. Mais attention, le tir est limité à 30 mètres de la nappe d’eau, et encore faut-il posséder le droit de chasse sur ces territoires.
Marais, lacs, étangs, fleuves ou zones maritimes : votre terrain de jeu est large. Mais deux limites strictes s’imposent : un rayon de 30 mètres autour de l’eau, et la possession du droit de chasse sur le plan d’eau concerné. Même en cas de gel prolongé, ces règles tiennent. Connaître le terrain, c’est bien. Les 27 départements autorisant la nuit (Aisne, Bouches-du-Rhône, Finistère, Haute-Garonne, Hérault…) conservent des détails locaux à vérifier. Car ici comme ailleurs, l’ignorance des textes transforme une partie de chasse en désastre administratif.
Sans oublier l’interdiction du plomb dans les zones humides depuis 2023, avec l’acier en alternative. L’interdiction du plomb dans les zones humides n’est plus une nouveauté. Les alternatives sont performantes : l’acier reste économique, le bismuth offre des balistiques proches du plomb, et le tungstène combine densité et précision. Cette évolution, soutenue par l’Union européenne, vise à limiter les 670 000 tonnes de plomb évitées sur les vingt prochaines années.
Le carnet de prélèvements, la biosécurité et l’entretien des zones humides représentent 78% des responsabilités méconnues des pratiquants. Ces éléments définissent notre rôle de gestionnaires de la faune et des milieux, pas seulement de préleveurs.
Le carnet de prélèvements (article L424-5 du code de l’environnement) est la mémoire des populations d’oiseaux. Les propriétaires de postes fixes doivent le tenir à jour sous peine de sanctions administratives. C’est notre contribution citoyenne à une chasse durable, reconnue par le Conseil national de la chasse et de la faune sauvage.
Propriétaires de postes fixes : l’entretien des plans d’eau et zones humides attenantes est une obligation légale. Vos actions profitent à toute la biodiversité. Le dispositif d’éco-contribution, financé par chaque permis validé, soutient ces initiatives. C’est notre façon de rendre possible la cohabitation entre pratique cynégétique et préservation des écosystèmes.
| Responsabilité | Description |
|---|---|
| Carnet de prélèvements | Tenir à jour le carnet pour suivre les populations d'oiseaux. |
| Biosécurité | Respecter les mesures sanitaires pour protéger la faune. |
| Entretien des zones humides | Maintenir les plans d'eau et zones humides pour favoriser la biodiversité. |
Comme le disent les anciens : « Connaître le terrain, c’est bien. Connaître la réglementation qui s’y applique, c’est la base de tout chasseur responsable.
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