Les marques ont une histoire, les montres aussi parfois... C'est devenu rare de pouvoir les retracer. Les inscriptions au fond des montres permettent parfois de connaitre au moins une étape de l'histoire de la pièce, des initiales ou un mot d'accompagnement, un bulletin de garantie, une facture, une boite, un écrin avec une inscription, un poinçon...
Un jour, j'ai acheté une boite de montre gousset en or, très lorde, le genre 30 gramme sans le calibre. Le vendeur avait récupéré l'objet avec son "moteur" en cassant une fosse d'aisance dans une maison autrefois café jusqu'en 1925. La boite était tombée au fond par maladresse dans un moment de soulagement de son propriétaire qui dut renoncer à plonger pour la récupérer. On imagine sans peine sa déception à l'idée d'avoir laissé tomber sa montre dans cet endroit.
Le vendeur la fit à un tout petit prix car la boite était dit-il devenue toute jaune ne laissant apparaitre que le... "laiton"( il avait jeté le mouvement dévoré par les acides). Une autre montre de gousset figurait au tableau de chasse d'un broc du Sud-ouest avec une quarantaine d'épaves. La marque du cadran "explosé" était Zénith.
Après une bataille psychologique sévère le broc accepta de me la vendre et me raconta comment la dame qui lui avait vendue en connaissait l'histoire. La dame fille d'un père pêcheur avait récupéré la montre dans un tiroir où elle séjournait depuis plus de 70 ans après que son père qui l'avait reçue en cadeau de sa chère et tendre l'eut quelques jours à peine après ledit cadeau, laissée tomber dans la cale avec le poisson.
La montre fut portée après des jours chez un horloger qui du en retirer le balancier pour on ne sait quel bain et devant le résultat improbable rendit la montre comme étant irréparable sans son organe réglant. Lui retrouver balancier neuf et arbre de barillet (rongé par la rouille ) fut une expérience grisante pour qu'au final la montre avec son cadran affreux en attendant mieux aie retrouvé exactitude et vie.
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Pour une autre montre à verge, je ne connais que l'histoire contemporaine. Un artiste très connu du show businesss, la faillite, la saisie et une vente judiciaire pour payer les dettes. La montre était un lot acheté le mardi par le broc, vendu le dimanche à moi-même. Indice : J'en suis resté assis.
Sur une bonne quinzaine de montres je détiens l'histoire et suis toujours curieux pour les autres. Avez-vous cette curiosité de l'histoire de l'objet ?
Ma collection n'est pas aussi documentée que la tienne mais c'est cet aspect petite histoire dans la Grande qui me fait aimer les montres de poilu.
J'ai acheté il y a cinq ans une Omega gousset en métal blanc à un monsieur qui la tenait de son père et qui souhaitait qu'elle finisse dans une collection et non dans des mains qui n'en auraient pas eu soin. L'émotion de son propriétaire m'a convaincu de ne jamais m'en séparer. J'y pense quand je la prends en main et finalement je me demande si je ne souhaiterais pas ignorer cette histoire.
J'ai une Zenith gravée sur le fond, en Allemand, 1943, merci pour vos 23 ans de service + nom de la société..Tout le monde doit être décédé...au plus tard dans les années '60..
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Fin 1999, achat sur brocante d'une montre dame en or blanc, sertie de diamants taille "rose" dont un est manquant, couronne avec cabochon saphir, le beau mouvement Ebel me fait me rapprocher de cette marque qui me dit l'avoir livré en 1915 (le mouvement seul) à un joaillier de pforzheim en Allemagne, il s'agit de monsieur Schultz.
Après de nombreuses recherches du coté allemand, la chambre de commerce de pforzheim a pû me rapprocher des successeurs de Schultz, c'est ainsi que j'appris que le mouvement Ebel avait été emboité chez eux en 1916 pour le compte de madame Vilmorin....pas Louise de..., non, celle des graineteries devenues Clause par la suite...La grande guerre semblait permettre certains échanges commerciaux...!
Il faut d'abord définir ce qu'est une montre, et expliquer ce qui peut la caractériser par rapport aux autres objets destinés à mesurer le temps. Les différences que je vais donner, si elles ne sont de nos jours bien marquées, étaient à l'origine des éléments indispensables.
Il faut remonter le temps d'environ 5 siècles pour trouver ce que nous nommons des montres, et nous sommes donc au début du XVIe siècle, voire à la fin du XVe. Jusque là il existaient des horloges depuis plusieurs siècles et ces horloges fonctionnaient avec comme source d’énergie, des POIDS et comme système régulateur, le FOLIOT, simple barre horizontale placée sur l’axe d’échappement qui pivotait à sa partie inférieure, mais était suspendu à la supérieure.
Ces deux éléments, poids et foliot suspendu, entraînaient une exigence, celle de maintenir l’horloge dans une position verticale et c’est là que se trouve la différence, car la montre fonctionne dans toute les positions, mais il fallait justement pour y parvenir modifier les 2 éléments cités. Ce sont ces 2 modifications qui ont caractérisées la montre à ses débuts.
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L’énergie des poids fut remplacée par un ressort enroulé logé dans une « boîte » le barillet, qui se vit, par obligation, associé à la fusée afin de transmettre une énergie des plus constante possible, ce qui était le cas des poids. Barillet et fusée étaient reliés par une cordelette en boyau et ensuite par une chaînette (je place ci-dessous ce couple barillet/fusée source d’énergie des montres)
Mais le foliot suspendu empêchait toujours la possibilité de placer la pièce dans toutes les positions et pour le permettre on remplaça sa suspension par un pivotement du l’axe supérieur. Ce fut la naissance du COQ. Cette pièce, dont l’appellation reste mystérieuse mais entre parenthèses je vous donne quand même une explication qui ne vaut que ce qu’elle vaut : Le coq serait nommé ainsi car lors de l’assemblage d’une montre, c’est la pièce qui se positionne en dernier, et la montre fonctionne.
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