La colonne vertébrale est une structure complexe et essentielle du corps humain, jouant un rôle crucial dans le soutien, la mobilité et la protection de la moelle épinière. Cet article se penche sur les dimensions de la colonne vertébrale et le calibre des trous de conjugaison, en explorant leur anatomie, leur fonction et les pathologies qui peuvent les affecter.
La colonne vertébrale, située à la partie postérieure du tronc, sur la ligne médiane, est une tige osseuse à la fois flexible et résistante. Elle s’étend de la base du crâne jusqu’à l’apex du coccyx et forme le squelette du cou et du dos, ainsi que le principal composant du squelette axial.
Elle est composée de 33 à 34 vertèbres selon les individus, dont 24 sont mobiles :
Les autres vertèbres comprennent le rachis sacré (sacrum) avec cinq vertèbres soudées (S1 à S5) et le rachis coccygien (coccyx) avec quatre ou cinq vertèbres soudées.
Les dimensions longitudinales de la colonne vertébrale augmentent jusqu’à l’âge de 20 à 25 ans. Entre la taille adulte et la soixantaine, elle perd environ 5 cm, principalement en raison de la perte de volume d’eau des disques intervertébraux.
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La colonne vertébrale présente son maximum de largeur au niveau de la base du sacrum, où elle mesure de 10 à 12 centimètres. Le diamètre antéro-postérieur varie surtout avec le degré de projection postérieure des apophyses épineuses, mesurant 4 cm à la région cervicale, 6 cm à la région dorsale et 7 cm au niveau du sacrum ou de la dernière lombaire.
La moelle spinale chemine du trou occipital au bord supérieur de L2 dans un canal ostéoli-gamentaire inextensible. Elle est plus courte que le canal rachidien, ce qui explique un décalage entre le niveau vertébral et celui du métamère médullaire. De la moelle spinale émergent les nerfs spinaux, qui sortent par les trous de conjugaison. La moelle spinale se termine par le cône terminal au niveau des dernières vertèbres thoraciques et de L1 ; les dernières racines spinales (L2 à L5 et les racines sacrées) forment la queue de cheval.
La colonne vertébrale assure plusieurs fonctions :
Chez l’adulte, la colonne vertébrale présente quatre courbures : cervicale, thoracique, lombaire et sacrale. Les courbures thoracique et sacrale sont concaves vers l’avant, tandis que les courbures cervicale et lombaire sont concaves vers l’arrière.
Les courbures thoracique et sacrale sont primaires et se développent pendant la période fœtale. Les courbures cervicale et lombaire sont secondaires et apparaissent pendant la petite enfance.
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Les diverses inflexions de la colonne vertébrale augmentent sa résistance. La résistance de la colonne courbe est égale au nombre de ses courbures élevé au carré plus un (= C2 + 1).
De chaque vertèbre sort un nerf qui va de la moelle épinière jusqu’au membre supérieur (bras, avant-bras ou main) permettant d’assurer sa mobilité et de détecter sa sensibilité. Les nerfs spinaux émergent de la moelle spinale et sortent par les trous de conjugaison.
De chaque côté de la crête épinière, deux gouttières profondes, les gouttières vertébrales, sont limitées en dehors par les extrémités des apophyses transverses. Ces trous de conjugaison augmentent de grandeur en se rapprochant du sacrum.
La sténose foraminale correspond à une diminution du diamètre d’un ou de plusieurs trou(s) de conjugaison (foramen) dans lesquels sortent les nerfs cervicaux. Ce rétrécissement survient principalement après l’âge de 50 ans et est souvent dû à l’arthrose, mais peut survenir plus précocement sur des rachis cervicaux hyper sollicités. Une sténose cervicale peut dégrader sérieusement la qualité de vie de celui qui en souffre.
La sténose foraminale est due à une succession d’éléments dégénératifs arthrosiques caractérisés par l’altération de la structure des disques et de l’os, associée à des phénomènes de remodelage osseux. On y retrouve souvent une discopathie, une instabilité vertébrale ou un glissement des vertèbres, un épaississement du ligament jaune ou du ligament commun vertébral postérieur.
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Selon le foramen cervical affecté, les symptômes peuvent varier. Les signes les plus fréquents sont des douleurs à l’épaule, au bras, à l’avant-bras, dans les mains ou les doigts. Ces douleurs sont décrites comme un engourdissement, des fourmillements (paresthésies), ou encore une sensation douloureuse au toucher (dysesthésie) que l’on regroupe sous le nom de névralgie cervico-bracchiale (NCB). Parfois, le patient ne peut plus bouger certaines parties de son bras, voire de son corps, ce qui indique une paralysie partielle due à une compression foraminale chronique.
Après un premier bilan clinique, le médecin procède à des examens d’imagerie médicale. L’IRM (Imagerie par résonnance magnétique) est l’examen de premier choix pour visualiser la compression et la souffrance de la racine dans le foramen rétréci. Un scanner cervical permet d’étudier l’os d’objectiver la sténose foraminale et l’uncarthrose.
Le traitement peut être médical, associant une prescription médicamenteuse (antalgique, AINS, décontracturant musculaire, voire des corticoïdes par voie orale) à du repos. Les infiltrations radio/scanno-guidées dans le foramen permettent de soulager les douleurs en diminuant l’inflammation du nerf, et de diagnostiquer le foramen douloureux dans le cas de sténoses étagées.
Le traitement chirurgical est proposé aux patients dont le traitement médical prolongé s’est avéré être un échec ou en première intention, en cas de situations à risque de lésion neurologique irréversible. La chirurgie consiste en un élargissement du foramen sténosé soit par voie postérieure (incision dans la nuque), ou par voie antérieure. La mise en place d’une cage cervicale par voie antérieure permet d’ouvrir le foramen en réinstaurant une hauteur discale d’une part, et en réséquant les uncus arthrosiques d’autre part.
Le syndrome du canal lombaire étroit peut être congénital ou acquis avec des hernies discales étagées ou arthrose visualisée à l’IRM. Il s’exprime par une claudication radiculaire intermittente douloureuse, progressive à l’effort, cédant à l’arrêt de celui-ci.
Les complications neurologiques sur le nerf rachidien sont rares, mais peuvent inclure des troubles sensitifs (insensibilité, paresthésies à type de fourmillements) et des troubles moteurs avec paralysie partielle du membre supérieur, souvent d’origine ischémique. Les complications neurologiques sur la moelle épinière sont exceptionnelles.
| Région | Nombre de Vertèbres | Courbure | Diamètre Antéro-Postérieur (cm) |
|---|---|---|---|
| Cervicale | 7 | Lordose | 4 |
| Thoracique | 12 | Cyphose | 6 |
| Lombaire | 5 | Lordose | 7 |
| Sacrale | 5 (soudées) | Cyphose | 7 |
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