Que vous soyez fin connaisseur en horlogerie, ou simple amateur de montres, vous connaissez certainement Breitling : l’iconique Navitimer, les publicités avec les avions de la Royal Air Force, les chronographes aux dimensions XXL ou même la Chronomat et son fameux bracelet rouleaux… Mais la marque de Saint-Imier peut encore vous réserver quelques surprises.
La Maison horlogère Suisse Breitling a été fondée en 1884 à Saint-Imier par Monsieur Léon Breitling. À ses débuts, l’entreprise se spécialise dans la conception de compteurs et de chronographes destinés à la science, au sport et à l’industrie comme l’aviation par exemple. Encore aujourd’hui on retrouve un grand nombre de publicités vintage qui mettent en avant les premiers chronographes de la marque Suisse.
On retrouve des phonotélémètres / télémètres, qui permettent de calculer une distance grâce à un son. En 1892, la marque s’installe dans des locaux à La Chaux-de-Fonds, berceau de l’horlogerie. Ces locaux ont été nommés bâtiment Montbrillant, une nomenclature qui sera utilisée par la suite pour certains chronographes Breitling.
Il y a parfois des marques horlogères qui arrivent à marquer l’histoire sur des générations. C’est le cas de Breitling, qui est à l’origine de nombreux garde-temps comme l’emblématique Navitimer.
C’est en 1915 que Gaston Breitling crée l’un des premiers chronographes bracelet avec un bouton poussoir indépendant à 2 heures. Sur cette montre, le poussoir du chronographe (qui gère le départ, l’arrêt et la remise à zéro) a été séparé de la couronne classique qui gère le remontage et la mise à l’heure de la montre. Après plusieurs années de recherche et de modification, c’est en 1934 que Breitling a encore amélioré son système afin de dévoiler un chronographe bracelet avec une couronne et 2 poussoirs. La fonction de mise en marche/arrêt est elle même séparée de la remise à zéro.
Lire aussi: Fusil Darne Calibre 12 : Détails Techniques
L’image de Breitling est aujourd’hui indissociable de l’aviation. À tel point que l’on pourrait croire que tous les chronographes de la marque sont destinés à se retrouver dans un cockpit.
La Navitimer est une montre mondialement connue qui à su s’ancrer dans l’histoire de l’horlogerie. Nous allons aborder ensemble les débuts de la marque Breitling puis on se concentrera par la suite uniquement sur l’histoire de la Breitling Navitimer avant de voir les différentes références, les calibres etc …qui ont construit ce mythe qu’est devenue aujourd’hui la Navitimer.
Connue comme étant l’une des montres de pilote les plus célèbre au monde, la Breitling Navitimer est considérée comme un incontournable dans une collection de montres. Bien que l’on pourrait croire que le nom Navitimer tire ses origines du monde maritime, ce n’est pas le cas. La Breitling Navitimer a été conçue afin d’aider les pilotes à naviguer. “Navi” pour navigation et “timer” car c’est un véritable outil de mesure.
La Navitimer n’est pas la toute première montre de la maison avec une règle à calcul. Cet honneur revient à la Chronomat, sortie en 1942. La montre Chronomat de Breitling était les prémices de la Navitimer. Il faudra attendre 1954 avant de voir arriver dans le paysage horloger l’iconique Breitling Navitimer. La Navitimer a été développée par Breitling et l’AOPA : l’Aircraft Owners & Pilots Association. Son objectif ? Offrir un véritable instrument de poignet aux pilotes afin de les aider pour effectuer des calculs de panification de vol.
On ne peut pas passer à côté, la caractéristique la plus reconnaissable de la Navitimer c’est cette fameuse lunette qui embarque une véritable règle de calcul. Lorsque la toute première Navitimer a été lancée, elle ne portait pas encore la marque ou le logo Breitling sur son cadran. De plus, la référence 806 n’était pas encore estampillée sur le fond du boîtier. Cette montre était réservée exclusivement aux membres de l’AOPA et n’était pas distribuée au grand public. Cependant, vers 1956, Breitling a rendu la Navitimer accessible à tous.
Lire aussi: Calibre 16: Le Fusil Nemrod
Les Navitimer fabriquées dans les années 1950 et 1960 étaient toutes désignées par la référence 806 et équipées du calibre Valjoux 72. En 1968, les montres Navitimer dites « big case », avec un diamètre plus imposant ont été introduites sous les références 816 et 1806, certaines fonctionnant avec le mouvement Valjoux 72. NB : À la même époque, la Rolex Daytona était également propulsée par l’emblématique calibre Valjoux 72.
La Navitimer, sortie en 1952, est l’un des modèles les plus emblématiques de Breitling. Son design est immédiatement reconnaissable, avec sa lunette incurvée et cannelée, sa règle à calcul, et la disposition de ses compteurs. Mais ces éléments distinctifs sont en fait issus d’un autre chronographe, sorti une dizaine d’années plus tôt : la Chronomat.
La Navitimer réapparaît en 1986 sous la forme de la Réf. 81600 avec un mouvement Lemania 1872 à remontage manuel. En 1990 les montres mécaniques regagnent en notoriété et une nouvelle version de la Navitimer est alors introduite sur le marché, cette fois-ci équipée du calibre Valjoux 7750. À noter, en 1986, c’est monsieur Serge Gainsbourg, amateur de belles choses et de belle tocante qui tombe amoureux de la Breitling Navitimer référence 81600.
Dans les années 1990, la Navitimer est animée par des Valjoux 7750 ainsi que des ETA 2892. Dans l’ensemble, le design de la Navitimer est resté le même, avec sa lunette règle à calcul et ses sous-cadrans à 3H, 6H et 9H bien que certains modèles arboraient une disposition 6,9,12.
Il faudra attendre 2009 avant que Breitling lancé le calibre B01, son premier mouvement maison qui anime actuellement la Navitimer. Ce mouvement de chronographe automatique “in house” a été conçu sans module, il offre 70 heures de réserve de marche et il est certifié COSC.
Lire aussi: Caractéristiques Browning Calibre 20
Aujourd’hui la Navitimer reprend toutes les caractéristiques iconiques des premières versions tout en y apportant quelques retouches modernes notamment quant aux matières utilisées, au verre ainsi qu’au calibre grâce au B01. Seule petite nouveauté impactante, le passage de 42mm à 46mm.
Concernant le prix, cette montre est désormais disponible dans un grand nombre de déclinaisons allant de l’acier à l’or rose en passant même par le platine.
Pour faire face à ça, Breitling décide de travailler sur la réalisation de ce qui va devenir l’un des premiers calibres de chronographe mécanique à remontage automatique. Ce calibre 11 automatique est développé grâce à Gérald Dubois ainsi qu’un consortium d’entreprises qui comprend Buren-Hamilton et Heuer-Leonidas. Bien que le calibre Chrono-matic ait battu le fameux mouvement El Primero de Zenith de quelques jours, la différence notable se situe en plein cœur du mouvement. Le vrai exploit se distingue par le fait que le mouvement Chrono-matic de Breitling est un mouvement doté d’un micro-rotor. Ce mouvement est agrémenté d’un module qui vient cacher cette petite masse oscillante (photo ci-dessous).
Breitling a une solide réputation quand il s’agit de produire des chronographes performants. Mais paradoxalement, la marque s’est très longtemps appuyée sur des mouvements issus d’autres fabricants : Venus, Valjoux ou ETA. Et il a fallu attendre 2009 pour voir apparaître le premier mouvement entièrement maison : le B01.
Dévoilé pour la première fois en 2009, le Calibre Breitling 01 est l’un des mouvements de chronographe les plus renommés de l’industrie, coniu pour une précision, une fiabilité et une fonctionnalité optimales. Comme tous les calibres mécaniques de Breitling, il a obtenu la certification COSC. En tant que mouvement de manufacture, il doit également passer une série de tests internes relatifs aux poussoirs, au remontage et à la résistance aux chocs.
Dans son édition de Septembre 09, le journaliste G.Seelen du célèbre magazine Allemand Uhren-Magazin, ne tarit pas d’éloges sur le nouveau Chronomat B01 de Breitling. Il souligne notamment - chiffres à l’appui - les performances exceptionnelles du Calibre B01, un mouvement de chronographe entièrement conçu et manufacturé par Breitling. Son verdict: 6 points, la note maximale.
Cet article de six pages, signé par G. Seelen, encense le nouveau Calibre B01, rappelant au passage les avantages apportés par sa roue à colonnes et son embrayage vertical, par le système d’ajustement rapide de la date à toute heure ou encore par le dispositif breveté d’autocentrage des marteaux de remise à zéro du chronographe.
Mais le journaliste s’enthousiasme surtout pour le résultat des tests de précision de marche effectués par le magazine: «[…] le Calibre fonctionne avec une précision ahurissante, au point qu’on a l’impression que le Chronomat est doté d’un mouvement à quartz.» A lire les résultats, il est vrai que les performances obtenues sont supérieures aux données officielles de Breitling: «Chronographe enclenché, la variation est à peine mesurable - environ 0,3 seconde par jour. Avec la fonction chronographe au repos, la variation atteint à peine 0,8 seconde - des valeurs de rêve.» Lors des tests, le Calibre B01 a également affiché une réserve de marche de minimum 72 heures, soit 2 heures de plus qu’annoncé par Breitling - une performance directement liée aux excellents résultats de marche.
La note maximale de 6 points attribuée au Chronomat B01 par la rédaction d’Uhren-Magazin n’est toutefois pas due uniquement aux performances du mouvement. Si l’article s’attarde surtout sur le Calibre B01, il n’omet pas de souligner la qualité du design et les finitions irréprochables de ce chronographe, qui «semble être construit pour l’éternité», comme n’hésite pas à l’écrire G. Seelen. La conclusion, en apothéose, se passe de commentaire : «L’espace à disposition ici ne suffirait pas à énumérer tous les points positifs du Chronomat B01.»
Jean-Paul Girardin, vice-président de Breitling, ne cache pas sa satisfaction à la lecture de cet article: «Les éloges d’Uhren-Magazin à l’égard du Chronomat B01 sont significatifs dans la mesure où ils proviennent d’une source sérieuse, neutre, et qu’ils se basent sur des données chiffrées et objectives. Quant aux résultats eux-mêmes, ils sont le reflet de la philosophie qui a guidé toute la conception du Calibre B01 et qui consiste à donner la priorité à la performance du mouvement, c’est-à-dire à sa fiabilité et à sa précision. Je note enfin - c’est important - que le magazine salue la qualité du Chronomat B01 dans son ensemble, pas seulement celle du mouvement, mais aussi l’originalité de son design, le niveau de ses finitions et ses caractéristiques techniques« .
Les années 1960 ont été une décennie d’expérimentation, de plaisir, de liberté et d’énergie. Que ce soit en sillonnant les routes en moto ou en voiture de sport, vivre la vie à pleine vitesse était à l’ordre du jour. Willy Breitling, de la troisième génération des fondateurs, a senti ce changement de rythme et a entrepris de créer un chronographe non conventionnel à l’image de la fougue de l’époque.
« La Top Time représente une rupture avec le design traditionnel des montres, pour une génération qui cassait les codes », déclare Georges Kern, PDG de Breitling. « C’est ce sentiment de liberté et de plaisir que nous cherchons à exprimer à travers la collection Top Time Classic Cars inspirée des années 1960. Nous sommes ravis de nous associer de nouveau avec Ford pour présenter le nouveau modèle Thunderbird, ainsi que des versions inédites des chronographes Ford Mustang, Chevrolet Corvette et Shelby Cobra.
Dès le début, la Top Time a été placée sous le signe de l’action et est devenue rapidement la montre préférée des amateurs d’automobile et de mode. L’un des premiers chronographes aussi bien appréciés par les hommes que par les femmes ainsi que son design audacieux et graphique ont conquis les magazines et le grand écran. James Bond, l’espion le plus populaire au monde, en a même porté un dans le film Opération Tonnerre de 1965.
La nouvelle collection Classic Cars comprend désormais le modèle Ford Thunderbird, doté d’un bracelet rouge et d’un cadran blanc épuré qui attire le regard vers le logo bleu sarcelle de Thunderbird et les aiguilles rouges du chronographe.
Les éléments de design comprennent le bracelet en cuir perforé sur le thème de la course automobile, un tachymètre pour mesurer la vitesse et des sous-cadrans contrastants « squircle » (mi-rond, mi-carré) qui évoquent les jauges des tableaux de bord vintage.
La Ford Thunderbird a été dévoilée en 1954 lors du premier salon automobile d’après-guerre à Détroit. Elle est présentée comme un cabriolet agréable à conduire qui ne passe pas inaperiu, grâce à son design luxueux, sa construction solide et son aileron arrière spectaculaire. La Thunderbird ne cherchait pas à vivre la vie à pleine allure, mais plutôt à un rythme de croisière, dans le confort et l’élégance.
La Ford Mustang première génération, produite de 1964 à 1974, était compacte et élégante. Avec certains modèles adaptés aux familles et d’autres parfaits pour les amateurs de vitesse, elle est devenue la voiture de prédilection pour prendre la route dans l’Amérique branchée des années 1960. Elle a également figuré dans certains films les plus populaires de l’époque.
La Chevrolet Corvette deuxième génération, modèle des années 1963 à 1967, est la version la plus prisée de la légende américaine. Surnommée la « Sting Ray », elle s’inspire d’un prototype datant de 1959 destiné à la course automobile. Depuis 60 ans, elle captive l’imagination des amateurs de voitures du monde entier grâce à sa combinaison parfaite d’une carrosserie à profil bas et d’un moteur puissant et performant sur route comme sur circuit.
Au début des années 1960, le gagnant des 24 Heures du Mans, Carroll Shelby, imagine une voiture qui unit le design britannique et l’ingénierie américaine des courses. Il crée la Shelby Cobra, une voiture de sport qui allie ingénieusement un châssis petit et léger à un moteur puissant et fiable. La Cobra rencontre un succès immédiat lors de son lancement en 1962 et devient la seule voiture de sport américaine à remporter les séries de courses du Championnat du monde d’Endurance FIA en Europe.
L’image de Breitling est aujourd’hui indissociable de l’aviation. À tel point que l’on pourrait croire que tous les chronographes de la marque sont destinés à se retrouver dans un cockpit. Mais ce n’est pourtant pas le cas de la Chronomat à sa sortie. Ce modèle historique, l’un des plus anciens du catalogue, a été conçu à l’origine pour aider les scientifiques et les mathématiciens dans leurs travaux, grâce à sa règle à calcul intégrée dans la lunette.
Rare référence 1765/36 (et non 7656) du chronographe de pilote des collections "Top Time". Cette référence de boitier a été utilisée pour des versions "Unitime 24h" et suite au faible succès de cette dernière, le reste des boitiers a été utilisé en version Top Time sous la référence 1765/36 avec un calibre Valjoux 7736. Boitier surdimensionné à anses corne et fond vissé (signé Breitling et numéroté). Lunette crantée bidirectionnelle en acier noirci et graduée sur 12h (avec big triangle en Tritium). Cadran noir à trois compteurs argentés surdimensionnés (petite seconde à 9h, minutes à 3h et heures à 6h).
Le plus célèbre des agents secrets a eu plusieurs marques de montres à son poignet. Rolex, Seiko, Omega, pour ne citer qu’elles. Mais en 1965, pour le film Opération Tonnerre, c’est Breilting qui accompagne 007 dans ses aventures : Sean Connery porte une Breitling Top Time Chronographe. Un modèle bien entendu gadgétisé par les services secrets de sa Majesté, puisqu’il est équipé d’un compteur Geiger, pour mesurer les niveaux de radiation.
La certification COCS est une pratique relativement courante pour les mouvements mécaniques haut de gamme. Mais elle l’est beaucoup moins pour les mouvements quartz. Pourtant, tous les mouvements quartz de Breitling sont inspectés, vérifiés, mesurés et finalement certifiés par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres, alias le COSC. Pour de tels mouvements, la tolérance est extrêmement faible : plus ou moins 0.7 sec/jour en usage normal.
Breitling a su marquer l'histoire de l'horlogerie grâce à ses innovations, son lien étroit avec l'aviation et ses modèles emblématiques comme la Navitimer. La marque continue d'innover avec des mouvements de manufacture comme le B01 et des collections inspirées du monde automobile.
tags: #calibre #Breitling #non #signé #informations