Le calibre .38 Special est un calibre de tir agréable, facile à recharger. C'est un calibre tendu et précis, phare aux USA où il reste un des plus tirés parmi les armes de poing.
Toute cette histoire est partie d’une histoire de taille. Pour notre 36-1, tout est venu au départ de la carcasse « I ». La plus petite des carcasses proposées par Smith & Wesson. Cette carcasse « I » est néanmoins la plus ancienne de toutes les carcasses fermées de la maison.
Notre antique carcasse « I », à l’origine de notre 36-1 de ce jour, elle, remonte en effet elle à… 1894. Ces premiers « Hand ejectors » en « I » sont chambrés eux en calibre .32 SW, excellente munition mais un peu courte en puissance pour des policiers plus habitués au 44 Russian. Cela explique leur succès limité - au début - auprès des forces de Police.
Mais pas trop longtemps. En effet cette carcasse I sera adaptée, sensiblement agrandie, pour devenir la carcasse K dès 1899. Le paradoxe est donc que ces armes en K ont d’abord été développées avec les Outdoorsman, Berkert model et autres du genre pour le tir de loisir.
Mais dès 1899 aussi, la carcasse K commence une discrète carrière au service de la force. Militaire et en 38 Special d’abord pour cause de guerre au Philippines en raison du manque de souffle des 38 LC des Colt militaires puis, rapidement, au début du siècle nouveau pour la Police sur les modèles type Military & Police 1905 (le futur Modèle 10). L’histoire d’amour entre les revolvers modernes Smith et la police va enfin pouvoir débuter.
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Après la guerre (de 14-18), cela va commencer à rudement chauffer pour la Police aux USA. Et Smith va devoir pousser sa carcasse K à son maximum et en 6 coups pour armer la Police. La tentative un peu délirante d’assécher les États Unis de toutes boissons alcoolisées conjointe à une montée en puissance de la Mafia, venue avec l’émigration italienne du sud, seront en effet parfaitement complétées par une montée incontrôlable de la pauvreté avec la crise économique qui clôturera la décennie.
Tout cela allaient entraîner une vague de violences absolument sans précédent qui durera jusqu’à ce que les « Incorruptibles » ne commencent à un mettre un peu d’ordre. Avec une égale violence. Pour mémoire, c’est cette même violence qui fera aussi naitre le 357 magnum, le 38 special n’y suffisant plus.
Mais face à la demande d’armes encore un peu plus réduites mais toujours « costaudes » qui ne cesse pas, et que nous qualifierions aujourd’hui de « compacts » ou « subnose » chez eux, Smith va repartir en 1949 de sa très antique carcasse « I » de 1894 pour la rallonger un tantinet. Et c’est une vrai innovation.
Car ce changement même léger de taille impliqua aussi de changer le ressort principal qui de plat devint hélicoïdal et de ramener le barillet à 5 coups. Ces nouvelles armes en cinq coups en 38sp, offraient aux policiers un compromis puissance / petit format encore jamais atteint. Tout le monde aux USA les dénomme encore aujourd’hui les « 5-shots .38s,”.
Coïncidence fortuite, il fut présenté pour la première fois au public lors de la conférence annuelle de l’Association Internationale des Responsables (Chiefs) de police ou, en anglais, International Association of Chiefs of Police (IACOP) qui se tenait à Colorado Springs cette même année 1950. Derechef, ce nom resta depuis accolé à l’arme. Et ce fut un franc succès.
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Le .38 Chiefs Special, devenu Mod 36 en 1957 lors de la requalification de tous les modèles de Smith, fut produit sans discontinuer de 1950 à…1990 puis repris sous de modernes appellations à partir de 2001. Et en acier inox, le 36, on l’appelle… Trinidad.
Le « Chiefs Special » équipa notamment les policiers en civil de la Police de New-York, le Bureau Spécial d’Enquête de l’US Air Force, la police japonaise et une foultitude d’unités diverses de maintien de l’ordre aux USA. Il fut aussi et surtout l’arme standard de nombreuses Police en civil d’État et du FBI. Il fut (et reste d’ailleurs) un des back-up favoris des policiers équipés d’un autre modèle de service.
Sa taille, particulièrement adaptée au 38 special, calibre le plus populaire aux USA, et la qualité de fabrication Smith firent du Smith 36 aussi un succès public chez les citoyens américains désireux de porter sur eux une arme suffisamment large pour une bonne prise en main, dans un calibre respectable et néanmoins très discrète.
Notre arme de ce jour est un très bel exemplaire de « Chief special » ou Model 36-1. Elle est à nettoyer de décennies de stockage très sain. Vous avez remarquez ? L’arme ne porte pas non plus de traces de port prolongé en étui - en extrêmité de canon par exemple - comme c’est souvent le cas sur ces armes « discrètes ».
Bronzage à 99,99% des meilleures fabrications de Smith. La carcasse est évidement du « J » avec poignée est du type Round Butt (cul rond !) réputée meilleure pour les revolvers en termes de dissimulation. Elle est ornée d’une poignée « monogrip » Hogue de très bonne qualité et en excellent état.
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La construction de l’arme est encore « pinned ». “Pinned”, c’est une goupille visible de l’extérieur, logée dans le canon au niveau supérieur en limite de carcasse. Cela vient “enclouer” le vissage du canon dans la carcasse. Cette fabrication a été supprimée pour faire baisser les coûts de fabrication sur le Smith 36-1 en 1982 ( j’ai vérifié au Supica et Nahas).
Mécaniquement, l’arme est encore dans les ajustements d’avant. C’est à dire avec une mécanique extrêmement souple et nette liée aux ajustements manuels pratiqués sur tous les contacts mécaniques entre deux pièces. Le laser, c’est bien mais ce ne sera jamais la même chose.
Ce révolver est aussi un très beau complément comme premier revolver pour un tireur au pistolet fanatique et voulant enfin s’essayer à la plate forme revolver, indétrônable pour moi. En plus c’est un collector dans cette fabrication. Le 36 « classic » son petit frère de fabrication moderne est vendu plus de 1300 euros!
Arme de police par essence, le Chief special est une légende policière doublée d’une excellente arme de poing pour le tir surtout avec de tels ajustements encore à roder.
Le modèle 36 est un des “intermédiaires” entre le modèle 1899 et le modèle Bodyguard moderne. La carcasse nue est monobloc, elles est en acier. Il s’agit d’une carcasse de type : J. La poignée est de type square butt.
La largeur externe du logement de mécanisme est : 13,7 mm. Le logement du mécanisme a une largeur de : 6,5 mm. La butée arrière du barillet est sertie sur la carcasse. L’épaisseur de la poignée est : 8,7 mm.
La plaque de recouvrement est en acier. Elle est montée sur la face droite de la carcasse. Elle est maintenue sur la carcasse par 3 vis. Les vis de plaque de recouvrement sont en acier. La vis arrière est différente des deux autres. Le pivot de barillet est en acier. Le diamètre de l’axe de barillet est : 7,5 mm.
La plaque de recouvrement, le pivot de barillet, la carcasse sont ajustés ensemble. Pour lier les trois pièces, un numéro propre est frappé sur les trois pièces. Ce numéro n’est pas le numéro de matricule de l’arme.
Le canon est en acier. La longueur du canon est : 47 mm. Le filetage est : 12,6 mm x 36 TPI (soit 0,705 mm). Le verrou avant de l’extension de l’étoile de barillet est monté sous le canon.
Le corps de barillet est en acier. La carcasse est sous- dimensionnée par rapport à une carcasse K,Lou N, le barillet aussi. L’indexation de l’étoile sur le barillet se fait via une rainure sur la tige guide de l’étoile de barillet. La rallonge d’étoile de barillet est en acier. Cette pièce est courte car le canon est court. La barillet tourne dans le sens anti horaire.
Le verrou de barillet au basculage est en acier. Il s’agit d’une tige étagée. Le diamètre de l’avant (le verrou sur la carcasse) est : 3,2 mm. La longueur de la pièce est : 74 mm. Le chien est en acier. La largeur de la pièce est : 6,1 mm. Contrairement à d’autres modèles de la marque, il n’y a pas de bielle qui le relie au ressort de chien. Le percuteur est libre dans son logement, il n’y a pas de ressort. La largeur du percuteur est : 1,9 mm.
La queue de détente est en acier. L’élévateur de barillet est en acier. Sur bon nombre d’élévateurs, seulement deux pions sont présents, ici, il y en a trois. Cette pièce comporte 3 pions. Le rebondissement du marteau se fait via deux surépaisseurs.
Le verrou de barillet en rotation est en acier. C’est une pièce petite et complexe, elle est néanmoins parfaitement réalisée. La sécurité de percuteur est en acier. Il s’agit d’une seule pièce. Elle est attelée sur le poussoir de ressort de queue de détente et est actionnée lorsque le servant appui sur la queue de détente.
Les éléments de visées sont fixes, ils ne sont pas réglables. Il s’agit d’une arme de défense. La hausse est fixe, elle est usinée dans la carcasse. La largeur du cran de hausse est : 2 mm. Le guidon est fixe, il est usiné sur le canon.
Cette arme est équipée de deux plaquettes en bois. Cette arme, basée sur une carcasse J, est une reproduction en miniature des carcasse K, L, N. Ces carcasses sont les descendantes proches du modèle 1899. On voit ici qu’entre le modèle 1899 et le modèle 36, il existe peu d’évolution.
Petit revolver .... Est ce que ça fait un petit ""pif" du fait de sa petite taille ? Hé bien : Absolument pas. il fait un vrai "boum !", comme les grands ! Un Yorkshire en taille, avec, quand il aboie, le coffre d'un bouvier Bernois. Surprenant.
Mais pas que ! Parce que le York en question, tire très fort sur la laisse ! Une comparaison qui nécessite quelques explications : du haut de ses ... 550 grammes (547 grammes sur cet exemplaire) "a vide", il n'a aucune intention d' absorber le recul engendré par le départ du projectile. Vous voici alors en prise avec un "magnumounet" plutôt vivant, mais, rassurez vous : tout à fait contrôlable. Et naturellement plus sage et facile avec des munitions type "wad cutter", ou projectiles plus légers, par exemple.
A 25 mètres, soit pas du tout, mais alors pas du tout le domaine de ce mini ustensile, si vous êtes bon tireur, avec les bonnes munitions, au sens "adaptées" (5), vous serez alors extrêmement surpris du groupement réalisé en simple action, du fait de la détente quasi "match", digne de la famille Smith & Wesson. Ce "petipétard" est plutôt précis. Le groupement variera en centrage, du fait de la visée fixe.
Toujours à 25 mètres : En double action, on apprécie l'étonnante qualité intrinsèque de cette dernière, mais la prise en main rends les choses délicates à pareille distance. Imaginons à présent que vous ayez à votre disposition, pour un essai, un espace de tir récréatif sur cibles métalliques... comme ce fût notre cas, que voici une occasion idéale de simuler l'usage pour lequel il à été conçu !
A condition de rester sur des tailles (mettons 30 cm) et distances raisonnables (7 à 10 mètres environ), nous avons été surpris, avec un peu d'entrainement pour un tireur habitués au tir en double action, de voir à quelle vitesse peuvent passer les 5 tirs : on y arrive de manière instinctive sans réellement viser, en constatant, avec étonnement en fin de tir, que l'arme s'est, certes ! Un peu promenée dans la main, mais à repris peu ou prou sa place toute seule... qu'en effet, l'index sur la queue de détente n'a plus tout à fait la même position qu'au départ, que l'articulation de la deuxième phalange du pouce pour les droitiers à peut-être été ..."chatouillée" par le poussoir de barillet... mais on se remémore bien avoir entendu 4, voir 5 "gongs". Sans vraiment comprendre ni pourquoi, ni comment, ce miracle à eu lieu.
Vous êtes un tireur sérieux, cartésien, rationnel, vous raffolez de "red dots", de carcasses polymères et autres départs préparées, avez investi dans un pèse détente, remerciez picatinny chaque jour, et considérez un 9 3/4 sur C50 à 25 mètres comme un déshonneur suprême ? Le Smith & Wesson 60 n'est sans doutes pas pour vous.
Vous êtes un tireur épicurien, amateur de revolver, avez une pensée régulière pour Elmer Keith, Bill Jordan, Ed Mc Givern, Dan Combs ... ? Que vous placez la beauté de l'objet, la bonne humeur avec les copains au stand, et le défi comme valeurs incontournables de votre pratique ? En gros :Vous n'êtes définitivement pas raisonnable, alors : foncez !
Ou encore, pensez qu'une petite arme sera, peut-être ? plus adaptée à de petites mains et un petit gabarit : A notre sens à voir au cas par cas, mais pourquoi pas... à condition de sélectionner alors vos munitions, si le côté "vivant" vous rebute, et d'envisager éventuellement de sacrifier l'esthétique au profit d'une poignée accessoire, offrant une prise en mains sans commune mesure (6)(7).
Plusieures personnes dont mon armurier me disent que les munitions 38 special wadcutter sont à éviter dans mon revolver 357 magnum ( S&W 686 6" ) , pour quelle raison ? qu'en est-il de l'utilisation des 38 spéciales ( non wadcutter ) ?
Les 38wc et dans une moindre mesure les 38 spéciales vont à la longue laisser une trace ( bague) de dépôt dans ton barillet , ce vu qu'elles sont plus courtes que les 357mag. a force tu n'arrivera plus à introduire une 357 mag.solution simple tirer un barillet de 357 mag toutes les deux boites de 38 .
L'idéal, c'est de recharger en calibre .38 mais avec des douilles de .357, perso, c'est ce que je fais et jamais de problème. Au tir de 38WC, un anneau de carbone se dépose dans la chambre du barillet. Ces anneaux sont bien plus faciles à nettoyer immédiatement après le tir que des mois après.
Ces anneaux de carbone peuvent rendre difficile à impossible de chambrer des 357Mag. Si on force et que l'on tire, on incrustera le carbone dans le barillet. Et, encore plus amusant, la couche de carbone empêchera la douille de se dilater complètement, augmentant ainsi la pression en chambre. Et là, on va abîmer pour de vrai...
En PN à percussion, j'ai jeté mon dévolu sur deux calibres: le 44 pour la puissance et le 31 pour la discretion. En lisant une biographie de Wild Bill Hickok, je me suis demandé pourquoi un homme ayant mené son existence se contentait de deux Colt Navy en 36 (je fais abstraction de ses Dragoons) nettement moins puissants que des 44 pour un poids et un encombrement identiques.
Ce qui m'a mené à une question plus générale: pourquoi le calibre 36 a-t-il été utilisé si souvent au lieu du 44, que ce soit par des civils ou des militaires? En 36, on oscille entre 180 et 250 joules. En 44, on monte vite à 370 joules...Je ne comprends donc pas l'intérêt d'utiliser une arme en 36...
Si mes souvenirs sont exacts, il me semble avoir lu que le calibre 36 était utilisé par la marine; en effet, lors d'abordage entre bateaux, le 36 était (parait-il) plus perforant que le 44. Il est vrai que les cabans des officiers de marine étaient plus épais que les manteaux des officiers de l'armée terrestre.
Certainement au niveau du pouvoir de pénétration a courte distance un 36 doit pénétrer plus profondément qu'un 44. un 44 doit avoir une puissance d'arrêt plus importante mais moins perforante. style gilet pare balle qui arrête des gros calibre et est perforé par du 22 lr. comme dans la marine les tirs étaient effectués de plus près on devait donc demandé a la munition des pouvoir de pénétration plus important, le but n'étant pas d'arrêter un homme lance sur un cheval ou autre mais de neutraliser immédiatement un homme en face a courte voir très courte distance.
Il me semble avoir lu "quelque part" que le 36 actuel etait un veritable 38 et que le 44 est un veritable 45......or, lors de la Campagne des Philipines, vers la fin du 19 ème siècle, "on" *....(*...les Ricains, les grands peres de ceux qui ont debarque en 44......à ne pas confondre avec le calibre du meme nombre...... ....soit dit en passant...), ont constate que le le pouvoir vulnerant du 38 ne valait pas un "pet de lapin" pour stoper l'ennemi, comparé à un venerable 45........
La hantise des généraux est la consommation de munitions. De poudre et de plomb, qui est supérieure dans le cas du 44. Ceci n'explique pas tout, l'armée ayant bien choisi le 44. Mais on peut supposer que des civils ont été sensibles a cet argument. (bien que je ne pense pas que ce soit un argument réellement décisif)
Le recul du .36 est tout a fait négligeable dans un 1851. Ce qui évite de risquer de louper son coup par anticipation dudit recul. D'ou potentiellement une meilleure précision. Les aciers de l'époque étaient encore du niveau du rail de chemin de fer. Je ne serait pas étonné que le .36 était jugé plus sécurisant que le .44 dans la même carcasse.
Pour les philipines, cal 38 long colt ( pas sur!) pas suffisant, les militaires ont repris le 1873 colt en 45 long colt! pour avoir tiré avec un 45 long colt, je peux dire que c'est un calibre pas obsolète du tout, méme si ancien! l'ancètre du 45 acp, c'est le 45 long colt, le 38 auto ayant été rejeté, à cause du souvenir des philipines! le 45 auto est plus précis que le 45 colt du 1873, le 45 colt est aussi puissant que la 357 mag, mais la 357 mag est plus précise et a une trajectoire plus tendue que le 45 colt 1873! en gros le 45 colt = 357 mag, et le 45 colt est l'ancètre du 45 acp! cqfd!!!!
Lu sur le magasine de la Grande Armunrerie:" Pourquoi l'army utilisait du cal 44 et la navy du cal 36? c'est tout simple. L'army était appelée à rencontrer aussi bien de l'infanterie que de la cavalerie, avec le cal 44 qui disposait d'une énergie cinétique de 32 Kgm, on pouvait aussi bien neutraliser des chevaux que des humains. Alors que la navy n'avait à faire qu'à des humains en cas de combat rapproché, de ce fait le calibre 36 disposant de 22 kgm d'énergie cinétique suffisait."et comme le cout de fonctionnement d'un .36 est largement inferieur au cout de onctionnement d'un .44 , la réponse devient évidente.
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