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La question du boycott et de la régulation des armes à feu est un sujet complexe, impliquant des aspects juridiques, politiques et éthiques. Cet article explore divers aspects de cette problématique, allant de la transformation des armes à feu aux campagnes de boycott en ligne.

La Transformation des Armes à Feu et le Banc d'Épreuve de Liège

Récemment, des difficultés sont apparues concernant la transformation d'armes d'origine entièrement automatiques en semi-automatiques. Auparavant, le Banc d'Épreuve de Liège (BEL) en Belgique acceptait ces transformations si elles étaient jugées irréversibles. Désormais, le BEL a décidé de ne plus réaliser ce type de transformation et pourrait même refuser de reconnaître celles effectuées par d'autres organismes, y compris étrangers.

Cette situation pose problème car, bien qu'aucune loi belge n'interdise la détention de telles armes, le BEL pourrait les considérer comme toujours automatiques, entraînant des sanctions pénales pour détention illégale d'armes à feu prohibées. Plusieurs plaintes ont été déposées, mais sont restées sans réponse.

Un courrier destiné au comité de l’association des armuriers et négociants d’armes du Luxembourg révèle que le nouveau directeur du BEL ne reconnait plus aucunes transformation semi-automatique d’armes initialement automatique, autres que celles effectuées par eux-mêmes. Problème supplémentaire est que le BEL n’effectue plus ces transformations et que personne d’autres n’est habilité à le faire en Belgique !

Des tireurs sportifs se retrouvent ainsi piégés, possédant légalement des armes avec toutes les autorisations nécessaires, mais risquant des poursuites judiciaires en raison de ce changement de politique du BEL. Pour qu’une telle démarche ai du poids, il faudrait quelle provienne de l’extérieur du pays.

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Les défis juridiques et politiques

Plusieurs personnes du milieu, y compris des services de police, des avocats spécialisés et des associations de défense des tireurs, reconnaissent ce dysfonctionnement, mais mettent en garde contre une procédure officielle, jugée longue, coûteuse et risquée en raison de l'opinion publique anti-armes.

Sur base des conseils d’un avocat spécialisé dans le domaine de la législation des armes en Belgique, il serait très intéressant pour votre association d’interpeller le Ministre Luxembourgeois du commerce extérieur sur base des dispositions européennes assurant la libre circulation des biens et des services.

Le Boycott Comme Arme Politique: L'Exemple d'Israël-Hamas

Le conflit israélo-palestinien est un terrain fertile pour les appels au boycott. La guerre Israël-Hamas, déclenchée après l’attaque terroriste du 7 octobre 2023, s’est très vite accompagnée d’appels au boycott visant des produits d’origine israélienne, ou des marques accusées de prétendue collusion avec l’État d’Israël.

Ces appels s'inscrivent dans la stratégie de la campagne BDS (boycott - désinvestissement - sanction), lancée en 2005 par des ONG palestiniennes. La campagne BDS est une coalition mondiale d’associations, d’ONG, de syndicats et de partis politiques pro-palestiniens, organisée par sections nationales.

Le boycott des produits israéliens connaît cependant un second souffle avec le lancement de la campagne BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) par 171 ONG palestiniennes, après la seconde intifada en juillet 2005, en revendiquant de s’inspirer du boycott de l’Afrique du Sud dans les années 1980.

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Le mouvement coalise progressivement des centaines d’organisations (associations, syndicats, ONG, partis politiques) engagées dans la cause palestinienne, qui s’organisent par pays. Le caractère décentralisé et la diversité des membres de la plateforme BDS lui permet de « s’enraciner dans des réalités locales », c’est-à-dire de cibler dans chaque État des acteurs économiques spécifiques.

Les Nouvelles Formes de Lobbying en Ligne

La campagne BDS utilise massivement les réseaux sociaux pour diffuser ses messages et cibler les marques. En moyenne, et sur la période couverte par notre étude, ce sont plus de 1000 tweets par jour qui sont publiés concernant des appels au boycott. Ces premiers tweets sur le boycott, partagés pour certains des milliers de fois, se caractérisent par une certaine dimension hétéroclite qui, depuis, ne cessera de caractériser l’expression de ce phénomène militant sur les réseaux sociaux.

Tout semble ainsi très vite se mélanger dans un fourre-tout assez étrange, entre règlements de comptes et un discours antisioniste duquel perce un antisémitisme à peine dissimulé.

Les influenceurs communautaires ont également joué un rôle significatif dans le cadrage du boycott au service de leur agenda politique, idéologique et religieux. À l’instar de précédentes grandes séquences médiatiques comme la crise sanitaire de 2020 ou les émeutes de 2023, ces « néo-médias » ont profité du conflit Israël-Hamas pour gagner en visibilité.

Les Marques Ciblées par le Mouvement BDS

L’extraction de l’ensemble des événements mentionnés dans les articles du BDS movement fait ainsi ressortir que l’organisation communique de manière fréquente ces derniers temps sur les Jeux Olympiques ou encore l’Eurovision. Le BDS se positionne également sur des événements internationaux à fort impact commercial comme le black friday ou encore le cyber monday en appelant d’une part les soutiens du mouvement à boycotter pour leurs achats les marques listées par le BDS, ainsi qu’à interpeller ces dernières sur les réseaux sociaux.

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Selon les pays, les marques diffèrent. La conversation francophone se distingue avec une primauté accordée à plusieurs marques emblématiques de la grande consommation dans l’Hexagone : McDonald’s, Carrefour, Starbucks, Zara.

L'Exemple de Carrefour

Carrefour se distingue nettement dans la liste des marques les plus mentionnées sur X en France. Carrefour ne devient une cible de la campagne BDS qu’à partir de novembre 2022 et la publication du rapport « Les liaisons dangereuses du groupe Carrefour avec la colonisation israélienne » - corédigé par plusieurs associations membres de la coalition. Ce rapport accuse le groupe d’avoir signé un accord de franchise en mars 2022 avec deux sociétés israéliennes, Electra Consumer Products et Yenot Bitan, indirectement liées à la colonisation israélienne selon BDS.

Le 10 octobre, la branche israélienne du groupe annonce dans un post Instagram avoir « fait don de milliers de livraisons personnelles aux soldats ». Ces publications suscitent l’indignation parmi des utilisateurs affichant leur soutien à la cause palestinienne.

Carrefour devient officiellement une cible prioritaire du mouvement avec la publication début novembre d’un guide de campagne du Comité national palestinien qui appelle à concentrer l’effort sur quelques cibles symboliques plutôt qu’à établir de “vastes listes de boycott” pour maximiser l’impact de la mobilisation.

En exploitant la dissonance de communication entre un franchisé en Israël et le groupe en France autour de la réponse immédiate à l’attaque terroriste du 7 octobre, le mouvement BDS France a réussi à remettre sur le devant de la scène ses précédentes accusations et à s’approprier un élan de mobilisation né spontanément sur les réseaux sociaux.

Tableau des marques les plus ciblées par le mouvement BDS

Marque Motifs de ciblage
McDonald’s Présence en Israël et soutien supposé à l'armée israélienne
Carrefour Accords de franchise avec des sociétés israéliennes liées à la colonisation
Starbucks Prise de position pro-israélienne perçue
Zara Accusations de soutien financier à des causes israéliennes
SFR (Altice) Direction par Patrick Drahi, cible d'attaques antisémites

tags: #boycott #registre #armes #à #feu

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