Le Webley Black and Tan est inextricablement lié à une période tumultueuse de l'histoire irlandaise, marquée par des conflits et des tensions extrêmes. Il est important de comprendre le contexte historique dans lequel cette arme a été utilisée.
Au début du XXe siècle, l'Irlande était en proie à des troubles croissants, alimentés par le désir d'indépendance et les actions de l'Irish Republican Army (IRA). En réponse, le gouvernement britannique a déployé des forces supplémentaires, notamment les Black and Tans, pour maintenir l'ordre et réprimer les activités indépendantistes.
Il y a cent ans, pour lutter contre les indépendantistes de l'IRA, les Britanniques recrutent des milliers de vétérans de la Première Guerre mondiale. Dans la nuit du 3 au 4 avril 1920, 182 postes de police abandonnés par la Royal Irish Constabulary, la Gendarmerie royale irlandaise (RIC), sont incendiés par les volontaires de l'Irish Republican Army, l'Armée républicaine irlandaise (IRA) dirigée par Michael Collins, ministre du gouvernement révolutionnaire clandestin et stratège de cette guerre de l'ombre. Londres s'efforce alors de reprendre l'initiative.
L'administration locale du Château de Dublin est renforcée, le renseignement réorganisé, et les effectifs de la police étoffés par l'enrôlement de supplétifs aguerris. Il n'y a pas assez d'uniformes pour tous ces rescapés de la Première Guerre mondiale qui débarquent par centaines au printemps de 1920 sur les quais de Dublin. On les affuble d'un pantalon kaki de l'armée et de la veste vert sombre de la gendarmerie. De policiers ils n'ont que le nom. Leur armement est celui de l'infanterie classique, revolvers Webley 45, fusils Lee-Metford, bombes Mills, mitrailleuses Lewis.
Dotés de camions Crossley et d'automitrailleuses Lancia, ils n'obéissent qu'à leurs chefs immédiats et s'affranchissent de la plus élémentaire discipline. A l'instigation de Winston Churchill, une division auxiliaire de la RIC est également recrutée. C'est un corps d'élite, ouvert uniquement aux anciens officiers ayant exercé un commandement effectif sur le front. Ces volontaires, rapidement surnommés Auxies, ont rang de sergent et reçoivent 1 livre sterling par jour.
Lire aussi: Black et Decker : Analyse du nettoyeur haute pression
Convaincus qu'il ne saurait y avoir de meilleure protection que la peur qu'ils inspirent, Black and Tans et Auxies sèment la terreur. Leurs raids sont de véritables expéditions punitives. Des prisonniers ou de simples suspects sont torturés ou exécutés sommairement, des maisons incendiées, des commerces pillés. En maints endroits, des civils sont jetés à la rivière sous des grêles de balles. A Lahinch, un homme est précipité dans les flammes de sa propre maison. A Cork et dans le comté de Galway, des jeunes sont fouettés jusqu'au sang. Un prêtre qui administrait les derniers sacrements est abattu d'une balle dans la tête.
Pour couronner l'oeuvre de violence des supplétifs de la RIC, il y a les sanctions collectives et les destructions de matériel agricole, d'habitations et de villages. Cela commence généralement avec un attentat de l'IRA. A la tombée de la nuit, les Black and Tans cernent le lieu où s'est produit l'incident, dispersent les habitants à coups de fusil, inondent de pétrole les granges, les fermes, les maisons, et y boutent le feu. Quelquefois, c'est tout un village ou tout un quartier qui est livré aux flammes.
Le dimanche 21 novembre, ripostant à la décapitation des services de renseignements britanniques par les commandos de Michael Collins, Black and Tans et Auxies envahissent le stade de Croke Park à Dublin et ouvrent le feu sur les spectateurs, faisant 14 morts et 65 blessés. Dans la nuit du 11 au 12 décembre 1920, tout le centre de Cork est incendié. Plus que la brutalité des colonnes volantes de l'IRA, ce sont les exactions « non autorisées » des supplétifs de la RIC qui font la une des journaux du monde entier.
Aux États-Unis, dans les dominions (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud...) et en Angleterre même, l'opinion publique s'émeut et exige qu'une solution politique soit trouvée au conflit. Dix-sept mois après le déploiement des premières unités de Black and Tans, une trêve est conclue entre les belligérants.
Aujourd'hui, des répliques d'armes telles que le Swiss Arms 1911 suscitent des discussions passionnées parmi les amateurs. Ces répliques, souvent à air comprimé ou à CO2, permettent aux passionnés de collectionner et de personnaliser des modèles emblématiques. Les discussions en ligne témoignent de cet intérêt, avec des échanges sur les modifications, les finitions et les améliorations possibles.
Lire aussi: Caractéristiques du Fusil Black Ops
La personnalisation des répliques est un aspect important pour de nombreux collectionneurs. Cela peut inclure le décapage et le polissage du canon, la peinture de l'intérieur du canon en noir mat, et le remplacement des plaquettes de crosse. Voici quelques méthodes courantes de personnalisation :
Un membre du forum partage son expérience :
« Ce que je fais aussi systématiquement, c'est peindre l'intérieur de l'extrémité du canon en noir mat, ça évite de voir ce "petit" tube laiton... je vous ferai une photo si vous voulez. »
Un autre ajoute :
« Effectivement, l'intérieur peint en noir ça change tout. Le calibre devient sérieux ! Une bonne idée adaptable à la plupart des répliques. Tu fais ça avec un petit pinceau ? Pour le reste, je préfère le canon décapé et poli, au chromé. »
Lire aussi: Utilisation du pistolet Eclair Black Ops
| Option | Description | Matériaux Nécessaires |
|---|---|---|
| Décapage et Polissage du Canon | Retirer la peinture et polir le canon pour un aspect métallique | Toile émeri, Scotch Brite, Polish pour Chrome |
| Peinture Intérieure du Canon | Peindre l'intérieur du canon en noir mat pour un aspect plus réaliste | Peinture noire mate, Acétone, Pinceau |
| Remplacement des Plaquettes | Changer les plaquettes de la crosse pour personnaliser l'apparence | Plaquettes de remplacement (bois, os, etc.) |
tags: #webley #black #and #tan #histoire