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Le choix des armes est un sujet passionnant et débattu dans le milieu des tireurs. Pourtant, le choix d'une arme à feu dépend avant tout de votre cas personnel. Par conséquent, ce n'est pas forcément celui du voisin, et encore moins celui d'un individu qui ne vit pas dans le même pays avec des lois et des coutumes différentes.

Voici un article de synthèse qui vous donne des principes et des idées pour vous aider dans vos choix en rapport aux armes à feu dans le cadre du tir sportif. Cette réflexion va sortir de la DOXA dominante "survivor-mytho" qui consiste à s'armer comme un soldat alors que le citoyen tireur sportif n'est pas soldat et encore moins un commando Navy Seal (l'habit ne fait pas le moine).

Considérations sur les armes de tir sportif

Une arme (moderne) n'est pas dangereuse. Une arme - moderne - ne tire pas toute seule (toutefois, une vieille arme non entretenue est une mécanique susceptible d'être dangereuse, notamment avec les armes à culasse ouverte non calée, comme une mitrailleuse ou certains pistolets-mitrailleurs PM).

Cela dit, une arme à feu est un objet inanimé qui n'a pas de volonté propre. Ça reste un objet au même titre qu'un couteau de cuisine par exemple. Est-ce que le couteau vous saute dessus pour vous piquer/couper ? Non.

Les armes à feu sont des objets inanimés comme les autres, au même titre qu'un pistolet à colle, un pistolet à silicone, une visseuse ou encore un sèche-cheveux. En revanche, l'humain qui s'en sert peut potentiellement être (très) dangereux, à commencer pour lui-même et son entourage (inconscient, incompétent, non formé, dépressif, problèmes neuro/physique, etc.).

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D'ailleurs, si quelqu'un veut faire le mal, il trouvera toujours un moyen, pas forcément besoin de pistolet ou de fusil d'assaut. L'attentat du 14 juillet 2016 à Nice est malheureusement là pour le rappeler.

Tir professionnel vs Tir sportif

Tir pro => faire des trous sur des individus dangereux (Forces de l'ordre). Tir sportif => faire des trous sur du carton.

Vous voyez bien que ce n'est pas exactement la même chose en termes de préparation mentale et de drills (entraînements basés sur la répétition). Oui, les armes sont utilisées comme moyen de dissuasion, de défense par les forces de l'ordre. Et oui, il y a parfois des erreurs.

C'est pareil pour tout le monde, sauf qu'ici les conséquences sont vite dramatiques. C'est pourquoi, dans l'univers professionnel, les armes à feu sont réservées au personnel ayant reçu une formation pratique psychologique et institutionnelle (aspects légaux etc.).

La possession d'armes en France dans l'histoire

Au cours de l'histoire, les armes n'étaient pas interdites, au contraire. Avoir une partie du peuple armée permettait d'opposer de la résistance lors des invasions. Les armes étaient surtout interdites lors des périodes d'occupation car l'arme à feu est une réponse très efficace du faible face au fort, peut-être même la seule réponse comme nous l'enseigne l'histoire.

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On parle souvent de la constitution américaine qui a son amendement spécial sur les armes. Cela n'a pas été le cas lors de la France, car à l'époque cela semblait tellement évident qu'il était inutile de l'inscrire dans la constitution. Après la révolution, cette notion d'armement a évolué : l'idée était toujours d'être armé pour se protéger d'invasions extérieures, mais désormais, il était aussi question d'ennemis intérieurs, (comprenez, pour éviter d'être asservis par des dirigeants déviants).

Évidemment, depuis les temps se sont calmés, le contexte a changé. La plupart des États estiment gérer correctement la situation et que les armes sont dorénavant plus un danger qu'une protection pour les citoyens.

Néanmoins, dans l'histoire, même récente, les dirigeants prennent peurs que lors de gros mouvement contestataires tel que Mai 68, les citoyens pourraient se rebeller contre une République. Même s'il n'était peu ou pas question d'armes, il convient alors de favoriser le rapport de force en faveur de l'État en désarmant petit à petit la population.

Cela a dû être fait de bonne foi pour le bien collectif. Mais ces décisions ont-elles étaient prises avec recul et avec l'éclairage des leçons passées?

Qui est armé de nos jours ?

Grossièrement, en termes d'ordre de grandeur, voici les principaux détenteurs d'armes en France:

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  • Les forces de l'ordre et les armées : (140 000 policiers + 101 000 gendarmes + 205 000 militaires actifs). C'est bien normal et heureusement. Espérons juste que jamais, elles n'obéissent aveuglément à un petit dictateur en herbe. Évidement, les forces de l'ordre ont accès à un large panel d'armes.
  • Les chasseurs : (1,1 million de chasseurs), pas avec une image des plus valorisantes. Ils ont accès à de gros calibres, mais en mono-coups. Il est nécessaire de passer un permis pour acheter une arme de chasse.
  • Les tireurs sportifs : (240 000 licenciés. Tous ne possèdent pas d'armes à feu, il y a ceux avec des armes à plombs, arbalètes, etc.). Eux ont accès à plus d'armes que les chasseurs. Il est nécessaire d'être inscrit en club et d'avoir un casier vierge pour demander une arme.
  • Les délinquants et possesseurs d'armes non déclarées (Nombre inconnu) : Complètement hors régulation, ils ont accès à des tas d'armes interdites au reste de la population, y compris des armes de guerres. Ce n'est pas un fantasme, ce n'est pas réservé aux réseaux terroristes. C'est juste un marché parallèle. La seule condition est de connaitre quelqu'un...

Ces chiffres ne peuvent pas être additionnés pour obtenir le nombre de possesseurs d'armes sachant qu'une même personne peut entrer dans plusieurs catégories. Exemple avec un policier qui chasse et fait du tir sportif : 1 seul possesseur, 3 comptages...

À noter: La législation sur les armes se durcie régulièrement sur ce que chasseurs et tireurs sportifs peuvent détenir comme matériel ou munitions. Évidemment, la délinquance n'est par définition pas impactée par ces renforcements.

Armes et morts en chiffres

En prenant le premier site venu pour avoir une répartition des morts par armes, je tombe sur le site du quotidien Libération. Les chiffres sont de 2014, mais globalement les répartitions sont semblables : 1102 suicides, 379 "indéterminés", 89 homicides et 24 accidents.

Décès indéterminés sont donc : suicides ou homicides ou accidents, mais l'enquête n'a pas permis de trancher. Si on réinjecte ces 379 morts dans les autres catégories par prorata, on obtient alors :

Cause du décès Nombre de cas
Suicides 1400
Homicides 113
Accidents 30

Si on interprète les chiffres : On ne se suicide pas parce qu'on possède une arme. Mais si on souhaite se suicider et que l'on possède une arme, c'est un moyen facile et rapide. Une personne sans arme voulant se suicider y arrivera. L'arme ne rend pas la situation plus dangereuse.

Les accidents, malheureusement ça touche tous les domaines : Voitures, hobbies, etc. Seuls l'éducation et la prévention sont efficaces contre les accidents. Mais comme les armes sont taboues, on en parle peu.

Et enfin les homicides. À votre avis : Est ce majoritairement avec des armes déclarées et recensées (chasseurs, tireurs sportifs, policiers) ou alors des armes issues du marché noir?

Considérations sur les armes des forces de l'ordre

Pour revenir sur le sujet de l'utilisation d'une arme par les professionnels tels que les forces de l'ordre, il faut voir l'arme comme un outil parmi leur panoplie, au même titre que les menottes ou la radio. Pour avoir une comparaison plus grand public, prenons l'exemple de l'extincteur : Dans une situation critique de départ de feu, ce sont les premières secondes et minutes qui font une énorme différence.

L'extincteur fait la différence entre avoir plus ou moins de dégâts ou tout perdre. Pourtant, pour la majorité des personnes qui ont un extincteur, cet appareil sera resté à prendre la poussière toute sa vie sans jamais servir. Avec l'arme à feu, c'est exactement le même principe. Certains estiment qu'il vaut mieux l'avoir et ne jamais à avoir s'en servir sur un agresseur qu'en avoir besoin pour défendre sa vie et ne pas en avoir sous la main. Si vous en doutez, c'est que vous avez la chance de n'avoir jamais été confronté à de telle situation, et de ne pas exercer ces métiers à risques. Et ce n'est pas parce que ça ne vous est jamais arrivé que ça n'arrive pas à d'autres par milliers.

Une arme pour dissuader

Il faut aussi garder à l'esprit qu'une arme reste aussi un excellent moyen de dissuasion. La plus part des malfrats recherchent des cibles faciles. L'exemple parfait c'est que les cibles les plus fréquentes sont les personnes isolées, les personnes âgées, et pas les bodybuilders... Un malfrat cherche avant tout la simplicité.

Savoir que la personne en face n'est pas disposée à se laisser faire et a les moyens de ripostes change complètement la situation. Personne ne fait le malin en voyant une arme. Le simple fait de savoir que la personne en face de lui est armée contrebalance le rapport de force. Cela dissuade. Or la dissuasion est la principale mission des forces de l'ordre : La prévention plutôt que la punition. Et finalement, la punition est également là pour dissuader...

Donc l'arme est bien un instrument de dissuasion et peut être montré sans pour autant avoir l'intention de s'en servir. Évidement, la suite dépend de la tournure que prennent les événements et surtout du cheminement mental sur l'utilisation d'une arme.

L'utilisation raisonnée des armes

Utiliser une arme, ne serait ce "que" mettre une personne en joue est lourd de conséquences. Il ne faut pas croire que cela se fait "à l'envie".

En effet, lorsqu'un gendarme sort une arme par exemple, il y a en réalité tout un schéma mental d'analyse de l'évolution d'une situation qui se met en place :

  1. La situation dégénère et devient violente, la personne ne répond plus aux injonctions et représente un danger immédiat pour les civils ou les forces de l'ordre : Je sors une arme
  2. La personne se calme immédiatement à la vue de l'arme : Fin de l'escalade
  3. La personne ne se calme pas et/ou son comportement suggère une agression imminente

Puis c'est la partie la plus critique : juger dans cet état de stress des dangers que représente l'individu par rapport à l'utilisation de l'arme. Prendre la décision ou pas de tirer. Mettre en œuvre la décision et, le cas échéant, tirer.

La réflexion sur l'utilisation d'une arme est une histoire de contexte : On n'agit pas de la même manière pour un vol, une agression violente type "home-jacking" ou un contexte de guerre civile ! C'est pour cela que tous les agents portent des armes, mais la décision de s'en servir reste leur CHOIX. Et pouvoir choisir est un luxe selon le contexte.

Bref, utiliser une arme contre une personne demande de la réflexion en amont, et à l'instant. Nous ne sommes plus au far-west hollywoodien où l'on sort un colt à la moindre contrariété !

L'influence des tireurs Américains

Le tireur sportif n'est ni un policier ni un soldat et encore moins Rambo. Dit comme ça, cette affirmation vous parait évidente, n'est-ce pas ? Pourtant, ce n'est pas aussi simple que ça.

J'explique rapidement : Les USA sont le pays des excès, et cela se vérifie aussi dans l'approche "survivor" (bunker, giant burger, gros 4x4 tactical et milices armées par exemple). Ok, je grossis un poil le trait, mais vous voyez certainement le tableau.

Et il faut prendre en compte que l'accès aux armes à feu est relativement facile dans la plupart des états du pays (Mais avec la Californie par exemple, c'est plus restrictif qu'en France). Certes, on n'achète pas une arme comme on achète un paquet de chips, mais c'est aisé pour le citoyen US sans condamnations qui vit dans les états appropriés.

Et qui plus est, ils ont une ÉNORME culture des armes à feux et de la défense personnelle qui est inscrite dans leur constitution. En effet, dans la mentalité américaine, le but d'une arme est la protection personnelle et de la défense du domicile. En outre, les USA sont un pays guerrier par nature. C'est un fait très facilement vérifiable via le record absolu de guerres fomentées. Tous ces points marquent une différence MAJEURE sur l'état d'esprit et la pratique qui en découle.

De qui le tireur américain va s'inspirer ?

Réponse : du soldat US bien entendu. Et tant qu'à faire, il va copier l'élite de l'armée et non pas le troufion de base d'une unité lambda 😉 C'est humain, on fait tous pareils.

Bref, (gros) marketing aidant, le survivor US se retrouve à s'identifier aux Navy Seal (très à la mode au point que c'est presque devenu une marque), au soldat de l'USMC et autres unités de Rangers ou SWAT teams (police). Tout cela est amplifié par YouTube avec un florilège de chaines orientées "tactical".

Mais le point suivant marque une différence évidente et notable : le tireur sportif Américain est-il un soldat US ? Réponse : non. Certes, il a la ressource législative pour s'en rapprocher avec les armes à feu et le tir via une culture des armes importante, club de tir à foison (y compris avec des formations de tir de combat avec peu de restrictions) et permit de port d'arme dans la plupart des états (CCW/Concealed Carry Weapons). Toutefois - et malgré ces "avantages" - vous conviendrez qu'un citoyen US n'est toujours PAS un soldat.

Encore une fois, il ne faut pas confondre les besoins d'un pro et d'un civil lambda. Le cahier des charges est complétement différent. Un soldat évolue en unité constituée (groupe, section, compagnie), il travaille directement pour l'état/gouvernement et il bénéficie d'un entraînement et d'un soutien logistique très important. Absolument tout l'inverse d'un citoyen, état d'esprit survivaliste ou pas. Et encore moins un citoyen français.

Les tireurs sportifs Français

De qui s'inspire le tireur Français ? Réponse : Eh bien, il s'inspire du tireur tacticool US. La boucle est bouclée 😉 Néanmoins, il est vrai que le cliché véhiculé par Hollywood, est d'être apte à protéger notre domicile, notre famille, nos voisins et pourquoi pas le président... Et cela passe par une collection d'armes de guerres et toute la panoplie de gadgets qui va avec. Cela a beau être du cinéma...

Comment régler une hausse HK (méthode applicable pour Glock 17)

En premier lieu, il faut savoir qu'un G3 (ou Glock 17) se règle en élévation et en dérive uniquement par l'oeilleton (hausse). On ne touche donc pas au guidon.

Réglage de l'élévation

Le mieux est d'utiliser l'outil spécifique de réglage du G3 (ou un outil adapté pour Glock 17). A défaut, une petite pince peut faire l'affaire.

Le bloc oeilleton (hausse) est composé : d'un cylindre disposant d'un cran de mire, et de trois trous numérotés de 1 à 4 correspondant à 100, 200, 300 et 400m (distances indicatives). Il est aussi composé d'une tige filetée muni de deux ergots à ressort rendant l'ensemble solidaire.

Les deux branches de l'outil de réglage doivent correspondre avec les rigoles du cylindre et les deux trous de la tige filetée. On aligne donc notre outil dans le cylindre.... sans le tourne-vis (très important... C'est à cause de ça que je n'arrivais pas à régler mon arme). Tout en tenant fermement l'outil dans le cylindre, on enfonce le tourne vis et on maintient la pression. Les bras articulés de l'outil se rétractent et poussent les deux ergots de la tige filetée ; le cylindre est libéré.

On peut maintenant le visser ou le dévisser de quart de tour en quart de tour. Attention... Ce n'est pas le tourne-vis qui visse ou dévisse le cylindre. Ce tourne-vis n'est là que pour faire pression sur les bras articulés de l'outil (Il est donc statique). Le cylindre se visse ou se dévisse à l'aide de votre main libre. Une fois que le réglage de la hauteur du cylindre est réalisé, il suffit de retirer l'outil.

Réglage de la dérive

Là, c'est plus simple. Il faut commencer par dévisser "un peu" le bloc oeilleton afin d'avoir assez de jeu pour bouger l'ensemble. On peut alors viser ou dévisser la vis pour régler la dérive. Une fois que c'est fait. Il ne faut pas oublier de revisser le bloc oeilleton.

Valeur des réglages

  • Élévation :
    • Sens des aiguilles d'une montre (visser) : on baisse le tir
    • Sens inverse des aiguilles d'une montre (dévisser) : on monte le tir
  • Dérive :
    • Sens des aiguilles d'une montre (visser) : on tire plus à droite
    • Sens inverse des aiguilles d'une montre (dévisser) : on tire plus à gauche

Que ce soit pour la dérive ou l'élévation (avec une munition OTAN), un quart de tour vaut :

  • A 25m : 1cm
  • A 100m : 3.5cm
  • A 200m : 7cm
  • A 300m : 10cm
  • A 400m : 15cm

On peut également conclure, à la vue de ce tableau, que le réglage de l'arme peut se réaliser à une distance de 30m. Bon réglage à tous.

Réglage d'un viseur point rouge

Si vous achetez simplement une arme et un point rouge, et que vous l'installez, elle ne tirera pas précisément. Vous toucherez un point différent de celui que vous visez. Parce que chaque arme est légèrement différente à la production. Cependant, une fois que vous obtenez un point rouge pour votre arme, il n'est pas aligné aux réglages de votre arme spécifique. Comment pourrait-il l'être après tout.

Heureusement, le processus est relativement simple, vous devez juste avoir un peu d'expérience avec le tir. À part cela, le réglage consiste simplement en quelques tirs de votre part.

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