L'État français mène une campagne active pour traquer les armes illégales. Dans le cadre de cette initiative, les gendarmeries organisent une opération de procédure simplifiée, visant à recenser les armes non déclarées et à détruire les armes "dormantes".
Depuis le 25 novembre jusqu'au 2 décembre, la population est invitée à déposer les armes qu'elle détient illégalement. L'objectif principal de cette démarche est d'éradiquer un stock d'armes à feu qui pourraient se révéler dangereuses si elles tombaient entre de mauvaises mains.
Dans la région, le "dispositif simplifié d'abandon" permet de remettre ces armes dans les gendarmeries ou les commissariats. À Villefranche-sur-Saône, près de 400 armes ont été déposées à la gendarmerie en quatre jours. La plupart sont des fusils de chasse et des armes de poing, désormais entreposées dans un "armodrôme".
Les gendarmes s'assurent que ces armes ne se retourneront pas contre les forces de l'ordre, notamment lors d'interventions dans le cadre de violences intrafamiliales ou de conflits. Cette collecte vise d'abord à répertorier les armes tombées dans l'escarcelle d'une famille par héritage et à les enregistrer si ce n'est pas déjà fait.
Un gradé prend un fusil 22 long rifle dans les mains et s'assure que la chambre est vide. "On vérifie que l'arme ne soit pas chambrée, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas de projectile à l'intérieur de la chambre. Puis on regarde le numéro de série, car chaque arme en possède un. Et on l'enregistre dans notre fichier d'armes récupérées."
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Macha Vaillant, 19 ans, a été honorée en tant que 133e rosière de Montargis. Elle témoigne de la persistance d'une tradition que l'on dit millénaire. Les rosières étaient des jeunes filles de conduite irréprochable, de vertu, de piété et de modestie édifiante. Elles sont toujours admirables nos rosières restantes mais les critères ont changé.
A Montargis, qui en 1888 reçut d'une dame Duchêne Rabier un legs de 40.000 francs pour distinguer une jeune fille méritante, on dotait autrefois une orpheline ou une jeune ouvrière. Désormais on salue l'engagement dans la société. Macha Vaillant, après son bac pro, est devenue militaire, le génie d'abord, bientôt à gendarmerie, et qui en plus contribue à la campagne vaccinale contre le covid, "je voulais aider dans le combat" dit-elle.
Entre la basse vallée de l’Yonne à l’est et celle de l’Essonne à l’ouest, entre le cours de la Seine au nord et celui de la Loire au sud, de Nemours à Briare, de Sens à Pithiviers, avec pour centre Montargis et la vallée du Loing, s’étend le Gâtinais. C’est essentiellement du département du Loiret qu’il s’agit ici, de sa partie orientale plus particulièrement, qui est le cadre d’une étude sur la Résistance.
Liliane Brulez a passé son enfance à Montargis, dans le quartier de la Chaussée où ses ancêtres, originaires de Charny, sont venus s’établir au 19e siècle. De cette enfance elle a gardé un goût prononcé pour les histoires de vie et le passé du Gâtinais. Liliane Brulez a collaboré aux journaux locaux, la République du Centre et l’Éclaireur du Gâtinais, dans lequel elle a fait paraître des monographies locales sous le titre « Histoire d’il y a belle lurette ».
Le Gâtinais étant en zone occupée, le cadre administratif vichyste était le département ; l’Occupant avait calqué son administration militaire sur ce cadre, et la Résistance intérieure aussi. L’est du Loiret n’a pas d’identité particulière qui puisse justifier qu’on en fasse l’espace d’un objet d’étude sur la Résistance.
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« Une vaste tournée des oncles et des cousins m’a permis de grapiller les souvenirs de ceux qui voulaient bien m’aider à reconstituer notre saga familiale. La collecte s’est élargie aux amis et aux voisins. Le bouche-à-oreilles a fonctionné, j’ai réuni de nombreux témoignages ».
L’ouvrage se structure en treize chapitres. Le premier (« Ma famille dans la guerre ») et le dernier (« La libération vue de Griselles) sont exclusivement consacrés à la famille de l’autrice et à son village Les onze autres se succèdent de manière à la fois géographique, thématique et chronologique, la thématique étant fondée sur les particularités locales de la Résistance dans cet espace gâtinais, qu’il s’agisse d’organisations, de personnes, d’événements ou de l’implantation d’un maquis.
Quatre chapitres sont centrés sur des organisations : deux réseaux, « Prosper » et « Comète » (chapitres 2 et 4), un mouvement, « Résistance » (chapitre 10), une organisation paramilitaire, les Francs-tireurs et Partisans (FTP, chapitre7). Bien que les chapitres centrés sur les organisations présentent leurs principaux membres, trois chapitres sont davantage centrés sur les résistantes et les résistants, principalement dans le cadre de la répression (chapitre 3 : Le drame de Chuelles ; chapitre 5 : Les chefs locaux ; chapitre 6 : Les résistants de Ferrières ; chapitre 11 : Résistants montargois contre gestapistes).
Deux gros chapitres sont consacrés aux deux maquis locaux : le puissant maquis de Lorris (chapitre 8) et le maquis du Charme (chapitre 9). Mais il est également question des maquis de Ferrières, de Griselles, de Mâchefer (à Courtenay dans l’Yonne) et de Saint-Firmin-sur-Loire. L’avant dernier chapitre est consacré à l’arrivée de l’armée Patton et à la Libération du Gâtinais.
En octobre 1942, le major Suttill, agent anglais alias « Prosper », est parachuté en Seine-et-Marne. Il fonde le réseau « Prosper-Physician », affilié au réseau Buckmaster, nom du chef de la section F à Londres, Maurice James Buckmaster. Il implante le réseau dans le Loiret, Jean Vessière, garagiste à Montargis, devient responsable pour le Loiret, bientôt épaulé par son fils, et par Lucien Carmignac, épicier et cidrier à Chuelles.
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Mais plusieurs des membres locaux sont affiliés aussi à deux mouvements de résistance, l’OCM (Organisation civile et militaire) et Résistance. Le groupe initial essaime dans le Gâtinais par les liens personnels. Comme pour beaucoup d’autres groupes la répression s’abat très vite et très intensément sur le réseau.
En juin 1943, un parachutage d’armes et de munition est organisé à Chuelles sous l’égide de Jean Vessière et Lucien Carmignac. Quelques jours plus tard, ce sont deux pilotes anglais qui arrivent au domicile des Vessière. Jacques, 18 ans, les convoie par le train jusqu’à Paris, où ils sont pris en charge et rapatriés.
Suite à l’arrestation de Suttill, le 24 juin 1943 à Paris, des arrestations massives ont lieu suivies de déportations. L’ensemble du réseau Prosper est décimé. Plusieurs centaines d’arrestations ont lieu. À Montargis, Jean Vessière parvient à s’échapper par les toits, puis le long du canal sur lequel donne l’arrière de sa maison.
Les 7 et 8 juillet 1943, la Gestapo envahit Chuelles, massacre Lucien Carmignac et son fils, et déporte les membres du réseau. Elle se rend ensuite à nouveau chez les Vessière et arrête Jacques. Il sera déporté et disparaîtra à Dora, le 23 août 1944. Désespérant de trouver Jean, le chef du réseau, les Allemands arrêtent Olga, son épouse, le 30 août 1944. Elle fait deux mois de prison durant lesquels ses deux filles, âgées de onze et douze ans restent seules à s’occuper de leur petit frère de deux ans. Jusqu’en juin 1944, date de son arrestation, Jean Vessière se cache, continuant la résistance. Il est finalement dénoncé et arrêté à Dammarie-sur-Loing.
Comète est un réseau d’évasion fondé en 1941 à Bruxelles par une jeune femme de 25 ans, Andrée de Jongh, qui a obtenu le soutien logistique du MI-9, service britannique chargé des évasions. Pour les Britanniques la récupération des aviateurs dont les avions ont été abattus au-dessus de l’Europe occidentale, est essentielle.
Entre août 1941 et juin 1944, Comète a pris en charge près de 700 aviateurs alliés et est parvenu à en faire passer 2888 au-delà des Pyrénées. 420 femmes et hommes ont été homologués comme membre du réseau, dont un tiers de femmes. Mais au-delà des résistants homologués comme membres du réseau, nombreux sont celles et ceux qui les ont aidé (par exemple en septembre 1942 sont arrêtés à Auxerre trois personnes qui avaient simplement accepté d’héberger des aviateurs pour une nuit). Comète a ainsi a mobilisé environ 2000 personnes.
Lucien Tripot est né le 16 juillet 1923 à Montcorbon. Liliane Brulez a recueilli son témoignage. Ses parents avaient une grosse ferme du côté de Courtenay. Il est entré dans la résistance en 1941 en aidant des évadés de guerre français à passer la ligne de démarcation à Saint-Florent-sur-Cher. En un an, près de soixante évadés sont passés par la ferme de ses parents. À l’instauration du STO (Service du travail obligatoire), il est venu en aide à des garçons qui voulaient se cacher. Puis il est devenu, helper au sein du réseau Comète. Le jeune homme a pris en charge de nombreux aviateurs qui échouaient dans la région. Avec d’autres compagnons, il allait les récupérer. Il s’occupait de leur trouver une cache, de leur procurer de faux-papiers, de les soigner.
Marc O’Neill est né au Mans en 1909 dans une famille marquée par la Grande Guerre. Après des études au lycée Louis-le-Grand, il intègre Saint-Cyr en 1932. Lors des combats de 1940, blessé sur la Somme, il refuse d’être évacué et se replie avec son unité jusque dans la Vienne.
En juillet 1943, il abandonne son mouvement pour devenir l’adjoint de Favereau chargé de créer le Service national maquis en zone nord. Marc O’Neill réunit sous son autorité directe les groupements militaires mis en place dans les quatre départements qui forment la sous-région P2 (Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Cher et Loiret). Il regroupe l’ensemble de ces forces sous le nom de Volontaires paysans et ouvriers (VPO).
Fin mars 1944, il est nommé Délégué militaire régional pour la région P 2 et s’installe à Vitry-aux-Loges. Il prend part avec le maquis de Lorris-en-Gâtinais à la libération de la région, s’installe à la préfecture d’Orléans puis gagne Paris où il participe aux combats de la Libération avant de recevoir l’ordre de retourner dans le Loiret.
La spécificité du maquis de Lorris réside dans le fait qu’il est passé d’une organisation clandestine cachée dans un lieu retiré pour s’afficher ensuite au grand jour, et combattre ouvertement pour la libération de la France. Le premier relais de Marc O’Neill dans le Loiret est Roger Mercier qu’il charge du recrutement des volontaires. Entre juin et août 1943, Roger Mercier se rend chaque mercredi à Paris pour rendre compte auprès du colonel O’Neill de ses progrès et prendre les consignes.
Le second relais du colonel O’Neill, est Albin Chalandon, membre de l’ORA (Organisation de résistance de l’armée), chargé de recruter tous les volontaires de la région de Lorris dès avril 1944. En juin 1944, au lendemain du débarquement, Chalandon installe son PC dans une ferme au bord de la forêt d’Orléans, ferme tenue par la famille Elise d’origine belge.
En mai 1944, Marc O’Neill est nommé Délégué militaire régional de la région P2, en liaison et sous la direction d’André Rondenay, Délégué militaire de la zone Nord, lui-même sous les ordres de Chaban-Delmas. Il devient responsable de quatre départements, le Loiret, le Cher-Nord (le Sud est en zone non occupée), le Loir-et-Cher et l’Eure-et-Loir.
De son PC de La Folie, il est en contact permanent avec Londres et les quatre chefs départementaux de la région P2 grâce à son radio, le capitaine Charles Villemin et sa femme, Paulette, chargée du codage et du déchiffrement des messages. Pour s’assurer du parachutage régulier d’armes depuis l’Angleterre, O’Neill prend contact avec Philippe de Vaumécourt, chef SOE pour la région P2 après le démantèlement du réseau Prosper, puis avec le BCRA à Londres.
Albin Chalandon décide d’organiser l’instruction clandestine des volontaires. Il organise alors la venue depuis Paris des « Cyrards » pour instruire ces hommes au maniement d’armes et explosifs. Il s’agit d’anciens étudiants élèves officiers de l’armée française du lycée militaire de Saint-Cyr, transféré dans un premier temps à Aix-en-Provence en octobre 1940 puis fermé en 1942.
Les conclusions de rapports balistiques à partir de ces armes, sont donc imprécis voire erronés. Il faut davantage se référer aux essais que fit l'indispensable Pierre Lorain de la Gazette des Armes pour obtenir de conformes et précis rapports balistiques réalisés dans les meilleures conditions, sur de bons supports et au moyen des véritables armes d'époque.
Ces tirs ont été réalisés à une distance d'une cinquantaine de mètres et au moyen d'un véritable fusil d'infanterie Charleville modèle 1777 de l'époque, dérivé des précédentes versions en service au temps de la Bête, et qui était très proche des carabines Charleville des premiers chasseurs de la Bête, bien que moins précis sur une longue portée.
Les résultats détaillés de ces différents essais balistiques ont été publiés par Monsieur Christian le Noël dans différents bulletins de l'AFRC, et n'ont jamais été égalés, même si certains plagiaires ont très maladroitement essayé de faire croire dans leurs livres que ces essais n'avaient jamais été réalisés avant les leurs.
Aujourd'hui, l'affaire de la Bête du Gévaudan a changé de public et se trouve face à l'arrivée d'une ''gleure'' juvénile qui croit que nos ancêtres ont chassé le monstre anthropophage avec des sucres d'orges !
Nous allons tout d'abord vous présenter les différents modèles réglementaires de fusils, de mousquetons, de carabines et de pistolets de la fin du XVIIe siècle aux années 1760, qui ont pu trouver leur emploi voire leur réemploi auprès des particuliers, des forces des cités et autres sergents de villes, des milices locales ou bourgeoise de Mende, des commis des brigades de la Ferme Générale, etc, durant la traque des bêtes de 1764 à 1767 et des diverses et imposantes battues lancées à leur poursuite . Nous prolongerons ensuite ce cheminement vers les armes blanches et les armes réglementaires des chasseurs.
De haut en bas, fusils réglementaires pour l'infanterie :
De haut en bas, fusils pour le service à cheval et des dragons :
De haut en bas, mousquetons réglementaires pour la cavalerie, les dragons des troupes légères et les hussards :
De haut en bas, pistolets réglementaires pour la cavalerie, les hussards et les dragons :
Différents modèles de hallebardes, pertuisanes, espontons d'infanterie, piques, faux de guerre, épieux de chasse, fourches fières et piques à loups.
Armements réglementaires des chasseurs officiels de la Bête : les cavaliers de la Légion de Clermont-Prince . Carabine Charleville des cavaliers du régiment des troupes légères de la Légion de Clermont-Prince. Il s'agissait de la version carabine du mousqueton modèle 1733-1734, revue et corrigée en 1760 par l'armurier M. Laure de la Manufacture de Charleville. L'arme était dite ''montée à mi-bois''.
Après avoir curé un étang, Paul Cezeur retrouve un vieux fusil. Sous l’Occupation, la détention d’armes est interdite et Paul Cezeur décide d’aller déclarer le fusil à la mairie qui était alors fermée. Il conserve l’arme et décide de la déclarer plus tard, mais il est dénoncé.
Arrêté le 8 juillet 1942 à Lorris pour détention d’arme illégale, il est alors incarcéré à la prison de Montargis puis est envoyé à Orléans le 15 juillet. Le 28 août, il est déporté pour la prison d’Hinzert où il arrive le lendemain. Le 22 septembre, il est transféré à la prison de Wittlich, située près de Cologne, où sont emprisonnés la plupart des condamnés NN en attente de jugement. Le 18 septembre 1943, il est affecté à la prison de Wohlau en Pologne puis à celle de Brieg. Par la suite, il est déporté au camp de Flossenbürg d’où il est libéré le 23 avril 1945.
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