Le Browning 425 Grade 1 est un fusil de grande qualité, apprécié pour sa bascule ergal qui le distingue de la concurrence milieu de gamme. Il offre une fermeture nette, un équilibrage parfait et un swing au top, ce qui en fait une arme très confortable avec des gerbes parfaites grâce aux chokes Invector.
Cette arme est légère, maniable, et témoigne de la qualité Browning qui n'a plus rien à prouver. Elle possède tous les attraits et les performances d'un B25 de base, notamment l'équilibre, la souplesse de bascule, une éjection performante et une finition typique des armes de fabrication belge.
Depuis 1897, date de naissance de la première arme Browning, des millions de fusils et de carabines de chasse ou de tir ont été créés et signés par Browning. Ces armes, anciennes ou nouvelles, lisses ou rayées, performent au tir ou à la chasse, pour le plus grand bonheur de leur propriétaire. Browning est l’histoire d’un génie, John Moses Browning, qui a bouleversé le monde des armes durant la Révolution Industrielle.
Pour comprendre l’histoire commune qui lie Browning à la Belgique, il faut se replonger au 19ème siècle. À l’époque, la Wallonie devient la deuxième puissance industrielle mondiale. Liège et sa région sont en plein essor. De l’autre côté de l’Atlantique, l’Amérique est en plein essor, et John Moses Browning se fait un nom en tant qu'inventeur d'armes.
C’est dans ce contexte que le Conseil d’Administration de la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre (FN Herstal) décide d’envoyer son directeur commercial aux Etats-Unis afin d’étudier leurs nouvelles techniques et méthodes de production. Il rencontre John Browning, et entre les deux hommes, le courant passe bien. Quelques mois plus tard, John Browning et la FN signent un contrat de production pour un pistolet semi-automatique.
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En Europe, cette nouvelle arme est un succès. L’armée belge est la première à se l’approprier et à passer du revolver au pistolet automatique de Browning. En 1899, John Browning achève un fusil de chasse semi-automatique. Il prend alors contact avec Remington, mais le PDG meurt d’une crise cardiaque. Il se rend donc pour la première fois de sa vie en Europe et présente à la FN Herstal ce nouveau modèle, le futur Auto 5.
Le lancement commercial de l’Auto 5 est une réussite. De plus, l’inventeur offre à la FN le droit d’utiliser son nom comme marque déposée. Browning devient donc un acteur qui compte sur le continent européen. Son fusil semi-automatique se taille une véritable réputation.
Les années d’après-guerre sont difficiles pour la FN. Heureusement, John Browning a gardé toute sa créativité. Dans son atelier, il prépare son ultime invention avec son fils Val Allen : le B25, un fusil à canons superposés. Ce modèle propulse FN Herstal vers le segment haut de gamme. De 1930 à 1980, 500000 exemplaires sont produits.
À l’image de John Moses Browning, les armes produites par la Fabrique Nationale sont fiables et solides. 1940 marque le début du second conflit mondial, et la Belgique est envahie par l’ennemi nazi.
Pendant la seconde moitié du 20ème siècle, les chasseurs vont s’attaquer à des proies différentes, avec une diminution du petit gibier et une augmentation du grand gibier. Bruce Warren Browning, petit-fils de l’inventeur, tente de répondre à cette tendance avec la carabine BAR (Browning Automatical Rifle).
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En 1977, la FN se porte candidate au rachat de l'entreprise familiale Browning, qui se trouve en difficultés financières. Aujourd’hui, la Fabrique Nationale commande, produit et distribue elle-même ses armes. Elle a le contrôle total sur Browning.
En 2003, le groupe lance le CYNERGY, une arme qui ne s’inspire d’aucun modèle créé précédemment. Plus de 100 ans après sa création, l’entreprise Browning ne manifeste aucun signe de fatigue. Elle a su gagner le cœur des chasseurs.
C'est en 1925 qu'est né le B25, premier fusil superposé qui représente le point culminant de la carrière du génial inventeur. John Moses Browning avait compris que les utilisateurs de fusils de chasse et les adeptes du tir sportif préféraient un plan de visée réparti sur un seul axe. En 1926 il présente son projet à la FN Herstal qui produira l'arme mais son décès dans la même année ne lui permettra pas de voir son œuvre s'accomplir. Son fils Val Allen Browning terminera la phase de conception et supervisera la production.
Le fusil superposé Browning B25 est un fusil à batterie avec un axe avant transversal pour servir de charnière et assurer le pivotement du canon. Au cours de sa confection, le B25 supporte 2310 opérations de contrôle destinées à garantir la qualité et la précision de ses pièces. Son assemblage nécessite un minimum de 155 interventions manuelles vouées à assurer un ajustage irréprochable.
Quatre modèles de B25 sont lancés en 1931 et en calibre 12 : le Standard, le Pigeon, le Diana et le Midas. La version calibre 16 sera produite dès 1936. La production est interrompue en 1940 pendant la deuxième guerre mondiale et ne reprendra que quand l'usine de la FN Herstal sera reconstruite après les bombardements en 1948 date à laquelle est présenté la version en calibre 20.
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Dans les années 1970, afin de diminuer les coûts de fabrication et faire face à la concurrence des fusils superposés Italien, Browning transfère la production dans son usine Miroku au Japon d'une version industrielle qui donne alors naissance à des modèles plus économiques comme le B125, le B325, le B425, le B525 et de nos jours le B725 à la bascule plus basse. De nos jours, le B25 continu d'être produit artisanalement par le Browning Custom Shop à Herstal et est disponible dans de nombreuses versions ou sur commande spéciale mais son prix dissuasif fait de cette arme une rareté et un objet de collection.
À partir de 1962, les numéros de série furent suivis de la date de fabrication. Voici quelques exemples de séries de numéros pour le calibre 12:
Il est assez facile (grâce au site Browning.com/customerservice) de retrouver les années de fabrication. La codification suivante indique le rétreint des canons :
La FN sortit assez rapidement un B26 (appelé aussi « Liège ») en étant dérivé mais à coûts réduits. Après, c’est le Japonais Miroku qui s’attela à la longue série aboutissant à l’actuel 725. Le B 325 est un 125 simplifié conservant un demi-bloc à came d’armement fixe et devant classique ; le 425 idem mais à canons frettés ; le 525 un 425 aux finitions différentes notamment avec les chokes Invector plus, c’est une arme de conception moderne industrielle assez près du système original d’excellente qualité et aux canons chromés ; le 625 n’est jamais sorti en Europe sachant enfin que toute la série 325-425-525 se diffusa sous le nom « Citori » aux Etats-Unis.
Toutes ces séries alignèrent petit à petit des bascules plus basses et un équilibre différent qui a pu rebuter les puristes.
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