L'histoire de la marque horlogère Omega débute en 1848 suite à la création par Louis Brandt d’un « comptoir d’établissage » qui permet à Omega de devenir dès 1889 la plus grande fabrique d’horlogerie en Suisse. En 1894, l'entreprise lance le calibre Omega 19 lignes, qui donnera son nom à l'entreprise et sera déposé le 10 mars 1894.
Connue pour sa robustesse et sa précision, la collection Speedmaster d’Omega est aussi célèbre pour avoir conçu la première montre portée sur la Lune en 1969, lors de la mission Apollo 11. Au fil des ans, la famille Speedmaster s’est agrandie, laissant la place à des modèles variés, tous plus innovants et performants les uns que les autres. On a d’ailleurs vu pas mal de nouveautés apparaître ces cinq dernières années, comme l'a rapporté le magazine Fratello Watches.
Les montres de la marque Omega sont symboles de performance et de dépassement de soi. En 1917, les montres Omega acquièrent une nouvelle renommée en devenant fournisseur officiel de la Royal Air Force. En 1934 Amelia Earhart est équipé d’un chronographe Omega lorsqu’elle devient la première femme pilote à traverser l’océan Atlantique en solitaire. En 1937, les avancées technologiques de la marque suisse se poursuivent avec la présentation des premières montres étanches. Durant l’année 1968, la maison horlogère accompagne - via une montre Speedmaster au poignet de l’aventurier - l’expédition polaire de Ralph S. Plaisted. Un an plus tard, Omega et sa montre Speedmaster découvrent la lune lors de l’expédition Apollo 11 « un bond de géant pour l’humanité ».
Lancée en 1957, la Speedmaster est initialement conçue comme une montre de sport et de course automobile. Elle devient mondialement célèbre en 1969, lorsqu’elle est portée par Buzz Aldrin lors de la mission Apollo 11. La Seamaster, quant à elle, voit le jour en 1948 mais connaît un essor dans les années 1950 avec l’introduction de modèles étanches destinés à la plongée professionnelle. Ces deux modèles sont aujourd’hui les piliers de la marque OMEGA et figurent parmi les plus recherchés sur le marché de l’occasion et aux enchères.
La Speedmaster devient la première montre portée sur la Lune en 1969, ce qui lui vaut le surnom de “Moonwatch”. Ce statut historique en fait un objet de collection très prisé. OMEGA expérimente aussi des formes avant-gardistes et des calibres automatiques performants, notamment avec la collection Constellation et les premiers chronographes automatiques. En 2023, une Speedmaster Professional “Moonwatch” de 1969 (réf. ST105.012) a été vendue chez Christie’s pour 56 700 € (lot 21, vente du 12 mai 2023, Genève).
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Face à la concurrence asiatique, OMEGA se repositionne sur le segment haut de gamme et mise sur des ambassadeurs de renom comme Cindy Crawford ou Pierce Brosnan. La Seamaster Professional Diver 300M devient la montre officielle de James Bond dès 1995 avec le film “GoldenEye”. Ce modèle reste aujourd’hui l’un des plus populaires de la marque. Une Seamaster Diver 300M portée par Pierce Brosnan a été vendue 19 500 € chez Phillips (lot 103, vente du 6 novembre 2021, Genève).
OMEGA investit massivement dans la recherche avec l’introduction du mouvement Co-Axial, garantissant une meilleure précision et durabilité. La marque multiplie les rééditions de ses modèles historiques, comme la Speedmaster “First Omega in Space” ou la Seamaster 300 Heritage. Les éditions limitées, notamment celles liées à la NASA ou aux Jeux Olympiques, rencontrent un fort succès auprès des collectionneurs. En 2022, une Speedmaster “Snoopy Award” a atteint 32 000 € chez Sotheby’s (lot 88, vente du 15 juin 2022, Londres).
La valeur d’une montre OMEGA dépend de plusieurs critères : modèle, année, état, présence de la boîte et des papiers, rareté et historique. Les Speedmaster anciennes (pré-1970) et les éditions limitées sont particulièrement recherchées, avec des prix oscillant entre 5 000 € et 80 000 € selon les références. Les Seamaster vintage, notamment les modèles de plongée des années 1960, peuvent atteindre entre 3 000 € et 15 000 €. Les modèles récents, bien que plus accessibles, conservent une bonne valeur de revente grâce à la notoriété de la marque.
Pour obtenir une estimation précise, il est recommandé de faire appel à un expert spécialisé, tel que Fabien Robaldo, qui pourra analyser les spécificités de chaque pièce.
Considéré comme le garde-temps le plus compliqué d’Omega, la Speedmaster Chrono Chime est équipée du mouvement le plus complexe que la marque ait fabriqué à ce jour, soit le calibre 1932 OMEGA Co-Axial Master Chronometer réalisé en collaboration avec Blancpain. La singularité de ce mécanisme réside dans sa capacité à combiner un chronographe et une répétition minutes. Il peut ainsi faire sonner le temps écoulé du chronographe.
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L’Omega Speedmaster X-33 Marstimer est une évolution remarquable dans la gamme Speedmaster, spécialement conçue pour répondre aux besoins des astronautes et des explorateurs spatiaux. La X-33 Marstimer se distingue principalement par sa capacité à afficher non seulement l’heure terrestre, mais aussi celle de Mars. Concernant la conception, le boîtier de la montre est en titane, un choix idéal pour l’espace en raison de sa robustesse et de sa légèreté.
La montre Omega Speedmaster Calibre 321 est une réédition qui rend hommage à l’un des mouvements les plus iconiques et historiquement significatifs d’Omega. En effet, le Calibre 321 était le mouvement de base utilisé dans les premières Speedmaster portées lors des missions spatiales de la NASA, y compris durant Apollo et le premier alunissage en 1969. La nouvelle version est fabriquée avec des techniques de production modernes, mais reste fidèle à la conception originale en termes de disposition et de fonctionnalités. Esthétiquement, la Speedmaster Calibre 321 se distingue par un boîtier en acier inoxydable de style vintage, généralement complété par un bracelet classique en acier ou un bracelet en cuir.
Un peu de légèreté avec la Speedmaster Snoopy, une édition spéciale qui célèbre l’association de longue date d’Omega avec la NASA. Ce modèle est remarquable non seulement pour son lien avec l’histoire de l’exploration spatiale, mais aussi pour son design reconnaissable à l’image de Snoopy, qui ajoute une touche ludique à cet instrument plutôt sérieux d’habitude.
La montre Omega Speedmaster Broad Arrow en or Canopus est un exemple éblouissant de luxe et de performance. Elle se distingue tout d’abord son boîtier en or Canopus, un alliage exclusif de la Maison, réputé pour sa brillance exceptionnelle et pour sa durabilité. Le nom « Broad Arrow » fait référence aux aiguilles de la montre, caractérisées par leur forme large et angulaire, rappelant celle des flèches.
L’Omega Speedmaster Chronoscope est une interprétation moderne alliant design rétro inspiré des années 40 et fonctionnalités avancées. L’atout phare de ce modèle ? Son cadran Chronoscope extrêmement détaillé, comprenant non seulement les traditionnels compteurs de chronographe, mais aussi des échelles additionnelles telles que le télémètre et le pulsomètre.
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La caractéristique la plus notable de la Speedmaster Super Racing est sans nul doute son système Spirate, un mécanisme spiral permettant un réglage extrêmement précis (précision certifiée de 0/+2 secondes par jour). Visuellement, la Super Racing respire l’univers automobile. Son cadran rappelle les tableaux de bord des voitures de course, et affiche plusieurs compteurs de chronographe, facilitant la mesure du temps en fractions de seconde, une fonction essentielle dans les courses de haute vitesse.
En 1879, Louis-Paul et César Brandt, les deux fils du fondateur, choisissent de se lancer dans la fabrication industrielle à l’américaine. En janvier 1880, les deux frères dévoilent le premier calibre élaboré à partir de procédés mécaniques. Le modèle bon marché se veut toutefois fiable, ce qui lui vaut de connaitre rapidement un vif succès. En 1894, la manufacture dévoile le calibre Omega 19 qui va donner son nom à la firme.
Le calibre 1310, lancé en 1973, utilise la fréquence 32768 Hz. Il convient de noter que ce fut le premier calibre quartz analogique produit par la marque et le premier calibre électronique suisse à être produit en grande série. Il a été breveté en 1972 sous le numéro 549.308. Par ailleurs, il intègre toutes les dernières technologies comme le dispositif TSA qui se démarque par l’injection des secondes et un moteur à vis sans fin. En 1994, l’ETA produit deux calibres exclusivement pour Omega, à savoir les 651 et 1120. C’est dans la même année que sort le fameux calibre 1170 Tourbillon central.
Omega introduit très tôt l’automatique dans la Seamaster. Le calibre 343 à bumper équipe par exemple la CK 2518 (version chronomètre à petite seconde) dès 1948. Son rotor oscille sur ~120° et « rebondit » contre des butées (d’où le surnom bumper), produisant une légère secousse au poignet.
Au milieu des années 1950, Omega améliore son offre automatique avec le cal. 501 (introduit en 1955). CK 2846 etc.). Il amène un gain de finesse et un remontage plus performant. Omega en produira des variantes (cal.
Apparue en 1958, la série 55x va motoriser la plupart des Seamaster des sixties. Fin et modulable, il équipe tant les Seamaster 300 no-date (réf. 165.024) que des Seamaster « De Ville » plus habillées. Sa précision est telle que Omega en dérive une version chronomètre 551 pour la Constellation.
Lancé en 1965, il s’agit du 552 agrémenté d’un quantième à 3 h à changement rapide (par tirage de couronne). On le retrouve dans la Seamaster De Ville réf. 166.010 et de nombreuses Seamaster Date. Astuce : Tirer la couronne au premier cran entre 21h et 24h fait avancer la date instantanément, une innovation à l’époque où changer de date exigeait souvent de faire tourner les aiguilles sur 24 h. Le 565 possède 24 rubis, et Omega en a proposé une variante 563 (17 rubis) pour le marché US. Sa robustesse est avérée : de nombreux 565 tournent encore comme des horloges de nos jours. Sur les toutes dernières Seamaster militaires vers 1970, Omega intègre un mécanisme de hack (arrêt seconde) - fonctionnalité prisée pour les synchronisations, par exemple sur certaines 166.024 livrées à la Royal Navy (cal.
En résumé, ces calibres Omega - du 30T2 au 565 - ont en commun une excellente tenue de l’heure et une construction soignée (vis bleuies, antichoc Incabloc, etc.). Ils apportent aussi des complications utiles : l’affichage de la date (à partir du cal. 503 en 1956) puis le quantième rapide (cal. 565 en 1965). À noter qu’aucune Seamaster civile de 1948-1970 n’a de complication sophistiquée de type chronographe ou phase de lune : Omega réserve alors ces fonctions à d’autres collections (Chronostop, Speedmaster ou Cosmic).
Profil : Première Seamaster lancée, produite dès fin 1948 (disponible en 1949). Boîtier « Calatrava » acier poli ∅34,5 mm, cornes larges. Cadran argenté bombé avec index or et sous-seconde à 6 h (version chronomètre). Réserve de marche ~40h. Alternativement calibre 340 non chronomètre sur versions standard (réf.
Production : ~1948 à 1951 (ensuite remplacée par Seamaster 352 bumper sur réf. 2767). Particularités recherchées : Cadran d’origine non repeint (souvent « AM » pour Automatic Chronometer), présence du médaillon centenaire (certains coffrets marqués du 100e). Évaluation 2025 : En bon état « porté » (patine, mais tout d’origine) : ~1 200 € (≈ 1 300 $).
Profil : Premier modèle de plongée Seamaster. Boîtier acier ∅39 mm, cornes droites effilées, lunette tournante graduée 60 min (inserts bakélite noirs sur premières séries). Cadran noir mat avec chiffres arabes (3-6-9-12) et index triangulaires radium, logo Ω appliqué ou peint selon série, mention « Seamaster 300 ». Aiguilles type Broad Arrow (heure en large flèche, minute fine) sur séries -1 à -3, puis aiguilles « nautilles » (heure bâton, minute fléchée) sur dernières séries -7/-8.
Mouvement : Calibre automatique Omega 501 (19 rubis) sur CK 2913-1 à -3, puis calibre 552 (24 rubis) sur CK 2913-7/-8 (transitoire, rares). Remontage bidirectionnel par rotor central. Seconde centrale (cal. Production : 1957 à 1961, en 8 “batches” (2913-1 à 2913-8). Quantité totale estimée ~10 000 ex. La référence évolue en CK 14755 en 1962.
Particularités recherchées : Aiguilles Broad Arrow d’origine en laiton rhodié avec patine radium homogène aux index (beaucoup ont eu des aiguilles remplacées tritium dans les années 60). Lunette d’origine en bakélite - souvent éclatée ou remplacée ; une lunette originale avec sa perle radium jaunie peut valoir à elle seule plus de 1 000 € sur le marché.
Évaluation 2025 : La cote a fortement monté avec la mode des trilogy 1957. En état utilisable (cadran relumé ou aiguilles service) : 6 000 €. En état excellent tout d’origine : 10 000 à 12 000 € (parfois plus si documents). Les exemplaires exceptionnels (NOS complet) frôlent ou dépassent 15 000 € - un record de ~220 000 CHF a même été atteint aux enchères pour un modèle militaire issu d’un lot spécial Royal Navy, mais il s’agissait d’un contexte particulier.
Profil : Successeur direct de la CK 2913, elle en reprend l’esthétique générale tout en apportant des ajustements. Boîtier acier ∅39 mm identique (cornes droites), mais épaisseur réduite (~1 mm de moins) pour une montre plus plate au poignet. Lunette tournante toujours en bakélite noir (gravée jusqu’à 50). Cadran noir tritium « Swiss Made T », aiguilles dites « sword hands » (en réalité minute flèche fine et heure bâton élargi) dès le début de production. Certaines versions tardives adoptent la trotteuse « lollipop » (grosse pastille lumineuse).
Mouvement : Omega calibre 552 automatique, 24 rubis. Une évolution majeure du 552 sur ce modèle : il possède un stop-seconde expérimental, rare sur une montre civile de l’époque (cependant tous les 552 de 14755 n’en sont pas pourvus, on en rencontre sans hack). Production : 1961-1963 seulement. Références millésimées 14755-61 et 14755-62 principalement (selon extraits d’archives). Volume plus limité que la 2913 : sans doute < 5 000 ex.
Particularités recherchées : Son statut de modèle transitoire fait qu’on cherche souvent les détails uniques : les premiers cadrans « Naïad » sans logo Ω appliqué, les aiguilles “candlestick” (bâton) sur les toutes premières séries, ou au contraire les trotteuses lollipop très tardives. La mention du vendeur Meister sur certains cadrans (double signature) est un plus apprécié des collectionneurs.
| Modèle | Années de Production | Caractéristiques Notables | Calibre | Estimation (2025) |
|---|---|---|---|---|
| Première Seamaster (CK 2518) | 1948-1951 | Boîtier Calatrava, cornes larges, sous-seconde à 6h | 340/343 | ~1 200 € |
| Seamaster 300 (CK 2913) | 1957-1961 | Premier modèle de plongée, lunette bakélite, aiguilles Broad Arrow | 501/552 | 6 000 € - 15 000 € |
| Seamaster 300 (CK 14755) | 1961-1963 | Évolution de la CK 2913, plus plate, trotteuse lollipop | 552 | Variable selon détails uniques |