Dans la région Languedoc-Roussillon, le phénomène Urbex (pour "Urban exploration" ou exploration urbaine) prend de l’ampleur. Un appétit pour les bâtisses désertes, figées dans le temps… Et puis un certain goût du risque.
L’Urbex regroupe des amateurs de photo à la recherche de lieux désaffectés, laissés à l’abandon, mais encore dans leur jus d’origine. Tous sont fascinés par ces mêmes petits plaisirs. "Les objets, plus que les bâtisses", confirme un passionné gardois. Ressentir le vécu, cette impression que les habitants viennent juste de quitter les lieux malgré les amas de poussière.
Adrien et Mégane, deux Biterrois âgés de 22 et 23 ans, sillonnent la région depuis près d’un an à la recherche de lieux inhabités. "C’est interdit. Ce sont des propriétés privées… Et cela procure pas mal de sensations, confie la jeune femme.
"À chaque fois, j’ai l’impression de m’immiscer dans un monde révolu…", argue encore Jean-Pierre Rieu, originaire du Vaucluse. Chez cet homme de 53 ans, la pratique est intensive. Au moins une sortie par mois. Et parfois, il tente la grande aventure. Sa plus belle prise, il l’a immortalisée au cœur de l’Italie. "C’était dans un ancien hôpital psychiatrique. L’accès était très difficile.
Ce photographe gardois, jeune quadra, s’adonne à cette pratique depuis cinq ans. Sa plus belle expérience, c’est lorsqu’il a pénétré dans un ancien sanatorium du Centre de la France. "On aurait dit que rien n’avait bougé. Un ancien sanatorium du Centre de la France. "On aurait dit que rien n’avait bougé. Car pas question de lâcher un indice.
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Évidemment, cette passion dévorante n’est pas sans risque. Pour les dangers physiques qu’elle implique, et puis pour son caractère illégal. Mais visiblement, jusqu’ici, les forces de l’ordre se sont montrées tolérantes. Rares sont les urbexeurs à avoir fini leur aventure devant un tribunal. Même les vigiles n’opposent que peu de résistance. Il faut dire que sur le principe, ces visites sont innocentes.
"Il nous est même arrivé de discuter avec un gardien avant d’entrer dans un lieu. Un petit billet et ça passe…", sourit le photographe. Peut-être le prix à payer pour un voyage immobile.
Le hic, c’est que de nombreux tagueurs et amateurs d’airsoft sont tout aussi friands de ces no man’s land d’un autre temps. Et les sites un peu trop faciles d’accès sont rapidement vandalisés et dégradés.
L'Urbex et l'Airsoft partagent un intérêt commun pour les lieux abandonnés, mais cette passion n'est pas sans risque et peut entraîner des dégradations. Il est essentiel de pratiquer ces activités avec respect et prudence.
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