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Plusieurs incidents tragiques impliquant des armes à feu ont marqué la région de Rennes ces dernières années, allant de simples accidents à des actes criminels.

Décès suite à un tir accidentel à Cesson-Sévigné

Dans la matinée du dimanche [date non spécifiée], les secours ont été appelés à Cesson-Sévigné, près de Rennes, pour prendre en charge un jeune homme de 19 ans grièvement blessé à l'œil par un tir de fusil de chasse. Quatre jours après sa prise en charge au CHU de Rennes, le jeune homme est décédé.

Le jour des faits, c'est son ami qui a tiré accidentellement, en manipulant l'arme du grand-père de la victime. L'auteur du coup de feu a été placé en garde à vue quelques heures.

Les deux jeunes avaient passé la soirée en discothèque ensemble, avant de se rendre au domicile familial de l'auteur du coup de feu. Pour une raison encore indéterminée, la victime avait apporté avec lui, l'arme de son grand-père décédé.

Enquête pour homicide involontaire

L'auteur du coup de feu a expliqué qu'il ignorait que le fusil était chargé d'une cartouche de 22 long rifle. Il a indiqué que le coup de feu était parti accidentellement.

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Placé en garde à vue, ce jeune homme de 19 ans a été hospitalisé en état de choc, puis de nouveau placé en garde à vue quelques heures. Le jour de l'accident, il était positif à l'alcool et aux stupéfiants.

L'enquête s'oriente vers l'homicide involontaire, indique le procureur de la République de Rennes.

Condamnation pour un fait similaire

Jeudi 7 novembre 2024, un jeune homme a été condamné, à Rennes (Ille-et-Vilaine), à deux ans de prison avec sursis pour homicide involontaire. Jeudi 7 novembre 2024, personne n’accable le jeune homme de 19 ans, poursuivi pour homicide involontaire, qui se présente à la barre du tribunal judiciaire de Rennes dont la présidente évoque un « bien triste dossier ».

C’est celle d’un jeune homme de 19 ans qui a ôté accidentellement la vie de son meilleur ami en manipulant une arme. Le drame était survenu le 23 juillet 2023 dans un pavillon de Cesson-Sévigné, près de Rennes.

Quelques heures avant ce tir fatal, Thomas et Théo avaient passé la soirée dans une discothèque du centre-ville rennais, buvant un peu d’alcool et tirant sur un joint. A la fermeture de l’établissement, les deux amis avaient regagné le domicile de Thomas en taxi. La soirée s’était prolongée jusqu’au petit matin avec un autre pétard fumé et une discussion autour de la chasse et de la pêche.

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Le moment choisi par Thomas pour montrer à son ami la carabine 22 long rifle dont il avait hérité de son père, décédé quand il avait cinq ans. « Je n’y avais jamais touché auparavant, ma mère me l’avait interdit », raconte le jeune homme, qui était jugé ce jeudi après-midi pour homicide involontaire devant le tribunal de Rennes.

Après avoir sorti le fusil, emballé dans un sac-poubelle et entreposé au-dessus d’une armoire, Thomas l’avait saisi à deux mains avant de pointer l’arme sur son ami qui filmait la scène. « J’ai fait ça pour la vidéo, sans trop réfléchir », assure-t-il à la barre. L’instant d’après, le coup part accidentellement et Théo s’effondre au sol. « Je n’ai pas compris ce qu’il s’est passé, je pensais d’abord qu’il blaguait jusqu’à ce que je voie qu’il était blessé », se remémore Thomas. Paniqué, il prévient alors les secours avant de prodiguer un massage cardiaque à son ami. Touché à l’œil gauche, ce dernier, âgé de 19 ans, décédera trois jours plus tard à l’hôpital.

« Je ne lui en veux pas car il a tout fait pour sauver Théo, c’est une connerie entre jeunes », témoigne la mère de la victime, très digne et qui n’a pas voulu porter plainte contre le meilleur ami de son fils.

Interrogée par la présidente du tribunal sur son imprudence aux conséquences dramatiques, Thomas assure que « le coup est parti tout seul » et qu’il n’avait pas conscience de la dangerosité de l’arme. « J’étais sûr que l’arme n’était pas chargée et qu’elle ne fonctionnait pas, répond-il. Je pensais que c’était un vieux fusil qui était désarmé depuis longtemps ». Il ne l’était malheureusement pas et il restait une cartouche à l’intérieur.

« Une arme n’est jamais inoffensive, elle doit toujours être vérifiée et être mise hors de portée, concède Me Pineau, avocat de Thomas. Mais il n’y a dans ce dossier nul besoin de sanction qui n’aurait de toute façon pas grand sens. Thomas et Théo étaient amis et la tragédie est double. Tous deux avaient l’impression de jouer avec une sorte d’arme en plastique avec l’absolue certitude qu’elle était inoffensive ».

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Suivant les réquisitions de la procureure, le tribunal a condamné le jeune homme à deux ans de prison avec sursis.

Autres incidents impliquant des armes à feu dans la région

  • Un chasseur de 65 ans est décédé d’un coup de fusil à Langouët (35), près de Rennes, lors d’une partie de chasse.
  • Le 1er janvier 2025, les secours ont été mobilisés dans un hameau isolé de Val-d’Anast, commune au sud de Rennes, pour un homme qui présentait une plaie importante à la jambe après un tir de fusil. Blessée, la victime a été transportée au CHU.
  • L’automobiliste de 67 ans blessé par balle au cou après le tir d’un chasseur alors qu’il circulait samedi entre Rennes et Nantes est décédé des suites de ses blessures, a annoncé jeudi le parquet de Rennes.

Ces événements soulignent l'importance de la prudence et du respect des règles de sécurité en matière d'armes à feu.

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